Chanel N°5

Chanel

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169 avis

Mythe & légende

par Jeanne Doré , le 19 mai 2007

Une vieille légende circule souvent pour expliquer que la surdose d’aldéhydes dans N°5 serait due à une erreur de pesée de la laborantine d’Ernest Beaux. Cette rumeur est démentie par la plupart des spécialistes, qui justifient plutôt cette innovation par la volonté de Coco Chanel de créer un parfum nouveau, inimitable et inégalable.
Ayant à l’origine sélectionné un accord original de rose, d’ylang-ylang et de jasmin, elle demanda à Ernest Beaux comment rendre le parfum impossible à copier. Il décida donc de le rendre le plus cher possible en augmentant tous les ingrédients les plus coûteux, ce qui l’amena à devoir ré-équilibrer toute sa formule, les notes florales ayant complètement pris le dessus. C’est à ce moment qu’il essaya d’augmenter le mélange des aldéhydes, déjà présents dans la formule, qu’il porta à 1%, dosage encore jamais utilisé dans un parfum à cette époque, ce qui constitua une révolution, et alimenta la légende qui voulait qu’il soit le résultat d’une erreur….
Ceci dit, il est réducteur d’attribuer le succès du N°5 aux uniques aldéhydes, et il serait toujours le N°5 sans les aldéhydes, qui servent surtout à mettre en valeur l’extrême qualité des ingrédients floraux, qui sont cultivés et traités de manière exclusive pour Chanel. L’ylang-ylang et le jasmin sont dominants, accompagnés de rose de mai, d’iris, de néroli, et s’étendent lentement sur une note de fond qui ne finit jamais, constituée essentiellement de vetiver, de musc, de santal et de vanille. L’accord du N°5 a été maintes fois copié, repris, transformé, et galvaudé dans toutes sortes de produits de grande consommation (la laque Elnett en est l’exemple le plus parlant), ce qui l’a quelque peu banalisé, mais je reconnais toujours son sillage dans la rue, même s’il a toujours une facette différente suivant la femme qui le porte. Coco Chanel voulait un parfum unique, il est devenu un mythe.

À propos de l'auteur

Jeanne Doré

J’ai co-fondé auparfum.com en 2007, et j’en suis aujourd’hui rédactrice en chef à temps partiel, et rédactrice... un peu de temps en temps !

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par erzsébet, le 8 septembre 2014 à 19:52

Je me suis essayée, encore, a ce n°5 que je n’ai jamais apprivoisé : si j’en mets trop peu je ne le sens carrément pas, si j’en met trop... le départ me fait tourner la tête !
Ces aldéhydes on un côté piquant, presque poussièreux/medicamenteux que je n’aime pas. Mais après la première demie heure un peu douloureuse, le fond chaud vient me prendre par la main pour me réconforter, avec l’ylang puis surtout le santal et la vanille. Maintenant il ronronne doucement sur mon poignet, et le n°19 poudré dont j’avais pourtant bien plus aimé le départ me parait fade sur l’autre bras...

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par Petrichor, le 1er août 2014 à 00:02

No5. Je trouve l’EDT actuelle assez moche.
Il ne reste que le côté "âcre" des aldéhydes. Les aldéhydes ne suffisent pas à faire "sophistiqué", il faut les enrober. Désolé pour les âmes sensibles, mais je me demande si ce côté âcre ne rappelle pas le sperme, (en bien et en mal).

J’ai un flacon un peu ancien * et il est émouvant.
Violette, poudré blanc abstrait, iris, rose. Délicat, onctueux, dorlotant.
Beauté classique, parfumerie classique (ingrédients de choix, équilibre harmonieux, sensation d’unité).

Sachant qu’aucun de ces ingrédients n’a subit de restrictions allergène de l’UE, c’est un problème d’approvisionnement (ou de réduction du prix de la formule pour faire des économies).
Traduction : le no5 est victime de son succès, trop de flacons vendus pour des matières limitées. J’ai envie d’infliger une petite tape amicale à Olivier Polge, et de lui dire que draguer les marchés émergeant n’est pas une excuse pour refourguer de la daube en France.
* (grand, rectangulaire, à section carrée, on vaporise en appuyant sur la tête : tournant des années 2000 ?)

L’extrait a été reformulé d’année en année, et c’est actuellement un ambre. (La vanille et l’ambre ont pris une bonne place, estompés par la moiteur de l’abstraction.) La rose et le jasmin naturels ne sont pas identifiables, mais ils sont bien là. Le rendu soyeux attestent du soins apporter à chaque ingrédient.
De prêt, l’extrait est un peu bof. (les muscs blancs sont un peu monotones) A distance, le sillage fonctionne à merveille.
(Ma mère à l’autre bout de la maison : "Ca sent super bon, c’est quoi ?" "C’est rien, je tripote mon flacon testeur du no5")
Il fait vraiment tourner les têtes, c’est tout ce qu’on lui demande. Bravo, donc.
(Et l’extrait ne fait pas veille rombière qui met du no5 pour mettre du no5)

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par Nymphomaniac, le 21 juillet 2014 à 21:44

Ebay, avant cet été, je n’avais pas envie, et surtout j’ignorais qu’on pouvait y trouver toutes sortes de parfums. Mais c’est fantastique. J’ai acheté un flacon de 15 ml. d’extrait du N° 5 pour 55 € frais de port inclus (baudruché, authentique, assez récent), soit moins du tiers du prix "public" ! Idem avec N° 5 Eau Première (un flacon de 50 ml. pour 41 € frais de port inclus, neuf sous blister, authentique) !

J’attends par ailleurs 3 vieilleries : 2 flacons d’extrait de Balenciaga Cialenga et un de 30 ml. d’extrait de Balenciaga Le Dix... Les jus avaient encore une belle couleur sur les photos, à suivre...

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par Thelittlebox, le 5 août 2014 à 07:17

Bonjour de bon matin,

En parlant d’Ebay, je n’y vois jamais de Guerlain en vente.
Guerlain ont-t’il interdit la vente de leur parfums ?

Thelittlebox

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par Nymphomaniac, le 5 août 2014 à 10:29

A priori, oui...

Quant à Chanel, il faut faire attention : il y a des fakes (ils sautent généralement aux yeux cela dit...). Il faut lire les avis, demander des photos réelles du produit (et non se contenter de photos génériques reprises sur le net...) en cas de doute, le batch code, ...

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par macis, le 12 juillet 2014 à 18:59

Bonjour,
Je viens de découvrir le mythique number 5, offert en eau de parfum fin juin. Je le croyais un brin altier, je m’imaginais un peu " petite" encore pour le porter et passer le cap des aldéhydes, point du tout !! Ce numéro ci est un vrai doudou. Il m’a enchanté dès la vaporisation sur poignet. Il sent bon les fleurs de jardin, il est simple et lumineux. Il me fait aussi penser à Coco, et ses aldéhydes me ramènent à un savon qui m’enchantait : Cleopatra.
Le N°5 est donc pour moi une très belle decouverte. Il est fleuri, oriental et d’une beauté juste et évidente. Un bonheur estival !

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par zab63, le 1er août 2014 à 19:26

Un bonheur estival, automnal, hivernal et printanier ! Vous verrez, il est parfait toute l’année, comme la plupart des aldéhydés, d’ailleurs.

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par RoseLoomis, le 5 juillet 2014 à 22:24

Quel parfum ! :) ma grand mère le portait, puis ma mère la porté. Pour moi Chanel n°5 est le parfum mythique par excellence, associé à une icône tout aussi légendaire qui est Marilyn. Ce parfum a longtemps suscité ma curiosité, adolescente je ne rêvais que d’une chose, en avoir un flacon. C’était l’élégance et le luxe ultime, Chanel, Marilyn Monroe, le parfum intemporel qui résiste au temps. Je l’ai eu en 100ml (edp) pour noël dernier, je ne me souvenais plus réellement de son odeur, en le ressentant je me suis rappelé de ma grand mère qui le portais quand j’avais six ans.

C’est un chef d’œuvre olfactif, par contre je trouve qu’il sent encore meilleur dans le flacon que sur ma peau. C’est un parfum capiteux et entêtant mais étrangement il ne dure pas beaucoup sur moi, en tout cas ce qui ma marqué ne sont pas forcément les notes dont on parle le plus : Iris et citron. Un côté frais et boisé, le côté frais étant peut-être du aux aldéhydes ? C’est un parfum qui évolue beaucoup, j’aime beaucoup le départ et ses notes de tête :
néroli, citron, aldéhydes, malheureusement sur ma peau il perd de son éclat au fur et à mesure, je le préfère sur une femme adulte par exemple. Même si Chanel n°5 est un parfum indéniablement sensuel je trouve que celle qui l’a rendu si célèbre ne lui correspond pas forcément très bien. Pour Marilyn j’aurais plutôt vu un oriental plus gourmand et déroutant.

Je trouve par exemple que Carole Bouquet ou Catherine Deneuve ont été des égéries correspondant parfaitement à l’esprit un peu "froid" du n°5 qui m’évoque quelque chose d’épuré, un univers bourgeois. Apparemment Marilyn portait également Joy de Jean Patou, alors je ne sais pas si il correspond plus à sa personnalité, ou bien peut-être que n°5 et joy se ressemble ? Je ne le connais que de nom. En tout cas j’aime également beaucoup le flacon que je trouve simple et sans fioritures avec son bouchon qui a la forme de la place Vendôme, l’élégance c’est Chanel n°5, tout est qualitatif danse parfum, les composants sont riches et de haute qualité, le flacon est indémodable, il résiste à tout et a su figer sa beauté dans le temps.

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par zab63, le 1er août 2014 à 19:22

RoseLoomis, essayez donc de le vaporiser sur un foulard ou un vêtement, vous aurez l’impression qu’il tient davantage ! Le 5 est plus sobre que Joy, qui me paraît plus exubérant avec son bouquet rose-jasmin volontairement surchargé ....eh bien voilà deux des composants communs au N°5 et à Joy : la rose et le jasmin !

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par _Pascale, le 1er août 2014 à 19:44

Je trouve l’eau de toilette actuelle très décevante, moins profonde avec pas ou peu de tenue que ce soit sur la peau ou les vêtements ; l’ombre de ce qu’elle était il y a 8 ou 9 ans quand j’ai acheté mon dernier flacon, terminé depuis malheureusement.
L’eau de parfum tient mieux mais elle est à mon avis moins belle, quant à l’extrait que j’ai généreusement pschitté sur ma chemise aux GL la semaine dernière, il a senti merveilleusement bon environ 30 minutes, ensuite je devais presque coller mon nez dessus pour le sentir, pas de sillage non plus.
J’ai trouvé mon bonheur dans le N°22 qui ressemble au N°5, mais cela n’empêche pas les regrets pour la magnifique eau de toilette que j’ai connue.

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par Arpège, le 4 août 2014 à 09:36

Comme vous en parlez bien !

On sent votre attachement. C’est beau !

Si vous voulez un Numero 5 plein d’éclat, avec la facette citron, foncez sur l’Eau Première Chanel ! Une merveille ! L’esprit du 5 hante cette fragrance solaire, printanière. Comme un faisceau de lumiere brillante projetee au travers du parfum.

J’aime alterner les concentrations, EDT, EDP, Eau première et Extrait. Afin d’en sentir les diverses facettes.
Voire, les superposer a differents endroits. Au fil des mouvements, un autre 5 apparait.

Je trouve plus d’éclat a l’eau de toilette mais l’eau de parfum est complètement rassurante, réconfortante avec sa vanille et son ylang ylang..

Je trouve la description de JC Ellena lors d’une interview a l’occasion de la sortie de son livre (Maitre Parfumeur chez Hermes) magnifique concernant le Numero 5 : "Une Banquise posée sur un lit de vanille " !

Quelle image subtile de cet intellectuel raffine et amoureux des belles choses et quel hommage ! Je n’aurais jamais su comparer le 5 a cela. (Génie Ellenesque).

On a beaucoup communique sur Marilyn et le 5 Chanel mais elle adorait avant tout, Nuit de Noel de Caron, parfum evocateur de marrons glaces, un Habanita plus gourmand (les 2 parfums se suivent a un an pres je crois, 1921 et 1922 pr NDN de Caron) et l’offrait a ceux qu’elle aimait (Cf Newyorker).
Comme je la comprends !

Elle ne pouvait qu’apprécier JOY et son bouquet opulent de jasmin et de rose qui ne renvoie pas de vanille (ou a faible dose) . Il est tres différent mais puissant.

Je vous rejoins aussi sur l’image un peu froide de certaines égéries, la dernière en date etant Gisèle Bundchen, mi énigmatique, mi Déesse (de la Mode) un peu "Sphinx" et dont le beau regard m’évoque bien la banquise justement.

Tres Belle femme .... mais rien ne peut égaler pour moi (même si j’adore Carole Bouquet, Catherine Deneuve, Nicole Kidman) Estella Warren en Petit Chaperon Rouge, déambulant avec grace sur la musique onirique et magique de Danny Elfman, sous les yeux d’un loup complètement apprivoise par son parfum (allusion au dessin anime de Tex Avery et son Petit Chaperon Rouge, conte magistralement reformulé a la mode " loufoque et géniale" )

Que Chanel ressorte cette pub magique aujourd’hui, avec cette musique envoûtante, cette joie, cette grace d’Estella Warren et je suis sure qu’elle apporterait immédiatement une clientèle renouvelée au Numero 5. Elle est complètement intemporelle.

http://www.dailymotion.com/video/xufmz_publicite-chanel-n-5-90-s_music

C’est tres beau de retrouver le souvenir d’êtres chers dans un parfum.
Oui le flacon est sublime.
Je suis emerveillee de son evolution au fil des années. A sa sortie il semblait futuriste alors qu’il apparait a nos yeux "Art deco" "retro".

Vous dites qu’il ne tient pas beaucoup sur Vous mais je suis certaine que si. Une amie de la famille vient de s’acheter l’EDT Numero 5 et se plaint (je la cite) : ca sent plus rien du tout, les parfums ! J’entends souvent ces paroles. Elle s’inonde donc regulierement en journee, plus elle en met, moins elle le sent.

Or, lorsque je la croise, je percois distinctement le 5 de Chanel. Aucun souci.
Les gens se plaignent beaucoup de ne plus sentir leurs parfums et recherchent donc des parfums forts et qui tiennent (selon leurs concepts). Cette amie portait Opium depuis sa sortie, evidemment, je comprends qu’elle trouve un changement !!!!(reformulation a la moulinette IFRA).

Mais en ce qui concerne son Eau de toilette 5 Chanel, son cerveau et son nez le percoivent pendant quelques minutes et se liberent. Je le percois treeeeees bien. De même que l’Instant de Guerlain (qu’elle ne sent pas sur elle alors qu’il a un sillage phenomenal) .

C’est le phénomène d’habituation : le nez (et cerveau) enregistre cette fragrance comme "non dangereuse", familiere, et se "dégage d’elle" puisqu’elle est cataloguee comme "SANS DANGER" (le cerveau enregistre également. le moment de plaisir associe a la pulverisation de notre parfum d’election, dans les premieres minutes)pour se focaliser sur d’autres odeurs potentiellement dangereuses et vous alerter ainsi d’un risque majeur, d’un danger imminent, d’une odeur nauseabonde (gaz, fumée d’incendie, fumier, LVEB nouvelle version.... ) ;-)

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par Nymphomaniac, le 4 août 2014 à 11:14

Mon souci avec l’EdT (actuelle, c’était peut-être différent avant) n’est pas sa tenue, mais sa relative inexpressivité, et son aspect quelque peu crissant. Je la trouve assez loin de l’esprit de l’Extrait, que je vénère, qu’il soit "vintage" ou contemporain (puisque j’ai les deux, désormais).

Quant à l’EdP, c’est un très beau produit en soi. Mais l’EdP actuelle, dans son évolution sur peau, est très éloignée de l’esprit de l’Extrait, encore plus que l’EdT d’ailleurs. C’est un autre parfum pour moi, qui n’a de N°5 que le nom.

Je suis en revanche tout à fait d’accord sur N°5 Eau Première. Il évolue de manière lente mais implacable vers l’esprit de l’Extrait, et cela bien plus que l’EdT et l’EdP.

Comme j’ai vu que plusieurs personnes sont déçues par l’EdT, je recommanderais donc comme alternative cette Eau Première (et non l’EdP...).

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par _Pascale, le 4 août 2014 à 19:58

Déçue par l’eau de toilette j’ai essayé, comme vous le suggérez, l’Eau Première à plusieurs reprises, même constat à chaque fois : j’adore les notes de tête pétillantes, mais le parfum tombe trop vite dans une vanille rosée figée ennuyeuse ; je ne pourrais pas le porter toute une journée.
D’autre part, le N°5 en eau de toilette a un petit côté "sale" totalement absent dans la très sage Eau Première, il ne peut donc pas le remplacer, du moins pour moi.
L’extrait du N°5 est en revanche splendide, mon préféré parmi les extraits sentis ce jour-là (Coco, Chanel 19) ; j’ai été un peu déçue par la projection et le sillage, mais il faisait chaud et humide donc je veux bien lui accorder le bénéfice du doute.

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par Nymphomaniac, le 4 août 2014 à 22:16

C’est sans doute un peu compliqué à formuler... Je disais juste que "l’esprit de l’Extrait" – s’il existe – me semblait davantage présent dans l’évolution de cette Eau Première, et non que cette dernière y ressemblait stricto sensu (il n’y a pas d’ambre, pas de notes "animales", ...). Et cela en comparaison de l’EdP surtout. Mais bon, je ne l’ai pas beaucoup portée jusqu’à présent... Sur ma peau, j’ai autre chose qu’une vanille rosée simplette sur la fin ; j’ai une odeur assez indéfinissable à dire vrai, suffisamment magique pour qu’elle ne me lasse pas, peu encombrante (c’est très léger...) et qui me rappelle "l’esprit de l’Extrait", donc !!

Pour ce qui est de l’EdT, je n’ai testé que la version actuelle (2014) mais je vais essayer de trouver une formulation plus "ancienne" ; je ne la trouve pas particulièrement sale (il y aurait juste un vague relent d’ordre pétrochimique ?), mais plutôt "fermée", comme sclérosée.

Sur l’Extrait, il y a des différences entre la version "2012" et la version "entre 1970 et 1985" (flacon de 28 ml., modèle "Année 1970"). Sur le départ, sans doute à cause de son âge, l’extrait ancien sent plutôt mauvais durant 3 minutes environ. Plus exactement, il sent la peau d’une grand-mère non lavée depuis X semaines (X > 2), en rut et en sueur, qui se serait par ailleurs imbibée d’une eau de Cologne ambrée durant l’acte. Ensuite, très vite, une fois cette étrange mixture dissipée, c’est proche de la version moderne – c’est plutôt encourageant... –, sauf que la tenue et la puissance sont grosso modo doublées/triplées (je n’ai pas mesuré...) : notes florales intenses sans perdre la moindre finesse, avec le même équilibre somptueux et addictif, plus de longueur (un développement plus lent), et surtout un fond qui me semble plus "musqué" et "animalisé", mais aussi davantage "poudré"...

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par Jicky, le 4 août 2014 à 23:18

C’est très intéressant cette discussion.
je ne suis pas un expert de 5 mais votre version correspond à ce dont je me doutais : la forme olfactive reste sensiblement la même, en revanche, ses propriétés techniques ont sensiblement bougé ! Que ce soit en sillage ou en tenue, c’est clair que le 5 a beaucoup bougé (j’ai retrouvé un EDT de la mère d’une amie la dernière fois, elle doit dater de fin 90’, la forme était assez proche mais la tenue et le sillage n’avait rien à voir). L’animalité a beaucoup baissé (même si j’ai toujours un ronronnement dans l’extrait actuel, surtout après au moins deux ans de macération). Mais le caractère floral reste très proche, très lumineux et hyper identifiable.

Nymphomaniac, avez vous senti l’eau première de 2014 dans le nouveau flacon ou alors celle d’avant ? L’actuel est plus proche de la forme olfactive du n°5 désormais, plus poudré et musqué, moins rayonnant et scintillant que l’eau première d’avant.

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par Nymphomaniac, le 5 août 2014 à 10:37

Je n’ai pas le batch code sous la main ; je crois février ou mars 2014 de mémoire. C’est le flacon "nouvelle manière", i.e. le flacon "mythique" – l’ancienne version du flacon étant une horreur, sans doute une erreur de goût passagère...

J’en ai désormais une "pyramide" : 100 ml. N°19 EdP, 50 ml. N°5 Eau Première, 28 ml. N°5 Parfum, 15 ml. N°5 Parfum...

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par doudou, le 3 mars 2014 à 12:40

Numéro 5.
J’ai dit des années que je ne l’aimais pas. Ça, c’était avant. Avant de lui donner sa chance en le portant pour de vrai, de goûter son aura, cette bulle de lumière, cette rondeur absolue, un équilibre improbable de chaque instant. Avant d’être sensible à cette abstraction, cette subtilité, ce fondu impressionnant de douceur, d’intimité. Comme si on l’avait toujours connu, mais qu’il nous surprenne chaque seconde.
Ce n’est pas bizarre, ce n’est pas choquant, ni extrême solinote, ni exhubérant, ni frais ni chaud : c’est juste incroyablement bon.

Après moult élucubrations et en attendant de sentir l’extrait, c’est l’eau de parfum que j’ai choisie...pardon Jicky tu vas m’en vouloir !!!!
J’ai bien lu tous les avis et arguments des connaisseurs qui préfèrent l’eau de toilette, et sur mouillette tous leurs arguments me sont limpides. Mais sur ma peau c’est une autre histoire. Après avoir porté l’edp puis l’edt cette nuit, j’ai passé mon temps à me dire qu’il y avait un problème. C’est comme si certaines notes s’effondraient littéralement, et du coup ce qui reste n’a plus le fondu que j’aime tant dans le numéro 5...
Dans l’edp je retrouve vraiment la filiation avec l’eau première que je connais bien, alors que l’edt est juste...tellement méconnaissable...
Ce matin, test avec ma sephorette ( et néanmoins amie !) préférée, qui aime les vintage, connaît super bien les Chanel et le 5 qu’elle porte en edt. Je ne lui dis rien, juste que j’hésite entre les deux concentrations. Elle me dit qu’à priori l’edt est mieux, puis me pschitte sur chaque poignet. Peu de temps après, en sentant l’edt, elle ne l’a tout simplement pas reconnue, alors qu’elle a trouvé l’edp d’une douceur et d’un équilibre merveilleux.
En fait, l’edt rend à la fois plus fade, moins lumineux, et en même temps plus fort car plus anguleux, comme si l’amputation de certaines notes faisait ressortir seulement certains aspects, rompant la magie de l’équilibre.

Voilà voilà le petit compte-rendu de mes aventures, spécialement pour Arpège et Jicky !!!
Je suis merveilleusement heureuse malgré la bizarrerie de ma peau, et je prie pour que l’extrait ne me boude pas...
Bises douces, rondes et lumineuses à tous !

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par Arpège, le 3 mars 2014 à 13:11

La peau a choisi.
Et c’est ca la magie des parfums.

La subtile alchimie entre une peau et un parfum. La rencontre qui va créer la magie (ou pas).

Bravo, je suis contente pour toi.

(Ce qui n’empeche pas de mettre l’EDT sur les vetements !!!!)

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par doudou, le 3 mars 2014 à 13:22

Merciii c’est gentil !!!
Oui je suis toute heureuse :-)
Ps : ça c’est de la réponse éclair ! Plus vite que ton ombre ! Et c’est ultra sympa car je me suis sentie carrément accompagnée pour cette découverte et ce choix d’un monument de la parfumerie :-)

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par Poivrebleu, le 3 mars 2014 à 14:22

Bonjour Doudou,

Je suis contente de ce que je lis ! Je n’ai pas suivi tes échanges avec Jicky et Arpège à propos du N°5, mais j’ai 2 petites choses à dire :
- D’abord, je ne sais si les autres seront d’accord avec moi, mais le passage aux aldéhydés (c’est à dire de l’étape du : "je ne porte pas mais j’admire" au "il me FAUT un aldéhydé dans ma collection") est à mon sens une grande étape dans la vie de perfumista. Tout n’est pas pareil chez tout le monde, je crois vraiment pouvoir dire que le jour où l’on commence à apprécier les aldéhydés, on passe une étape supérieure dans les capacités d’analyse, de jugement et d’abstraction. (Attention, je n’émets ici AUCUN jugement de valeurs pour ceux qui n’aimeraient pas les aldéhydés, mais je partage simplement mon sentiment et mon expérience personnelle, qui est donc toute relative). Tout cela pour dire que je suis heureuse pour toi !

- Ensuite, et bien figures-toi que malgré les débats intenses entre EDT et EDP par ici, je fais partie de celles et ceux qui aiment l’EDP du N°5 ! L’EDT est effectivement plus lumineuse et brillante, mais je préfère de loin la rondeur souple de l’EDP et son fond poudré-boisé-crémeux totalement incomparable. Donc je te soutiens dans ton choix ! Cela dit, un complément sur les vêtements de l’EDT, comme le dit Arpège, peut-être une belle façon de donner du volume à ton sillage...

La prochaine étape, c’est Gold ! :)

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par doudou, le 3 mars 2014 à 15:14

Merci de tout cœur Poivrebleu, tes mots me donnent encore plus le sourire !
Ultra d’accord sur la dimension de passage....je ressens cela pleinement.

Quant à Gold, j’avais lu ton billet avec beaucoup d’intérêt et promets d’y poser le nez dès que possible :-)

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par AdRem, le 3 mars 2014 à 19:39

D’accord avec cette notion d’étape aux aldehydes même pour ces messieurs avec la note de Vétiver si liée à la parfumerie masculine : passer du déjà beau Encre Noir au Sycomore, 2 parfums assez proche sur le fond pour le béotien, en ayant le sentiment de se glisser dans un autre espace, presque dans un autre monde, et n’aimer plus que cet exclusif de Chanel (malgré son prix :( ) est une petite révolution aussi chez les costumes-cravates de base :)
Merci Poivrebleu : remarque si claire et si juste...que je n’y avais même pas pensé :(

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par lolo, le 3 mars 2014 à 19:05

Bonjour Doudou,
Ravie de voir que vous vous mettez à aimer le 5. Moi aussi j’ai mis du temps à véritablement l’apprécier. Mon nez demandait encore à s’affiner aux tous débuts et je réduisais cette merveille à une odeur de savon et de propre...ouuille ! Maintenant je le comprends mieux car mon sens olfactif s’est éduqué et il fait partie de mes indispensables. Toutefois, le débat EDT ou EDP est à l’appréciation de chacun et de la réaction de la peau. La mienne préfère l’EDP aussi.

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par Jicky, le 3 mars 2014 à 20:01

Tu as très bien fait, c’est vraiment ce qu’il fallait faire, prendre ton temps, bien tester, comparer.
Ca reste très bien l’eau de parfum :)

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par doudou, le 3 mars 2014 à 22:02

Merci de tout cœur à vous tous !
J’ai traversé cette journée enveloppée de soie et de lumière...
Jicky, ouf je suis soulagée, j’avais peur que tu ne me parles plus ! ( mais je te promets que l’edp ne fait pas de grosse vanille sur moi !) :-p

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par athéna, le 7 mars 2014 à 14:17

Je porte de temps en temps l’Eau Première du n°5, mais personnellement je trouve qu’il ne tient pas du tout. Aussi, j’ai voulu réessayer le n°5 en EDP la semaine dernière. Même s’il est différend de l’EP, je trouve l’EDP moins sèche, plus ronde et savonneuse. Il me parait unique dans le sens où il ne me fait penser à aucun autre. Mais à l’essai catastrophe ! J’avais complètement oublié à quel point ce parfum pouvait m’irriter la gorge et me faire tousser. Bizarrement cette allergie ne provient qu’avec l’EDP et pas avec l’EP. Il me reste à tester l’ET, qui me parait sur mouillette bcp plus lumineuse et légère mais aussi beaucoup moins tenace. En bref, même si l’EP est très réussit, je trouve qu’elle n’arrive tout de même pas à la hauteur de l’EDP.

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par zab63, le 1er août 2014 à 19:28

Moi non plus, je ne l’aimais pas quand j’étais adolescente. Maintenant, je le trouve incontournable !!!

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par lris, le 14 février 2014 à 11:59

Tout le monde a dû lire ces articles qui parlent de cette initiative de la Commission Européenne destinée à limiter à nouveau un certain nombre de substances naturelles, qui pourraient mettre en péril la formule de Chanel n°5 : http://www.lepoint.fr/sante/la-commission-europeenne-a-chanel-n-5-dans-le-nez-13-02-2014-1791429_40.php.

Ce qui m’interpelle, ce sont les commentaires sous ce genre d’article : les lecteurs de ces journaux (Le point, Libération etc), qui n’ont pourtant rien de perfumistas pathologiques, sont unanimement CONTRE cette initiative. Leurs réactions sont empreintes du bon sens le plus absolu : les allergiques peuvent ne pas se parfumer avec les parfums qui leur donnent de l’eczéma (ce n’est pas comme si l’offre était si rare), ou alors vaporiser leurs vêtements. Un tel état de fait met en lumière l’absence totale de légitimité de la Commission Européenne, et plus largement du système technocratique européen, en ce qu’il ne représente pas les citoyens : comment une initiative qui fait l’unanimité contre elle peut-elle être légitime ? A quelques mois des élections européennes, cette "stratégie", même si ce n’est est pas une, est très discutable !

Ce qui m’énerve encore plus, c’est la salve de nouveaux articles destinées à calmer le peuple : http://www.leparisien.fr/economie/non-l-union-europeenne-n-interdira-pas-chanel-n-5-02-11-2012-2286917.php
Dormez braves gens, tout va bien, Chanel n°5 restera en vente. On minimise totalement l’impact des reformulations qui devront immanquablement avoir lieu, et qui transformeront totalement le parfum. Vite, on cherche à endormir les gens, endormir leur méfiance et leur possible contestation. J’en parlais dans un article de mon blog il y a quelques mois, (http://heureduparfum.ghost.io/le-parfum-a-lheure-de-la-technocratie/), et je ne m’attendais pas à ce que la question soit à nouveau d’actualité aussi vite, et de façon aussi tristement inlassable...

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par Arpège, le 14 février 2014 à 15:17

Oui. Ca fait peur.

Je l’avais déjà ecrit dans le sujet "consommation : lisez vous l’etiquette ?"

J’ai une nature allergique et le Numero 5 que j’adore me cause une reelle allergie en version Eau de toilette. Comme plein d’autres trucs. J’ai essaye sur le bras, ds le cou, etc (pas en mm temps) et une cloque rouge urticante apparait.

Heureusement que je ne me vaporise pas, comme le preconisait Gabrielle Chanel, "partout ou vous voulez etre embrasse(e)" parce que je ressemblerais a une Fraise difforme ! Des cloques de partout.

Et pourtant je persiste ! (Maso).
Et j’adore le gel douche numero 5, l’huile pr le corps. Etc.
Il faut laisser le choix aux gens.

Moi je prends les petits cachets anti allergiques et je n’empeche pas les autres de mettre le numero 5. Je ne souhaite pas sa reformulation. J’aime les vintages et leur parfum divin.

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par lris, le 14 février 2014 à 21:21

C’est intéressant ce que vous dîtes Arpège. Savez-vous à quel composant en particulier vous êtes allergique ? Retrouvez-vous cette allergie avec d’autres parfums, autre que le Chanel n°5 ?

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par Arpège, le 14 février 2014 à 21:46

Bonsoir Iris !

Ca me l’a fait avec un gel douche Angel. Mais ca ne m’empeche pas de l’utiliser de temps en temps !
J’aime trop !

Je ne peux pas dire a quoi je suis allergique. Les molecules.

Je suis même allee chez un allergologue qui m’a piquee de partout (le dos au moins 60 impacts, les bras etc) j’etais rouge de partout ! :D
Je crois que je devais pas supporter l’aiguille !!!!

Bon j’y suis habituee et il ne me viendrait jamais a l’esprit de demander qu’on change la formule d’un parfum parce que MOI je fais de l’allergie !

A moi de m’adapter. C’est pas des allergies graves. Ca passe vite.

Le plaisir que je ressens a porter un parfum vintage ou contemporain magnifique est superieur a l’inconfort d’une allergie.

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par lris, le 14 février 2014 à 11:57

Tout le monde a dû lire ces articles qui parlent de cette initiative de la Commission Européenne destinée à limiter à nouveau un certain nombre de substances naturelles, qui pourraient mettre en péril la formule de Chanel n°5 : http://www.lepoint.fr/sante/la-commission-europeenne-a-chanel-n-5-dans-le-nez-13-02-2014-1791429_40.php.

Ce qui m’interpelle, ce sont les commentaires sous ce genre d’article : les lecteurs de ces journaux (Le point, Libération etc), qui n’ont pourtant rien de perfumistas pathologiques, sont unanimement CONTRE cette initiative. Leurs réactions sont empreintes du bon sens le plus absolu : les allergiques peuvent ne pas se parfumer avec les parfums qui leur donnent de l’eczéma (ce n’est pas comme si l’offre était si rare), ou alors vaporiser leurs vêtements. Un tel état de fait met en lumière l’absence totale de légitimité de la Commission Européenne, et plus largement du système technocratique européen, en ce qu’il ne représente pas les citoyens : comment une initiative qui fait l’unanimité contre elle peut-elle être légitime ? A quelques mois des élections européennes, cette "stratégie", même si ce n’est est pas une, est très discutable !

Ce qui m’énerve encore plus, c’est la salve de nouveaux articles destinées à calmer le peuple : http://www.leparisien.fr/economie/non-l-union-europeenne-n-interdira-pas-chanel-n-5-02-11-2012-2286917.php ou http://www.france24.com/fr/20121102-bruxelles-interdira-pas-le-parfum-chanel-allergies-parfumerie-union-europe/ Dormez braves gens, tout va bien, Chanel n°5 restera en vente. On minimise totalement l’impact des reformulations qui devront immanquablement avoir lieu, et qui transformeront totalement le parfum. Vite, on cherche à endormir les gens, endormir leur méfiance et leur possible contestation. J’en parlais dans un article de mon blog il y a quelques mois, (http://heureduparfum.ghost.io/le-parfum-a-lheure-de-la-technocratie/), et je ne m’attendais pas à ce que la question soit à nouveau d’actualité aussi vite, et de façon aussi tristement inlassable...

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par Rue de l’Abbaye, le 18 juillet 2013 à 19:05

Le choix de Brad Pitt ne m’exicte pas, mais ce n’est pas plus mal qu’Audrey Tautou et sa feminite banale, a mon avis le plus mauvais choix a jamais pour representer le No.5. Carole Bouquet a ete une ambassadrice ideale, beaute intelligente, alternant distance et glamour a merveille. Elle a qualifie le No.5 de parfum qui n’est celui d’une pute, ni celui d’une Sainte, reprenant a la lettre la philosophie de Coco Chanel, le No.5 est un parfum de femme.

Je m’inquite surtout de l’omnipresence des celebrites anglo-americaines pour representer les parfums et la mode francaise. Il n’y a plus un francais aux mains d’une maison de Couture en France. Nicolas Ghesquiere vide de Balenciaga au profit de l’americain d’origine asiatique Alexander Wang, alors meme que la maison connaissait des ventes records. Hedi Slimane s’est installe a Los Angeles au plus pres des celebrites hollywoodiennes pour representer Yves Saint Laurent, marque rebaptisee Saint Laurent parce que les asiatiques et les americains buttent sur la prononciation d’Yves.
Phoebe Philo pour Celine creee ses collections a Londres avec les emplois qui vont avec, elle avait categoriquement refuse de vivre a Paris. Je trouve ca scandaleux et surtout triste.

Pour en revenir au No.5 parlons du jus. Je viens tout juste d’acheter l’extrait. Il est merveilleux, meme reformule c’est encore le No.5, juste un peu plus ambre et sucre qu’avant et moins jasmin, mais c’est acceptable.
Je recommande l’actuelle EDT et l’extrait, suis plus decue par l’actuelle EDP, une version trop sucree et ambree, un peu trop loin de la formule d’origine.

Pour ceux et celles qui cherchent un flacon vintage, ceux des annees 50 et 60 sont les meilleurs, je n’aime pas du tout les vintages du No.5 des annees 70 et 80. Ils ont souvent une note synthetique boisee qui prend le dessus et qui fait un peu plastique. Les plus vieux vintages du No.5 se conservent le mieux, la ou reside leur interet est dans le sillage poudre qui embaume au plus point, nettement plus que l’actuelle version.

Chanel est la maison de parfum qui gere au mieux le probleme des reformulations.

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par Opium, le 20 octobre 2012 à 19:11

Bonsoir Phoebus, Koimynose, Mado33, Doudou et à tou(te)s.

 

Phoebus, ton commentaire soulève une multitude de questions et commentaires, je repars, donc, à la ligne à nouveau pour éviter de rallonger le menu déroulant.
Comme l’a précisé Koimynose, à la fin de son message, Chanel a au moins réussi à nous faire discuter, donc, (presque) son coup au final !
Mais, d’abord, pour relever ce qu’a aussi écrit Mado33, Phoebus, parlons-nous du même spot de publicité ? Il me semble que peut-être pas.
Il y a, depuis mercredi, deux spots disponibles.
Le premier, diffusé dès lundi (probablement un "test"), où seul Brad Pitt apparaît et dont j’argumentais qu’il modifiait les codes du genre. Voici ce lien ici. C’est cette version qu’a vue Mado33.
Le second, donc disponible depuis mercredi, est bien plus traditionaliste et "conservateur" comme l’a écrit Phoebus, reprenant tous les codes habituels de la promotion télévisuelle de la parfumerie féminine (glamour, ors, N&B, jeux sur les lumières, corps etc.). Le lien pour cette V2 est .
Mado : Vous avez, donc, vu le spot mis en ligne lundi.
Phoebus : J’ai l’impression que tes commentaires concernent surtout la deuxième version du spot publicitaire. Si tel est bien le cas, je te rejoins, il n’y a pas grand chose à ajouter, tant l’intérêt de ce que j’ai écrit, comme je l’ai précisé auparavant, est gommé dans la V2, version sans risque(s), qui reprend tous les codes habituels de la parfumerie (présence des femmes, clientes majoritairement visées, univers glamour vague, image colorée esthétisante et surréaliste, ors et codes esthétiques du N&B avec jeu sur la matité et la brillance).

 

Mais, jouons le jeu...
Je vais, pour commencer, préciser une chose utile : Les ventes du N°5 ne chutent pas. Il y a peu de pays où ses ventes diminuent, quelques-uns, mais, peu.
En 2011, seul le Japon, en pleine déconfiture pour diverses raisons et face à la montée en puissance de la Chine, aujourd’hui son plus grand proche concurrent, affiche un marché du parfum en chute libre (plus de 20% de baisse). Partout dans le monde, après une année 2009 qui était affolante, 2010 a montré des signes de reprise, poursuivie par de la croissance à nouveau, globalement, en 2011. Même en France. Une croissance en valeur (donc, pour à peu près le même nombre de flacons vendus ou un peu moins, mais, un peu plus chers, c’est la hausse des prix qui justifierait la croissance), peut-être, surtout pour certains pays ; mais, il y a bien une croissance tout de même. Il n’y a pas tant que cela de "chute des ventes du N°", et, je précise cela car c’est un peu ce qui est lu parfois depuis que J’adore le dépasse dans certains pays. Il y a, plutôt, une réduction de la croissance de son chiffre d’affaires qui montre des signes de ralentissement. Le produit, "mature" (90 ans tout de même !), a plus de mal à voir de nouveaux marchés s’ouvrir à lui. Ce qui n’est pas le cas de son concurrent principal qui affiche souvent une croissance à deux chiffres. La situation n’est, donc, pas dramatique, mais, assez sensible pour s’en préoccuper j’imagine...
Toutefois, son avance est telle sur ses suiveurs, qu’a moins d’une catastrophe (peu probable), le "Number Five" est assuré de rester Numéro 1 encore quelques années, au moins, tant le décroché est important et l’écart à rattraper encore looooong (au moins 80 millions d’euros avec le second de différence selon des informations fournies il y a peu, cela fait une jolie marche à gravir encooooore).

 

Poursuivons toutefois. Je reprends vos termes ci-dess(o)us à tou(te)s : Comment continue à vendre un parfum "mythique", Numéro 1 dans le Monde ?
- Maintient-on son statut de "mythe" ?
- Le rend-on accessible ?
Je partage le point de vue de Koimynose, que je vais citer, et vais jouer sur les mots : On en fait un "mythe oui, mais accessible...". Les deux termes ne sont pas incompatibles, ils ne sont pas l’antinomie l’un de l’autre.
Phoebus, je suis à 100% d’accord avec toi quant aux éléments de ton premier paragraphe de développement d’argumentation d’idées : Le succès du N°5 est, probablement, son talon d’Achille.
Mais, je vais pousser le raisonnement encore plus loin.
En marketing, on sait qu’il y a une place dangereuse et inconfortable, c’est celle de leader (même si cela veut dire, économiquement, que c’est la plus confortable, car celle qui rapporte le plus). L’outsider, outre le fait qu’on l’observe moins, peut à la fois chuter, stagner, mais, aussi, gravir des marches. Le leader, lui, ne peut, au mieux, que se maintenir en place ; au pire, la perdre et chuter.
Comment faire, donc, alors, pour maintenir ce parfum en haut du podium ? Et ce, d’autant plus qu’il faut faire avec les éléments suivants pour le décrire, assez peu vendeurs comme vous allez pouvoir le lire, qui plus est :
- Comment fait-on pour vendre à chacun(e) un parfum en lui signifiant qu’elle(/il, exceptionnellement) est unique alors que l’on vend les mêmes flacons (ou à peu près) à des millions d’autres par an ?
- Comment fait-on pour vendre un parfum qui n’est pas du tout dans l’air du temps, pas du tout au goût du jour ?
- Comment fait-on pour vendre un parfum qui rappelle d’autres personnes, souvent plus âgées, et proches de soi, auxquelles on est plus ou moins attachées, comme des membres de sa famille ?
- Osons des termes/mots qui font mal : Comment fait-on pour vendre un parfum à la structure, au mieux "surannée", au pire "datée", qui nous fait prendre 20 ans (en cette ère où le jeunisme et la "remontée des traits" règnent) et risque de nous faire nous entendre dire qu’on porte un parfum de "vieille" (ne mâchons pas nos mots) ?

 

La singularité dans la multitude
Concilier ces contraires, cela, c’est le travail du marketing de le faire.
H&M, Zara, Louis Vuitton et ses monogrammes répliqués par milliers jusque dans les transports en commun et dans les rues, sont autant d’exemples de la possibilité de vendre de l’individualité, de la singularité, à la chaîne, par milliers/millions d’exemplaires. "Je suis différent car je fais comme tout le monde !" Paradoxal, mais, pourtant, courant.
Je soupçonne d’ailleurs la marque Chanel d’être presque satisfaite qu’on entende davantage parler de J’adore. Ainsi, dans les pays où le N°5 n’est plus Numéro 1, le porter redevient signifiant. On fait, alors, le choix de la qualité de "l’outsider incompris par la majorité des masses" qui n’ont pas su percevoir ni voir/sentir ses qualités, plus complexes. Une certaine forme de snobisme, en somme, pourrait en être flatté, redorant le blason de celui qui est devenu un peu plus "mal-aimé", pas apprécié à sa juste valeur. Porter le parfum le plus vendu, c’est un peu faire comme tout le monde. Porter le deuxième, plus tout à fait autant...

 

Parfum à contre-courant
Floral - Blanc - Aldéhydé
Savon - Fer à repasser - Métal - Ozone - Anguleux - Etrange(té) - Froid(eur)
Voici certains des termes qui pourraient décrire le Numéro 5. Or, que veut-on aujourd’hui ?
- En Asie, plutôt des floraux légers, transparents, délavés.
- En Amérique du Sud, à la fois des orientaux tapageurs à forte personnalité opulents qui marquent leur territoire en s’imposant en racolant un peu (beaucoup) et des eaux fraîches et pas trop envahissantes pour les fortes chaleurs humides.
- Aux USA, des orientaux puissants comme ci-dessus et des "fresh and clean" qu’on sent(e) le moins possible pour ne pas "intoxiquer" son environnement...
- Et, des floraux fruités, gourmands, sucrés, « bonbonniers », à peu près partout, dont en Europe.
- Or, le N°5 n’est rien de tout cela. Il est "trop froid" pour les uns, "trop fort", "trop signé" pour les autres, "trop ceci" et "pas assez cela" à la fois.
Il est étonnant que le premier parfum vendu au Monde en termes de ventes, soit si peu dans l’air du temps et ce, depuis déjà si longtemps.
Ici, je crois que l’on peut affirmer que c’est la désirabilité de cet objet fonctionnant comme un produit d’appel pour une marque aussi mythique que Chanel qui assure au N°5 sa place de leader à peu près partout durant une période si longue, alors que la fragrance, elle, est si peu dans l’air du temps. Mais, il est vrai que c’est, aussi, le dernier motif d’achat pour la plupart. On vérifié tout le reste d’abord (nom, marque", flacon etc.), puis, enfin, on vérifie que l’on ne déteste pas le jus... La marque est suffisamment désirable pour lui avoir permis de "squatter" la première marche du podium depuis fort longtemps.

 

Adhérer au parfum d’une autre
Ne nous leurrons pas, Chanel sait fort bien qu’il faut "renouveler" sa clientèle. (Je sais que le raisonnement suivant va sembler terrible pour certain(e)s, mais, plus que de cynisme, il s’agit de réalité dans les faits :) Il faut, globalement, trouver de nouvelles recrues.
Dans les pays où la marque se développe, en jouant sur la désirabilité du seul nom, suffisante pour inciter à un achat encore assez exceptionnel pour beaucoup.
Dans les pays où la marque s’est déjà beaucoup développée, il faut trouver de nouvelles recrues alors que le cœur de cible du parfum est amené à décroître du simple fait de la disparition progressive de ses acheteuses par leurs décès successifs et cumulés.
Les porteuses historiques des "anciens" parfums se font âgées. Elles disparaissent. Ce qui fait autant de ventes en moins.
Ce phénomène n’est pas nouveau. Le N°5 a plus de 90 ans, il a déjà fallu renouveler au moins une ou deux génération(s) d’acheteuses, voire plus. ^^
On a, probablement, constaté par le passé que ce renouvellement se fait plutôt bien puisqu’il est encore placé en tête des ventes. Des filles devenues femmes, des célibataires sans enfants devenues mères ou grands-mères déclarent souvent "avoir acquis la maturité, en vieillissant, pour porter le N°5", parfum, parfois, de "maman" ou de "grand-maman".
Mais, cela avait lieu avant que les codes ne changent à ce point. Avant "l’invasion" et la "domination" par les fruitchoulis dégoulinants, si éloignés d’un point de vue sensoriel. Le respect du parfum, comme "objet à valeur personnelle et historique", la "fidélité à SON parfum, à UN parfum", qui correspondrait à un moment précis ou à une vie, sont autant de valeurs mises à mal, depuis plus de 20 ans, par un marketing qui vise au renouvellement de manière plus agressive que par le passé et qui pousse, comme "valeur refuge" à la nouveauté plutôt qu’au respect du passé, décrit parfois actuellement comme se placer dans une posture "vieux jeu", "passéiste", "ringarde" en somme. Certains pays, plus ouverts à l’innovation et à la nouveauté, sont bien plus sensibles que d’autres à ces arguments. Les Etats-Unis et la France sont, de ce point de vue, à l’opposé. Je vous laisse deviner qui est plutôt traditionaliste conservateur et qui est plutôt innovant tourné vers le maintenant et l’après plutôt que vers le passé. Il ne s’agit pas de valeur de jugement de ma part, juste d’éléments descriptifs à caractère sociologique. Chaque posture a ses avantages et inconvénients.

 

Parfum de "vieille"
Là, les choses se compliquent...
La clientèle "jeune" a le parfum qui remplit son créneau chez Chanel : Coco Mademoiselle. Il n’est pas porté QUE par des jeunes, bien entendu. Mais, il est porté préférentiellement par elles malgré tout. Donc, vis-à-vis de cette clientèle, pas de soucis. Coco Mad’, comme on le surnomme, absorbe les "jeunettes" et les satisfait.
Qu’en est-il des femmes plus âgées ?
Il me semble, au vu des deux publicités mises à disposition, que la clientèle visée, de manière cohérente, reste les plus de 35 ans. Le choix de Brad Pitt en tant qu’égérie en était déjà un signe. Les mots choisis le confirment. Les choix esthétiques dans l’une et l’autre version, s’ils ne sont pas du tout les mêmes, s’adressent malgré tout à la même tranche d’âge également. En gros, il faut poursuivre et faciliter, "aider", le renouvellement naturel qui se fait pour le N°5 durant le passage de certaines à un âge adulte plus avancé, qui coïncide, parfois, avec le passage au statut de "mère" ou de "grand-mère".

 

Faut-il "vulgariser" le Numéro 5 ?
Faut-il le "démystifier" ?
Je rejoins Phoebus sur la personnalisation faite sur Brad Pitt du parfum : Etre plus âgé, plus mature, n’est pas signe de ringardise, la preuve faite chair et os (et jolie gueule...).
Je crois qu’il faut maintenir "désirable" le N°5 malgré tout ce qui a été cité auparavant, qu’il faut, au contraire, paradoxalement, le "re-mythifier" :
-malgré un jus qui n’est pas dans les codes actuels, pas facile, pas sucré, pas assez opulent pour être facilement lascif ;
- malgré son image surannée ou dépassée ;
- malgré les attaches émotionnelles que l’on a pu se construire et que l’on ne veut pas usurper (ne pas "remplacer maman" par exemple, ne pas être assimilée à elle) ;
- malgré sa banalité, etc.
Le mot d’ordre, en dehors de l’idée que l’on peut être "ancien(ne) en restant désirable comme Braaaaaaaad, c’est que s’il n’y en avait qu’un, que ce soit celui-ci :
- Oui, c’est un parfum complexe, peu facile à appréhender. Comme la première version de la publicité. Là, on flatte l’ego.
- Oui, il renvoie à l’image de personnes plus ou moins âgées, parfois disparues. Ces personnes, avec plus d’expérience, ont souvent bon goût. On peut s’en inspirer plutôt que s’en moquer.
- Oui, il peut faire "vieille cocotte" (imagerie d’un parfum de séduction malgré son "grand âge") ou "vieille peau" (imagerie plus austère d’un parfum distant). Cela permet d’être original malgré sa présence partout.
- Non, il n’est pas à la mode. Il est au-delà de cela.
- Non, il ne plaît, en fait, pas beaucoup. Tant pis. En faire le choix, c’est, encore une fois, se démarquer.
Il vous le faut. Pourquoi ?
Parce que ! ! (=> comprendre : "C’est ainsi, ça ne se discute pas...")
"I-naïve-tââbleuh"...
Or, seul un statut à part, "au-dessus", celui d’un mythe peut le faire. D’où la première version publicitaire. Sans références féminines, pourtant le cœur de cible visé par la pub !
Mais, accessible ce mythe. D’où, la version 2, où les codes compréhensibles et partagés sont présents.

 

A propos de la séduction.
Si l’on parle de la V, bien entendu, elle est flagrante, les références à la féminité y sont bien (presque sexys...).
Si l’on parle de la version où seul Brad est présent, je vais tenter d’être clair, je ne voulais pas entendre qu’il n’y avait pas du tout de séduction. Sinon, pourquoi choisir Brad et le payer 7 millions d’euros plutôt que Roger Trucmachin payé 500 ? ! Mais, si séduction il y a, elle est plus subtile, plus fine, plus intelligente.
Quant à la désexualisation, j’entendais plutôt par là la seule absence de référence au public visé, les femmes. Etrange ! J’aurais pu parler de déféminisation. Mais, là encore, la présence de Brad, de manière implicite, me démentirait.
Quant à la seconde version, un élément m’a fait sourire. Il y a 4 femmes : Une brune en fourreau noir, très période "Entre Deux Guerres". Une blonde évanescente en robe crème très "nordique évanescente dans ses fjords". Une brune à nouveau, en tailleur noir, très Chanel. Et, une blonde, de dos, en robe or dos presque nu, très J’adore, très Dior en somme. Après que Dior ait piqué Marilyn, voilà que Chanel, petite pique revancharde, pique un sosie "J’adoresque"... Ça m’a fait sourire. ^^
Et, non, il n’était pas question pour ce mythe qu’on maintient à ce statut, de montrer Brad torse nu, faisant du surf ou autres poses "sexiness". On ne vend pas le N°5 comme on vend Allure Homme Sport... ;-)

 

Pour ce qu’il en est du conservatisme : Les deux moutures sont à la fois conservatrices et pas tout à fait.
- La seconde en montrant des corps dénudés ne l’est pas dans l’affichage de la sensualité. Mais, l’est au final en reprenant tous les codes habituels de la parfumerie féminine. N°5 ou J’adore ? En dehors du N&B, très Chanel, on pourrait douter. On ne sait plus de quoi il s’agit. Et, en utilisant des silhouettes féminines très différentes, de la même manière que Brad "parle" à beaucoup de femmes, la pub en les montrant assez différentes élargit le champ des identifications possibles. "Cette femme, c’est peut-être un peu moi (fantasmée)"...
La première, avec son imagerie passéiste en N&B, presque de la réclame, en reprenant une imagerie passée déjà usitée il y a fort longtemps par la marque (avec Catherine Deneuve), le semble davantage. Mais, en se libérant de certains codes, elle me semble, pourtant, innover réellement, l’air de rien.
Seule chose qui ne doit pas bouger, le N°5, un mythe. Qui, par ailleurs, dans la deuxième version, "surréaliste" et sexy et non plus terre à terre existentialiste, voit son flacon voler dans les airs et se superposer à la Terre, rien que cela !
Un mythe.
I-nez-vie-ta-belle !

 

Voilà pour le long pavé... ^^
Phoebus, content de t’avoir lu. Tu m’as mis en verve ! ;-)
A bientôt à tou(te)s.
Opium

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par Mado33, le 20 octobre 2012 à 19:34

Merci pour cette analyse très fouillée et pertinente de la chose, non en effet je n’ai vu qu’une version, celle où Brad Pitt est seul...
Je vais regarder l’autre !
Bonne soirée.

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par Mado33, le 20 octobre 2012 à 19:58

Hello,

Ce n’est plus du tout la même chose en effet ! Classique mais deux univers juxtaposés, ça ne me plait pas vraiment, c’est voulu d’accord mais je préfère la 1ère version, étonnamment sobre donc.
Chanel Maquillage fait sensiblement pareil : pour le fameux Rouge Coco lancé par Vanessa Paradis il y a 2 ans environ, il s’agissait bien de rajeunir le rouge à lèvres et d’en faire un rouge prêt à porter. Peter Philips a insisté là dessus, le résultat est là, le Rouge Coco se vend très bien. Texture simple, facile, couleurs très ready-to-wear en effet, présentation ultra classique et petit " clic " à la fermeture, détail travaillé par l’équipe artistique.
Chanel réussit vraiment très bien ses campagnes de pub, de Carole Bouquet en passant par Estella Warren, Vanessa Paradis magnifiée par J.P Goude ou Brad Pitt, l’objectif est atteint. Se payer Kathryn Bigelow pour Allure Sport Extrême il fallait le faire aussi ! Idem avec J.P Jeunet !
Autant je trouve les pubs " j’Adore " horriblement vulgaires ( bling bling, etc.. ), autant celles pour le n° 5 sont jolies à voir. J’espérais Brad Pitt toujours seul et bien non, tant pis mais le succès du parfum n’en souffrira pas, au contraire !

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par Lilly-of-the-valley, le 8 novembre 2012 à 14:35

Salut,

Est-ce que c’est vrai qu’EU aille interdire les ventes du No 5 pour cause d’allergie ?

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par Koimynose, le 9 novembre 2012 à 10:23

Bonjour Lilly-
Apparemment c’est dans les tuyaux de la bureaucratie de Bruxelles. Beaucoup de sites en parlent. Il n’y a pas que le No5 de menacé d’ailleurs. Apparemment l’industrie du parfum se serait mobilisée pour se défendre et surtout proposer une solution plus intelligente que le bannissement pur et simple de certaines matières (dont la mousse de chêne) et l’abaissement à des niveaux homéopathiques de la quantité maximale autorisée pour d’autres.
Nous en parlions dans une autre discussion lancée par Jicky sur le sujet, ici http://www.auparfum.com/?ifra-45-la-saga-continue,492#forum26737
En attendant, je propose à Bruxelles de plancher sur les cacahuètes, le lactose, les abeilles, et pourquoi pas les acariens ?

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par Géraldine, le 9 novembre 2012 à 13:48

Il ne s’agit absolument pas d’interdire un parfum, mais d’interdire certains composants dont l’absence obligeraient, une fois de plus, à modifier la formule un grand nombre de parfums. Ce phénomène n’est pas nouveau et, pour diverses raisons, la plupart des parfums d’aujourd’hui n’ont pas la même composition qu’à leur origine. Mais la perspective 2013 promet un beau carnage...

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par Koimynose, le 9 novembre 2012 à 13:53

Oui, c’est bon le préciser : ce n’est pas une interdiction du No5 en tant que tel. Mais si le texte passe, beaucoup de jus risquent une défiguration sans précédent...

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par Lilly-of-the-valley, le 12 novembre 2012 à 15:02

Salut Koimynose and Géraldine,

C’est gentil d’avoir éclairé ma lanterne. J’avais mal suivi vos débats sur cette info. C’était un peu confus car la critique de Jeanne date de 2007… Merci pour le lien.
Désolée pour mon message précédent ‘so anglish’. J’étais dans un état de ‘choc’, visiblement. C’est la fin d’une époque ! Déjà, je n’ai jamais connu les grands classiques (les vrais) comme Shalimar. Le premier parfum que je me suis offert, c’était L’Aire du Temps dans les années 90. C’est encore trop tard. Comme c’est triste.

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Lire la critique de Cuir de Russie

Cuir de Russie

Le Sacre de l’Hiver
Certains parfums agissent sur vous comme des bombes à retardement. Vous les connaissez par cœur, depuis longtemps, mais sans vraiment les aimer, puis un jour, sans raison apparente, ils vous (...)
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Gardenia

Dame au camélia
Entre Chanel N°22 et Bois des Îles, Coco Chanel décidait en 1925 de créer un soliflore innovant, inspiré du gardenia, à défaut de camélia, sa fleur emblématique, qui ne libère hélas aucune odeur. Le (...)
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Sycomore

Vétiver sculpté
La collection des Exclusifs, qui fait revivre l’esprit de Mademoiselle Chanel depuis 1 an, s’enrichit d’un nouveau bois, dont le nom mystérieux (celui d’un grand érable majestueux) résonne comme celui (...)
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Bois des Îles

Bois exclusif
Cinq années après le mythique N°5, Ernest Beaux signe le dernier parfum qu’il fera pour Chanel, et clôt ainsi, après Cuir de Russie et Gardenia, la collection Rue Cambon, relancée dans les années 80, (...)
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Lire la critique de Chanel N°22

Chanel N°22

N°5 bis
N°22 faisait partie de la même série d’essais qu’Ernest Beaux présenta à Coco Chanel lors de la création du N°5. C’est donc en quelque sorte une variation du N°5, dans une direction plus ambrée et plus (...)
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Pour Monsieur

Dandy des bas étages
Le seul Chanel masculin créé du vivant de Coco Chanel incarne-t-il toujours cette imagerie de dandy séducteur, malgré de trop nombreuses reformulations ?
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Lire la critique de Cuir de Russie

Cuir de Russie

Le Sacre de l’Hiver
Certains parfums agissent sur vous comme des bombes à retardement. Vous les connaissez par cœur, depuis longtemps, mais sans vraiment les aimer, puis un jour, sans raison apparente, ils vous (...)
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Coco Noir

Mademoiselle in black
Après différents essayages attentionés, l’impression initiale se stabilise : Coco Noir est bien un Chanel. Mais Coco Noir n’est pas l’héritier de Coco.... "Faire du Chanel" est un acquis bien maîtrisé (...)
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Coromandel

Patchouli de peau
Coco aimait les paravents chinois et on la comprend, rien n’est plus splendide qu’un Coromandel, le nom désormais générique donné aux modèles chinois ornés de laques dont la finesse et la beauté ont fait (...)
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Antaeus

Anti-Bleu
Le sous-titre de ce premier parfum de Jacques Polge en 1981 pour Chanel aurait pu être "cuir duel" tant la notion de dualité est celle qui caractérise le mieux Antaeus. 95, tel est le nombre (...)
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Lire la critique de Cuir Cannage

Cuir Cannage

Tabac Mauresque
Une belle proposition de cuir artisanal et couture, qui semble s’être inspiré d’autres mastodontes de la parfumerie cuirée...
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Vent de Folie

Folie douce, très douce
Un joli floral fruité pimpant et joyeux, en totale adéquation avec l’univers Goutal.
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Rouge Hermès

Carré de soirée
Un parfum qui en fait probablement beaucoup, voire trop. Mais qui rappelle que parfois le fastueux a du bon.
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Modern Muse

Inspiration, es-tu là ?
Une muse qui s’est un peu trop inspirée de ses copines fleuries boisées/chyprées récentes. Pas moche, mais manque cruel de personnalité.
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Brit Rhythm Femme

Rhizome is love
Une lavande talquée d’iris qui signe un féminin audacieux, attendrissant, intrigant et différent.
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Jicky

Jicky

a porté Chanel N°5 le 8 septembre 2014
Avait-elle des raisons de penser que vous viviez mal votre dualité ? Voyez-vous... si je vous dis oui alors vous allez tout de suite penser à un dédoublement. A Mr Hyde et au Dr Jekyll. Du coup je (...)
Sa note :
Jicky

Jicky

a porté Chanel N°5 le 29 août 2014
Avait-elle des raisons de penser que vous viviez mal votre dualité ? Voyez-vous... si je vous dis oui alors vous allez tout de suite penser à un dédoublement. A Mr Hyde et au Dr Jekyll. Du coup je (...)
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Nymphomaniac

Nymphomaniac

a porté Chanel N°5 le 22 août 2014
Sa note :
PoisonFlower

PoisonFlower

a porté Chanel N°5 le 9 août 2014
Pas comme tout le monde... pour le meilleur ou pour le pire, ça dépend des jours !
doudou

doudou

a porté Chanel N°5 le 9 août 2014
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Arpège

Arpège

a porté Chanel N°5 le 4 août 2014
Dans un grain de sable voir un monde Et dans chaque fleur des champs le Paradis, Faire tenir l’infini dans la plume de la main Et l’Éternité dans une heure. (Auguries of Innocence) William (...)
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ROBERTO

ROBERTO

a porté Chanel N°5 le 3 août 2014
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macis

macis

a porté Chanel N°5 le 1er août 2014
Jicky

Jicky

a porté Chanel N°5 le 31 juillet 2014
Avait-elle des raisons de penser que vous viviez mal votre dualité ? Voyez-vous... si je vous dis oui alors vous allez tout de suite penser à un dédoublement. A Mr Hyde et au Dr Jekyll. Du coup je (...)
Sa note :
Nymphomaniac

Nymphomaniac

a porté Chanel N°5 le 25 juillet 2014
Sa note :
Nymphomaniac

Nymphomaniac

a porté Chanel N°5 le 21 juillet 2014
Sa note :
DOMfromBE

DOMfromBE

a porté Chanel N°5 le 9 juillet 2014
Sa note :

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