Mitsouko

Mitsouko - Guerlain

Coup de coeur

Par Jeanne Doré le 21 décembre 2007

 

Marque : Guerlain

Année : 1919

Genre : Féminin

Créé par : Jacques Guerlain

Style: chic - classique

Famille: Chypre

Note des visiteurs :

(45 avis)

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[Mousse à la pêche]

 

Mitsouko a été ma première rencontre avec les parfums chyprés, un choc olfactif et émotionnel qui a positionné depuis cette famille olfactive comme une des plus chères et précieuses à mon nez, encore aujourd’hui.
Mitsouko est un des précurseurs des chypres tels qu’on les connaît aujourd’hui, composés le plus souvent de mousse de chêne, de patchouli, de bergamote, de notes florales et boisées. Le premier chypre moderne est toutefois généralement attribué au Chypre de François Coty, car avant lui les compositions dénommées “Chypre” qui existaient étaient de simples accords de mousse de chêne et d’agrumes, lourds et terreux, quasiment importables. Coty a réussi à transformer cet accord et à le rendre subtil et portable en couvrant l’odeur de mousse avec du jasmin, et son parfum a ainsi donné le nom à cette famille.
Jacques Guerlain a en quelque sorte perfectionné cette première avancée en utilisant une grande quantité d’undecalactone, molécule à l’odeur fruitée et veloutée de pêche, qui a fait de Mitsouko un nouveau chypre, au caractère unique en son genre. D’une construction assez simple, bergamote en tête, rose, jasmin et pêche en cœur, mousse de chêne, cannelle, poivre et vétiver en fond, Mitsouko offre cependant une impression de richesse complexe et vibrante.
Il symbolise son époque à travers son nom, emprunté à l’héroïne de l’opéra de Puccini Madame Butterfly, qui répond à l’engouement du moment en Europe pour l’extrême-orient, mais également par son profil olfactif, qui marque un contraste avec les parfums floraux, doux et plus féminins d’avant guerre, comme L’Heure Bleue, tandis que les chypres, caractérisés par une certaine dureté et masculinité, reflètent alors le nouveau positionnement social de la femme des années 20.

 

Avis

par friedrich, le 22 décembre 2007 à 17:29    

Mitsouko

 

J’aime beaucoup aussi Mitsouko, que j’ai mis malgré tout un certain temps à apprécier, et je ne savais pas qu’il y existait des chyprés avant celui de Coty. En revanche, le nom de Mitsouko n’a pas pu être inspiré par l’héroïne de Puccini, puisque celle-ci se prénomme Cio-Cio-San, et sa servante Suzuki, mais ça répond sans doute au même attrait pour le Japon.

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réponse de Jeanne, le 22 décembre 2007 à 22:26    

Mitsouko

Tout à fait exact, mea culpa ! J’ai prêté à tort un lien de parenté un peu trop rapide entre Madame Butterfly et la nouvelle écrite par Claude Farrère, La Bataille, relatant des amours de la Japonaise Mitsouko avec un attaché naval britannique, sous fond de guerre russo-japonaise. Jacques Guerlain baptisa son parfum en hommage à cette histoire d’amour poignante et torturée qui l’avait particulièrement touché.
Quant aux Chypres pré-Coty, ils n’avaient encore de Chypre que leur nom...

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par friedrich, le 23 décembre 2007 à 02:38    

Mitsouko

 

Merci pour ces précisions ! En tout cas, le parfum de Guerlain semble avoir davantage fait date dans l’histoire de la parfumerie que cette nouvelle dans l’histoire de la littérature, dont l’auteur est inconnu au bataillon aujourd’hui...

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par PoisonFlower, le 23 décembre 2007 à 15:59    

Mitsouko

 

Ah, Mitsouko... J’ai tellement de choses à en dire que je ne sais par où commencer !

La première fois que je l’ai senti remonte à une dizaine d’années et je n’avais à l’époque pas encore beaucoup de références en matière de parfums. Ses notes de tête m’avaient ainsi rappelé le départ hespéridé, sucré et très épicé d’Opium, l’un de mes premiers grands chocs olfactifs. Ce qui n’est finalement pas dénué de sens, même si aujourd’hui elles m’évoquent davantage l’attaque tonique, toujours hespéridée et épicée, d’un autre Guerlain, Vétiver, qui partage en outre avec son glorieux aîné des notes sèches et boisées.

Il semble que les notes épicées dans ces deux Guerlain soient surtout présentes dans les notes de coeur et de fond. Il n’empêche qu’elles se font sentir presque immédiatement, juxtaposées avec brio aux notes fraîches et citronnées chères à la marque.

Dans Mitsouko, je sens surtout en tête la bergamote, juteuse, et une odeur montante de poivre et de clou de girofle, ainsi que déjà une note fruitée, mais en sourdine, le tout discrètement auréolé de la senteur florale et printanière du lilas (qui à mon sens est le seul ingrédient du parfum à lui à insuffler un peu de douceur et de féminité). Il me semble également sentir assez rapidement une odeur lisse, rappelant un peu celle de la fourrure, à la fois forte et en retrait, présente comme pour soutenir harmonieusement l’ensemble de la composition et perceptible tout au long de son évolution. Je retrouve également cette senteur dans d’autres Guerlain (Jicky et Shalimar en tête) et Arpège... Peut-être s’agit-il de la civette ?

Ensuite, la note fruitée dite de pêche apparaît véritablement. Personnellement, je perçois à la fois une note d’agrume trop mûr (type mandarine ou clémentine), quasiment acide, et une note confite abstraite avec des relents d’épices, plutôt qu’une odeur de pêche à proprement parler.

En fin d’évolution, on distingue bien sûr l’accord boisé, terreux, sec et enveloppant, propre aux chypres, qui est ici à mon sens marqué par le vétiver. Ce qui fait la particularité de Mitsouko tient pour moi au fait que cet accord est comme sali par une sorte d’odeur de... friture, qui fusionne littéralement avec celle de la peau et crée une alchimie aussi singulière que sensuelle, voire sexuelle. Je n’ai pas trouvé mieux que cette impression de friture, le terme est sans doute trop fort... Quoi qu’il en soit, je l’attribuerais personnellement à l’association finale de composants épicés et animalisés, avec peut-être aussi un soupçon de vanille.

Pour moi donc, le fond de Mitsouko en fait un véritable parfum d’alcôve, à porter à même la peau, près des points de pulsation, afin qu’il diffuse au mieux son aura de luxure... S’il se fait encore sentir au moment du coucher et que vous n’êtes pas seul(e), vous pouvez en effet compter sur ses vertus érotiques, pour ne pas dire aphrodisiaques, avant et/ou pendant le sommeil... :-P

En dehors du boudoir et de la chambre à coucher, je trouve que Mitsouko se porte idéalement lors d’une balade en forêt ou en ville, par temps très froid et sec, car il est merveilleux de le sentir flotter dans l’air automnal ou hivernal, tout juste réchauffé par un rayon de soleil.

Mitsouko me fait personnellement l’effet d’un parfum totalement anticonformiste et me semble être un contre-emploi autant sur un homme que sur une femme, tant il joue avec les codes olfactifs féminins et masculins avec son mélange de senteurs épicées, fruitées, boisées et animales.

Je suis d’ailleurs étonné qu’il ait réussi à traverser les décennies et à être toujours aussi largement distribué, tant il est l’un des Guerlain les plus difficiles à porter. Car Mitsouko est tout sauf doux, consensuel et agréable au premier abord : il a des airs de félin qui ne se laisse pas facilement approcher et on l’adore ou on le déteste, il n’y a pas de demi-mesure avec ce genre de parfum à très forte personnalité. Sans compter que de nos jours, son odeur est perçue par les nez peu expérimentés au mieux comme trop puissante et particulière, au pire comme totalement démodée et réservée aux douairières... Et ce n’est sans doute pas la mode actuelle des nouveaux chypres, frais et/ou gourmands, mais invariablement inoffensifs et assez ternes en définitive (et pas si chyprés que ça en plus, pour la plupart...), qui changera quelque chose à la perception de Mitsouko par le grand public en ce début de XXIème siècle... En un sens tant mieux, il restera ainsi une composition réservée aux initié(e)s capables de l’apprécier à sa juste valeur, cela malgré son statut de parfum culte et incontournable dans l’histoire de la parfumerie moderne.

Voilà, j’ai été un peu long, mais dans la mesure où Mitsouko est mon parfum préféré, je ne pouvais faire moins.

Avec une fragrance riche et fascinante qui ne laisse pas indifférent, un nom exotique qui invite à la rêverie et un flacon superbe, tous les ingrédients du parfum d’exception et mythique sont bien réunis. Ce n’est en effet pas un hasard si Mitsouko s’attire encore et toujours les faveurs des amateurs de parfums les plus exigeants.

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par S9, le 24 décembre 2007 à 14:41    

Mitsouko

 

Ca fait plaisir de voir à quel point un parfum peut nous transporter et éveiller en nous une foule de sensations, à en lire la critique de PoisonFlower.

Pour moi Mitsouko est avant tout lié à une personne, puisqu’elle ne portait que ce parfum, et il s’agit de mon ex-belle mère, 70 ans ! En tout cas ce parfum lui allait bien.

Mitsouko est pourtant hors temps, hors tendances.

C’est un parfum de caractère, en définitive pas si "féminin" que ça je trouve, et il ira aussi bien à une jeune fille qu’à une "dame".

Je l’ai acheté une fois il y a quelques années, mais du fait qu’il était déjà associé à une personne de mon entourage a fait que je ne me le suis pas approprié.

Je pense aussi qu’en définitive il ne me correspondait pas tant que ça. C’est un bon Guerlain, mais pas celui que je préfère.

En tout cas il a tout du grand parfum, celui qui peut ne plus nous quitter : le flacon, emprunté à celui de L’Heure Bleue, est superbe. Le nom a une certaine aura, il évoque la femme fatale ! (il signifie "mystère" en japonais) et la fragrance est facilement identifiable.

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par PoisonFlower, le 29 décembre 2007 à 15:29    

Mitsouko

 

Je voulais juste ajouter que je trouve l’eau de toilette bien terne et plate par rapport à l’eau de parfum et l’extrait. Elle ne met en effet pas du tout en valeur les aspects les plus fascinants de Mitsouko, puisque ne faisant qu’effleurer sa note fruitée complexe, à la fois acide et confite, et son fond boisé et charnel qui le rendent encore de nos jours si unique (dérangeant, diront certain(e)s).

Le meilleur choix est à mon avis l’eau de parfum, qui me semble être aussi puissante et tenace que le parfum, même si peut-être un tout petit peu moins raffinée et subtile niveau sillage. Après tout, il faut bien qu’il reste quelques bonnes raisons qui justifient l’achat (coûteux) de l’extrait, hormis son flacon, superbement désuet et raffiné !

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par Aline et Valcour, le 30 décembre 2007 à 17:56    

Mitsouko

 

le plus beau et le plus important des parfums Guerlain. la parfumerie francaise ne serait plus la meme sans Mitsouko, on pourrait se passer de L ’Heure Bleue mais pas de Mitsouko. que dire de plus ici, oui pour moi c ’est le parfum d ’une femme de caractere, une femme independante. je suis etonnee que personne n ’addresse la question de la reformulation de Mitsouko, Guerlain a choisit de suivre les directives de l ’Union Europeenne, finit le mousse de chene, ingredient majeur de la composition d ’un chypre. je possede deux extraits de Mitsouko dont un qui date du debut des annees 80, une merveille, le spectre des notes est plus elargi, les notes de fond comme le patchouli sont a la fois sombres, mysterieuses et radiantes contrairement aux versions plus recentes, moins complexes.

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par Octavian Coifan, le 2 janvier 2008 à 17:26    

Mitsouko

 

Mitsouko reformulé ... bien qu’on dise que c’est une reformulation bien réussi .... n’est plus le même. Le beau parfum de jadis, n’existe plus ! On peut opérer toute la magie de la chimie mais il n’est plus le même. Une ombre n’est qu’un spectre sans le corps réel bien voluptueux du parfum. Est toujours au sujet des "directives" ... il y a aussi celles du LVMH - sans produits animaux. Faire des anciens Guerlains sans les teintures d’origine (musc, civette, etc) est comme un Kodak de Mona Lisa. La reproduction peut être bonne si on accepte le simulacre. Guerlain - le fleuron de la parfumerie française existe dans le souvenir de ceux qui ont connu les beaux parfums du passé. Tradition et modernité - une façon élegante de dire que les choses vraies ont à jamais changé. Mitsouko - reste une belle idée, même reformulé... mais pour les generations futures c’est dommage qu’elles ne puissent jamais connaitre les originaux et ne vivent que de souvenirs impalpables ... et politically correct (exit animaux, exit autres ingredients, exit jasmin de grasse ....).

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réponse de Aline et Valcour, le 3 janvier 2008 à 00:46    

Mitsouko

c ’est vrai, meme reformule ca reste un beau parfum, un monument de la parfumerie francaise qui merite encore d ’etre commercialise pour les nouvelles generations. Octavian, le jus de mon Mitsouko en extrait vintage est le spectacle d ’un sublime brun caca d ’oie, la couleur est tres organique, le recent se situe entre le vert et le jaune, un effet plus synthetique et artificiel. il parait que seuls Chanel et Jean Patou auraient encore acces au jasmin de Grasse pour les extraits du No 5, de Joy et 1000. savez-vous depuis quand Guerlain a arrete d ’utiliser le jasmin de Grasse que Coco Chanel qualifiait de plus pur de tous les jasmins ?

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réponse de aktarus, le 5 août 2009 à 17:58    

Mitsouko

Politiquement correct, ne plus utiliser de matières animales dans la parfumerie ?!? Les bouquetins porteurs de musc apprécieront... Le synthétique n’est effectivement qu’une reproduction du naturel, mais regretter qu’on ne tue plus des animaux pour l’industrie de la parfumerie me semble insensé. Nous sommes amateurs de parfums, n’oublions pas qu’il s’agit d’un produit de luxe et de plaisir, merci. Je n’en porterais pas si j’avais ne serait-ce que le doute qu’il puisse y avoir encore du musc naturel dans les compositions.

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par Octavian Coifan, le 3 janvier 2008 à 15:04    

Mitsouko

 

Pour le jasmin de Grasse il faudrait voir si le petit champ arrive a fournir tout le jasmin pour l’un des plus vendu parfums du monde, donc une quantité énorme !!!

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réponse de NathalieB, le 3 janvier 2008 à 17:26    

Mitsouko

A ma connaissance le Jasmin de Grasse n’est utilisé que dans l’ extrait de Chanel 5, ce qui réduit quand même la quantité et reste ainsi (plus ou moins) plausible... J’ai cru comprendre que Chanel restait très à cheval sur la qualité et j’espère que cela va continuer ainsi...

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par Octavian Coifan, le 3 janvier 2008 à 19:24    

Mitsouko

 

oui, il y a de très beaux / rares ingredients utilisés dans certains extraits mais, parcequ’on a pris habitude d’etre imprécis, le consommateur comprend, par extension, que toute la ligne en contient. Ce n’est pas mentir, c’est juste une manière un peu marketing. Si dans la formule de 1921 de Chanel 5 extrait, au lieu de mettre du jasmin de grasse 100% on met 10% jasmin de Grasse et 90 % un mélange d’autres jasmins (Egypte, Maroc, etc) le fait de dire que le parfum contient du jasmin de Grasse n’est pas un mensonge ! Et voilà un exemple pour trouver un équilibre prix-qualité-formule d’origine-authenticité .... mais celui qui achète le No5 et lit les articles comprendra toujours que dans l’EDT, EDP, extrait .... il n’y a que du jasmin de Grasse. Une façon de voir et faire le business parfum aujourd’hui.

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réponse de Aline et Valcour, le 3 janvier 2008 à 21:09    

Mitsouko

c ’est bien ce que j ’ai souligne le jasmin de Grasse ne concernerait que les extraits mais Octavian a raison, on nous balance comme ca jasmin de Grasse mais on ne connait rien de la realite, les vrais dosages des nouvelles formules et ces extraits sont-ils fideles a l ’original de 1921 pour le No 5 ? j ’ai une amie qui adore Joy en extrait, elle a arretee de l ’acheter depuis le rachat par P&G, c ’est plus le meme et malheureusement Joy n ’est pas un parfum qui se bonifie avec les temps, il est rancide en vintage et importable (meme histoire avec les vintages Arpege, elle a essaye trois fois, rien a faire). Serge Lutens denonce dans Tous les parfums de l ’Arabie la supercherie de l ’industrie du parfum ou on met une demi goutte d ’un composant cher pour exploiter un certain prestige qui n ’est que de la poudre aux yeux.

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par PoisonFlower, le 6 février 2008 à 20:47    

Mitsouko

 

En ce qui concerne l’utilisation de la mousse de chêne et des substances d’origine animale, il est évidemment regrettable qu’elles ne puissent plus être employées, dans la mesure où cela amène les marques à reformuler certains de leurs parfums (souvent les plus fameux), ce qui peut altérer leur qualité olfactive d’origine.

Il y a beaucoup à redire sur certains choix récents de Guerlain ou LVMH, mais comment leur reprocher de ne plus recourir à ces essences, si l’Union Européenne les contraint justement à cela ?

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par PoisonFlower, le 10 février 2008 à 13:48    

Mitsouko

 

Toujours au sujet de la mousse de chêne, je viens de remarquer que le site internet de Guerlain et les plaquettes de la marque que l’on trouve parfois en parfumeries, lorsqu’ils citent les notes dominantes de chaque parfum, emploient désormais le terme de "notes sous-bois" pour évoquer la mousse de chêne, présente à l’origine dans certaines compositions.

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par Djoudje, le 10 mars 2008 à 17:54    

Mitsouko

 

Moi aussi, j’adore ce parfum, notamment car c’est celui de ma mère. Elle le porte depuis toujours (en tous les cas, depuis que je suis née) et je peux savoir si elle est dans une pièce rien qu’au nez. J’adore ce côté un peu masculin (la mousse de chêne, j’imagine) qui va si bien à ma maman. D’ailleurs, je cherche le "petit frère" de ce grand parfum pour moi. Malheureusement, j’ai beau chercher, je ne le trouve pas. Pour vous, quel est le parfum qui se rapprocherait le plus de Mitsouko ?

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réponse de PoisonFlower, le 10 mars 2008 à 20:12    

Mitsouko

Le parfum qui s’en rapproche le plus pourrait être Parure, chez Guerlain donc, qui cultive toujours des notes chyprées, fruitées et épicées, mais traitées de façon beaucoup plus fleurie et féminine. La pêche est remplacée par la prune et les épices se font aromates.

Outre Mitsouko bien sûr, l’ensemble m’évoque un peu Aromatics elixir, le patchouli capiteux et surdosé en moins.

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réponse de Jeanne, le 11 mars 2008 à 00:00    

Mitsouko

Bonjour Djoudje, quelle question difficile ! Je dirai peut-être Femme de Rochas, pour son aspect fruité, plus prune que pêche, enveloppé d’épices et de bois, et dans un style plus 90’s, on retrouve un bel accord chypre pêche dans Yvresse, ex-Champagne d’YSL, qui est lui noyé dans une rose veloutée...

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réponse de Charles De Lille, le 5 décembre 2008 à 21:15    

Mitsouko

J’ai l’impression que l’Eau Sauvage Extreme s’en rapproche assez, le côté fruité en moins.

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par Djoudje, le 11 mars 2008 à 12:01    

Mitsouko

 

Merci Poisonflower et Jeanne pour ces conseils. Le problème, c’est que Guerlain a arrêté la commercialisation de Parure et que mon mari ne supporte pas les parfums poudrés dans lesquels il classe Aromatics Elixir et Femme. Trop entêtant, dit-il. Pour Yvresse, c’est moi qui est des problèmes avec la rose !!! Sur ma peau, ça tourne souvent à la rose de mémé. Mais, je ne désespère pas de trouver un jour un parfum qui lui plaise autant qu’à moi.

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réponse de PoisonFlower, le 11 mars 2008 à 20:05    

Mitsouko

Parure n’est plus produit ? Ce doit alors être très récent, car il me semble qu’il y a encore quelques semaines il était toujours présent sur le site de Guerlain (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui...). :-(

Les fans de Chant d’arômes et Après l’ondée peuvent à mon avis commencer à se faire du souci...

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réponse de Troudujol, le 11 mars 2008 à 20:41    

Mitsouko

Tout ça pour laisser la place à My Insolence et L’Instant Magic !

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par Newyorker, le 15 novembre 2008 à 23:30    

Mitsouko

 

Il s’agit là de mon parfum préféré et celui de ma mère depuis assez longtemps, ce qui m’empêche de l’acheter ! Par contre je voulais savoir ce que vous en pensiez, j’ai l’impression que le vétiver a été accentué dans la nouvelle version, en tout cas j’ai l’impression qu’il domine la note de fond, mais je me trompe peut être, pouvez vous m’éclairer ?

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par Newyorker, le 5 décembre 2008 à 19:10    

Mitsouko

 

Personne ne veut me répondre ? :(

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réponse de Jeanne Doré, le 5 décembre 2008 à 20:51    

Mitsouko

Cher New Yorker, désolée d’avoir laissé passer votre requête sans y répondre ! De quelle version parlez-vous ? EDT ou EDP ? Lorsque j’avais comparé les deux il y a peu de temps, j’avais trouvé que l’EDT était en effet plus boisée en fond, plus sèche, et moins "douillette" que l’EDP, qui me semblait davantage correspondre au Mitsouko que je connais. Peut-être cela va-t-il dans le même sens que votre remarque ?

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par Newyorker, le 5 décembre 2008 à 21:00    

Mitsouko

 

Bonsoir Jeanne, merci de votre réponse :). Je parlais de l’eau de toilette, et je sens exactement la même chose : un fond boisé assez sec. Je n’aime pas trop. En revanche, je trouve l’eau de parfum tout simplement magique.

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réponse de Jeanne Doré, le 5 décembre 2008 à 21:08    

Mitsouko

Et bien voilà, nous somme bien d’accord ! Je crois qu’il faut privilégier les EDP en général, et surtout chez Guerlain, c’est là qu’on retrouve le plus la signature du parfum. Si on peut s’offrir l’extrait, alors c’est encore mieux !

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réponse de jerryb, le 5 décembre 2008 à 21:31    

Mitsouko

Bonjour, Jeanne, il est peut être un peu dangereux de prendre ce raccourci, vrai pour Mitsouko, mais pas forcement pour d’autres. Chez Guerlain, Samsara et Jardin de Bagatelle sont plus fins et ont un meilleur rendu en eau de toilette. Les versions eau de parfum semblent plus lourdes et "enferment" la partition originale. Dans d’autres marques, Flower by Kenzo, Miracle, Ange ou Démon, Gucci by Gucci, Narcisso Rodrigez for her sont plus "ouverts", plus aériens et semblent du coup plus équilibrés en eau de toilette. Bien sûr, l’extrait reste un must, à petite dose et à fleur de peau.

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par Jeanne Doré, le 5 décembre 2008 à 22:00    

Mitsouko

 

Merci JerryB pour ces précisions. Il faudra que je compare les deux versions pour Jardins de Bagatelle et Samsara. Il est vrai que pour certaines marques, EDT et EDP sont parfois même des compositions très distinctes, à la limite des parfums différents, c’est le cas d’Ange ou Démon ou Narciso for Her (je préfère d’ailleurs largement les version EDP de ces derniers). Alors disons qu’il n’y a pas de règle absolue, à chacun de sentir et de trouver sa préférence !

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par afraafra, le 18 février 2009 à 18:26    

Mitsouko

 

Tres unisex et bonne dureté

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par sophie, le 24 mai 2009 à 21:21    

Mitsouko

 

J’ai senti Mitsouko aujourd’hui sur ma belle-mère, et j’ai été très agréablement surprise.

J’adore cette facette androgyne, et il m’émeut davantage que l’Heure Bleue, je ne sais pas pourquoi.

J’en ai mis une goutte sur ma main, il est encore présent et rien ne m’a plus émue aujourd’hui que de le sentir en sourdine sur moi : de légères effluves un peu masculines, poudrées, végétales, le tout d’un raffinement extrême. C’est indescriptible, ce parfum me rappelle des souvenirs, j’ai beau fouillé je ne trouve pas...

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par Jeanne Doré, le 25 mai 2009 à 11:35    

Mitsouko

 

Les beaux parfums nous rappellent toujours quelque chose, finalement peu importe de se souvenir quoi exactement, ce qui compte, c’est de profiter de l’intense emotion qui nous submerge, comme celle que vous décrivez si joliment.

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par Newyorker, le 7 juillet 2009 à 13:32    

Mitsouko

 

Il était temps que j’apporte une contribution plus complète que mon petit post d’il y a quelques mois à ce parfum de légende, mon parfum préféré ! Mitsouko est peut être le parfum qui m’émeut le plus tant il fait remonter de choses en moi. C’est le parfum de ma maman et j’ai été habitué à le sentir très jeune. Comme vous Jeanne, c’est Mitsouko qui m’a initié aux Chyprés, famille qui est maintenant très chère à mon coeur. Il m’évoque merveilleusement une promenade automnale en forêt, lorsque les feuilles se parent de magnifiques couleurs et que les odeurs humides et terreuses se font de nouveau sentir. Il annonce à merveille la fin de la belle saison et le retour des grands froids. Mitsouko est le compagnon idéal de cette période durant laquelle je suis habituellement assez mélancolique. J’ai toujours été très sensible au temps et aux saisons. Mitsouko annonce aussi la belle époque, les années 20, les années folles, la mode à la garçonne. Le restituer dans son contexte, au sortir de la guerre ne le rend que plus emblématique et fabuleux. Jacques Guerlain était un génie, il reste mon parfumeur préféré. Ses créations sont tellement poétiques et leurs inspirations ont véritablement un sens (j’appelle ça les parfums intelligents). Mitsouko a été reformulé, je n’ai jamais eu l’occasion de sentir la version originale, ce que je peux dire, c’est que l’eau de toilette est vraiment fade et qu’il faut impérativement le découvrir en eau de parfum (dure à trouver chez Nociphorarionnaud) et surtout en extrait. Je suis heureux de constater qu’il semble connaître une nouvelle jeunesse avec la tendance vintage, tant mieux, il faut le faire perdurer ! Au final, un chevron de la parfumerie française. Imbattable !

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par germanomio, le 24 juillet 2009 à 15:47    

Mitsouko

 

un parfum magnifique !!! et contrairement à beaucoup de personnes (enfin je pense), la version reformulée me satisfait encore plus et m’apparait encore plus "masculine" (ou tout au moins portable par un homme) : un peu moins sombre et mystérieuse, un peu plus florale peut être aussi, mais les notes chyprées de fond sont tout à fait exceptionnelles

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par Troudujol, le 5 août 2009 à 18:45    

Mitsouko

 

Et quid de la version Fleur de Lotus ? Est-elle sortie en France ? Il ne me semble pas l’avoir vue...

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réponse de Méchant Loup, le 5 août 2009 à 20:30    

Mitsouko

Bonjour Troudujol, sachez que j’ai rédigé un article sur cette version en février 2009 sur olfactorum. Hélas, je crois qu’elle n’est disponible uniquement sur les corners et dans les boutiques de la marque.

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réponse de Troudujol, le 5 août 2009 à 20:38    

Mitsouko

Ah ! Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une édition réservée aux boutiques de la marque... Et comme leur site internet est incomplet / imprécis... Merci Méchant Loup !

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réponse de germanomio, le 6 août 2009 à 09:44    

Mitsouko

Mitsouko Fleur de Lotus était à l’origine une édition limitée destinée au marché asiatique mais le bruit circule que quelques bouteilles se sont retrouvées par erreur dans les boutiques et corners parisiens : devant le succès (mérité) la distribution a été élargie ; je l’ai vu la semaine dernière dans la toute nouvelle boutique du Marais

pour moi une très belle réinterprétation : tout Mitsouko est là dans l’architecture mais en plus doux, plus floral, un peu plus aqueux (des notes qui m’ont rappelé un Jardin sur le Nil, mais en réussi), avec un fond plus léger aussi (moins chypré)

une sorte de version d’été

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par clochette, le 3 décembre 2009 à 22:02    

Mitsouko

 

Je ne connais malheureusement que la version EDT actuelle et je la trouve douce, crémeuse, veloutée avec peut-être le petit côté râpeux du duvet d’une peau de pêche. Je le trouve en tout cas très féminin une fois les notes de tête passées, mais l’évolution dépend probablement de chacun, peut-être que porté par un homme le parfum reste plus androgyne. Encore un trésor de notre patrimoine qu’il faut laisser "décanter" sur la peau, l’évolution est sublime, en un petit quart d’heure ça n’a déjà plus rien à voir. J’aime beaucoup votre remarque, Jeanne, concertnant le fait que les beaux parfums ont cette particularité de nous rappeller quelque chose, c’est tellement vrai ! Et comme vous le dîtes, le mieux est de se laisser aller sans chercher à analyser !

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par Chris, le 7 décembre 2009 à 21:51    

Mitsouko

 

Ce parfum me rappelle ma chère maman qui me manque .... Je me suis offert l’Edp : enveloppant, capiteux, cette note de fruit confit qui n’en finit plus et son fond de " vieux bois "... J’en ai presque les larmes aux yeux.

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par Jeanne Doré, le 8 décembre 2009 à 20:49    

Mitsouko

 

Clochette, c’est le danger de parfois trop vouloir "décortiquer " les parfums, on perd l’émotion... alors mieux vaut se laisser aller !

Chris, je l’ai senti très récemment dans le métro, tout près de moi, et j’ai immédiatement ressenti une vive émotion, pas tout à fait proche des larmes mais presque, il est quand même incroyable ce parfum !

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par clochette, le 20 janvier 2010 à 18:52    

Mitsouko

 

La langue de bois continue chez Guerlain concernant les reformulations. Une vendeuse de la boutique des Champs-Elysées m’a affirmé, très convaincue, qu’ils n’auraient pas le droit de changer les formules, que s’il y en avait eu, je pense bien qu’ils seraient au courant avant nous, idem pour la discontinuation d’Attrape-Coeur. J’avais pas spécialement envie de commencer un débat, j’ai juste fait une remarque en passant, vu que la vendeuse en question venait de passer 10 minutes épiques au téléphone avec une cliente paniquée par la présence de produits toxiques et cancérigènes dans les parfums (apparement le médecin de cette cliente avait rendu son parfum coupable d’un problème de santé, la vendeuse ne s’est pas trop étendue sur le sujet ; je trouve ce détail significatif, il donne une idée de ce à quoi les commerçants doivent faire face au quotidien et explique que les marques se plient sans broncher aux contraintes imposées par l’IFRA) ; BREF, j’ai fait remarquer en passant que c’était surtout embêtant parce-que c’est cet état d’esprit qui a abouti à la reformulation des classiques, c’est là qu’elle a commencé un monologue sur l’absurdité de ce que je disais. J’aurais pu la pousser un peu en lui parlant des restrictions de l’IFRA, la deuxième reformulation de Mitsouko par Fléchier, l’interdiction de la mousse de chêne dénaturant les Chyprés, mais je n’en voyais pas bien l’intérêt alors j’ai laissé passer. Mais ce que c’est agaçant !

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par dreamparfum, le 29 mai 2010 à 18:01    

Mitsouko

 

Que dire de plus à part que c’est un parfum sublime, mythique, comme dans la lignée des Shalimar, L’Heure Bleue, etc. J’adore ! Encore une création fantastique de l’un de mes créateurs préférés et parmi les meilleurs au monde. J’aime beaucoup ce que fait Jacques Guerlain, cette façon si personnel de s’inspirer de noms d’héroïnes, en lien avec des histoires bouleversantes et héroïque, de même que son prédécesseur Aimé Guerlain ou encore son successeur Jean Paul Guerlain. Ou encore de noms évoquant le rêve, l’instant magique, ou tout deviens beau. Exceptionnel !

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par dreamparfum, le 1er juin 2010 à 18:46    

Mitsouko

 

Guerlain est mon préféré même je dirais. Chaque membre de la famille a toujours cette façon si stupéfiante de créer des parfums tous aussi exceptionnels les uns que les autres, avec du caractère, une identité olfactive unique, en s’inspirant à chaque fois d’histoires à la fois héroïques, bouleversantes, magnifiques, toutes teinté d’un moment fort, beau, magique et mystérieux. Et pour reparler de Mitsouko, en quelques mots : il est magique, surprenant, caractériel, audacieux...et j’en passe, tellement il est exceptionnel, comme tous les Guerlain.

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