
Par Jeanne Doré le 14 juillet 2010
Marque : L’Artisan Parfumeur
Année : 2009
Créé par : Bertrand Duchaufour
Famille: Orientale
Note des visiteurs :
(34 avis)
par Jicky, le 14 juillet 2010 à 19:03
Pas vraiment en contre-plongé, je vois plus ce parfum comme un "retour en arrière" qu’on faisait pour les cassettes (un temps bien lointain...).
En effet, je vois comme une sorte de nuages de pleins de sensations au départ, comme la fumée d’après guerre et au fil du temps, cela va faire comme une avance rapide à l’envers pour voir d’où est venue tout cela.
Jeanne décrit très bien l’aspect fumée, poussière, condensation de tempête. Pas toxique non plus, cette atmosphère est chargée de pleins de particules avec l’amertume très épaisse du clou de girofle que je trouve saississant, puis un aspect boisé type bouleau, qui a une odeur sèche et fumée.
L’aspect rhum est pour moi la deuxième partie de ce parfum, qui aspire la fumée toujours dans un effet retour en arrière. Cela atténue la création de manière spécial car elle ne s’allège pas mais devient plus claire, un peu comme le fait la vanille dans Habanita. Mais là où Spiritueuse Double Vanille m’évoque une histoire, un grand-père et l’aspect pirate, Havana Vanille me fait penser à un fond jaune avec pleins de petites billes noires, cette sensaion que je ressent pour les fleurs blanches (avec fond blanc ou bleu) ou d’autres parfums avec des ingrédients mystérieux. Et cela m’évoque plus les batons de vanille, comme je le disais sur Songes, avec le petit aspect amer et granuleux quand on les grignotte à l’intérieur (je me souviens une fois ma grand-mère avait cuit un ananas dans du rhum et y avait ajouté des batons de vanille ainsi que les petites graines de l’intérieur, Havana Vanille me rappelle ce dessert, sauf que l’acidité est devenue amertume dans ce parfum).
Enfin, le fond est entre des notes très boisées, comme le bouleau que l’on retrouve de la tête, mais aussi cuirée mais de manière légère avec une petite sensation de vanille crémeuse.
Ainsi, si je fais le film mais cette fois de manière normale (donc fond, coeur puis tête) je vois une sorte de cuir imbibé de rhum que l’on met sur des tonneaux explosifs que l’on fait sauter avec du feu (ou avec des merlans frits, au choix —’), puis la cargaison de batons de vanille explose en libérant tous les grains noirs, qui sont enveloppés dans du foin (fève tonka ?), puis enfin la grosse fumée, témooin du scénario.
Un film vraiment évocateur, un scénario bien ficelé, des effets de caméra qui font rentrer dans l’action et un montage alléchant.
!Vive l’odorat !
par Phoebus, le 15 juillet 2010 à 00:15
Ah, génial, bravo pour la critique !
Je ne suis pas d’accord pour le ressentit du début que vous décrivez à propos de la poussière...Je ne voit pas du tout. Mais sinon, globalement, oui, c’est très clairement un bar Cubain vintage de la belle époque que ça évoque pour toutes les raisons que vous avez cité...On voit très bien Havana Vanille être porté par le patron du bar, un homme ultra sociable et chaleureux qui aime les bonnes choses. Pendant qu’on y est, Habanita peut être la serveuse sexy de l’établissement (il n’y a pas un film qui réunit Antonio Banderas et Salma Hayek ?).
Je trouve que Havana Vanille est vraiment unique comme Masculin, il se démarque vraiment (en même temps le thème de la vanille chaude, chez les hommes, ça ne s’est pas beaucoup beaucoup vu). Mais il n’a rien à envier aux plus grands vanillés féminins non plus ! (et d’ailleurs je pense que si Havana vous plait, mesdames, n’hésitez pas, il peut certainement être dévastateur sur vos peaux également, mais de manière différente !). Je porte Bertrand Duchaufour de plus en plus haut dans mon coeur (bon, je lui excuse Al Oudh, on va dire que c’était un accident de parcour...).
Quatre étoiles, un gros coup de coeur
par encrenoire75, le 16 juillet 2010 à 16:36
***
De retour de chez mon dentiste dans un beau quartier, je suis passé devant une boutique l’Artisan Parfumeur et j’ai souhaité essayer ce parfum dont j’avais lu la critique sur cette page. Première surprise : Havana Vanille aurait déjà changé de nom pour ne pas heurter la sensibilité des cubains ! Je ne sais pas si cette explication est même un tant soi peu vraisemblable (sauf à croire qu’il y a de grands amoureux de parfums français dans la diplomatie cubaine), ni si ce parfum a été reformulé pour qu’un nouveau visage accompagne son changement d’identité. En tout cas, c’est Vanille Absolument que l’ai donc appliqué sur mon poignet.
***
Je pense que, malgré toutes nos meilleurs volontés, nous sommes tous influencés par l’ensemble des facteurs non-olfactifs qui font l’identité d’un parfum. Son nom, l’esthétique de son flacon, la couleur de son jus, la maison qui le présente, la petite histoire qu’on nous raconte pour expliquer son inspiration, le "nez" qui en est responsable ... tous ces éléments ancrent un parfum dans un imaginaire qui prépare nos sens avant même la première sensation proprement olfactive. Cette modification de nom évoque pour moi non plus les odeurs des rues de Havane mais plutôt la cuisine lors de la préparation d’une crème pâtissière. La seconde surprise pour moi revêt donc la forme d’une déception : non, ce n’est pas un voyage que ce parfum m’évoque mais le vague écoeurement d’un dîner trop glouton. En espérant que cette sensation n’est pas, de ma part, la réalisation d’un préjugé pré-olfactif (« What’s in a name ? that which we call a rose / By any other name would smell as sweet »).
***
Oui, en effet, je ressens le rhum dans un second temps, après ce trop-plein de vanille. L’ensemble me ferait presque penser à Spiritueuse Double Vanille par cet aspect riche, lourd, gustatif et alcoolisé. Sauf que le Guerlain me donne au moins l’impression d’avoir siroté quelques cocktails (si on voit double, c’est aussi un peu parce qu’on aurait atteint sa limite d’alcool) pour oublier l’état de mon estomac, alors que Vanille Absolument n’a rien pour détourner mon esprit de la crainte de l’indigestion.
par encrenoire75, le 16 juillet 2010 à 16:44
Petit ajout : j’ai essayé il y a quelques semaines Tobacco Vanille de Tom Ford. Je n’adhère pas du tout au concept de la collection Private Blend. Faire du toujours plus snob en toujours plus cher, c’est bien dommage quand certaines de ces créations ont de la valeur artistique. Pourtant, je me suis senti comme envouté par la clarté et la qualité des deux notes dans ce parfum. A tel point que mon poignet n’a qu’a peine quitté mon nez de toute la journée. Peut-être est-ce donc le côté presque crémeux de la vanille de Vanille Absolument que je n’ai pas supporté.
par clochette, le 19 juillet 2010 à 10:13
Oui, le parfum a changé de nom, quel dommage, j’aimais beaucoup, c’était exotique et faisait rêver ! Pourquoi ?
réponse de tambourine, le 19 juillet 2010 à 12:33
oui c’est bien dommage, ça le fait moins, vanille absolument, mais bon ça reste un parfum que j’aime de plus en plus au fur et à msure que je le porte !
réponse de encrenoire75, le 20 juillet 2010 à 18:58
Au vu de ce que vous dites, peut-être que mon appréciation a été trop rapide. Je testerai sans doute ce parfum à nouveau, quand il fera moins chaud...
par Jeanne Doré, le 22 juillet 2010 à 23:22
Très surprise par ce changement de nom...
Encrenoire, je pense qu’un deuxième essai vaut le coût, peut-être en effet en dehors des grandes chaleurs, je ne l’avais pas trouvé particulièrement ecoeurant, plutôt sec et aéré, pour une vanille !
réponse de charlie, le 26 juillet 2010 à 18:42
Bonjour jeanne, j’aime bien spiritueuse double vanille de guerlain. Hvana vanille c’est un peut de la meme famille ? pardon pour mon français je suis portugais. bien à vous
réponse de Jeanne Doré, le 28 juillet 2010 à 22:44
Bonjour Charlie, Oui, on peut dire que ces deux parfums partagent le même esprit "vanille & liqueur", mais je trouve le Guerlain plus liquoreux, plus "charnu" d’une certaine manière, alors que l’Artisan Parfumeur est plus sec, plus "poussiéreux", mais ce n’est qu’une impression personnelle !
réponse de chucho, le 29 juillet 2010 à 02:53
Hehe, "compatriote" ! T’as pas des bonnes adresses pour moi, à lisbonne ? A porto c’est mort, il y a bien une petite boutique qui vend quelques Diptyque, Artisan Parfumeur etc. mais c’est très limité, par exemple ils n’ont que 5 AP ! Sinon, Havana Vanille a une note tabac assez prononcée, je trouve, et est effectivement moins "liquoreux". Les deux sont magnifiques, ceci-dit, mais l’AP est moins cher, il me semble, alors...
réponse de charlie, le 29 juillet 2010 à 15:01
bonjour chucho, quelle surprise...je crois que á lisbonne c’est possible acheter les parfums l’artisan parfumeur dans la avenue da liberdade, la boutique c’est "fashion clinique". Je habite au sud de mon pays à Faro. Je achete en ligne les parfums que j’aime bien. "les parisiennes" de guerlain et les beaux Caron. Pour un homme, Yatagan, le 3 homme etc. Je suis aussi curieux pour les parfums d’Annick Goutal comme Sables et eau du sud. Rêve de visiter de nouveau Paris.
réponse de Troudujol, le 14 août 2010 à 23:22
Bonjour ! Sur quel site achetez-vous les Parisiennes du Guerlain ?
réponse de charlie, le 19 août 2010 à 13:57
Bonjour Troudujol, vous pouvez commander les "parisiennes" en contactant Cécile à la boutique Guerlain des champs elysées au 31.45.62.52.57 ou champs-elysees@guerlain.fr . biens à vous
par clochette, le 1er septembre 2010 à 20:52
Tiens, j’avais pas noté ni donné mon avis ! Pour mon avis, je trouve que Jeanne et Graindemusc l’ont si bien décrit que je n’ai rien à ajouter. Quelques mots quand-même : moi qui ne suis pas vraiment fan de vanille, ces derniers temps je me suis laissée séduire par de nombreuses vanilles qui me semblent proposer quelque chose de différent et spécial. Avec cet Havana Vanille, on part effectivement en voyage à Cuba, comme pour Spiritueuse double vanille (dont je viens seulement de me rendre compte que ce n’est pas sirupeuse double vanille) ; une merveilleuse vanille pour homme (pour femme aussi, mais celles portables par les hommes sont si rares que ne leur piquerai pas celle-ci). C’est parfaitement executé et équilibré, peut-être moins écoeurant que le Guerlain qui est plus "rhum" et moins "tabac" dans mon souvenir. Le sillage et la tenue sont irréprochables. Ce parfum fait partie pour moi des parfums de niche dont les mainstream devraient s’imspirer, il me semble que c’est "facile" dans le sens où j’imagine mal qu’on puisse ne pas l’aimer. Dernière chose, peut-être que ça peut paraître cliché, Cuba, le rhum, le tabac, la vanille, mais j’aime les parfums qui racontent une histoire, et là, on part en voyage, dommage pour le changement de nom ! N’hésitez pas à le porter le soir sous les tropiques, c’est ravageur ! Bon finalement j’ai pas mal écrit ! :p
par eh-andy, le 24 novembre 2010 à 10:16
je suis partagé par cette fragrance. C’est vrai que la note tabac est très agréable, et que cette vanille est accessible à la gente masculine comme féminine. De la vanille, avec du caractère. Et une tenue bien correcte, ce qui, chez l’artisan, est à noter. Malgré ses qualités indéniables et son renouvellement du genre vanillé, j’ai un problème avec ce parfum : il a encore pour moi quelque chose d’alimentaire. En fait il m’évoque des glaces "vanille à l’ancienne" que je mangeais étant enfant, je ne sais plus si c’était carte d’or ou une autre marque, j’y avais droit tous les après midi de l’été. Un pouvoir très évocateur donc pour cette vanille, mais je reste avec l’idée que..je me mets de la glace vanille dans le cou et sur les poignets. je vois les points noirs de la gousse de vanille lorsque je porte ce parfum. Je passe mon tour, mais je reste assez séduit dans le même temps !
par jle, le 20 janvier 2011 à 09:29
Non. Jeanne, Jicky et les autres enthousiastes, je ne vous suivrai pas dans vos évocations et pourtant je l’ai acheté mon aussi le gros flacon d’Havana Vanille et très vite lors de sa sortie.
J’ai beau le mettre de temps en temps, il ne m’évoque absolument rien, disparaît très vite, a du mal à couvrir l’odeur de ma lessive et, cruelle chimie, me provoque immanquablement une éruption cutanée s’il atterrit sur ma peau.
De la vanille, y’en a, des effluves de tabac, sans doute, de vieux bois imbibé aussi, la note de rhum est manifeste mais tout ça est très, trop léger, effacé, mince et manque cruellement de puissance.
On peut reprocher à Guerlain de trop charger en fleurs, en gras et en sucre ses jus, ajoutons aussi en puissance et en rémanence, c’est exactement tout ce qui manque à Havana Vanille. Bien sûr je sais faire la part des choses et en bon inconditionnel de la divine gousse en cuisine comme sur moi, j’ai tendance à ne plus le sentir à sa juste puissance, il en reste que ce parfum nécessite quasi certainement une nouvelle séance de spray vers 16h pour tenir jusqu’au soir et surtout ne trahit pas suffisamment sa personnalité et se cantonne à une douce trace plus boisée que vanillée, plus tabatée que grasse.
Je n’arrive pas à comprendre enfin comment certaines personnes peuvent évoquer un quelconque côté crémeux dans ce jus. Je les invite à venir goûter ma crème anglaise faite avec du lait cru entier, 12 jaunes d’œuf, 250 grammes de sucre roux et 4 gousses de vanille bourbon, le tout bio et là, là ils pourront m’évoquer la crème, voire la crise de foie ;0)
Je le finirai mon flacon mais on est loin, très loin de LA vanille, sacrément plus spiritueuse et fréquentable que son vieux géniteur dont le talent n’a d’égal que la médiocrité de certaines de ses prises de position.
réponse de Jicky, le 20 janvier 2011 à 17:57
Ah ça c’est fort possible... je l’avais réessayé il n’y a pas longtemps, et je ne trouve pas qu’il avait une tenue si exceptionnelle que ça au final.
Par contre, je trouve tout de même le rendu, la matière et les impressions vraiment merveilleuses !
réponse de clochette, le 21 janvier 2011 à 02:59
Alors ça !!! J’en reviens pas ! La première fois que j’ai fait porter HV à mon fiancé, je m’en suis pris plein le nez toute la journée, le soir au restau, on était allé manger des sushi, et je me suis dit que pour les jours où on choisit de manger Japonais, mieux valait choisir une cologne légère, parce-que nom de Dieu j’avais l’impression de manger du poisson cru parfumé au tabac et à la vanille ! Et pourtant je n’était pas sur ses genoux, mais bien en face, de l’autre côté de la table ! En tout cas, dans mon expérience, ce parfum de l’Artisan Parfumeur (chez qui effectivement de temps en temps les parfums sont vaporeux, type le délicieux mais diaphane Eté en douce) est une bombe au niveau du sillage et de la tenue. Vous êtes sûrs que ce n’est pas votre nez qui s’accoutume ?
réponse de eh-andy, le 21 janvier 2011 à 09:26
Cela doit dépendre des peaux. Sans doute la peau de votre ami, clochette, ne l’absorbe pas trop. Pour moi en tout cas, c’est également un tres rapide séjour sur ma peau. Beaucoup trop rapide ! Et ma compagne ne le sent plus au bout d’une heure ! Et ne me fiant qu’aux tests avec échantillon, je doute que l’on puisse pour nousp arler d’accoutumance ... Anosmie ? Très étrange tout de même , car par ailleurs je détecte très bien une Cologne comme l’eau de gentiane blanche !
réponse de jle, le 21 janvier 2011 à 12:02
Non non, mon nez fonctionne globalement bien mais j’ai une partie de la réponse. Comme un des composants de ce parfum ne réussit pas, mais alors pas du tout à ma peau, je suis obligé d’en passer par la vaporisation d’un bon vieux tee-shirt que je porte par exemple aujourd’hui sous mon col roulé.
Il est midi, je me suis parfumé à 8 heures avec 7 puffs de vapo, je commence à nettement sentir la savonnette et la lessive quand je glisse mon nez sous mon pull. Ne subsiste qu’un très agréable bois légèrement musqué avec des notes de chapignon, de sous-bois et de végétal en décomposition, bref, une balade en forêt l’hiver, le nez au niveau des feuilles mortes. Ajoutons un soupçon de vanille et de tabac. Mais tout ça est déjà attaqué par ma savonnette heureusement neutre et l’odeur de "propre" de ma lessive.
Peut être la tenue sur peau serait autre et le rendu aussi, mais là encore j’ai vaporisé mon poignet et j’avoue ne quasiment plus rien sentir, et même en décollant les molécules à l’aide de la vapeur d’eau de l’air expiré, il ne reste plus grand chose en quatre heures.
Je comprends bien que puissance n’est pas synonyme de qualité et qu’une partie de la clientèle recherche une certaine discrétion dans la manière dont le parfum se manifeste, mais quelques marques diluent un peu trop ou n’arrivent pas à obtenir une évolution satisfaisante dans le temps.
Certes tout est question d’équilibre, je trouve malgré tout qu’Havana Vanille et le récent Vanille Galante d’Hermès se font vite discrets quelle que soit la dose employée, surtout pour ce dernier dont le prix de 170€ n’incite pas au surdosage !!
réponse de Phoebus, le 21 janvier 2011 à 21:47
Clochette, je crois me rappeler que votre fiancé portait HV en lune de miel.... Si la destination était un pays un peu chaud, peut-être que le parfum sentait plus fort à cause de la température !
Personnellement quand je le porte je trouve qu’il dure tout la journée facile... Mais il n’est pas si diffusif que ça effectivement.
par eh-andy, le 21 janvier 2011 à 09:29
CeLa étant dit je me souviens l’avoir trouve fort la toute première fois !
réponse de tambourine, le 21 janvier 2011 à 10:30
je lui trouve également une assez bonne tenue, bon quand je dis bonne tenue c’est en comparaison avec les autres de la marque, tout est relatif, o n’est pas non plus dans du habanita ! mais quand même quand je le porte, il y a un sillage... le top : le porter par temps humide, c’est là qu’il se révèle le mieux.
par cellist, le 23 février 2011 à 11:27
Vous savez que quand on parle de vanille-rhum type Havana Vanille, on passe pour un ringard, car il s’appelle maintenant Vanille Absolument ! ;)
réponse de Jeanne Doré, le 23 février 2011 à 12:02
Oui vous avez tout a fait raison Cellist ! Je devrais changer le nom et le flacon, mais j’aimais tellement mieux l’ancien....
réponse de dau, le 23 février 2011 à 12:06
On n’est pas ringard : on est vintage. ;)
réponse de Jicky, le 23 février 2011 à 12:52
J’aime cette réponse dau :D !!!
Sinon, ouais je trouve ça nul d’avoir renommé Havana vanille... Ca roulait dans la bouche.L’allitération en [va] c’était excellent... Vanille Absolument ça fait "oui monsieur" (je me comprend ^^)
réponse de cellist, le 28 février 2011 à 09:29
Oups, ce changement avait déjà été mentionné il y a quelques mois... faudrait que je me mette au parfum plus souvent (facile).
Dau, merci pour votre rectification beaucoup plus valorisante ;)
Et Jicky, non seulement on perd l’allitération en va, mais tu oublies l’assonnance en van :) d’autant plus poétique !
Donc, Jeanne, je vous soutiens dans cet oubli volontaire !
par Youggo, le 23 mars 2011 à 14:45
Vanille Absolument (ex Havana Vanille)
Après une bonne douzaine d’essais intensifs, je me décide enfin à poster un avis sur cette Havana Vanille.
Voilà un parfum que j’ai eu beaucoup de mal à apprivoiser. Sa composition est pourtant assez simple et limpide, mais les accords utilisés et son évolution en font un parfum difficilement abordable.
Tout d’abord il y a ce rhum, ambré. Une vapeur liquoreuse qui vous saute immédiatement aux narines. Il est puissant, franc, brut, et pour tout vous dire il me retourne un peu l’estomac. Une nausée renforcée par le côté amer, âpre et en même temps laiteux du cacao.
Puis vient la vanille, entourée de tabac et de fleurs. La gousse de vanille n’est pas sèche ou boisée, mais bien verte, douce, humide. Une tonka amandée et un peu poudrée se balade au milieu de tout ça.
Le fond est plus sec, fumé, légèrement cuiré, avec des senteurs d’épices et de raisins secs.
La composition est bien maitrisée, son évolution subtile, mais elle comporte certaines maladresses et tombe un peu dans les clichés du parfum rhum pour boucaniers.
L’idée de base me plait, mais je trouve le choix des accords et leur équilibre tout simplement écœurant. Ce parfum transpire l’alcool, et la vanille y est - je trouve - maltraitée (en un seul mot) et pas du tout naturelle (trop sucrée, trop ‘vanilline’).
Les matières premières utilisées sont certainement de bonne qualité, mais le résultat final assez synthétique, avec un rendu très « plastique fondu » extrêmement présent et qui dure tout le long de son évolution (particulièrement longue, tenue parfaite).
Pour conclure, il s’agit là d’un parfum de qualité, très évocateur, et qui nous transporte immédiatement dans la calle d’un vieux voilier remplis de tonneaux de rhum et d’épice. Mais là pour moi, c’est le mal de mer.
réponse de Géraldine, le 23 mars 2011 à 15:17
Vanille Absolument (ex Havana Vanille)
Dans le registre "tonneau de rhum en fond de cale", je trouve Idole, de Lubin, tout simplement merveilleux.
réponse de catfat, le 3 janvier 2012 à 11:39
Vanille Absolument (ex Havana Vanille)
Je suis allée m’en parfumer hier soir de cette Vanille absolument et justement le vendeur AP m’a bien expliqué que c’était une vanille sans vaniline, sans sucre ! je n’ai pas non plus senti cet effet alimentaire que vous décrivez.
J’en profite pour dire que ce parfum m’a vraiment plu, surtout les notes de tabac, que j’ai trouvé originales. Je n’ai pas du tout décelé le rhum par contre (honte à moi), mais ça m’a réconciliée avec la vanille, galvaudée par les parfums cheap de mon adolescence !
par hermyonee, le 2 février 2012 à 15:11
Vanille Absolument (ex Havana Vanille)
bonjour, ça y est, je l’ai enfin essayé, et je dois avouer que je suis partagée ; c’est sans doute un parfum de grande qualité, de tenue irréprochable, mais pas évidant à porter ; moi qui pourtant je suis fan de vanille, et les parfums forts ne me font pas peur ayant porté depuis des années Hypnotic poison de Dior, après avoir lu à propos de Vanille absolument, j’en ai été fasciné, j’en pouvais sentir les notes rien qu’ne le lisant ; pourtant une fois sur ma peau, passé la première note de rhum, liqueureuse,avec de notes de sucre de canne, ça a été très different de ce que je m’attendais. Très crémeuse cette vanille, au même temps boisée, avec des notes de miel, (miel de tabac ?) ... ça reste enveloppant, pourtant quelque chose me gène, j’aurais espéré une vanille plus épicée, moins noyée d’alcool ; ça m’évoque plus un salon, feutré, des années 20 avec fauteuils en cuir capitonnés, chesterfield, des verres de vieux rhum et liqueurs, cigarès et chocolat ... le tout dans une atmosphère assez lourde, tamisée, très dense de fumé, plutôt masculine.
En somme, ça reste un grand parfum,je le trouve très plaisant à sentir, mais je ne le porterais pas souvent, et juste un psschit léger sur la nuque.
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[Salsa du démon]
J’aime bien les parfums qui commencent comme une contre-plongée dans un décor, un peu comme le début de Citizen Kane.
On ferme les yeux et on y est. En l’occurrence, je n’ai jamais mis les pieds à Cuba, mais j’aime assez l’idée qu’il pourrait y avoir ce genre d’odeurs lorsqu’on y débarque.
Ma première impression est une bouffée d’air dense et moite, empli de poussière, de volutes d’une fumée épaisse, et d’haleine de vieux marin imbibée de rhum ambré. Rien de très romantique dit comme cela, mais pourtant quelque chose d’appétissant se dégage déjà, comme une petite pointe de cacao amer qui percerait le nuage en apportant une étrange dimension gourmande à cette cette masse gazeuse. Et le rhum, très figuratif dans les toutes premières secondes (aidé par le vrai éthanol de l’eau de toilette) évoque bien sûr ces petits babas charnus et dodus que l’on sirote paresseusement après un repas déjà trop riche.
Une fois cette quasi fraîcheur éthylique évaporée, les feuilles de tabac aux accents épicés et amandés tourbillonnent dans l’air poussiéreux pour retomber sur la terre battue encore humide.
Puis, alors qu’on ne pensait même plus à elle, la vanille s’épanouit enfin dans une douceur presque enfantine, poudrée et mate, mais cachant cependant derrière cette façade innocente des facettes animales de fauve en cage.
Havana Vanille a quelque chose de profondément organique, de vivant, une pulsation latine et sanguine qui bat comme comme un coeur qui s’emballe trop vite après une salsa un peu trop endiablée.