par Géraldine, le 1er février 2010 à 17:38
Jicky fut mon cadeau de Noël cette année, en eau de parfum. Il me faisait rêver depuis quelques temps. C’est également mon premier Guerlain : à 40 ans, il était temps !
Sur moi les notes animales et vanillées sont celles qui ressortent le plus, mais c’est surprenant comme il garde une certaine fraîcheur aromatique. Ténacité excellente en effet, je le sens encore le soir quand je bouge la tête -sans m’en être inondée. Je l’abandonne parfois quelques jours et le retrouve avec émotion. Un animal très doux lové contre moi, qui me donne un petit coup de patte de temps en temps. Une histoire qui commence, sans doute. Je prends le temps d’apprivoiser ce monument.
par civetta, le 1er février 2010 à 20:08
Geraldine>> entièrement d’accord avec toi ! pour ce que tu dis : "quand on bouge la tête le soir" (pour peu qu’on en ait mis derrière les oreilles)...c’est exactement ça ! tu vas voir, tu ne pourras plus t’en passer ; personnellement, j’essaie d’en changer juste histoire de changer, mais impossible. Trop fidèle à la guerlinade via Jicky...
par sophie, le 1er février 2010 à 22:21
Merci beaucoup pour cette magnifique revue parfumée, chère Civetta ! Cela m’a incité à tester un échantillon de ce parfum ce soir,et, comme vous le dites si bien j’y perçois une lavande sombre et vanillée, avec un fond animal, très boisé/mousse, entre fraîcheur et sensualité. J’aimerais savoir dans quelle concentration vous portez ce parfum, car je crois que mon échantillon est le parfum de toilette, mais je ne sais pas ce que vaut l’eau de toilette actuelle et l’extrait.
Bien à vous.
par PoisonFlower, le 1er février 2010 à 23:48
Homme ou femme ? Fougère ou oriental ? Jicky est à bien des égards un éternel point d’interrogation dans le monde des parfums. Et c’est ce qui fait précisément son charme.
Je n’arrive d’ailleurs pas, moi non plus, à avoir un ressenti arrêté en ce qui le concerne, tant il peut évoquer des choses différentes selon qu’on le porte en eau de toilette ou en eau de parfum.
L’eau de toilette, fraîche et fugace à souhait, fait la part belle au cocktail agrumes/lavande/aromates (je crois y déceler un soupçon de menthe également) et évolue, sur moi en tout cas, vers un accord fougère boisé à l’odeur de foin et de mousse à raser.
L’eau de parfum, quant à elle, oublie les agrumes pour se concentrer sur la lavande et les aromates pour un effet "étal de fruits et légumes au marché", avant de plonger dans le foin et des notes sombres aux relents boisés et animalisés.
Dans les deux cas, je ne ressens personnellement pas une véritable influence orientale dans Jicky, nulle trace ici en effet d’effluves distinctement poudrés, vanillés et/ou ambrés.
Là où l’eau de toilette ne m’a jamais semblé avoir changé, il en va différemment pour l’eau de parfum. De mémoire, vers 2000/2001 (alors encore intitulée parfum de toilette), elle était semblable à celle que l’on trouve actuellement dans le commerce (mon vaporisateur date de fin 2008 à vrai dire), alors que vers 2004 les notes de fond me paraissaient plus rondes et douces, avec un petit côté marshmallow.
Je n’ai plus de souvenirs assez précis pour décrire l’extrait, porté deux ou trois fois il y a une dizaine d’années grâce à un fond de testeur. J’en ai pourtant bien un flacon tout neuf (soldé à - 50 % l’an dernier !), mais la présentation est tellement ravissante et raffinée que je n’ose encore le desceller... ^^
Ce qui me fait tant aimer Jicky ? Le fait qu’il ne renvoie olfactivement à aucun territoire sexué précis et puis aussi ce refus de la douceur, de la séduction facile.
Jicky ne sent pas le parfum à proprement parler, il sent bien évidemment bon, car son odeur est quand même avant tout agréable, mais cela va au-delà de la simple bonne odeur. Ainsi, la première fois que j’ai senti Jicky, mon impression a été, avant même de me dire "Ca sent bon"/"Ca pue" ou "J’aime"/"J’aime pas", qu’il sentait le... vieux, mais pas vieux au sens négatif, car cela se rapprochait en fait de ce que l’on peut (re)ssentir lorsque l’on entre dans une vieille maison bourgeoise des centres-villes français : le parquet craque au gré des pas et ce simple son nous rappelle que la maison a un vécu de plusieurs dizaines d’années, le temps loin de la dévaloriser lui confère ainsi au contraire une patine qui ne fait qu’augmenter son charme. Dans le même ordre d’idées, Jicky m’évoque d’ailleurs à certains moments l’odeur de l’intérieur d’une maison bourgeoise dont le parquet aurait été fraîchement ciré.
Finalement, je considère davantage Jicky comme le prolongement d’une personnalité que comme un quelconque sent-bon. On le porte avant tout pour soi, parce qu’on se retrouve dans ce qu’il sent - il est discret tout en étant doté d’une forte individualité - et non pour se faire remarquer.
par Thierry, le 2 février 2010 à 12:48
Je comprends "l’embarras" de Jeanne... J’aurais moi aussi des difficultés à placer des mots sur ce parfum...
Pas seulement parce qu’il s’agit d’un monument, mais dans mon cas, parce qu’il est consubstantiel à ma personne même si je ne le porte que très rarement, pour mieux en redécouvrir toutes les facettes ?
pour mieux me retrouver face à moi-même ?
Combien vous dois-je docteur ?
par Jeanne Doré, le 2 février 2010 à 21:42
Merci à tous pour vos commentaires, et bien sûr à Civetta pour sa contribution !
En réalité, j’aurais bien pu, si vraiment je m’étais un peu forcée, écrire quelque chose sur Jicky, mais comme Civetta m’a directement proposé de le faire, j’ai sauté sur l’occasion de combler une des grandes lacunes du site ! Et comme il en reste beaucoup d’autres, les volontaires sont bienvenus ... ;)
Quoiqu’il en soit, je suis heureuse que ce parfum ait enfin sa page sur auparfum !
Je n’ai jamais porté Jicky, mais à chaque fois que je le sens, je suis comme impressionnée, intimidée par cette beauté à la fois simple (magnifique dualité lavande-coumarine) et pourtant complexe (comme vous l’avez dit, chaque facette scintille à son tour en alternance).
Je lui trouve également un charme aristocratique voire monarchique, avec cette sensation d’âge séculaire, d’ancêtre de la parfumerie moderne, car c’est tout de même l’un des derniers vétérans de la parfumerie du 19ème siècle encore présent dans un Séphora !
par PoisonFlower, le 2 février 2010 à 22:27
J’avais oublié de valider ma note, oubli réparé ! ;-)
Ce statut de vétéran de la parfumerie a cet avantage qu’il permettra sans doute à Jicky de conserver à jamais une place dans le catalogue Guerlain (même si elle est de plus en plus réduite : une gamme de seulement cinq références, une exposition quasi nulle dans les rayons des parfumeries...), puisqu’il fait assurément partie des intouchables de la marque, juste derrière le trio de choc L’heure bleue/Mitsouko/Shalimar, que les ventes soient satisfaisantes ou confidentielles.
par civetta, le 2 février 2010 à 22:51
Chère Sophie, je porte JICKY depuis des années en "Eau de parfum", dans son etui recharge doré plat (tel qu’il se faisait il y a plus de 10-15 ans maintenant) et dont, d’ailleurs, j’ignore s’il se fait toujours puisque je n’achete plus que la recharge plate à insérer dedans (et pas toujours sans peine d’ailleurs, cet achat : les vendeurs doivent toujours fouiller un bon moment en fond de tiroir pour m’en trouver un exemplaire...sous les HEURE BLEUE empilées et autres Guerlain plus vendus, sans doute) ce qui me fait redouter chaque fois qu’un beau jour l’on me reponde : ah non, on ne le fait plus, madâââme ! si cela devait arriver, je crois que je ferais un massacre ds la parfumerie ! - :)
par civetta, le 3 février 2010 à 12:07
Poisonflower>> je plussoie tout ce qui est dit et notamment que "Jicky sans le vieux" en comprenant très très bien ce que vous voulez dire ; espérons aussi que le statut de vétéran lui confère sa perennité... (quel dommage que Guerlain ait arrêté l’excellent Coriolan..)
par julita54, le 3 février 2010 à 14:50
Qui pourrait me parler de l’extrait,svp ?
je l’ai en EDT vintage mais je suis tentée par l’extrait, or il parait qu’il est très (trop) animalisé !!!!!!!!!!
Je trouve l’EDT actuelle trop plate voire insipide : on ne sent pratiquement qu’une lavande proprette et toute l’ ambiguité de Jicky a malheureusement disparu !
par civetta, le 4 février 2010 à 10:34
julita54>> je n’ai pas cette impression avec l’eau de parfum qui me satisfait pleinement et je ne trouve pas qu’il n’en reste que la lavante proprette, au contraire (de tte façon, je ne prends jamais l’eau de toilette, sûrement trop légère) ; quant à l’extrait, je ne le connais pas vraiment (trop cher, je n’ai jamais tenté)
par eh-andy, le 4 février 2010 à 19:48
Je m’excuse, mais pour l’image du pipi de chat, vous tombez justetellement juste !.. Je ne vois pas tellement ce que ça a de valorisant pour un parfum que l’odeur du pipi de chat, surtout lorsque l’on sait que Guerlain torture effectivement l’arrière-train des civettes, quasi des chats, duquel vous semblez aimer recevoir des coup de pattes olfactifs.. !!
J’aime beaucoup certains parfums guerlain, certes jicky c’est un vestige 1900, mais quand même... torturer des animaux pour un sillage "vintage" j’adhère moyennement.
Un jeune amateur de parfum qui déteste les parfums synthétiques, qui aime les vrais parfums, mais qui reste un peu gêné par les méthodes guerlain..
par civetta, le 5 février 2010 à 08:40
eh-andy>> j’avoue que j’ignore un peu ds les details la question de la civette (mais vous avez sans doute raison, d’ailleurs quel parfum ou quelle marque de parfum ou de cosmetique est nickel question environnement et respect des animaux ? je doute...) ; quant à savoir si c’est valorisant, sur le papier dit comme ça, cela peut paraître négatif en effet, mais (cette impression n’etant que très fugitive et perceptible qu’en connaissant par coeur JICKY pour en decouvrir toutes les facettes les plus infimes) c’est en réalité un compliment pour nombre des parfums Guerlain auxquels cela donne cet aspect animalisé qui en fait des parfums "de peau". J’avais senti la "civette" en element isolé à l’Osmotheque à Versailles (demonstration par Jean Kerleo à l’epoque) et en sortant, j’avais senti (juste après) Vol de Nuit. Parce que j’avais memorisé l’odeur "pure et isolément", du coup elle sautait au nez d’evidence qd on sentait Vol de nuit juste après...
réponse de Troudujol, le 5 février 2010 à 10:02
A ma connaissance, les produits animaux ne sont plus utilisés en parfumerie et sont mêmes interdits. Ils ont laissé la place à des produits synthétiques de substitution.
par Jeanne Doré, le 6 février 2010 à 10:18
Eh-andy, rassurez-vous, je vous confirme comme l’a mentionné Troudujol que plus personne n’utilise de civette naturelle aujourd’hui, pas même Guerlain ! Toutes les matières premières d’origine animale ont été remplacées par leur équivalent synthétique, c’est à dire une reconstitution au plus près de chacun de leurs constituants, obtenue par assemblage.
par incense, le 6 février 2010 à 11:49
Ahhhh.... Jicky....Quel drôle de parfum quand même.
Le parfum le plus "Dr Jekyll & Mr Hide" que je connaisse. Un départ scintillant, et oui, très aristocratique. Un pur bonheur. Je ne parle que de l’EDP, que je porte régulièrement. Cette lavande... Puis, très vite, on découvre un fond tout à fait étonnant. Parlons cru, mais ce n’est pas le pipi de chat qui me saute au nez, mais son caca. Bon, d’accord, dit comme ça, brutalement, ca peut paraitre exagéré, mais je vous assure que c’est ce que je ressent ! Plus étrange, cela fait partie de la beauté de ce parfum. Un délicieux animal sublime, doux, et pas très propre, un petit sauvageon. En revanche, ce parfum me semble beaucoup plus masculin dans son orientation aromatique/animal. Je ne l’ai encore jamais senti sur une femme... En revanche, j’ai testé Jicky + Spiritueuse Double Vanille, et on tombe sur un joli Shalimar masculin ! en tout cas, un **** Luxe !
réponse de Thierry, le 7 février 2010 à 10:26
Je ne saurais dire si Jicky contient ce matériau, mais le Skatol est je crois assez souvent utilisé pour remplacer les produits animaux désormais prohibés. La substitution du K au C reste anecdotique (transcription anglo-saxonne ? ) mais l’évocation, elle, est sans ambiguïté, quelle que soit la forme prise par les excréments....
"pipi, caca, popo" c’est ça aussi la grande parfumerie !
réponse de Méchant Loup, le 7 février 2010 à 11:16
Thierry, en effet, il ne serait pas étonnant que la civette reconstituée utilisée aujourd’hui dans Jicky contienne du scatol, mais aussi bien d’autres composants pour la rapprocher au plus près de la richesse de la "vraie" désormais interdite !
par Jeanne Doré, le 7 février 2010 à 14:56
Incense, C’est drôle que vous évoquiez ce mélange, car la légende veut que ce soit en renversant une louche de vanilline dans une cuve de Jicky que Jacques Guerlain aurait inventé Shalimar ! Comme quoi, vous avez vous-même recréé le mythe !
Thierry, Méchant Loup, en effet l’absolue de Civette contient du scatole (je ne l’ai toujours vu qu’avec un “C”...), de l’indole (présent aussi dans le jasmin) et de la civetone (phéromone macrocyclique), entre autre, et surement plein d’autres molécules présentes en infimes quantité qui n’apparaissent peut-être pas aujourd’hui dans le substitut synthétique...
par Donald Bovy, le 26 février 2010 à 23:04
Il y a un grand mystère pour moi derrière ce premier parfum moderne ou du moins le premier moderne toujours « vivant ». En effet, « Jicky était le nom familier par lequel Aimé appelait son neveu Jacques » (C. Fellous, Guerlain. 1987)). J’imagine un oncle émerveillé par tant de talents chez son jeune apprenti, Jacques Guerlain, créateur selon moi d’au moins 3 des 10 plus grand parfums au monde. Aimé Guerlain, le créateur de Jicky, ne s’est pas marié et la famille a du communiquer sur le fait qu’il avait un amour platonique : une longue correspondance avec une femme de l’autre côté de la manche. Un parfum tellement moderne qu’il ne rencontre pas le succès auprès de femmes lors de sa sortie en 1889. Ce sont les hommes qui vont le porter les premiers. Ce n’est qu’en 1912 que la presse féminine finit par « l’honorer ».
Jicky est donc le premier parfum moderne (1889). Il est féminin et masculin. Il porte le nom d’un homme mais il est destiné aux femmes dans les rayons. Il a été créé par un homme dont il a fallu que la famille Guerlain communique sur ses orientations sexuelles. Je trouve personnellement que l’Histoire des parfums modernes commence par un bel hommage aux cocottes ;o)
P.S. : je sais que cette famille est "en perdition" mais il me semblait qu’il fallait classer Jicky dans la familles des Fougères plutôt que dans les orientales.
réponse de Jeanne Doré, le 28 février 2010 à 19:38
Bonsoir Donald, je ne connaissais pas ce point de vue sur l’“ambiguité sexuelle” d’Aimé Guerlain qui aurait conduit sa famille à communiquer une sorte de “démenti” inavoué...
Par ailleurs, oui, il pourrait tout aussi bien être classé en fougère, je vous l’accorde, mais parfois il y a aussi ambigüité dans les familles olfactives, et il faut bien trancher !
réponse de moujik4, le 2 mars 2010 à 12:18
A ce propos, Luca Turin classe également JICKY dans la famille des Fougères. Mais quelquefois il n’est pas très aiser de classer clairement dans une catégorie. Pour mettre tout le monde d’accord, je dirais bien concernant JICKY, qu’il s’agit d’une Fougère Orientale....
réponse de Donald Bovy, le 2 mars 2010 à 21:11
Et Madame Veuillet-Gallot le classe aussi ainsi dans son guide même si elle reconnait que Jicky « flirte toutefois avec les parfums ambrés ». Elle défini la famille comme suit : accord constitué par des notes hespéridées, lavandées, boisées (patchouli et mousse de chêne) et courmarinées. Il y a l’ancêtre disparu Fougère royale d’Houbigan, puis le bel américain Canoë de Dana. Sentez le si vous avez la chance de le croiser, il est créé en 1935. On se souvient aussi d’avoir penchait son nez différemment sur Brut de Fabergé après avoir lu le livre de Monsieur Turin où il le qualifie de monument. Il nous parle de cet accord pour Canoë ainsi : « vivace et laiteuse odeur d’ombrelle vénéneuse que la parfumerie a choisi d’appeler du nom flatteur de « fougère » pour cacher son origine synthétique » (Parfums Le guide, 1992). Pour ma part, j’ai cru à un retour de cette note avec l’Eau de Cologne d’Helmut Lang. Mais je me suis trompé. Pourtant, ce parfum de Maurice Roucel fut pour moi un grand plaisir malheureusement aujourd’hui disparu des rayons. Comme il se doit pour cette famille : “It is a fragrance that would suit a black suit as much as it would an ivory chiffon gown."(http://boisdejasmin.typepad.com/_/2...).
réponse de Le Gnou, le 3 mars 2010 à 21:34
Canoë n’est pas si américain que ça puisque la maison Dana est d’origine espagnole (créée en 1932 à Barcelone) ; et Brut est un monument, c’est vrai !
réponse de LaComtesse, le 7 avril 2010 à 03:17
Canoe ! Vous parlez de Canoe ! Je crois que c’est mon plus ancien souvenir de parfum. Je crois même que c’est le petit échantillon de Canoe dans ma boite à trésors, qui m’a donné le goût des parfums poudrés (à moins que ça ne soit le benjouin) (je crois que je vais bien relire tous vos messages)... Comme chante le beau marin Jacques Perrin dans les Demoiselles de Rochefort "Je l’ai cherché partout tout autour de la terre". Vingt ans après, une copine l’arbore dans sa salle de bains, un pshitt, et tout un univers familier me revient. Encore dix ans plus tard, et je me décide à le chercher sur internet : oh ! il suffisait de le commander ! Voilà donc trois mois que j’ai mon Canoe d’enfance à la maison, rien qu’à pour moi toute seule.
Voilà pas que, l’autre jour, je m’offre un délicieux un exquis un caressant "Eau Lente" de chez Diptyque... Que j’ai posé tout à côté du Canoe. Voilà pas que, mue par une intuition fulgurante, j’essaye L’Eau Lente sur la main gauche et Canoe sur la main droite : ils sont cousins ! Presque frères. Le Canoe de mon enfance m’a bel et bien guidée dans mes goûts pour ces sucrés caressants.
Le nez n’oublie jamais !
par xxerus, le 3 mars 2010 à 13:25
Je suis donc allé découvrir ce monument de la parfumerie. Comment dire... : une joyeuse guerlinade fruitée qui n’a malheuresement duré que quelques instants.
Au bout de 5 minutes à peine, une odeur de civette vraiment présente, impossible de s’en détacher. Beurk ! Effet "caca dans le bosquet" garanti... Pour moi, au regard des nombreuses fragrances qui promettent des instants sulfureux et torrides, Jicky est vraiment le premier parfum qui sent "le cul"... (désolé pour cet écart de langage mais je ne voyais pas comment le dire autrement)
réponse de Jeanne Doré, le 5 mars 2010 à 23:08
Xxerus, j’apprécie votre "auto-censure", mais dans ce contexte on ne peut plus justifié, nous tolèrerons cet écart de langage !
réponse de julita54, le 7 mars 2010 à 18:28
XXERUS, vous me faites rire mais beaucoup de personnes sont de votre avis !!
Sur moi par contre, JICKY ne sent que la lavande ...et j’attends désespéremment ces notes fécales !
réponse de Tim Buktu, le 14 avril 2010 à 17:52
Peut-être faut-il évoquer ici le confidentiel "Mouchoir de Monsieur" de Guerlain, une sorte de cousin de Jicky pour "vieux beau" (il paraît). Pour ma part je ne m’arrête jamais aux classifications hâtives et je porterais assez volontiers Jicky ou Mouchoir de Monsieur si j’en possédais un flacon. J’ai testé les 2 et j’ai trouvé que MdM sentait beaucoup plus la civette que Jicky.
Pour Jicky comme pour Mouchoir de Monsieur les essais sur bande de papier donnent une très mauvaise impression. Sur le poignet c’est un peu mieux mais je crois qu’il faut surtout s’en parfumer le corps (avec modération) pour bien se rendre compte. Je me suis fait la même remarque avec l’Eau d’Hermès (répugnante sur le papier mais magistrale sur le corps 1 heure après l’application !)
par aldo, le 15 mars 2010 à 13:45
C`est vrai que c`est un monument de la parfumerie et j`espere que ca ne va pas disparaitre un jour. Jicky comme tous les parfums correspond a certaines personnes du fait de leur peau, mentalite,...
En tous cas, ca reste un parfum exceptionnel. Au moins, ca ne ressemble pas a tous ces parfums qui sont lances sur le marche et qui se ressemblent a force.
La parfumerie a besoin de proteger ses monuments afin de garder son ame.
par dreamparfum, le 1er juin 2010 à 00:15
Le parfum le plus ancien que je connaisse et qui n’a pas pris une ride. Le parfum mythique par excellence. Une légende inimitable, plein d’originalité et d’audace, comme tous les féminins de Guerlain d’ailleurs, et évoquant une histoire d’amour, typique des créateurs Guerlain. C’est bizarre mais je viens de m’apercevoir qu’il est unisexe apparemment, si c’est le cas j’ai hâte de le porter. Il parait justement selon un forum que Sean Connery le porte, ou peut être le portait...la grande classe ! surtout pour un homme aussi élégant et ayant été le meilleur des James Bond, chapeau ! sans oublier d’après ce que j’ai vu sur le forum si les sources sont vrais, que la plus belle, la plus élégante, la plus magnifique, la plus sublime des femmes à sa belle époque le portait, à savoir Brigitte Bardot en personne ! si ça c’est pas une merveille de parfum ! porté apparemment à l’époque par la plus merveilleuse des femmes qui existe au monde ! Ah Brigitte Bardot, mon plus grand fantasme à jamais, la femme de mes rêves. Pourquoi est-ce qu’il a fallu que je sois né dans les années 80, j’aurais pas pu être né dans les années 30 ! c’est pas juste. Houlla ! je m’emporte là. Dsl pour ces dernières lignes, je ferais attention la prochaine fois, lol. C’est un site sur les parfums avant tout.
réponse de tambourine, le 10 juin 2010 à 16:50
malheureusement vous ne devez pas être le seul à regretter d’être né trop tard...
mais c’est dur de savoir ce que portait réellement brigitte bardot au final car les sources divergent... j’ai déja entendu jocky mais aussi vent vert, en outre elle a été l’égérie de chamade.. mais qqun m’a affirmé qu’il savoir de source sûre qu’elle portait l’heure bleue.. et il me semble l’avoir déja lu également sur le blog d’élisabeth de feydeau... elle devait quand même de tte façon porter du guerlain d’après les paroles d’initials BB...
par dreamparfum, le 1er juin 2010 à 00:36
Tout à fait vrai Aldo, tu en parles très bien en le qualifiant de "monument de la parfumerie". J’espère moi aussi qu’il ne disparaitra pas un jour, même si on sait tous que tout à une fin malheureusement. Et il est vrai qu’il ne ressemble à aucun autre, ça c’est exceptionnel, être capable de créer un parfum unique ! voire même plusieurs, chose encore plus rare et donc encore plus exceptionnel. Et seul Guerlain, qui est pour moi la plus grande maison de la parfumerie, pouvait le faire. Surtout quant on connait le génie de cette grande génération de parfumeur. Et puis je trouve justement que chaque parfum Guerlain, (essentiellement féminin), à sa personnalité propre, son identité olfactive unique et inimitable. Exemple : L’Heure Bleu, Mitsouko, (flacons pratiquement identique mais 2 parfums différents, sublime !), Shalimar...et tous les autres. Tous des parfums exceptionnels, des monuments de la parfumerie. Je ne dis pas ça parce que les Guerlain sont mes préférés, mais je trouve que c’est vrai. Après ce n’est que mon avis. Mais quel grand succès ce Jicky, encore aujourd’hui alors qu’il a plus de 100 ans ! phénoménal !! et en plus en étant aussi bien porté par les hommes que par les femmes. Peut-on faire mieux ? je suis sûr que non. Vive Guerlain et ces parfums, pour l’éternité !
réponse de Jicky, le 1er juin 2010 à 17:42
Je sens que tous les deux on va bien s’entendre !
Jeanne et les autres, je crois que jamais, au grand jamais, je serais capable de faire ma critique de Jicky. C’est même pas que les mots me manquent... c’est que ... c’est que ma tête jamais m’autorisera à le publier...
par dreamparfum, le 1er juin 2010 à 18:29
Mais pourquoi tu ne pourrais pas publier ta critique sur cette légende de la parfumerie qu’est Jicky. Ecoute, quand on parle de parfums, on a chacun sa propre opinion de ce que l’on ressent, on parle d’identité olfactive, de souvenirs marquants, de culture. Chacun à son propre avis et on doit le respecter. Il est normal que certains ne soit pas d’accord avec d’autres, mais il faut avant tout respecter les avis. Donc n’est pas peur de faire ta critique, surtout pour un parfum aussi magnifique que Jicky. Au contraire, je suis sur que Jeanne, moi et les autres seront heureux de voir ce que tu as à dire et nous respecteront ton avis sois en sur. Je suis certains que tu en parleras très bien, lance toi, dis ce que tu pense, tu te sentira mieux dans ta tête. Bon courage !
réponse de Jicky, le 1er juin 2010 à 18:35
Ah mais ce n’est pas faute de vouloir ni de le pouvoir ni de le craindre, c’est juste que... Ouah quoi ! En tout cas, bienvenue sur AuParfum =) (Je suis moi aussi un Guerlainiste assumé !!)....
par julita54, le 10 juin 2010 à 15:28
Pour les fans de JICKY ( celui de Guerlain LOL !!!) , un bel article de Sylvaine Delacourte sur son blog :
réponse de dreamparfum, le 10 juin 2010 à 20:51
Effectivement c’est un très bel article, bien détaillé. Ce parfum mérite vraiment tous les honneurs.
par Jicky, le 8 juillet 2010 à 00:20
Sylvaine Delacourte dit en citant Cocteau que Proust lui même portait Jicky...
M’en fout ! Jeanne, vous arrêtez la critique et les autres vous allez la voir (je vous paye le voyage et tout), et vous me construisez une machine à remonter dans le temps ! Rien à faire, je veux vivre en 1889 !
Crise existentielle ? Peut être, en tout cas, je vous invite tous et on se fait un bon repas bien sympa autour d’un thé, en dessous d’un saule pleureur aux bois de boulogne à côté de la Seine et on invite Proust, Rimbaud, Verlaine, Zola puis en fin d’après midi on se fait un rush sur la tombe de Baudelaire ! Puis tant qu’à faire, on invite Aimé et Jacques Guerlain, Jean-François Houbigant, Coty et les autres !
Allez, au boulot !
par clochette, le 9 juillet 2010 à 20:42
Pour la première fois j’ai pu le sentir sur peau, et mon dieu quelle merveille ! L’impression qui me domine, c’est une fumée, un feu de bois. Il se fait très ambré, sur moi, mais effectivement ce parfum, comme tous ceux qui sont chargés émotionnellement, est protéiforme. Je n’ai pas eu envie de l’analyser, je préfère aujourd’hui me laisser aller sans trop intellectualiser, ça me demande encore pas mal d’effort de chercher à reconnaître certains composants, alors je profite de ce stade pour ne pas chercher à le faire ! Je suis assez bien placée pour savoir que quand la connaissance devient pointue, il devient impossible d’avoir cette "virginité", c’est le même principe avec la musique. D’ailleurs, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les chercheurs ont constaté que lorsque qu’un musicien professionnel écoute un morceau, c’est l’hémisphere gauche du cerveau (plus analytique, rationnel, logique) qui s’active, alors que chez les autres, c’est l’hémisphère droit (où siègent les émotions, l’imagination, la passion). Alors je laisserai l’analyse pour la prochaine fois que je le porterai !
par RomainB, le 9 juillet 2010 à 23:11
j’ai sentis plusieurs fois Jicky, sur touche uniquement, et l’impression "d’un chat qui a chier dans une touffe de lavande", c’est vraiment l’image que j’en ai. trop animal pour, enfin quoi que le MKK de Lutens me fais pas le même effet.
Il faudrait que je le teste sur la peau pour voir. Sinon cela reste un beau parfum, très bien construit avec beaucoup de personnalité.
par milleric, le 12 juillet 2010 à 16:07
pour ma part j’ai eu mouchoir de monsieur et là vraiment j’ai eu du mal tellement l’odeur presque fécale devient indisposante je trouve.beaucoup plus animal que jicky à mon sens.quand à coriolan je ne le regrette absolument pas n’ayant personnellement jamais accroché sur ce parfum qui d’après moi a commencé à sonner le glas de la splendeur de guerlain bien que me semble t-il il ait été un des derniers parfums conçus par Jean-Paul Guerlain.je pense qu’il n’a pas marché car on ne reconnaissait plus la patte du maître et d’un autre côté c’était un parfum qui se voulait moderne mais ne l’était pas.les jeunes ne l’ont pas plus adopté que les plus anciens.je ne serais pas étonné que monsieur Guerlain ait été sommé d’apporter du sang neuf par lvmh et son flop n’est peut-être pas non plus étranger à la suite des évenements....
par Phoebus, le 27 juillet 2010 à 02:02
Croyez le ou non, je n’avais jamais sentit Jicky avant aujourd’hui ! Je n’ai jamais éprouvé le désir de le tester non plus, faut dire, mais je tiens à découvrir les classiques.
J’avais envie de m’amuser, alors d’entrée de jeu je suis allé voir la vendeuse la plus proche avec un air à vous fendre le coeur. "Bonjour, excusez-moi, Jicky de Guerlain, vous connaissez ?" (je l’avais repéré à dix mètre, cinquième étagère sous la lettre G depuis ma place, mais j’ai quand même attendu qu’elle aille chercher confirmation auprès de sa supérieur, pour finalement revenir vers moi et essayer de décrypter ses étagère, en murmurant "Jicky...Jicky..". Enfin, tout vient à point à qui sait attendre). J’ai monté une histoire à propos de ma soi disant grand mère atteinte d’Alzheimer, c’était son vieux parfum, j’ai pas les clés de chez elle pour aller lui chercher son original et lui apporter sur son lit d’hopital afin de la motiver à recouvrer la mémoire alors, s’il vous plait, je ne sais pas si c’est possible mais, je pourrais avoir un échantillon ? (le truc à savoir c’est que le séphora ne donne jamais d’échantillons gratuitement, faut acheter autre chose pour qu’ils deviennent subitement très généreux). Mais là, la vendeuse est partie chercher une petite fiole dans l’arrière boutique directement, avec les yeux brillants, je mériterais un Oscar ! (la semaine prochaine je reviendrai en disant que ça a un peu marché, mais qu’elle trouve qu’il y a quelque chose de changé...Je leur dirai que j’ai vérifié sur internet et que l’IFRA a effectivement frapper. "Elle voudrait vérifier avec ses autres chouchous, Mitsouko, Vol de nuit, Chamade et l’heure Bleue. Je ne l’ai jamais vu aussi motivée, ça a l’air de marcher ! Je pourrais avoir des échantillons s’il vous plait .... ?".
Bref, j’ai donc pu tester Jicky tranquillement chez moi en rentrant, au calme. Dès les premières secondes, la modernité du parfum frappe. La première idée qui m’est venue spontanément, c’était "tient, une fougère pour femme", sans que je ne puisse me l’expliquer. Pour le reste, je trouve ce parfum vraiment très lisible, très clair dans les évocations qu’il suscite en moi. Dans les notes de coeur, je pense à quelque chose de mauve, soyeux, languissant au vent comme une étoffe...Ou plutôt comme un voile pudique qui cacherait quelque chose de moins politiquement correct. Une note âcre et grasse, en sourdine, qui m’évoque le gravier et les roches un peu poudreuses (quelqu’un a parlé de litière pour chat je crois ?) mais je ne voit pas de matières fécales sur mon poignet. Puis dans les notes de fond, la chose se concrétise : je vois très clairement une couche pour bébé, (pas forcément sale d’ailleurs). Les couches modernes, avec des attaches adhésives, une odeur poudrée/collante, un peu plastique, qui dégagent une odeur plus que caractéristique (les quelques parfums que je me suis payé jusqu’à maintenant, je les dois à l’argent du baby-sitting, je trouve ça ironique qu’un parfum puisse me rappeler les couches !).
C’est donc un parfum très "parlant" et avant-gardiste que je découvre...Il mérite son succès, et me permet de comprendre en partie pourquoi on dit toujours que Guerlain suscite l’émotion, raconte une histoire...Il a ce petit truc en plus qui fait les classiques, vraiment.
Après, je ne l’achèterais pas, c’est clair...Mais si on me donne un flacon, je le porterais sans problème.
(oh, et pour finir, je trouve que l’idée de "fougère pour femme"est vraiment à creuser...Après les vétivers au féminin, pourquoi pas un savon à barbe rose ?)
réponse de Phoebus, le 27 juillet 2010 à 02:04
je lui remets deux étoiles pour une moyenne de 2.5...Parce qu’il a une très mauvaise tenue sur moi. Pas plus de deux heures...
(mauvaise tenue, presque pas de facette animale/fécale dérangeante...j’ai l’impression qu’à cause de ma peau je passe à côté de l’essentiel du parfum, au vu des autres commentaires !!)
réponse de Géraldine, le 27 juillet 2010 à 11:50
Phoebus, avez-vous testé Jisky en edt ou en edp ?
Je le porte parfois en edp, et sur ma peau la ténacité est excellente. L’odeur animale y est, me semble-t-il, beaucoup plus prononcée que dans l’edt.
réponse de Phoebus, le 27 juillet 2010 à 13:30
Eau de parfum...Mais en fait, après deux heures, je sens toujours une "présence" de notes de fond, mais comme si c’était des muscs très très très dilués vous voyez ?(comme si j’avais de la poudre de craie sur les doigts après avoir écrit au tableau, pour être plus précis, mais en plus transparent). Les notes de têtes sont fortement présentes, heureusement, mais après ça décroit très vite de façon exponentielle...
Mais il me donne envie de le conseiller aux gens qui chercheraient quelque chose d’unique et de moderne (oui, moderne). Je me suis fait la réflexion : si Guerlain reprenait la formule de Jicky, la mettait dans un flacon design art-déco, faisait une campagne de pub avec Kate Moss sur une moto et coiffée à la garçonne...Les gens l’achèteraient-ils ? Je pense que OUI. Mais heureusement Guerlain a encore assez d’honneur...(quoique, finalement, je ne serais pas contre de garder à la fois l’ancien packaging et d’en faire un nouveau pour plus de résultats...).
Bon, je me débrouille pour entrer en école de commerce, intégrer la maison Guerlain, proposer l’idée et je vous redit ça dans....vingt ans ?
réponse de chucho, le 27 juillet 2010 à 16:32
Euh... c’était moi, la vendeuse...
réponse de Phoebus, le 27 juillet 2010 à 18:33
Arf, je savais que je vous avais trop parlé pour passer inaperçu. Vous imaginez bien que je n’en ai pas contre vous personnellement mais contre le système de la firme (pour ma défense, je suis un garçon et vu mon âge, dès que j’entre dans votre séphora, de une je me fais toujours arrêter par le garde du corps qui fait une tête de plus que moi pour enlever mon sac à dos (les filles ont le droit de garder leurs sacs à main, pourtant, allez savoir), de deux on ne me laisse jamais seul au rayon parfums féminins (alors que pour un parfumista, c’est quand même là que se trouvent la plupart des trésors). On m’a toujours refusé des échantillons jusqu’ici (alors qu’une quinquagénaire qui passe devant balanciaga se voit recevoir en moyenne 5 échantillons à chaque visite selon une étude menée par Scribd ). Le prix à payer pour avoir accès à la découverte d’un classique, pilier de la parfumerie, loin des odeurs saturées de cosmétique du séphora et de ses nouveaux lancements à la pelle lorsque l’on est de sexe mâle et de type méditerranéen ? Devoir monter une histoire. (et oui, je vais dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : c’est de la discrimination, ni plus ni moins, mes amis).
réponse de chucho, le 27 juillet 2010 à 21:17
Mais non, je rigolais, c’était pas moi ! Mais c’était sympa le plaidoyer, ça valait le coup de jouer à l’arroseur arrosé !
réponse de Phoebus, le 27 juillet 2010 à 21:34
Alors ça c’est pas gentil du tout (bon je m’en doutais quand même, le message était trop polit), j’étais déjà en train de me dire que je ne mettrais plus les pieds pendant quelques temps dans ce séphora et que j’irais au Douglas à la place (et là où c’est pas gentil du tout, c’est parce que ce séphora a des SERGE LUTENS et le Douglas non lol !!).
Pour en revenir à jicky j’ai réussis à percevoir la facette "excréments félins dans une touffe de lavande"...en appliquant jicky sur le dos de la main, et pas sur le poignet, l’odeur change.
réponse de chucho, le 27 juillet 2010 à 21:38
Je comptais pas te faire mariner longtemps, mais c’est vrai que j’aurais pu mourir avec ce secret, et là... adieu les Lutens !
réponse de Phoebus, le 27 juillet 2010 à 21:46
Oh, ça aurait été l’affaire de quelques semaines, je change de ville pour mes études (nah !). J’aurais survécu. Non mais pour les lutens ça m’aurait embêté vu que je suis toujours dans l’attente d’un bas de soie au coin des étagères...
réponse de mitsouko, le 11 octobre 2010 à 20:48
Bon, ça fait un petit moment que je vous lis tous en me régalant et là que lis-je ? Il semble, cher phoebus, que nos peaux réagissent de manière semblable à ce divin parfum. Sur moi une tenue du genre éphémère (snif) lorsqu’essayé sur le poignet. Je ne perçoit les notes fécales que lorsque je vaporise sur le dos de la main. Pour tout dire l’excrément de chat dans la touffe de lavande serait pour moi encore acceptable si je sentais encore la lavande. Hélas plus de notes aromatiques aucunes pour moi, seulement le "popo" du félin. J’ai donc renoncé à porter ce chef-d’oeuvre. C’est-y pas d’un triste ? Bon, en même temps je porte Mitsouko et L’heure bleue en alternance : il y a plus à plaindre que moi.
par Jeanne Doré, le 11 octobre 2010 à 23:12
Bonjour Mitsouko, tant mieux si c’est le "pipi de chat" de Jicky qui vous a incité à vous lancer ! Ma peau préfère elle aussi Mitsouko et l’Heure Bleue à la fougère fauve de ce grand classique, que pourtant j’admire...
par mitsouko, le 12 octobre 2010 à 21:11
Chère Jeanne, merci de votre réponse. Auriez vous quelques suggestions de fougère, d’aromatique que je pourrais essayer (même chez les hommes, je ne suis pas sectaire). Histoire de me consoler de ne pouvoir porter cette merveille. Mais sans le pipi de chat, hein vu que j’ai peut-être tendance à trop développer cette note.
Merci encore.
réponse de Jicky, le 12 octobre 2010 à 21:18
Si vous acceptez la réponse de Jicky (ah, le hasard des situations^^) : Pour un Homme de Caron, qui pour le coup va beaucoup plus accentuer la lavande, sinon en fougère diverses, il y a Fou d’absinthe chez l’artisan, Eloge du Traitre chez Etat Libre d’Orange (ou antihéros qui est une lavande), mais essayez aussi Mouchoir de Monsieur de Guerlain, qui est la version encore plus animale de Jicky selon moi (histoire de rigoler un bon coup !)
Voili voilou..
vive l’odorat !
réponse de The Rebel Gardener, le 12 octobre 2010 à 21:38
Moi aussi, jee suis également une grande fana de fougères aromatiques !
C’est drôle, j’aurais recommandé les mêmes parfums que Jicky vous a proposés. A part ceux-ci, je dirais aussi Géranium pour Monsieur de Frédéric Malle, très mentholé sur la tête et le coeur et qui s’assouplit de notes rosées de géranium, justement, de bois, muscs, épices et notes sucrées. Et sinon, dans le genre plus masculin mais très doux, j’aime beaucoup le English Fern de Penhaligon’s qui a des notes de gazon anglais, de géranium avec un effet très rétro et savonneux.
Et dans la famille fougère cuirées aromatiques, j’aime beaucoup aussi Bel Ami de Hermès qui, je trouve, a un côté chaud et pétillant (par certains aspects, Eloge du Traîtres de ELO lui ressemble pour la facette cuirée épicée), ainsi que Feuilles de Tabac de Miller Harris qui commence avec des notes chaudes de piment, tabac puis se rafraîchit pou ensuite évoluer vers un fond plus froid structuré autour du vétiver.
Je ’ai pas d’autres idées pour l’instant mais je vais essayer de trouver d’autres suggestions.
réponse de Jicky, le 12 octobre 2010 à 21:44
je recommande d’ailleurs aux nobles lecteurs d’Auparfum, cet article d’une gente paysanne. Et je n’ai même pas été payé !
réponse de The Rebel Gardener, le 12 octobre 2010 à 21:53
Tiens, tu me fais penser qu’il faut que je fasse quelques mises à jour.
réponse de clochette, le 12 octobre 2010 à 21:26
Vous retrouverez la note lavande dans ces parfums : Encens et lavande, Fourreau noir ou Gris clair de Lutens. Ou aussi Pour un homme de Caron.
par Jeanne Doré, le 12 octobre 2010 à 22:10
Mitsouko, à peine le temps de parvenir à votre message que vous êtes déjà assaillie de réponses !
J’approuve toutes celles données ci dessus (surtout Pour un Homme et English Fern !), et j’ajouterais les suivantes : Amber pour homme de Prada, L’Eau Noire de Dior, White Musk pour Homme, Harmattan Noir, Brin de Réglisse et enfin Kiki de Vero Kern.
réponse de Maxxxx, le 13 octobre 2010 à 02:01
Et si "Pour un homme" de Caron ne va pas, il y a aussi "A taste of Heaven" by kilian dans le même esprit (une belle lavande, tenace, sur un fond assez transparent). Sur ma peau en tout cas il évolue bien mieux...
réponse de dau, le 13 octobre 2010 à 09:06
Très classique et chic, j’aime beaucoup Blenheim Bouquet de Penhaligon’s. Une écriture simple, facilement lisible avec un coté grand chic anglais à la campagne.
(Perso, je ne supporte que la campagne anglaise...)
par mitsouko, le 13 octobre 2010 à 13:49
Merci à vous tous pour vos diverses suggestions. Malheureusement je n’aurai pas accès à un certain nombre des parfums que vous me conseillez avant un bon moment. Je n’ai pas facilement accès aux parfums de niche (à part les parfums Serge Lutens, les séphora ont parfois du bon), j’habite en province. D’ailleurs pour vous situez, j’habite dans la ville de naissance d’Arthur Rimbaud (petit clin d’oeil pour Jicky ; le hasard des situations, on ne saurait mieux dire).
Clochette, j’ai déjà senti gris clair et j’avoue qu’il me plaît beaucoup. Je vais sans doute aller l’essayer cet après midi pendant l’heure de solfège de ma fille. On verra ce que ça donne, l’autre jour j’ai essayé ambre sultan ( waouh soit dit en passant), hélas avec un seul pshitt on aurait pu croire que je m’étais douchée avec tous le flacon. Et comme je n’ai pas spécialement envie d’étouffer mon entourage....
Rebel, j’adore Bel Ami mais impossible de le porter, c’est le parfum du mari de ma meilleure amie. C’est moi qui lui avait conseillé de l’essayer d’ailleurs ; je me vois mal lui "voler" maintemant qu’il l’a définitivement adopté.
Jicky, je vais voir si je peux trouver pour un homme de caron.
Merci encore à vous tous
réponse de clochette, le 13 octobre 2010 à 13:56
Oh, dommage pour Ambre Sultan ! Quelle merveille ! J’ai un truc pour porter ses "monstres" de sillage : je vaporise sur un poignet, je le colle à l’autre puis éventuellement j’effleure la peau derrière les oreilles de mes poignets. Ça permet de porter Insolence, par exemple. De vaporiser devant soi et marcher dans le sillage, ça marche aussi.
réponse de dau, le 13 octobre 2010 à 14:12
Moi pour les monstres, je vaporise le ventre ou la chute de reins. C’est étouffé par les vêtements et de temps en temps, on reçoit avec les mouvements de petites bouffées de parfum... Bien sûr, reste le problème : et quand on embrasse ma chute de reins ? mais bon, je n’ai jamais eu de plainte personellement.
réponse de mitsouko, le 13 octobre 2010 à 14:25
J’avais déjà essayé la technique de clochette sans succès avec Opium comme je viens de l’expliquer. Mais la technique de la chute de rein jamais. J’essayerai à l’occasion, merci beaucoup.
réponse de dau, le 13 octobre 2010 à 14:28
Sinon, avec une jupe, il y a le creux des genoux aussi.
réponse de Jicky, le 13 octobre 2010 à 17:05
Dau est donc ecossais... j’essaierai le coup de la jupe, prochainement...
Mitsouko : bon, euh, en mariage je suis déjà pris, mais si vous savez pas pour qui voter aux prochaines élections municipales, je suis là ;)
réponse de dau, le 13 octobre 2010 à 19:04
Pas écossais et pas porteur de jupe. Quique... dans mon jeune temps (hier quoi !) j’ai osé la chose austère de Gaulthier.
réponse de mitsouko, le 13 octobre 2010 à 14:21
C’est vrai que c’est dommage pour ambre sultan. Surtout que quand je parle d’un seul pshitt je n’exagère pas. J’ai peur que répartir une vaporisation sur plusieurs endroits ne fasse qu’amplifier le phénomène. C’est ce qui c’est déjà passé pour Opium. Alors que je l’ai porté dans mes jeunes années sans problème, je ne peux plus aujourd’hui sans migraine et sans risquer d’asphyxier mes proches. Mais bon, je n’en suis pas plus triste que ça puisque je vis maintenant une belle histoire d’amour avec Mitsouko ( et avec L’heure bleue aussi).
réponse de clochette, le 13 octobre 2010 à 15:07
Bon, si ça vous donne la migraine, c’est un autre problème, mais j’ai des amies qui porte Ambre Sultan, Insolence , Angel, Hypnotic Poison, Jasmin noir et autres bombes olfactives, je vous assure qu’elles sont tout à fait fréquentables =) Ce sont les parfums dont le sillage m’a le plus marquée ! J’adore croiser ces femmes qui osent le parfum-diva ! Mitsouko est un choix merveilleux, il est magique, ce parfum !
réponse de mitsouko, le 13 octobre 2010 à 18:15
oui, merci Clochette, je trouve moi aussi Mitsouko merveilleux et puis il a du sillage mais léger. L’autre jour je donne rendez-vous à une amie (celle qui porte Shalimar et Opium), on se fait la bise et nous voilà partie en ballade toutes les deux. Au bout de quelques mètres, elle se met à reniffler autour d’elle en disant : "Qu’est-ce qui sent si bon !" Et là elle se rapproche de moi tout en reniflant et s’exclame : "Ah mais c’est toi qui sent si bon, c’est Mitsouko !" CQFD
par lordvoldemort, le 29 janvier 2011 à 11:32
C’est un monument. Dommage que les hommes ne se mettent pas vraiment aux parfums mixtes.
par Absinthe, le 12 février 2011 à 13:54
Il y a des jours comme ça, où je suis contente de vieillir. Il faut bien que ça serve à quelque chose et apporte quelques satisfactions non ?
Donc voilà, il y a une quinzaine d’années j’essayais Jicky, et pour le coup j’avais l’aura "parfumée" d’une pauvre fille qui s’était roulée pile dans la fameuse touffe de lavande que le fameux chat avait élu pour s’y soulager ; puis exit la lavande, ne restait plus qu’un vague relent de litière oubliée avant de partir en vacances. Donc bon Jicky, on oublie hein, j’aime bien me faire remarquer de temps à autre, je ne recule pas devant les expériences extrêmes, mais de là à me faire cataloguer précocement "mémé qui sent le pipi de chat", non merci.
Et puis l’autre jour, en passant commande de quelques décants, Jicky a retenu mon attention : qui aime rester sur un échec ? Je l’ai testé sur peau un jour où je n’avais rien de prévu (pas folle), mais finalement j’ai trouvé ça dommage parce que j’aurais bien aimé que quelqu’un me prête son nez sur ce coup-là (ma voisine la plus proche est anosmique, ça ne s’invente pas !) : je rêve ou c’est une merveille ?! Attends, j’ai dû me tromper de décant, ah ben non pourtant c’est le seul parfum avec de la lavande que j’ai commandé, purée ces notes végétales, oh la la mais c’est quoi cette vanille boisée de OUF ?? C’est lui (elle ?) qui sent tout doux après une heure ? Et il faudrait que je survive avec seulement un millilitre ?? Alors qu’il a tellement de facettes à découvrir, à apprécier, est-ce qu’on appréhende une oeuvre d’art en 30 secondes chrono avec un seau de pop-corn et le portable vissé à l’oreille ? Non, bon alors ! Donc tout ça pour dire que Jicky va s’installer chez moi la semaine prochaine, que je compte bien passer l’été avec elle (lui ?) et j’espère pouvoir en parler un peu mieux,de façon un peu plus dépassionnée et donc moins brouillonne, dès que nous aurons fait plus amplement connaissance.
Quel rapport avec le fait de vieillir au fait ? Le PH de la peau change. Et si l’un des rares bénéfices que je peux en retirer est d’enfin pouvoir apprécier ET porter certains parfums qui jusque là me faisaient la grimace, ma foi je prends !
réponse de mitsouko, le 12 février 2011 à 14:23
Oh merci Absinthe ! J’ai moi aussi ce problème de litière sursaturée avec Jicky mais là vous me redonnez espoir, peut-être pourrai-je le porter un jour moi aussi.
réponse de Absinthe, le 12 février 2011 à 14:44
Vous savez quoi ? Si un beau jour Jicky vous aime enfin et que Shalimar arrête de sentir le flan vanille/ citron de basse cantine sur ma couenne, promis je nous offre le champagne !
réponse de mitsouko, le 12 février 2011 à 15:04
Oh oui bonne idée, et je sabre la bouteille si vous voulez !
réponse de Jicky, le 12 février 2011 à 14:45
Je porte Jicky de manière assez régulière (normal vous allez me dire ^^), mais le plus frsutrant c’est... ma mère. Je l’ai déjà dit, mais je crois que les Guerlain ont été fait pour sa peau et c’est vraiment un pur bijou :D !!!
Sur moi, le pipi de chat n’est pas si présent (c’est surtout avec mouchoir de monsieur), mais il y a une note de cannelle bizarrement... J’en parlerai un jour, mais ce parfum est tellement merveilleux que... les mots me manquent !!!
Oh la la !!! Je me rappelle cette époque où je n’en avais qu’un échantillon que je protégeais comme La Vénus de Milo !!
A posséder au plus tôt ! (par contre, je préfère l’eau de toilette, mais est ce que quelqu’un a un avis sur edt edp ?)
réponse de mitsouko, le 12 février 2011 à 15:02
Je n’ai jamais testé que l’edt, qui sait l’edp me conviendrait peut-être mieux. Mais bon, pas moyen de trouver un testeur d’edp, zut et flûte ! Et j’ose pas trop acheter en aveugle parce que si ça s’avère pire avec l’edp, là c’est sûr je pleure.
réponse de Absinthe, le 12 février 2011 à 15:10
Tu trouveras l’eau de parfum chez Decant-me, mais c’est vrai que c’est souvent l’eau de toilette que l’on trouve chez Nociséphodoug’... au ras de la moquette.
réponse de mitsouko, le 12 février 2011 à 17:13
J’y pensais justement. Je pourrais en profiter pour commander Le parfum de Thérèse, et puis Dans tes bras aussi (aime beaucoup Maurice Roucel).
réponse de dau, le 12 février 2011 à 17:37
Et en 15 ans, la formule n’aurait pas un peu changé aussi ?
réponse de Absinthe, le 12 février 2011 à 17:44
Oui tiens, c’est fort possible, d’autant que les accros lui trouvent un petit quelque chose en moins si j’en crois leurs remarques sur différents sites.
Serait-ce ce quelque chose en moins qui ferait toute la différence ?
Si oui j’arrête de vieillir tout de suite ! :)
par Absinthe, le 12 février 2011 à 15:07
Dixit PoisonFlower il y a un an :
"Je n’arrive d’ailleurs pas, moi non plus, à avoir un ressenti arrêté en ce qui le concerne, tant il peut évoquer des choses différentes selon qu’on le porte en eau de toilette ou en eau de parfum.
L’eau de toilette, fraîche et fugace à souhait, fait la part belle au cocktail agrumes/lavande/aromates (je crois y déceler un soupçon de menthe également) et évolue, sur moi en tout cas, vers un accord fougère boisé à l’odeur de foin et de mousse à raser.
L’eau de parfum, quant à elle, oublie les agrumes pour se concentrer sur la lavande et les aromates pour un effet "étal de fruits et légumes au marché", avant de plonger dans le foin et des notes sombres aux relents boisés et animalisés."
Finalement on dirait que l’eau de toilette est plus "mixte" que l’eau de parfum non ? En tout cas je préfère ne pas me mêler plus que ça au débat, les "vieux" Guerlain version EDT ne m’emballent pas en général.
par PoisonFlower, le 12 février 2011 à 20:32
Je trouve les deux concentrations tout à fait mixtes pour ma part.
J’ai une nette préférence pour l’eau de toilette, douce et fraîche, dont le seul défaut est la tenue (ne pas hésiter à s’en asperger).
Je trouve les notes de fond de l’eau de parfum (du moins celle que j’ai depuis fin 2008) un peu dures, sans compter ce côté anisette qu’elle prend sur ma peau, qui me plaît sans plus. Remarquez, c’est toujours mieux que le pipi de chat, que je n’ai personnellement jamais perçu dans Jicky ! ^_^
par Jean-David, le 22 février 2011 à 08:57
Y a-t-il une vie olfactive après Jicky ? C’est la question que j’ose enfin poser. Certes, je serais bien incapable d’exprimer la moindre réserve sur ce merveilleux, cet auguste parfum, témoin d’un temps que les moins de cent-vingt ans ne peuvent pas connaître. Simplement sa ténacité "m’interpelle quelque part". Une pulvérisation, et ce sont tous vos vêtements qui se trouvent imprégnés ; mieux : qui imprègnent ceux qu’ils touchent à leur tour. Au point que c’est à se demander à quel degré de contact s’arrête l’enchaînement guerlinesque. Le lavage en a-t-il raison ? Il en faut au moins deux pour effacer la redoutable (quoique délectable) molécule jickienne. Mais non contente d’être persistante, celle-ci est jalouse de son historique primauté. Le seul fait de prendre le flacon en main suffit à jickiser impitoyablement ma journée, sans égard pour le parfum que j’avais choisi, lui, pour compagnon. Intolérante envers ses rivales, Jicky s’insinue partout, écrasant tout effluve concurrent comme une prima donna écrase une jeune première. Toute idée de traitement sera la bienvenue.
réponse de Géraldine, le 22 février 2011 à 10:13
Ce contre quoi on ne peut lutter, il faut l’accepter ^^
réponse de Jean-David, le 22 février 2011 à 11:02
Je comprends. Laissons-nous donc traverser ! Après tout, c’est la Callas dans l’aria de la Norma !
réponse de Jicky, le 22 février 2011 à 12:12
C’est drôle ça ! Parce que, je porte Jicky de temps en temps, puis justement, je lui reproche un peu sa tenue ! Oui, certes il tient je veux dire, avec 3 pschits, j’ai ma journée, mais je trouve qu’il ne se diffuse pas vraiment... Hallucination de ma part ? Parce qu’à vous lire, ça voudrait dire que je ne le sens plus :p
réponse de Jean-David, le 22 février 2011 à 14:42
A en juger par votre nom, chère Jicky, ce parfum fait peut-être si intimement partie de vous-même qu’il est devenu une seconde nature, donc moins discernable... Merci de votre réponse, je ne cacherai pas que je vous attendais un peu !
réponse de Jicky, le 22 février 2011 à 15:36
Ca ne me vexe pas du tout, mais c’est cher ^^ (nan mais vous savez, j’ai très souvent été officiellement de sexe féminin Oo, j’ai reçu pleins de courrier avec Melle, une fois, j’ai même eu "Melle, Tamp*x a le plaisir de vous offrir ces tampons"... alors bon...).
Quant à Jicky, ça ne fait pourtant pas si longtemps que je le porte "avec un flacon rien qu’à moi". Bon, j’avoue avant j’avais genre 10 échantillons ^^
Je pense que c’est ça, parce que j’ai pas mal de compliments quand même... Puis il a fond beaucoup plus subtil que Shalimar (avec lequel, pour le coup, j’ai deux trois "pulls shalimar" avec sa tenue ^^).
réponse de Jean-David, le 22 février 2011 à 16:26
A vous lire, je m’aperçois de deux choses : 1) le principe des pseudos dans les forums peut créer de fâmeuses méprises sur le sexe des interlocuteurs. (Mon propre pseudo, qui n’en est pas un, a l’avantage d’afficher bien haut la couleur, et il est vrai que Jicky - le parfum - est réputé mixte). Je suis donc bien confus. 2) Les odolaphiles ont bel et bien des vêtements "consacrés" à tel ou tel parfum. Pulls Shalimar, écharpes Dans tes bras, chemises Egoïste... Qui dit mieux ? Est-ce un choix a priori, parce que l’on a voulu parfumer des vêtements, ou une situation a posteriori dans laquelle on constate que tel parfum s’est invité durablement dans les fibres de votre habit ?
par amalia, le 7 avril 2011 à 18:21
J’étais partie pour tester des Lutens et me repencher sur Daim Blond en particulier.
Point de Daim Blond dans le Séphora le plus proche de chez moi.
J’ai donc choisi Gris Clair et je l’ai opposé à Jicky.
J’avais déjà senti Jicky sur ma peau et je m’étais jurée d’y revenir, pour approfondir un peu mon analyse.
Je pense qu’il faudra au moins une troisième fois mais d’ores et déjà, je peux commencer à en parler.
Le départ très très aromatique ça oui, et tout de suite la civette, mais j’étais préparée.
Puis assez rapidement deux facettes qui ressortent bien et deux images.
La première, l’odeur de crotte, mais celle que je sentais en utilisant un savon artisanal à l’huile d’argan qui m’avait été offert parmi d’autres produits.
C’est vrai que se laver avec un savon qui sent la crotte, c’est particulier.
Pour le coup, on savait tout de suite comment les fruits de l’arganier avaient été récoltés.
A savoir dans le crottin des chèvres, afin que l’estomac de celles-ci ait fait le premier travail de décorticage.
Cette méthode améliore la rentabilité mais laisse des traces odorantes.
Donc je sens mon savon à l’argan bio.
Ensuite j’ai une autre odeur qui apparaît nettement, un peu comme du plastique, mais quoi en particulier ?
J’ai trouvé sur le chemin du retour, j’étais restée le nez collé à mon bras pendant les vingt minutes en voiture qui séparent mon domicile du Séphora.
En plus comme j’avais vaporisé le creux du bras, j’imagine un peu l’étonnement des automobilistes que je croisais.
Certains ont dû penser que j’étais enrhumée et n’avais pas de kleenex...
Voilà ce que m’évoque aussi les notes de coeur de Jicky ! Je vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans... c’est l’odeur du vinyle, l’odeur du disque vinyle un peu chaud, après qu’il ait tourné sur la platine.
Je me suis vue enfant, dans la chambre de mon grand frère, en train d’écouter ses disques.
J’avais pas le droit, mais j’étais petite et je le faisais quand même.
C’était avant que je ne devienne une enfant raisonnable (et triste).
Pour tout ça je l’adore ce Jicky et je pense que je pourrais le porter.
Je le ressens dés que je peux. Au fait c’était l’eau de toilette.
par lolo, le 15 avril 2011 à 12:21
A propos de JICKY, dernière refléxion entendue (après une journée de tenue sur peau) : "tu sens le pop corn beurré !"...........
Etonnant non ?
par dominique, le 15 avril 2011 à 14:23
Je l’ai senti dernièrement en EDT et je piaffe d’impatience de recevoir mon vapo d’EDP, commandé après petite réflexion. Comme je porte bien les classiques ... et que les notes scato abondent aussi dans Narcisse Noir ... Je sens que je vais adorer cet anti-J’Adore !
réponse de lolo, le 15 avril 2011 à 15:22
Hummm !! Narcisse noir, quand je le porte, je me prends pour JOAN CRAWFORD !
réponse de lordvoldemort, le 15 avril 2011 à 15:32
Rien que ça ?
par lolo, le 15 avril 2011 à 19:33
Dominique, vous en savez des choses ! et Gloria Swanson, elle aimait quoi ? et Ava Gardner ? j’aimerais bien savoir !
réponse de dominique, le 16 avril 2011 à 08:17
C’est justement Gloria Swanson qui est associée à Narcisse Noir dans le film Sunset Boulevard - Boulevard du Crépuscule, quant à Ava Gardner, si ma mémoire ne me trompe pas c’est Aqua di Parma, FleurS de Rocaille et Mitsouko.
par amalia, le 22 avril 2011 à 21:50
3ème essai de Jicky (avant l’achat ?).
Je me suis fait plaisir hier, j’ai craqué pour une petite veste, toute mignonne et bien coupée. En sortant de la boutique, je suis entrée dans le Séphora voisin.
Au rayon Guerlain, j’ai attrapé Jicky, ou plutôt je me suis accroupie près de Jicky et j’en ai pulvérisé l’intérieur du sac qui contenait la veste.
Le tout bien refermé, j’ai laissé "infuser" et de retour chez moi, quand j’ai sorti la veste pour la passer, elle embaumait Jicky, c’était sublime, chaud et douillé.
Je les ai gardés tous deux sur le dos toute la soirée.
J’ai même envisagé de dormir avec, mais bon, je ne l’ai pas fait.
réponse de Vivi Snow, le 23 avril 2011 à 08:26
Bonjour Amalia,
J’adore la technique, je retiens !
Bon week-end prolongé,
Bises
réponse de amalia, le 23 avril 2011 à 14:12
Suis pas en week-end prolongé, snif, je bosse tous les samedi de l’année. Pour moi c’est repos dimanche et lundi.
La technique est sympa, tu verras.
J’en ai d’autres, les manteaux fraichement sortis du pressing, quelques pschitts sous la housse et on les ressort parfumés l’hiver suivant.
Outre la petite veste d’été Jicky, je viens de ranger le manteau beige L’Heure Bleue et la doudoune ceinturée noire Dzongkha (pour quand il fait bien froid)...
Bon je te rassure je leur ai donné un nom mais je ne leur parle pas (pas encore) !
Oui heureusement qu’on est plusieurs à être un peu (beaucoup ?) dérangés sur ce forum. :D
réponse de Jicky, le 23 avril 2011 à 17:23
En parlant de dodo et de parfums, j’espère ne pas vous paraitre comme un gros malade en vous disant que je dors toujours avec mes parfums à côté de moi. J’aime tellement mes parfums que je couche avec :p
Mon doudou préféré ? A Scent bouteille verte je dirais !
Mais je met souvent un autre flacon.
M’enfin bon, je vais arrêter avec le racontage de life, juste pour vous dire amalia qu’il FAUT craquer pour Jicky !
réponse de dau, le 24 avril 2011 à 07:13
Je range mes flacons dans ma table de nuit, c’est plus facile pour se parfumer avant d’aller faire dodo. Et j’ai toujours avec moi une trousse remplie de vapos rechargeables de mes doudous pour le pas être pris au dépourvu... Qui a parlé de dérangé ?
Petits trucs perso : un peu de parfum dans le fer transforme le moment du repassage et parfume joliment les vêtements. Idem dans le bac à adoucisseur de la machine à laver. Et on peut aussi parfumer le filtre de l’aspirateur pour avoir une maison qui sent bon..
réponse de amalia, le 24 avril 2011 à 09:33
Oui Jicky je suis en train de craquer, et d’ailleurs la première fois que j’ai senti Jicky le parfum, j’ai frisé du nez (je me suis appropriée l’expression de Vivi, j’adore) tout ça pour dire que ça risque d’être un gros craquage...
Mes parfums sont dans la salle de bain dont j’occupe pratiquement tout l’espace (entre les parfums, les gommages, les savons et les crèmes en tout genre).
Mais on est quand même 3 filles à s’en servir.
Mon mari aussi utilise mes crèmes (flûte j’ai trahi notre secret), simplement il ne prend pas la peine de chausser ses lunettes pour lire ce qui est écrit sur le pot et il lui arrive de se mettre n’importe quoi sur la figure...
Au fait surtout n’arrêtez pas vos racontages de life, c’est en grande partie grâce à eux que j’ai eu envie de m’inscrire sur le forum ;).
Dau j’ai déjà mis du parfum dans le fer à repasser.
Je suis contente quand vous évoquez vos petites manies et votre propre "cérémonial du coucher".
Je croyais vraiment passer pour quelqu’un d’étrange et du coup je me dis, peut-être pas, ça me fait plaisir.
Le soir, je commence à réfléchir une heure avant de me mettre au lit au parfum avec lequel j’ai envie de dormir (hier soir Carnal Flower).
Là nous partons pour 2 jours et j’emporte tous mes échantillons.
En tout cas l’un et l’autre, très sincèrement, ne changez pas !
Bonne journée !
réponse de Jicky, le 24 avril 2011 à 17:21
Génial le coup du fer à repasser et tout ! Je vais dire à mon père de faire ça ! Il adore repasser ses vetements, et il adore ses parfums !
Pour l’aspi, j’essaye d’avoir un environnement quand même assez neutre olfactivement. Même si mon lit, c’est un peu Beyrouth olfactivement parlant. Des fois, la nuit, je sens Féminité du Bois sur un coin de drap :D !
J’ai deux boites d’échantillons : une pour les mainstream, une pour les niches :D !
Sinon, je parfume mes cours, et tout à l’heure en révisant pour mes examens (juste "bonne chance" suffira :p), j’ai vu que le Angel de mon classeur de physique s’était adouci en un petit patchouli crémeux et tout et il sentait.... Shalimar Parfum Initial ! Et je me suis rappelé de la phrase de Méchant Loup : "On ne se rend pas bien compte de l’importance du patchouli dans Shalimar !"...
par Corto, le 25 avril 2011 à 18:53
Oyez oyez gens d’auparfum !
...
Un petit post à prendre sérieusement avec des pincettes. Je sais que je m’attaque à un monument de la parfumerie française et que les hallebardes m’attendent au coin de chaque mauvaise formule ! D’avance Jicky, pardon :D
...
Au détour d’un rayon des galeries Lafayette, je tombe sur le rayon Guerlain. Tiens, Jicky. Le fameux Jicky que, honte absolue, je n’ai jamais senti. Pschiit sur touche et sur poignet et en avant vers la terrasse d’un restaurant bordelais au soleil. J’avais prévu un long listing descriptif, stylo et feuillet en main, pour poser sur papier toutes les impressions qu’allait m’évoquer ce Jicky. Et là..... rien (ou presque) !
...
Un départ lavande, curieusement assez frais (je m’attendais à une lavande vanillée à la Caron). Quelques minutes plus tard, disparition de cette note et apparition cinglante de la guerlinade barbapa/dragée (que je trouve absolument écœurante, d’où mon problème généralisé avec les classiques de la maison). Cinglante ? Oui, 10 minutes, puis la guerlinade en sourdine. Voilà, c’est tout ...
réponse de Patrice, le 25 avril 2011 à 20:33
J’ai eu la même réaction la première fois. Je ne sentais pas la même chose que vous, mais il ne me faisait ni chaud, ni froid !
Mais je l’ai re-testé plusieurs fois, puis son animalité et sa personnalité à la Guerlain m’ont de plus en plus plu !
par ROBERTO, le 8 octobre 2011 à 01:59
Bien que la version actuelle de Jicky n’est pas la même j’ai utilisé il ya quelques années à cause des reformulations, Jicky est encore un chef-d’œuvre, j’utilise très souvent.
J’adore cette combinaison de lavande / vanille qui reste dans la peau et qui nous embrasse
par Jean, le 12 octobre 2011 à 18:26
Bonjor à tous,
en lisant les critiques dithyrampiques sur ce parfum, je m’en suis allé à ma pause café dans la boutique amirale de Guerlain, sur les Champs (oui je travaille à côté !).
La gentille vendeuse m’en pschitt sur le poignet et me voilà de retour dans mon bureau, le nez collé au poignet.
J’ai pas du tout aimé les notes de têtes (qui heureusement ne tiennent pas sur ma peau), par contre je découvre une vanille douce et un peu poudré, avec peut-être un peu de santal qui n’est pas sans me rappellé le LUPIN - Voyou (que j’adore, n’en déplaise à Jicky :).
Moi qui suis complètement addicte à Shalimar, je trouve dans JICKY cette même vanille mais tellement plus douce et discrète.
Adjugé ! je crois que ce sera mon prochain.
par camelia, le 16 octobre 2011 à 22:30
Chers auparfumistes,
J’ai enfin osé ouvrir le Jicky en extrait de 1983.
J’avais 5 ans quand mon père l’a offert à ma mère. Depuis il dormait au fond d’un carton au fond d’une cave de Paris.
J’ai eu peur de ne pas savoir m’y prendre avec un si petit flacon déjà, pour commencer. Peur de tout renverser comme une bécassine. Je crois que j’en aurais pleuré.
Le tout petit flacon repose dans une un écrin vert.
Coup de ciseau sur le ruban qui attachait le bouchon depuis presque 30 ans.
Et là, j’ai eu peur de ne pas être à la hauteur. Flûte mais et si j’aimais pas ? Ce serait malin.
Eh bien rassurez vous, j’aime. Beaucoup, même. Je vois ce lien avec Shalimar que j’aime également énormément.
Mais Jicky est plus cinglant, plus sec, plus direct aussi. On ronronne mois qu’avec Shalimar. Et effectivement je l’imagine sans trop de difficultés porté par un homme, alors que Shalimar, j’ai beau être ouverte, je crois que ça passerait limite limite.
Pas de pipi caca à l’horizon.
Vous êtes déçus ?
J’y reviendrai sans doute plus tard, je me déniaiserai au fur et à mesure.
camélia
par camelia, le 26 novembre 2011 à 15:52
J’ai porté mon extrait vintage, le fait est de constater que ça ne tient pas du tout sur ma peau et je le regrette. Si l’extrait en tient pas je me pose des questions sur les autres concentrations ! Avez-vous rencontré ce problème ?
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[Emouvant ancêtre]
Ce n’est pas faute d’aimer ce parfum, mais parfois les mots me manquent pour évoquer une oeuvre d’art telle que Jicky. Je laisse donc ma plume à une blogueuse invitée, Civetta, qui nous a proposé de nous livrer sa version personnelle de ce monument de la parfumerie.
Jicky fut pour moi l’essence même du parfum comme " forme la plus intense du souvenir " (Jean-Paul Guerlain), puisque je l’ai adopté par "souvenir" inconscient de mon premier parfum de jeunesse, L’Eau Neuve de Lubin, happée que j’étais sans doute par leurs départs communs d’agrumes, de bergamote et de lavande. Ironie de l’histoire, Jicky fut précisément créé en 1889 en souvenir du premier amour d’Aimé Guerlain... Quelles meilleures preuves que Jicky est bien l’un des emblèmes de la maison Guerlain ?
Jicky est un parfum qui réussit le tour de force d’associer fraîcheur et légèreté à la ténacité. Le départ est frais, dynamique et vif, très vert sur le moment, grâce à la bergamote, à la piquante lavande, au romarin et à la coumarine qui lui confèrent ces senteurs de "foin coupé en bord de mer". On sent assez vite pointer les notes sucrées et les notes animales : l’ambregris, très iodé, laisse cette impression d’effluves-sur-l’île-de-Ré-en-fleur, marié au musc et la civette. Mais Jicky varie selon les différents moments de la journée : vaporisé sur votre poignet, vous y sentirez tantôt la note de basilic, tantôt la touche de vanille, et plus tard voici que s’éveillera la note boisée de mousse de chêne sur le bois humide de l’automne... Jicky pétille différemment selon l’endroit du corps où on le vaporise : au poignet, les notes boisées et vertes dominent ; sur la main, il se fait plus oriental et animal (patchouli, vanille et frangipane lavandée) ; au creux de la poitrine, il est plus ambigu et s’épanouit avec toutes ses facettes... Par moments même (et je n’osais le formuler ni l’écrire !) Jicky peut suggérer une légère odeur de pipi de chat parfumé, bizarrement très fascinante au milieu de cet arc-en-ciel de senteurs... Or, il semble que je ne sois pas la seule : "comme si un chat avait chié dans une touffe de lavande" lit-on ici. Un jugement qui, aussi paradoxal qu’il puisse paraître, est loin d’être péjoratif : c’est à l’image de Jicky, un parfum fortement animalisé, et en même temps très piquant, à la fois frais et sucré. Souhaitons seulement que la maison Guerlain ne mette jamais aux oubliettes un tel joyau, aussi resplendissant que le fut le regretté Coriolan...