par Jicky, le 15 mars 2010 à 21:42
J’adore cet avis ! Ma chère et tendre PoisonFlower, je visualise parfaitement ce que Après L’Ondée évoque pour vous.
Personnellement j’apprécie particulièrement l’association Violette - Iris - Vanille très ronde, très veloutée. J’imagine Après L’Ondée comme une ondulation intemporelle dans le monde de la parfumerie. Un parfum pur, extrémement romantique (au sens littéraire du terme avec ce retour à la nature).
Enfin un pur moment de douceur affirmée dans ce monde de brute !
réponse de moujik4, le 16 mars 2010 à 11:40
J’étais très curieux de connaître ce parfum après avoir lu la critique de Luca Turin dans son guide en français de 1994. Il lui donne d’ailleurs 5 étoiles dans le guide actuel. Et bien je n’ai pas été déçu en le testant, c’est vrai qu’il a quelque chose de suranné, et incite à une douce mélancolie. Je m’imagine marchant sur un petit chemin de campagne par une journée de printemps, douce mais un peu brumeuse et humide, où la luminosité est particulière, faisant ressortir le vert de la végétation.
J’avais lu sa critique sur un blog, j’ai oublié lequel (que l’auteur me pardonne), où on le qualifiait de " poésie faite parfum", je trouve que c’est une très bonne définition. j’espère qu’il ne sera pas retiré du catalogue, car on a déjà du mal à le trouver en parfumerie grand public.
par schlimmelmann, le 17 mars 2010 à 11:26
De mon côté, je visualise davantage un décor de serre, qu’un tendre rayon de soleil, revenu après l’averse, viendrait transpercer pour éclairer un bouquet, négligemment posé sur une table, dont il ferait remonter le parfum.
Vous avez raison, juste une évocation nostalgique de ce qui s’est passé. Quelle belle description, si subtile et si précise, pour ce parfum merveilleux. Merci PoisonFlower.
réponse de Le Jardin Retrouvé, le 20 mars 2010 à 21:55
Bonsoir,
Pour illustrer votre message, je vous suggère de lire cet article parue dans Voque 1984 :
Des Fleurs et des Parfums ...
Cordialement
Denis GUTSATZ
par The Rebel Gardener, le 7 juillet 2010 à 18:26
(je déteste raconter ma vie mais bon ...) Bref, je suis partie en promenade parfumée aujourd’hui et donc, direction le corner Guerlain du Printemps. Je voulais avant tout tester Vol de Nuit. C’est donc chose faite : j’ai bien aimé, mais ça n’a pas été le coup de coeur olfactif. Par contre, j’ai testé Après l’Ondée, et là, vrai choc. Une merveille douce et poudrée, mais juste ce qu’il faut avec une jolie note épicée d’oeillet (une fleur que j’adore) très naturelle puis une violette douce et poudrée, une note qui fait penser à du tilleul (une de mes obsessions olfactives), de l’iris crémeux et un fond de vanille, pas écoeurant pour un sou. Moi qui d’habitude ne suis pas très "Guerlain", j’ai simplement ADORÉ.
Ce parfum à, je trouve, une douceur presque proustienne. Il serait le parfum parfait pour accompagner la lecture de "A L’Ombre des Jeunes Filles en Fleurs".
réponse de clochette, le 7 juillet 2010 à 19:21
Vous avez donc découvert cette merveille ! Je vous propose de (re)découvrir Insolence (sur peau, attendez une heure avant de juger) qui en est l’héritier direct et que j’ai appris à aimer après avoir senti Après l’Ondée !
réponse de Jicky, le 7 juillet 2010 à 21:52
Attention ! Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais je sais pas si notre jardinière préférée le verra du même oeil...
réponse de cellist, le 20 septembre 2010 à 11:02
Ou pour accompagner l’écoute du 1er mouvement de la sonate de César Franck pour violon et piano ? En tout cas dans mon imagination, l’amalgame est inévitable.
Aussi rêveurs et nostalgiques l’un que l’autre, devant ce jardin, après l’ondée.
par dau, le 24 juillet 2010 à 07:01
Je l’ai tant aimé ! Et je ne me suis JAMAIS vraiment remis de la disparition de l’extrait. Je crois que de ce jour, je n’ai plus porté de Guerlain que les vieux flacons que j’avais déjà. Juste pour ne par retourner dans une boutique parce que me dire qu‘il n‘était plus là… (Bon, je suis pas absolument fans de Guerlain non plus à la base…) L’extrait faisait vraiment serre. Et il avait bel et bien quelque chose de vénéneux. Une petite note du genre amande amère ? Il avait effectivement la moiteur d’un jardin d’hiver surchauffé…
L’eau de toilette est jolie, je ne dis pas, mais c’est tellement plus transparent, clean… Je me demande si je ne préfèrerais pas qu’elle disparaisse aussi parce que j‘ai peur qu‘elle altère mon souvenir. Le lien avec l’Heure Bleue était évident, avec Insolence aussi.
À sentir absolument, dans un tout autre registre Farnésiana de Caron : beaucoup plus lumineux et joyeux. Comme quoi, Longtemps avant Insolence, quelqu’un d’autre avait déjà penser à faire sourire cette note. (Malheureusement, je l’ai senti, il y a longtemps, depuis, il a peut-être été impitoyablement défiguré ?)
réponse de antolio, le 24 juillet 2010 à 11:50
Oh ça va, inutile de remuer le couteau dans la plaie ! :) Et dire que je n’ai jamais senti l’extrait et que je ne le sentirai probablement jamais ! C’est vrai que l’eau de toilette actuelle manque d’un petit quelque chose, elle manque un peu de conversation je dirai.
par mitsouko, le 14 octobre 2010 à 09:22
Après l’ondée, rien que le nom fait rêver...
J’avais 18 ans quand je l’ai rencontré. Je venais de m’installer dans l’amphithéatre. Une jeune fille arrive et s’installe à la place juste en dessous de la mienne. Et là merveille des merveilles, de délicieuses effluves m’envoient loin, très loin de là.
Je me retrouve marchant dans un petit sous bois encore humide de pluie, le soleil traverse les feuillages et projette des touches de lumière. Le sol est doux sous mes pieds ; je marche sur un tapis de mousse où poussent des touffes de violettes. L’odeur de végétal humide monte vers moi ainsi que le parfum émouvant de ses petites fleurs si discrètes mais néanmoins si ododrantes.
J’ai passé ainsi cette heure de cours à rêvasser, littéralement envoutée par ce parfum. A la fin du cours, j’ai abordée la jeune fille pour lui demander quel était son parfum. Et je suis allée me l’acheter à la première occasion. Ce qui m’a ensuite permis de faire plus ample connaissance avec la maison Guerlain.
Je l’ai porté fidèlement pendant de longue années dès l’arrivée des beaux jours.
J’ai encore une bouteille chez moi que je hume régulièrement pour le plaisir mais je ne le porte plus ; la tenue est vraiment trop faible. C’est très frustrant, d’autant plus que ma peau développe certain parfum à l’excès. C’est pas juste.
Je prie qu’un jour Guerlain remette ce parfum en avant et le ressorte en edp.
Ah, ce serait magique.......
réponse de charlie, le 3 novembre 2010 à 18:07
J’aime bien les parfums guerlain. Après l’ondée est un parfum magique, frais et léger avec une note poudré de violette et toujours d’actualité. une eau légere vraiment différente. Dommage qu’il n’existe plus en parfum.
par l’heure-du-thé, le 7 novembre 2010 à 10:34
Son relancement en eau de parfum est-il impossible ?
réponse de Jicky, le 7 novembre 2010 à 11:54
Je me souviens avoir lu que Sylvaine Delacourte, directrice création parfum chez Guerlain, avait dit que ressortir une eau de parfum était quasiment impossible, à cause des restrictions de l’IFRA (les reformulations et tout le bazard).
Mais je ne suis pas contre une grosse pétition :O !!!!
(et tant qu’à faire, l’extrait aussi...) ;)
réponse de Jean-David, le 6 mars 2011 à 15:02
Puisque nous en sommes aux pétitions, que diriez-vous d’en initier une en direction de Carven, pour que cette maison, qui a pratiquement abandonné le parfum, ressorte toute sa gamme de parfums historiques, notamment Ma Griffe, Vétiver, Monsieur Carven, Intrigue, Variations... Ce qui signifiserait d’embaucher un parfumeur qui mette "les mains dans le cambouis" et travaille à des reformulations respectueuses des originaux. Comme Lubin l’a très bien fait pour Gin Fizz, par exemple. Et une autre pétition à Nina Ricci pour l’inoubliable Signoricci. Merci de compatir à mes deux obsessions.
par Jicky, le 6 mars 2011 à 14:04
Aujourd’hui est un grand jour !!!!
J’ai enfin testé l’extrait d’Après L’Ondée !!!! Dieu soit loué !!!!
J’étais à un truc de flacons de parfums dans ma ville d’à côté, et il y a un exposant qui a accepté de me le faire sentir !!! C’est juste extraordinaire !!!
Le pire ? J’en ai trouvé un flacon (vide, mais qui a encore des notes de fond), à 30€, j’ai craqué, et je l’ai pris !!! Voila !!!
J’ai testé pleins d’autres vintage : Vétiver de Guerlain, 1000 de Patou, Vent Vert de Balmain (j’ai été assez déçu, je m’attendais à plus de vert, là il ressemble plus à Giorgio) et quelques autres...
Voila, je suis juste aux anges !!!!
réponse de Vivi Snow, le 6 mars 2011 à 14:43
Aaah Jicky,
Arrête de nous faire saliver ^^, dis-en nous un peu plus, ça sent quoi tout ça ???
réponse de Jicky, le 6 mars 2011 à 14:48
L’extrait d’Après L’ondée m’évoque le orange. Il y a un air de L’Eau d’Hiver chez Frédéric Malle. Une note musquée et irisée en fond, avec une petite note noisette je dirais...
La violette est passée par contre, mais l’iris est vraiment très présente ! Il y a vraiment des airs d’Insolence !
Vent Vert est vert, mais pas vert "pam dans ta gueule", plus vert genre naturel. Puis il tourne en mode Giorgio. Je suis moins fan (en plus je sens un peu de jacinthe >< !)
Mais Après L’ondée est vraiment riche riche riche !!!!
(The Rebel Gardener me fait la gueule ^^)
réponse de dau, le 6 mars 2011 à 15:13
à propos de Vent Vert : j’ai l’impression que la note galbanum ne tient pas bien le choc du temps... Qu’elle s’abime.
Alors, Après l’Ondée, tu comprends pourquoi je NE PEUX PAS passer à l’eau de toilette maintenant ?
réponse de Jicky, le 6 mars 2011 à 15:20
Bah disons que l’eau de toilette parait bien palichonne à côté.
Ca dégoute complétement... Cela étant dit, je trouve quand même la filialité (euh... ?) frappante. Mais ça me donne plus envie de me plonger dans Insolence qu’autre chose :D !
Jean-David, il va falloir trouver un homme (ou une femme) de main pour ces opérations pétitions... Là, j’avoue ne pas savoir faire ^^
réponse de Jean-David, le 6 mars 2011 à 15:25
Il ne faut jamais remettre à deux mains ce que l’on peut faire d’une seule main (vieux proverbe hongrois).
réponse de Thierry, le 6 mars 2011 à 15:47
J’ai été moi aussi déçu au premier abord par mon premier flacon splash de Vent Vert vintage.... mais finalement, non !
Le 2ème flacon est un vapo qui pousse à en appliquer généreusement : et là c’est parfait même si moins incisif que je l’avais lu.
Mes deux flacons semblent avoir été conservés dans leur boîte et il ne m’a pas semblé que les "jus" aient mal vieilli. Pourtant, je me demande si le flacon "spray mist" qui contient un gaz propulseur n’affecte pas la conservation, sans je puisse dire dans quel sens...
par Shalimar, le 2 avril 2011 à 20:37
J’utilise le lait, le gel douche “d’Insolence” et je me parfume avec “Aprés l’ondée”. C’est un pur bonheur ! la violette sur l’iris c’est extraordinaire !
Le seul bémol, je n’aime pas le contenant d’ “Aprés l’ondée”. Un tel parfum mérite une bouteille tout aussi mythique que “Shalimar” ou “l’heure bleue” ou autre... Laissons ce contenant aux “Allegoria”, c’est parfait pour ces eaux.
réponse de Jicky, le 2 avril 2011 à 22:59
Purée ! Bienvenue au club alors :D !!!!
Gros fan de violette, d’iris, d’Insolence et d’Après L’Ondée !!! Nous sommes fait pour nous entendre ! Et en plus vous vous appelez Shalimar (vous êtes un peu ma "fille" ^^)...
<3 !!
Sinon, personnellement, je la trouve jolie la bouteille d’Après L’Ondée, c’est juste qu’elle est pas du tout exposée commercialement ! Et que Parure, Chant d’Arome etc ont le même flacon. Et qu’ils ont disparu... (du moins, Chant d’Aromes tend à disparaitre...)
réponse de PoisonFlower, le 3 avril 2011 à 17:03
En parlant de flacons, autant les vaporisateurs "abeilles" d’Après l’ondée et Chant d’arômes ne me gênent pas (bon, si je voulais chipoter, je dirais qu’une étiquette dorée, à l’image de celle qui orne les Parisiennes, ferait plus sobre et plus classe...), autant je pense qu’il devient urgent de faire quelque chose pour les testeurs de Jicky, Vol de nuit, Chamade et Nahema !
Déjà qu’il faut faire l’effort de s’agenouiller pour y avoir accès, si en plus le flacon est aussi banal et insignifiant que celui qui sert pour ces testeurs, il est certain que Guerlain ne risque pas d’attirer beaucoup de nouveaux adeptes avec ses classiques... Je ne sais pas, la marque pourrait au moins les présenter dans le vaporisateur "abeilles", ce serait toujours plus présentable que ces testeurs du pauvre actuellement employés.
Sans aller jusqu’à leur demander de créer pour chacun un flacon spécifique EDT/EDP dérivé de celui de l’extrait, le top serait qu’ils les présentent, aussi bien pour les testeurs que pour les flacons vendus, dans un vaporisateur standard, simple et élégant, déjà utilisé pour d’autres références, afin de réduire les coûts. Le candidat idéal : le flacon remplissable 60 ml (c’est en fait le flacon servant pour les extraits Jicky et Nahema, livré vide avec une poire pour la modeste somme de 145 euros, enfin, ça c’était le prix dans le catalogue 2010 !) dans une version moins luxueuse et avec le bouchon quadrilobé en plastique.
Voilà, voilà, je crois que je viens une nouvelle fois de rêver tout haut ! ^_^
réponse de Jicky, le 3 avril 2011 à 17:42
P*t**n PoisonFlower je vote pour vous pour être à la direction de la création-flacon chez Guerlain !!!
par opoponax, le 20 avril 2011 à 11:46
"Après l’ondée" est un parfum merveilleux. Je trouve que sa fugacité même en fait le charme : il reste quelque chose d’insaisissable et de fragile une fois les premières notes disparues. En général la beauté n’est qu’un moment, "Après l’ondée" obéit à ce principe, donc même s’il reste très discret sur ma peau après quelques heures, j’y resterai fidèle ! Bravo pour ce blog passionnant, je le lis toujours avec plaisir : )
par éclipsedebrume, le 1er mai 2011 à 20:36
Pour moi, c’est vraiment un "après l’ondée" qu’évoque le parfum... Une chaude journée d’été, une brève averse qui n’a pas réussi à rafraîchir l’air... et les gouttelettes qui s’évaporent en emprisonnant les parfums de la prairie sur laquelle la pluie est tombée...
§
D’une manière générale, après une ondée par une très chaude journée j’ai souvent l’impression d’une certaine moiteur qui fait ressortir avec plus de relief les odeurs, que ce soit celles des rues, des prés, des allées d’arbres ou des jardins.
par miroulette, le 31 mai 2011 à 18:37
Je l’ai découvert récemment... et je l’adore.
J’ai acheté le dernier flacon de Bruxelles. J’espère qu’ils vont le remettre en rayon. C’est étrange mais ce parfum me fait penser à Jicky. Il a un petit côté animal en note de fond. Pourtant point de civette, de musc ou d’ambre (que de la vanille, du benjoin, de l’héliotrope et de l’iris) Quelqu’un a-t-il la même impression que moi ? peut-être est-ce du au beurre d’iris ? Quoiqu’il en soit Ce parfum est délicieusement addictif.
par Phoebus, le 10 juillet 2011 à 11:47
J’ai enfin pu découvrir Après-l’Ondée grâce au corner Guerlain du Printemps de Strasbourg, bien plus fourni que le rayon G du séphora de ma campagne... ! (Du coup j’ai aussi découvert Jardins de Bagatelle, Nahéma et Chanmps d’arômes : I’m glad !). Bon alors ce qui me frappe d’abord, c’est qu’il date de 1906 et qu’il semble avoir beaucoup moins souffert du poids des ans que les autres "vieux Guerlain". Je n’ai pas eu cette impression de "parfum daté" comme je l’ai systématiquement avec L’HB ou Mitsouko et Vol de Nuit (ce n’est en rien négatif, c’est juste une remarque importune, comme une fenêtre pop-up qu’on referme aussi vite qu’elle est apparue parce qu’on sait que ça n’a aucune importance). Mais tout de même, il aurait pu sortir l’année dernière, je suis certain que ça n’aurait choqué personne. Une violette trèèès poudrée, qui n’est ni bonbon comme celle de goutal, ni verte comme celle de Penhaligon’s. Une violette qui part dans une dimension plutôt crémeuse, presque cosmétique (= pour ce que je connais des cosmétiques.. !). On ne peut qu’être serein en la portant, c’est incroyable, un peu comme avec Flower de Kenzo (je parle ici de l’humeur dans laquelle nous plongent ces deux parfums et bien sûr pas des parfums en eux même qui sont très différents). Ajoutez-y un nom poétique et me voilà totalement sous le charme, moi qui suis d’habitude très réfractaire à la violette .. !
par Mitzouko, le 10 juillet 2011 à 22:05
Le probleme des jeunes qui decouvrent comme ca pour la premiere fois de leur vie en 2011 un classique comme Apres l’Ondee qui date de 1906, uniquement en version eau de toilette reformulee a outrance, bon voila quelque part c’est triste parce qu’ils se font une idee erronee des grands classiques de la haute parfumerie. Sylvaine Delacourte, directrice artistique Guerlain, pretend que c’est impossible de preserver a la commercialisation l’authenticite des formules originales, pourtant ces parfums legendaires qui datent du debut du siecle dernier ont tres peu bouge pendant des decennies, en gros les formules sont restees tres fideles aux formules originales jusqu’au debut des annees 90, hors voila d’un seul coup la perennisation du patrimoine de la parfumerie francaise est devenue chose dite "quasi-impossible". Avant l’ere LVMH, Guerlain se souciait de la qualite de ses parfums, aujourd’hui le profit est prioritaire. De plus les grandes societes de parfum comme Givaudan, IFF et Firmenich s’auto-reglementent grace a un organisme bidon, L’IFRA, interdisent les molecules et les elements naturels et synthetiques qui ne leur appartient pas et obligent les parfumeurs a modifier les parfums en utilisant leurs propres molecules synthetiques qu’ils
decretent "legales" bien sur, la encore une histoire de profit et de gros sous avant toute chose ! Le capitalisme d’aujourd’hui c’est une societe de consommation dirigee par des corporations ou tout est nivelle vers le bas.
Le vrai Apres l’Ondee n’est pas une violette poudree, d’ailleurs je viens de tester la derniere version de l’eau de toilette actuellement commercialisee, ALO est aujourd’hui une mievre violette qui baigne dans la sucraille, overdosee d’heliotrope, on ne sent quasiment plus l’iris ni les herbes Bouquet de Provence !
Malgre tout, quand bien meme on peut regretter ces reformulations, ces parfums seront toujours meilleurs qu’un Versace ou un Gucci rose bonbon cheap et trash !
réponse de dominique, le 10 juillet 2011 à 22:19
Encore une fois, tu m’émerveilles ! Rien à redire à ce message si ce n’est que j’y souscris à 200%.
Et après l’incendie des derniers jours, je me ferai plus rare, j’ai vraiment eu l’impression de me faire agresser. Autant je suis tranché dans mes avis, autant je pense ne pas manquer de courtoisie quand je m’adresse à une personne en particulier.
réponse de Mitzouko, le 10 juillet 2011 à 22:59
Dominique, faire bouger les mentalites, forcer les gens a reflechir et a se remettre en question sur un systeme economique et une societe de consommation extreme qui detruisent des pans entiers du patrimoine francais, ca derange forcement. La grande majorite des gens, surtout les plus jeunes sont tres heureux avec leur i-Pod et Facebook. La Haute Couture est en voie de disparition, la Haute Parfumerie en prend le chemin, le jour ou il n’y aura plus ca en France, d’autant plus que les meilleurs restaurants au monde maintenant sont tous a Londres, la France ne sera plus un pays exceptionnel, mais un pays europeen comme un autre noye dans une Europe divisee et sans grande envergure dominee par la Chine, les Etats-Unis et les puissances emergentes !
réponse de Jicky, le 11 juillet 2011 à 00:17
Wesh bro ! Mais si tu pars, on va s’ennuyer !!!!
Voit la vie côté Habanita man : grâce à toi, on a juste fait THE débat de la mort sur la condition de perfumista ! Si c’est-y pas beau ça ;)
réponse de Phoebus, le 10 juillet 2011 à 22:27
"le problème des jeunes" comme vous dites, est peut-être plutôt une chance, quelque part. Ne pas avoir connu la version originale a permit de ne pas s’y attacher et de n’éprouver ni regrets ni déception face aux reformulations. D’autant plus que les restrictions de l’IFRA sont une fatalité à laquelle nous, pauvre perfumistas, sommes soumis, et on n’y peut rien (ou pas grand chose). Alors si la version actuellement commercialisée me plait comme elle est, je refuserais de sentir un Après-l’Ondée vintage même si on me le proposait (j’ai cru comprendre qu’il y a des amateurs ici, mais moi je ne suis pas maso).
réponse de Mitzouko, le 10 juillet 2011 à 22:45
Le fatalisme c’est qu’il y a de pire, heureusement qu’il y a (pas assez c’est clair) dans le monde des gens qui se battent pour changer les choses. Les revolutions ca existent encore ! Je suis moi-meme engagee pour defendre les droits de la cause animale, je suis vegetalienne mais pas anti-steak pour ceux qui aiment ca a condition qu’un poussin, un porc ou une vache aient le droit a une vie decente avant d’etre tues pour la consommation. Faire passer ce genre de message dans un pays ou les gens veulent manger trois mega-sized burgers pas chers et de mauvaise qualite par jour, ou ils veulent trois voitures par foyer parce qu’ils sont contre les transports en commun meme si leurs enfants respirent de la pollution a longueur journee et qu’ils s’endetent a vie pour acheter du made in China a gogo, on se sent bien seul par moment, vraiment l’impression de s’exprimer dans le vide, mais faut toujours esperer et faire passer le message, ne jamais se resigner a la mediocrite de ce systeme capitaliste sauvage.
par grand’ourse, le 11 juillet 2011 à 10:36
bonjour,
pour situer, je ne suis ni un modèle ultra vintage, ni un juvénile.
J’ai quand même connu la parfumerie à une ère antérieure à celle de la reformulation à tous crins, avec un commerce relativement artisanal, de splendides gammes dérivées qui permettaient à mon amoureux de m’offrir un savon parfumé, avec boîte et buvard embossé luxueux. Guerlain imposait alors un linéaire miniumm disponible pour agréer un distributeur, afin que la gamme soit présentée de façon large.
J’ai vu disparaître mes fragrances favorites, soit par reformulation, soit par discontinuation et constaté l’émergence de pratiques commerciales pleines d’humour. Parce qu’enfin, si mon goût me porte vers le luxe, qu’ai-je donc à faire d’un cabas en plastique puant, de bijoux de portable (? ??!!)ou d’une serviette grammage 0,5g/m² ? Clairement donc, le marketeur est un gros déc*nneur.
Cela dit, beaucoup de parfums récents mainstream me plaisent énormément, comme l’Eau ambrée ou Noir. Je préfère même Un Jardin en Méditerranée à Ninfeo Mio, par exemple. J’aime les coffrets, pour les produits et malgré la présentation que je déteste (trop d’emballage tue l’emballage...).
Mais, quand même, où est la qualitatif dans la distribution Nocisépho ? Le mainstream est amené à se réinventer, faute de quoi il va mourir (pas de sourire + pas de conseil en boutique = internet ou niche). Reste à se manifester quant à nos attentes auprès des distributeurs ou, comme l’avait écrit Poivre Bleu sur un autre topic, à "voter avec son porte monnaie".
réponse de dominique, le 11 juillet 2011 à 10:48
Et ne surtout pas hésiter à se manifester auprès des firmes pour leur faire savoir ce qu’on en pense.
par mitsouko, le 11 juillet 2011 à 11:16
Mitzouko, bonjour et bienvenue. Même si je sens déjà pointer bon nombre de confusions à propos de qui est qui. ;D
Je suis bien triste d’apprendre qu’Après l’Ondée n’est plus que l’ombre de lui-même. Je n’y ai pas jeté un "coup de nez" depuis bien longtemps et vu ce que vous en dites, je ne m’y risquerai sans doute plus.
J’ai lu également votre revue sur le récent Mitsouko en extrait : l’envie d’investir dans un flacon d’extrait m’a donc subitement passé. Je ne puis qu’être en phase avec votre analyse de la situation mais je suis cependant plutôt d’accord avec Phoebus.
Les jeunes générations n’ont pas connu les anciennes versions et sont donc moins déçu que nous autres par les nouvelles ; et en cela c’est plutôt une chance pour eux. Je ne crois pas que ce soit du fatalisme mais au contraire un sain positivisme. Je suis désolée de la "défiguration" de l’extrait de Mitsouko, mais plutôt que de me lamenter je préfère me dire que je fais des économies en renonçant à cet achat là. :p
Et qui sait si à force d’en parler sur des sites tels qu’auparfum, les grands manitous ne vont pas s’apercevoir qu’ils scient eux-même la branche sur laquelle ils sont assis. Bon, je ne me fais pas trop d’illusions, ça risque de prendre un temps considérable. Mais en attendant, il n’y a pas de mal à préférer voir le verre à moitié plein.
Dominique, ne pars pas ! Jicky a raison, grâce à toi on a eu un débat intéressant. Je crois qu’en plus on peut dire que la conversation avec Youggo c’est fini sur le mode "on s’est mal compris, désolé c’est un quiproquo". Je ne sais pas si tu as eu l’occasion de lire le dernier échange entre lui et moi. Loin de nous prendre pour des balourd(e)s, il cherchait juste à défendre son point de vue et celui de Jicky. Et comme il n’est pas comme nous un indécrottable gourmand, les histoires de tenue et de sillage lui passe au dessus......
Allez, mon roux nounours, reste. Qu’est-ce qu’on ferait sans tes coups de gueule ?
Hein, franchement ? ;D
réponse de Mitzouko, le 11 juillet 2011 à 22:37
Bonjour Mitsouko, desolee pour la confusion, peut-etre devrais-je prendre un autre pseudo... ?
Les classiques Guerlain n’etaient pas de simples parfums mais de veritables oeuvres d’art olfactives, avec le probleme des reformulations depuis une dizaine d’annees, ces parfums restent encore relativement beaux, generalement moins feminin aujourd’hui justement dans le cas de Mitsouko qui est plus vert, L’Heure Bleue moins poudree, mais nous ne sommes plus dans le domaine de l’Art. Par contre l’ancien Apres L’Ondee a toujours ete "sec", en edt ou en extrait, d’ailleurs la nouvelle version est tellement sucree qu’elle me parait plus feminine.
Un site americain propose a la vente des testeurs annees 80 Apres l’ondee (je me suis renseignee aupres de Guerlain avec les codes et les boites qui mentionnent 1981, ce sont bien des vrais), j’en ai achete deux et ils sont superbes !
http://shop.pageland.com/Item.cfm?S...
réponse de opoponax, le 12 juillet 2011 à 12:29
Bonjour Mitzouko,
Ce que vous dites de cet ALO de 1980-81 est très tentant, dommage qu’on ne puisse pas payer par paypal. Je n’ai plus qu’à continuer à baver devant l’écran ^ ^
par grand’ourse, le 11 juillet 2011 à 11:40
Dom,
les petits séismes du quotidien nous nourrissent, après le Big one, on arrête enfin de jouer pour vivre. Comme je ne doute pas une seule seconde que tu aies franchi ce cap, je ne vois pas ce qui pourrait t’inciter à moins poster ici...
Et puis, tu t’es assuré tout seul d’avoir une patte amie toujours sur ton épaule, non ? ;)
réponse de dominique, le 11 juillet 2011 à 11:54
Je préfère faire un break et ne pas m’étendre sur le sujet, mais je n’en retire pas une bonne impression. Prôner l’ouverture artistique et être à ce point discourtois ...
réponse de Youggo, le 11 juillet 2011 à 12:02
Juste pour savoir, et pour que ce soit bien clair pour moi, peux tu me citer les passages où on a été discourtois avec toi ?
Je te demande ça sans arrière-pensée, juste histoire que je comprenne ce qui t’a blessé à ce point, au point même de vouloir quitter les lieux.
réponse de mitsouko, le 11 juillet 2011 à 12:59
Je soupçonne le "je m’en fout" d’avoir été perçu comme un camouflet plein de mépris. Amalia a d’ailleurs souligné le fait, je pense que contrairement à ce qu’elle dit, elle est très loin d’avoir une petite cervelle et qu’elle a parfaitement saisi ce qui pouvait être le plus "glaçant" pour notre ami ursidé.
Youggo, j’ai bien compris, suite à l’échange entre nous qui a suivi, que ce n’était pas ton intention mais que tu voulais juste dire que ça n’avait aucune importance que Dominique ait un point de vue très différent du tien. Non pas que Dominique t’indiffère mais parce que les différences d’opinion ne te dérange pas. Genre, tu vas pas faire un caca nerveux parce qu’on ne pense pas comme toi. ;p
réponse de Youggo, le 11 juillet 2011 à 13:18
C’est bien ça Mitsouko. Mais je voudrais avoir le retours de Dominique sur tout ça.
Parce que depuis on s’est quand même excusés, on a clarifié et expliqué nos propos, tout le monde semble avoir compris nos points de vue, on a pu poursuivre le débat calmement avec d’autres personnes... mais Dominique remets ça sur le tapis (dans d’autres sujets) et "menace" de quitter le site.
Alors j’aimerais qu’il relise la discussion à tête reposée, avec un peu de recul, qu’il nous explique si il y a encore des propos qui lui posent problème, et qu’il arrête de se poser en victime parce que ça devient ridicule maintenant. On peut gérer ça en adultes non ?
réponse de dominique, le 11 juillet 2011 à 13:27
Je ne menace pas, je ne me pose pas en victime. Il me semble que tout a été dit, retourné dans tous les sens, et la meilleure chose à faire est de passer outre. Point final. Inutile d’en faire un fromage.
réponse de mitsouko, le 11 juillet 2011 à 13:49
Nan mais t’as raison, Dominique. L’incident est clos. Tout le monde maintenant a compris le vrai sens des mots de Youggo et des tiens. Nous sommes en réalité en présence de deux gentlemen parfois maladroits dans leurs échanges mais toujours charmants dans le fond.
Sinon Dominique, va donc jeter un oeil sur les derniers posts dans l’interview de notre moustache d’or, juste pour rire. De vraix gosses qui batifolent dans le no-man’s land de la mystérieuse zone grise. We did it !
réponse de dominique, le 11 juillet 2011 à 13:52
J’ai vu ... mais c’est vrai que ce retrécissement est parfois embêtant quand tu en arrives à lire un texte en format bolduc, comme celui que tu retires d’un emballage cadeau.
par Ophélie, le 9 novembre 2011 à 18:41
Voici à la fois un Hello et un Help.
Hello parce que je consulte si souvent ce blog (sans jamais y écrire)que j’ai l’impression d’être un fantôme sous le plancher. Du coup, j’en profite pour vous remercier, Jeanne Dorée, Jicky, Mitsouko, Dau et tous les autres, car j’apprends beaucoup grâce à vous.
Et aussi Help. Help parce que je suis un peu coincée question parfumerie : depuis toute petite, je porte Après L’Ondée. Ma maman me mettait un peu pour les grandes occasions et il m’a toujours accompagnée (malgré quelques infidélités j’avoue). Ma dernière bouteille d’un litre est presque vide et je ne veux pas acheter la reformulation (par ex, je déteste Insolence, beaucoup trop sucré pour moi).
Depuis, je (me) cherche. J’aime tellement cette ouverture fraiche, délicate, élégante, qui se réchauffe, se poudre et s’arrondit (de la jeune fille à la jeune femme).
J’ai porté Vol De Nuit (que c’est beau, ce galbanum, mais que j’ai pris un coup de femme !)Dans un genre très différent, j’ai bien porté Féminité du Bois pendant 2 ans, mais décidément, même si j’adore le bois sec de cette marque, les notes de tête des parfums de Lutens ont tendance à m’écœurer. Bizarrement, je suis tombée par hasard sur un échantillon de Paprika Brasil (Hermessence) qui m’a beaucoup amusée avec son accent chaud et sa matière très légère.
Dans ma quête, j’ai acheté il y a peu L’Eau d’Hiver (EDP Malle) que j’aime beaucoup mais comment dire... je la trouve un peu trop "épurée". J’ai senti hier "La Chasse Aux Papillons" : j’ai beaucoup accroché mais la fleur d’oranger domine un peu trop et le fond est si blanc...
Bref, je me fais l’effet d’une chieuse mais je ne sais plus très bien où chercher, que sentir. Peut-être "Un Matin D’Orage" ?
Enfin si vous avez des conseils, des idées, ça ne tombera pas dans l’oreille d’une sourde, promis. Et je vous en serai mille fois reconnaissante !
réponse de Jicky, le 9 novembre 2011 à 20:20
Bonjour Ophélie !
Bienvenue, et merci =)
Une fois, dans un lieu en marge de la société, j’ai pu sentir subrepticement un Extrait d’Après L’Ondée.
Et - je vais me faire manger tout cru - mais la ressemblance avec Dans Tes Bras m’a sauté aux yeux !
Bon, je pense que Dans Tes Bras est mon parfum préféré (du moins un de ceux qui me touchent le plus), et l’esprit violette, peau, etc, c’est juste magnifique. Sachant que Maurice Roucel est un admirateur inconditionnel d’Après L’Ondée : foncez !
réponse de Ophélie, le 9 novembre 2011 à 22:59
Oh quelle bonne idée ! Bon moi je portais plutôt l’eau de toilette, l’extrait je n’avais que 11 ans quand je l’ai senti et honnêtement, je ne l’ai plus vraiment en souvenir.
Mais j’irai tester Dans Tes Bras dans les prochains jours (demain ?), et puis il a l’air si culte qu’à ce stade, ça tient de la culture générale !
Merci Jicky !
réponse de Jicky, le 9 novembre 2011 à 23:54
Dans Tes Bras, c’est un devoir de perfumista.
Pareil pour Iris Silver Mist ! (si vous habitez Paris, ma foi, vous n’avez plus trop le choix ! Allez hop, sniffathlon !)
réponse de amalia, le 10 novembre 2011 à 08:00
Bonjour Ophélie !
Au cours de votre "sniffathlon" essayez quand même Gardénia Passion chez Goutal, une tubéreuse/fleur d’oranger mais tout en délicatesse et en légèreté, avec un départ végétal qui rappelle Un Matin d’Orage.
Testez aussi l’Heure Exquise d’ailleurs.
Et connaissez-vous Baiser Volé ? Une ouverture verte, puis le parfum se poudre pour finir sur une note cosmétique. De la jeune fille nature à la pin up....
Dites-nous en un peu plus dés que vous pourrez, il me tarde de savoir sur quoi votre choix s’est porté.
réponse de tambourine, le 10 novembre 2011 à 10:24
Avez-vous essayé Kiss me tender des parfums Patricia de Nicoläi ?
parce qu’on retrouve, comme dans Après l’Ondée, cette héliotropine, rerise dans l’eau d’hiver, (qui est un hommage à après l’ondée il me semble), mais en moins épuré, au contraire, il tient très bien, et a pas mal de sillage e trouve.
Je vous dis ça arce que ma mère est une inconditionnelle d’après l’ondée, elle a bien aimé l’eau d’hiver, mais avait craqué sur kiss me tender, une belle composition autour de l’héliotropine et ses différentes facettes.
par tambourine, le 10 novembre 2011 à 10:40
sinon si vous avez aimé féminité du bois mais quil ne vous convenait pas, il y a une de ses déclinaisons Bois de Violette, qui peut peut-être vous séduire.
réponse de Ophélie, le 10 novembre 2011 à 12:12
Voilà une jolie liste de Sniff pour ce soir (au Printemps Haussmann,au boulot !) : Dans tes bras, donc, pour commencer. Iris Silver Mist, je l’ai déjà essayé en échantillon-cire, magnifique mais trop chic pour moi. Une escale chez Goutal avec Matin d’Orage et Gardénia Passion. Et puis Baiser Volé. Et je terminerai avec n°19 de Chanel que je ne connais pas (j’ai honte, oui oui). Quant à Kiss Me Tender, j’irai un autre jour chez Nicolaï, que je ne connais pas du tout. Mais j’ai hâte ! Merci, merci !!
réponse de Ophélie, le 10 novembre 2011 à 12:35
@Tambourine : Bois de Violette, justement, je l’ai porté dans la suite de Féminité du Bois. Mais je vais faire une pause avec Lutens : si je surkiffe les notes de fond, je "sature" totalement sur le premier nez, comme un noeud coulant autour du cou.
par Ophélie, le 10 novembre 2011 à 21:42
Bon alors, je sors du Printemps et le bilan, c’est... on efface tout et on recommence :)
Vous m’aviez pourtant donné plein de bons conseils, mais j’ai complètement déconné.
Je me dois de vous faire un rapport circonstancié :
j’ai commencé par Annick Goutal, avec Un Matin D’Orage : oui mais non, beaucoup trop mouillé pour moi (précision : je ne juge absolument pas la qualité des parfums, simplement leur potentiel "nous allons vivre une grande histoire d’amour"), puis Gardénia Passion, bizarrement noix de coco (je crois que c’est la tubéreuse). Puis L’Heure Exquise : ah tiens c’est pas mal (mais comme j’ai perdu la mouillette, il faudra que j’y retourne).
Puis Chanel n°19 : re-ah tiens c’est pas mal. A ce stade, et vu la chape de parfum qui écrase tout l’étage, j’ai le nez "en dérangement". Je sautille jusqu’à Frédéric Malle ("ah tiens comment allez-vous depuis Une Fleur de Cassie ?" "oui je... je voudrais un carton de Dans Tes Bras") et je me sauve reposer mon nez.
J’avoue : Dans Tes Bras : révélation. Énorme. Somptueux. Éblouissant. Merci Jicky.
10 minutes plus tard, j’y retourne. Baiser Volé : mignon mais j’ai le sentiment d’avoir passé l’âge.
Et là, la boulette : je m’arrête au stand d’Hermès. J’entreprends de sentir tous les cônes en céramique. Rien ne me transcende. Je dois en être à mon 15e, je ne réalise pas que mon nez est out et là, crac, il y en a un qui me bouleverse. Au sens propre. Je veux dire que les larmes coulent. La vendeuse arrive : "c’est le bon !" Elle me fait un bracelet. Il s’appelle Bel Ami. Sur le moment, je ne réalise pas que ce n’est absolument pas ce que je cherchais au départ. Je repars, extatique. Je retombe sur le type de Chanel, qui me dit : bon je vous mets le "19" sur un poignet. Je me laisse faire : "pshiiit".
Alors là, je réalise que je n’ai plus de poignet pour "Dans Tes Bras". Ouin. La dame me dit "pas grave, je vous en mets dans le creux du coude".
5 minutes plus tard, je reprends mon scooter. Bel Ami et 19 se bagarrent aprêment. Bel Ami gagne. Plus je hume l’air frais, plus Bel Ami s’entortille comme un boa constrictor autour de moi. Garlg.
Je m’arrête chez mon caviste préféré : il est en pleine dégustation. Il me hèle "Viens sentir !". Je rentre dans la pièce, tout le monde s’arrête pour me regarder, interloqué par les effluves. Je réalise que je cocotte à mort. Mon ami caviste grimace un sourire "Ah tu... euh... bon sang mais ça ne te va pas du tout !"
Conclusion :
si j’ai une bonne endurance pour sentir le vin, c’est pas encore ça du tout pour les parfums. 3 ou 4 c’est bien, plus c’est dangereux, surtout dans un lieu sur-saturé d’odeurs comme un grand magasin.
après m’être abondamment lavé les poignets (19ne ressort pas grandi de l’expérience), il me reste Dans Tes Bras, un pur délice à réessayer au calme.
Finalement je vais vraiment m’en tenir aux frais, délicats et confortables. Essayer Kiss Me Tender, ré-essayer la Chasse aux Papillons.
Et si vous avez d’autres conseils pour éviter une nouvelle plantade, je suis preneuse :D
réponse de Jicky, le 10 novembre 2011 à 23:10
Ophélie, je suis fière de vous !
J’exprime seulement mon "hic". J’en ai jamais parlé ici, mais en fait, quand je voyais pleins de gens dire "Ah mais naaan Dans Tes Bras il a rien d’exceptionnel", ou divers autres blasphèmes. Je comprenais pas pourquoi.
Et j’ai compris. Dans Tes Bras, il ne faut pas le tester sur peau : champignon, cacahuète, violette délavée... Il n’évoque jamais toute sa quintessence. Dans Tes Bras, pour s’en rendre compte, il faut le porter ! Portez le quelques jours, et je suis persuadé que vous vous en émerveillerez ! (c’est bien parti, puisque vous en êtes sensible :D !).
Quant à Bel-Ami, y’a quelques parfums qui ont un quelque chose en plus qui leur permette d’accéder au titre de Dieu. Iris Silver Mist est Dieu. Bel Ami en fait parti...
réponse de mitsouko, le 12 novembre 2011 à 09:27
Bonjour Ophélie. Hé bien dites-moi, vous y êtes allée en mode kamikaze ! ;p
Mais vous semblez y avoir fait une belle rencontre à approfondir avec Dans tes Bras.
J’arrive un peu en retard, mais pourquoi ne pas essayer L’Heure bleue ? Moi qui ai longtemps vénèré Après l’Ondée, je trouve que L’heure Bleue est dans un registre émotionnel assez proche. Poëtique, féérique même, il vous transporte en d’autres lieux.
Après l’Ondée, c’est une promenade dans les sous-bois chuchotant avec un personnage du petit peuple qui s’installe sur votre épaule pour vous en confier ses légendes.
L’Heure bleue, c’est le soir venu, la sérénité qui vous enveloppe et vous permet de capter les vibrations de la maison ancienne où vous êtes en visite, pour qu’elle vous raconte, rien qu’à vous, sa longue histoire et ses amours secrets.....
réponse de Ophélie, le 14 novembre 2011 à 16:26
Haha ! oui c’était un peu ça !
Je me rends compte que je pollue un peu la discussion Après L’Ondée, mon texte allait plutôt dans "Choisir son parfum". Sorry.
Pour répondre à ta question, Mitsouko, j’adoooore l’Heure Bleue, presque autant que Mitsouko ou Vol de Nuit. Mais ma meilleure amie l’a longtemps porté, alors... Et puis ce qui se passe depuis un an est étrange : je réalise que les parfums "à sillage", quels qu’ils soient et même si je les trouve sublimes, me retournent l’estomac.
J’en suis vraiment navrée car je passe à côté de chefs d’oeuvre, mais un seul pschitt sur le poignet et... beuh, je suis malade. D’ailleurs, je ne porte plus Vol de Nuit qu’en extrait, qui me semble paradoxalement plus intime que l’edt.
Du coup, j’ai éliminé de ma liste tous les parfums à base de fleurs blanches intenses, pour m’orienter vers des parfums de peau "discrets" avec lesquels mon nez ne se bagarre pas. La Chasse aux Papillons de l’AP, par exemple, malgré son allure "gentille et facile" me tente de plus en plus : ma peau réchauffe et sucre la fleur d’oranger pour lui donner des accents épicés qui durent plus de 12h, toujours dans la finesse.
Mais je parle trop vite : je porte au poignet droit Tea For Two (tjrs AP) depuis 2h et demi et c’est fantastique ! Bergamote et anis pour la fraîcheur, épicé et rond comme j’aime, mais néanmoins discret. A voir. Et puis Dans Tes Bras à ré-essayer calmement. Encore merci pour vos conseils, c’est chouette.
par camelia, le 17 décembre 2011 à 22:09
Epatant mais tout de même trop, trop léger, en tous cas pour moi. Cela dit j’adorerais le sentir plus souvent sur d’autres et c’est vrai qu’il est particulièrement peu répandu, alors qu’il a une très grande élégance toute en finesse. C’est tout à fait tendre et frais. S’agissant de la version rajeunie j’ai encore du mal à faire le lien mais je ferai un effort.
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[Rien que de l’eau, de l’eau de pluie]
Après s’être une première fois essayé à la rédaction de revue de parfum avec Samsara, PoisonFlower s’est porté à nouveau volontaire pour nous livrer aujourd’hui sa vision d’un autre monument de la parfumerie française et du patrimoine de Guerlain : Après l’Ondée.
Inconnu du grand public, mais adulé par tout amoureux de parfums qui se respecte, Après l’ondée fait assurément partie des chefs-d’oeuvre de Guerlain.
Sur la peau, il démarre sur une curieuse odeur d’essence, qui se dissipe rapidement pour laisser place à une jolie violette poudrée et vintage, celle-là même dont Maurice Roucel s’inspirera pour la création d’Insolence, cent ans tout juste après le parfum de Jacques Guerlain.
Nimbé de la beauté froide de l’iris, le coeur dévoile les senteurs riches de l’oeillet et du mimosa, qui rappellent le parfum épicé et montant, presque toxique, d’un bouquet de lys. Bien sûr, Après l’ondée ne joue pas la carte de l’opulence et on imagine que ce bouquet serait couvert de cellophane, de façon à ce que son effluve ne se déploie qu’à demi et conserve sa délicatesse florale.
Le tout se prolonge sur un fond doux et crémeux d’héliotrope et de vanille, annonciateur des notes plus ouvertement ambrées de L’Heure Bleue, qui verra le jour six ans plus tard. L’extrait mettait davantage en avant cette facette enveloppante de la composition, mais comme chacun le sait ici, il a été retiré du catalogue Guerlain il y a maintenant quelques années. Une disparition que l’on ne peut que déplorer, tout comme celle de son flacon délicieusement rococo, qui donnait à imaginer ce qui pouvait orner la coiffeuse des coquettes du début du siècle dernier.
L’avis général concernant Après l’ondée veut que sa senteur, en accord avec son nom, soit une évocation de fleurs et sous-bois humides. De mon côté, je visualise davantage un décor de serre, qu’un tendre rayon de soleil, revenu après l’averse, viendrait transpercer pour éclairer un bouquet, négligemment posé sur une table, dont il ferait remonter le parfum.
Et s’il a indéniablement des airs romantiques, voire mélancoliques, avec ses accords fleuris poudrés venus d’un autre temps, je décèle en même temps un je-ne-sais-quoi de trouble et vénéneux, qui le rend intrigant.
Je l’imagine bien porté par une femme à la beauté diaphane, un peu mystérieuse, et dotée d’une personnalité discrète mais affirmée. Idéalement, elle aurait les traits d’Isabelle Adjani, dont l’un des parfums préférés est... Après l’ondée. Un choix judicieux au regard de l’image qu’elle a toujours renvoyée, qu’il s’agisse d’elle-même ou des personnages qu’elle interprète.