
Par Jeanne Doré le 15 octobre 2008
Marque : John Galliano
Année : 2008
Genre : Féminin
Créé par : Aurélien Guichard - Christine Nagel
Famille: Orientale
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par jerryb, le 15 octobre 2008 à 21:45
Qu’en penser ? Je reste très partagé : la première impression est plutôt positive avec comme vous le dites Jeanne, un effet belles matières très méritoire, mais il s’en suit une "traversée du désert" qui me rappelle furieusement un gel douche, un shampoing ou un produit ménager. En outre, les notes de plutôt tenaces laissent une impression de cuir souple et de muscs doux et ne sont pas désagréables. Finalement, l’ensemble est bien "Gallianesque" et trouvera ses adeptes. Ce qui me gène vraiment, c’est le positionnement prix, très ambitieux et la qualité du flacon, franchement pas terrible ; beau en photo, plus douteux en réel.
par ptitkiwi, le 27 octobre 2008 à 09:10
Je trouve l’idée de Galliano d’avoir mis ses souvenirs en parfum intéressante sur le principe, mais le résultat est un peu brouillon. Effectivement, il ne semble vraiment pas facile à porter, j’ai du mal à imaginer qu’il puisse trouver une cible d’ailleurs...J’aime l’odeur poudrée de l’iris et de la violette mais ça s’arrête là... Tout à fait d’accord avec jerryb concernant le flacon et le positionnement prix...plus beau en photo que sur le linéaire...
par Jeanne Doré, le 27 octobre 2008 à 19:03
Je vous l’accorde, ce n’est pas un parfum facile à porter, c’est en cela qu’il m’intéresse, car c’est une démarche risquée, et surtout il est à l’image de son créateur, pas facile à cerner non plus, lui, dans le genre ! Je trouve comme vous deux, hélas, la flacon et l’emballage d’un kitch redoutable...
par Le Gnou, le 21 février 2009 à 17:04
J’ai une vision bipolaire de ce parfum : d’un coté un bouquet floral (rose, violette) qui présente des aspects savonneux, vert et acide ; et de l’autre une facette plus douce, poudrée amandée, qui m’évoque un peu le sirop d’orgeat (héliotropine ?). Un pied dans la cuisine (poudré gourmand), un pied dans la salle de bain (cosmétique savonneux), position inconfortable mais pas inintéressante, d’où, peut-être, son coté « difficile à porter ».
Le flacon excentrique et baroque aurait pu faire son petit effet, s’il n’avait pas utilisé des plastiques aussi peu qualitatifs avec une finition grossière. Comme ça, il fait vraiment gadget kitsch.
par Jicky, le 24 avril 2010 à 20:03
J’ai vu qu’ils allaient sortir une eau de toilette. Juste à titre informatif
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[Couture baroque]
La première forte impression ressentie avec une mouillette du premier parfum de John Galliano sous le nez, c’est une bonne cohérence avec le personnage et son univers. Baroque, complexe, riche, exubérant, et un poil too much. Et l’emballage est là pour nous convaincre que l’on a bien affaire au créateur le plus déjanté de sa génération : un flacon rococo rose et noir surmonté du “G” gothique (en plastique) de sa majesté, emballé dans une boîte taille XL avec pour illustration un personnage mi-pierrot lunaire mi masque vénitien 80’s tout en camaïeu de rose, beige et gris.
Ceci étant dit, la première impression olfactive est également plutôt positive, la sensation de matières riches et qualitatives est bien là, avec un positionnement olfactif très “niche”.
Faisant office de notes de tête, des aldéhydes fusants et acidulés ouvrent la marche d’un cortège haut en couleur. Un encens d’église, piquant et fumé, se drape de roses crémeuses et savonneuses, d’iris et de violette vertes et poudrés, qui finissent par évoluer sur un accord boisé fumé, patchouli, ambré, très musqué, d’une tenue à toute épreuve.
On comprend en lisant cette interview dans l’Express, comment chaque note est reliée à un souvenir particulier de l’artiste : l’encens de son éducation religieuse (il était enfant de choeur), les « senteurs poudrées et féminines des actrices dans les loges du National Theatre de Londres », et enfin « l’odeur de repassage dans les ateliers », retranscrite par les aldéhydes métalliques au départ.
La mission de retranscrire l’ADN de Galliano a été plutôt bien comprise et accomplie avec talent par les parfumeurs. Si ce n’est pas un parfum forcément facile à porter, il a le mérite d’exprimer tout un univers, que l’on peut aimer ou pas, et surtout l’envie d’un artiste de se projeter dans un monde d’odeurs qui lui ressemblent.
Dommage par contre que le flacon n’ait pas été pas plus... “discret” ?