La Fille de Berlin

Serge Lutens

Note des visiteurs :

(10 votes)

14 avis

Rouge qui tache

par Jeanne Doré , le 5 avril 2013

Je ne tenterai pas de vous résumer la vision poétique que Serge Lutens associe à cette Fille de Berlin, entre expressionnisme allemand et hommage maternel, nul besoin de tout cela pour en apprécier ses qualités. Car cette fille-là, avec son incroyable teinture rouge cardinal (attention aux cols blancs !) ne manque pas de charme ni d’attraits, même sans autres explications.

Une rose rouge, bien sûr, charnue, veloutée et profonde, dont les épices pointues qui l’habillent lui donnent un certain côté métallique, que nous sommes évidemment tentés de décrire comme sanguin, à la vue du flacon pourpre sanguinolent. Si le jus avait été rose layette, on lui aurait sans doute prêté des airs de savonnette...
Et c’est là que la rose retrouve sa meilleure amie : la violette et ses ionones, notes poudrées qu’elle partage avec la framboise, également présente sous une forme confiturée et fondante - presque un macaron rose-framboise - sans être écœurante.
La rose épicée évolue dans ce bain sirupeux qui se transforme peu à peu en enveloppe musquée, ambrée, poudrée, balsamique d’une douceur presque fauve, telle une fourrure parfumée, forcément nostalgique.

Pour une fois sans trop de redite, l’esprit Lutens est pourtant parfaitement restitué, avec cet accord épicé-confit typique, cette violette sombre et ce fond ambré boisé dense et tenace.

Sans être follement originale ni unique, La Fille de Berlin offre au moins une rose de qualité sur les étagères des Sephoras, où la marque Serge Lutens est aujourd’hui largement distribuée, constituant une alternative accessible mais encore distinctive.

À propos de l'auteur

Jeanne Doré

J’ai co-fondé auparfum.com en 2007, et j’en suis aujourd’hui rédactrice en chef à temps partiel, et rédactrice... un peu de temps en temps !

Voir son profil
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Anna

par Anna, le 11 décembre 2014 à 00:16

Un des mes premiers souvenirs de l’odeur de rose, c’est la salle de bain de ma Grand Mère. Tout évoquait la rose chez elle, son prénom, son jardin, son parfum et définitivement sa salle de bain. Il y avait même un aérosol rouillé à la rose dedans. Au départ, La Fille de Berlin sente exactement comme cet désodorisent ambiantal. J’avais l’impression de me tenir dans cette pièce en peu humide en essayent d’apercevoir sur la pointe de mes pieds mon reflet dans l’ancien miroir moucheté. A part la rose, une multitude de roses différentes certaines plus chimiques que des autres, cette pièce sentait la laque pour les cheveux, le talc au plutôt le vieux poudrier, les rouges à lèvres, certains ne sentent pas si bon que ça, la savonnette et qui sait quoi encore.
Avec le temps je sente aussi le loukoum à la rose. Dans ma famille on mange que celui-la. Cette parfum me fait penser aussi à tout les femmes de ma famille qui s’appellent Rose, Rosine, Rosalina...une flopée de bonnes dames de tout les ages, mortes et vivantes, certaines adeptes aux parfums à la rose.
Même si je ne suis pas une adepte d’une telle concentration de rose, j’ai vraiment eue ma dose pour 3 vies, n’importe quel parfum ne saura réveiller autant de souvenirs aussi précises.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

nathalie

par nathalie, le 16 juin 2014 à 09:19

Bonjour à tous !
J’ai testé ce parfum hier vers 18 heures et je rejoins tout à fait la critique de Jeanne quant à cet effet initial de sirop "rose-framboise-violette". Mais de mon côté, je ne perçois pas l’effet métallique, il faut dire que mon nez novice a du mal à distinguer les épices dans cette "confiture" :) . Je l’ai laissé évoluer, il s’est fait plus discret, plus doux. Je l’avais presque oublié quand je suis allée me coucher, il ne diffusait presque plus. Mais quand je me suis réveillée vers 3 heures du matin, j’ai cru reconnaitre les notes un peu "sales" et "animales" de Muscs Koublaï Khan que j’avais testé la semaine dernière, et le parfum avait retrouvé son pouvoir de diffusion. Mon nez me jouerait-il des tours ?
En définitive, ce parfum tient très bien sur moi, il diffusait encore ce matin et il a (presque) résisté à la douche ! Dommage que mon "chouchou" chez Lutens, Féminité du bois, ne s’accroche pas à moi comme ça :(
Pour ce qui est du côté métallique, je m’attendais à l’effet produit en tête de Terre d’Hermès, et je n’ai pas retrouvé cela du tout dans la Fille de Berlin et c’est tant mieux. Je n’aime pas ce côté minéral qui prend un peu à la gorge ... quand mon homme le porte, j’aime beaucoup l’évolution du parfum dans les notes plus chaudes qui sont superbes. Je l’ai testé sur moi, il n’évolue pas et ne délivre que les notes minérales déplaisantes à mon nez, dommage ;( . Même mon homme n’a pas reconnu son parfum sur moi, c’est dire !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Thelittlebox

par Thelittlebox, le 11 mars 2014 à 20:07

Bonjour à tous,

Aller je me lance, mais juste avant, donner moi L’Instant d’une petite présentation avant de donner mon avis sur ce Lutens, parce que je suis Egoïste.
Je ne suis pas une Fille En Aiguille, mais bien Le Mâle, de Paris. (Oui c’est peut être un peu présomptueux ; D).
Je découvre en vous lisant que le parfum, cette Eau Des Merveilles, raconte des histoires et des Voyages, filant, tel le souffle de L’Air Du Temps entre les Dune du Sahara Noir jusqu’à Tam Dao.
Je ne vous suis que depuis La Treizième Heure, je fais parti de ces Bvlgari Man qui aime les parfums depuis l’Eternity, trop pour mes amis qui pensent que je suis sous Hypnôse, pas assez pour en discuter avec vous.
Tous les Soir De Lune, le temps de L’Heure Bleue, avant de partir en Vol De Nuit, je vous lis, attisé par vos récits tel une Fleur De Feu.

La touche de ce Lutens me titille les narines depuis 5 jours, je la trimballe partout. J’aime l’odeur de la rose fraichement cueillie, alors lorsque j’ai pulvérisé le parfum je me suis dit qu’avec les premières notes qu’on était bien parti sur cette Fille De Berlin.

Oui mais, passé quelques minutes, arrive une odeur de confiture de framboise-violette (Jeanne nous la décrit si bien) et alors là… l’image qui me viens à l’esprit c’est une salle de bain, des produits cosmétiques/hygiène… La salle de bain de mon enfance, c’est ca, j’y suis !
Malgré moi je me retrouve à faire l’analogie avec un panier de fleurs en plastique parfumées qui décor la salle de bain de ma maman. Pour vous dire, sans cette odeur je ne me saurais jamais souvenue de ce panier ! … j’essaie de me forcer, de dépasser cette image peu glorieuse, et là..
C’est le drame… un rouleau de papier toilette parfumé viens de me sauter au visage... . Bon comme c’est un Lutens, je ne ferais pas le cette analogie ; d

Définitivement je ne trouverais jamais une rose qui me plait, trop souvent accompagnée de violette peut être. Peut être aussi que je n’aime simplement pas cette odeur. Ou peut être enfin que je ne sais pas encore détacher les odeurs de mes souvenirs.
Quoi qu’il en soit ce parfum est agréable, l’attaque me plait beaucoup, la suite un peu moins. Je n’irais pas le porter, je me sentirais comme une mamie qui nettoie sa salle d’eau.

Le Baiser Du Dragon.
(désolé pour l’orthographe)

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par macis, le 11 mars 2014 à 21:45

Bonsoir thelittlebox,
Que votre plume est belle ! Pourquoi avoir tant hésité à vous lancer ?
Vous n’osiez pas critiquer le mage aux épices, c’est cela ? Rassurez-vous, cette rose de Berlin ne m’enchante guère. La rose est malheureusement déclinée de nombreuses et triviales façons. Seule jolie facette, cette note métallique rappelant le sang. Quand je dis jolie, je veux dire, travaillée de façon intéressante. Cette note surprend et dérange. Pourquoi associer la rose et le sang ? Lutens est un conteur de talent, il remplace les mots par des molécules. Pour autant, les contes peuvent enchanter, angoisser ou prêter à sourire. Ils laissent rarement de marbre.
Je désespère aussi de trouver "la rose" au détour d’un flacon. Peut-etre préférons nous le jasmin des milles et une nuit à la rose de la bête et de sa belle. Laissez-vous conter "à la nuit" , du même auteur, aux éditions "jasmin enchanté"

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par Jeanne Doré, le 12 mars 2014 à 08:35

Bienvenue sur auparfum Thelittlebox ! Merci pour votre joli message.
Vous faites de la sérieuse concurrence à Farnesiano qui s’était lui aussi, avec beaucoup de talent, à l’exercice de style "parfumé" pour la Saint-Valentin !
Il n’y a pas de honte à ne pas tout aimer chez Lutens, ici, on n’est pas snob, on peut dire ce qu’on pense, et c’est ce qui donne de la valeur à nos propos !
A bientôt

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par thelittlebox, le 12 mars 2014 à 23:25

Bonsoir et merci,

Il n’est pas toujours évident de donner un avis sur un parfum sans se limiter à « ça sent bon, ça pue ».
Et puisque je n’y connais pas grand-chose, je suis bien incapable de reconnaitre ce qui vient percuter mes narines. Je me demande à quoi peut bien ressembler l’immortelle, le davana, le musc...

Vous me direz, il y à peut être plus simple que Lutens pour débuter, mais cette Fille de Berlin me parle bien, j’ai retrouvé les notes évoquées par Jeanne et par vous autres. Cette rose a le mérite de me faire penser à quelque chose 
Macis, on dirait bien que nous sommes à la recherche de la Belle Rose ! Je suis passé chez Annigou ce midi, pour demander une touche de L’Eau d’Hadrien, c’est en rentrant au bureau que j’ai vu qu’elle faisait également une rose. Je vais devoir y retourner. C’est noté pour A La Nuit.
Jeanne, merci de votre clairvoyance.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Poivrebleu

par Poivrebleu, le 24 octobre 2013 à 15:21

Allez allez, je me lâche et je m’emballe : 4 étoiles, mais on a bien le droit de temps en temps !
.
C’est vrai qu’elle n’est pas incroyablement bouleversante cette rose, pourtant, elle a le mérite de réussir à me parler à moi, alors que globalement, et dans beaucoup d’autres parfums, elle me saoule ou m’ennuie. Disons que bien souvent, je ne l’aime que très bien entourée : dans un chypre, dans un ambre ou dans un musc (animalisé). Les roses soliflores m’ennuient, même lorsqu’il s’agit de chef d’oeuvre (Une Rose chez Frédéric Malle par exemple : une pièce unique mais qui me laisse de glace), et la seule que j’aime bien est la Rose Splendide de Goutal, mais parce que je lui trouve une luminosité très moderne et un côté presque T-Shirt. Pour les autres, et je sais que cette notion est subjective, j’ai incontestablement la sensation d’un viiiiiieux schéma de construction et d’un côté traditionaliste qui me désespère. Avec une petite nuance sur les roses épicées qui peuvent me séduire tout de même : Rose Poivrée de The Different Company par exemple.
.
Bref, cette Fille de Berlin a de sérieux atouts pour me plaire. La qualité de sa rose est indéniable, et bien qu’étant le personnage principal de l’aventure, elle est accompagnée et entourée d’un ensemble de détails qui la transfigure et lui donne une forme et une allure unique. Je lui trouve un côté dramatique, fatal, beauté froide absolument délicieux. Quelque chose de l’actrice de cinéma, inaccessible et pourtant plus désirable que jamais. Dans le style, La Fille de Berlin me fait penser à Bas de Soie. Ces deux parfums sont comme deux soeurs, et allez savoir pourquoi, c’est La Fille de Berlin qui me semble être l’aînée. Cette froideur mordante du départ (fruits rouges acides dans l’un et galbanum dans l’autre) qui s’ouvre sur la représentation d’une fleur hautaine qui fini par complètement se dévergonder sur la fin... Ah ! Oui, je suis sous le charme. Sous le charme probablement aussi parce que cette Fille est un parfum-rôle, ceux que l’on adore mettre pour devenir ce que l’on est pas au quotidien. Aaaah... La magie du transformisme olfactif. C’est surpuissant et très efficace à moindre frais...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Sendero

par Sendero, le 20 mai 2013 à 00:16

Je ne savais pas trop où mettre ce petit billet où le novice en parfum que je suis se laisse aller à la description hative des sentiments ressentis en sentant les créations de certaines maisons, afin d’en tirer une image globale, l’essence de l’esprit de cette marque.
Je me suis dit que comme Serge Lutens était la maison recensant les créations que je préfère, et la Fille de Berlin étant le prochain que j’aimerai sentir, autant le faire ici.
_
_

Les Serge Lutens raconte une histoire, un roman. C’est toute une ambiance. A la fois empreinte de classe et de personnalité. Pas une élégance vide, de facade, celle d’un commercial ou d’un simple cadre, venant en costume cravate mal coupé, flasque et vide de toute personalité. Non, les Serge Lutens ont chacun une élégance vraie raffinée, et diverses. Même ceux tournant autour du même univers olfactif ( voyage en pays arabe, balade dans les bois,...) chacun à sa personnalité propre , chacun à son style, son élégance qui le rend unique. Ce sont des parfums qui transforme la personne qui le porte.
_
Les Annick goutal sont des parfums qui nous font voyager dans un lieu naturel, beau, et fragile. Ce ne sont pas des parfums qui changent la personne, comme le sont les Serge Lutens. Ce sont des parfums qui transporte celui qui le porte dans un endroit qu’il n’a jamais visité, mais que pourtant, il connait. Des senteurs de fruits, d’arbres, de fleurs,... Ce sont des jardins paradisiaques, tous différents, mais tous empreint de cette même sérénité, comme celle qui nous transporte quand, après une semaine de dur labeur, nous nous couchons dans l’herbe, le soleil nous réchauffant, les oiseaux chantant, et la Vie, dans sa facette la plus simple, nous entourant, et nous rendant plus serein que jamais.
_
Diptyque nous fait voyager également, mais pas de la même façon que Annick Goutal. Avec eux, nous sortons de l’ambiance "blanche neige". Nous ne sommes plus dans une nature belle, fragile et innocente, mais dans des ambiances plus complexes, plus recherchées, plus mature. Une clairière cachée, un vieux club anglais du XIXè, une foret lointaine et touffue, ou même un vieux théatre italien. Un théatre, voilà ce que me font ressentir les parfums Diptyque. Nous ne baladons plus dans une ambiance, nous sommes spectateurs. Une pièce, composée de différents actes, se passe sous nos yeux.
_
_
Voilà, je ne sais pas si vous serez d’accord ou non avec mes propos, ou si vous avez vous aussi tiré une personnalité propre à une maison en particulier.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par Opium, le 20 mai 2013 à 22:25

Bonsoir Sendero.

 

Vos perceptions me paraissent bien justes et appropriées.
Même si elles sont souvent personnelles et qu’il y a des variations nombreuses possibles, il suffit de lire certains échanges à propos de L’Eau de Narcisse Bleu pour le comprendre, parfois émerge un ensemble de traits communs malgré tout dans la diversité.
Il en est ainsi surtout pour les parfums Lutens et les Annick Goutal dans les ressentis différents qu’ils évoquent pour moi comme pour vous. Leurs "univers" me semblent si différents. Si l’image qui me vient à l’esprit est bien celle d’une photo du passé pour cette dernière marque, un moment d’émotion amical ou familial, les "personnalités" des Lutens me semblent flagrantes. Toutefois, parfois, comme dans Chêne, une scénographie et une imagerie très Annick Goutaliennes peuvent émerger aussi.
Les Ditpyque qui me font voyager dans l’espace et le temps sont surtout ceux du passé, les pots pourris foutraques et bordéliques, plutôt que certains des plus récents, en dehors de Volutes qui, lui, trace une trajectoire directe avec les parfums historiques de la maison en invitant clairement au voyage ! ;-)

 

Merci pour vos impressions agréables et bien ciblées à propos de chaque personnalité propre à chaque maison. ;-)
A très bientôt.
Opium

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Milena

par Milena, le 28 avril 2013 à 20:28

Pour moi, ce n´est aucune "Fille de Berlin", mais "La Belle au bois dormant" : un peu de sang et apres la rose sage, modeste, sans opulence, son sillage est médiocre. La couleur (qui est séduisante dans le flacon) n´est pas trop pratique - elle laisse des traces visibles.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Vol de Nuit

par Vol de Nuit, le 19 avril 2013 à 15:06

J’ai senti la Fille de Berlin par hasard alors que je comparais les divers flankers de Very irresistible - Givenchy... La vendeuse m’a dit : vous voulez sentir une vraie rose ? Et elle m’a vaporisé La fille de Berlin sur une touche. Vous pouvez imaginer le contraste après le fruité de Very irristible !

Le même choc olfactif que j’avais eu en découvrant Après l’ondée (merveille impressionniste) puis Insolence juste après ! Woow !

j’ai Ete surprise, vraiment. Effectivement c’est un bouquet de roses rouges que l’on nous tend. J’ai connu Rose de nuit et le divin Féminité du bois, tous deux de Lutens et cette rose est encore différente. Opium, Jeanne, vous en parlez si bien !
Rose lourde, cardinale, rose de sang. Avec ce parfum surprenant et addictif on se sent L’ ame vampirique, twilight n’est pas loin...

C’est une rose Wagnerienne, Kolossale ! On ferme les yeux et un homme nous tend une douzaine de roses rouges.

Le jus rouge sang surprend...

Pas sur que je vaporiserais sur des vêtements quelle que soit leur couleur...
Je mets 3 étoiles car ce parfum ne ressemble a aucun autre.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

maena

par maena, le 18 avril 2013 à 20:26

Bouhouhou, il est pas encore arrivé dans mon Sephora de province.
C’est moi qui les ai informé de cette nouveauté en les appelant pour savoir s’ils distribuaient Lutens ...
Pfffff ...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Opium

par Opium, le 11 avril 2013 à 17:59

Bonjour ou Bonsoir à toutes et à tous et à toi Jeanne.

 

Il est bien ce texte, simple et efficace, Jeanne !
Elle sait déjà ce que je pense de ce texte. Je suis sur la même longueur d’ondes qu’elle. Sans hurler au génie, surtout que des roses pas trop roses mais plutôt rouges en même temps qu’ambrées et cosmétiques, il y en a déjà eu quelques-unes, je trouve La Fille de Berlin utile dans la gamme Serge Lutens et presque osée chez Sephora en ces temps maussades.

 

En fait, avec La Fille de Berlin, je me suis dit : en tant que connaisseur pas trop mauvais de ce qui se fait aujourd’hui, en relation au discours expressionniste et en comparaison à d’autres roses très "rouges", je me suis dit, donc, que cela ne tenait pas tout à fait ses promesses. A côté de Une Rose ou de Nahéma, cette rose en dehors des quelques premières minutes, semblerait presque pâle. Mais, ensuite, je me suis dit que tout le monde ne connaît ou n’apprécie pas ces deux roses-ci. Voici, alors, une option intéressante.

 

Un autre point m’ayant posé problème était la difficulté que j’ai eue pour "classer" mentalement cette rose.
Beaucoup parlent d’une "rose métallique". Or, si je vois ce qui pourrait donner cette impression (oxydes de rose et verdeur d’un géranium grinçant) moi, je ne l’ai pas du tout. J’ai, donc, été content de lire Jeanne préciser que si cette rose avait eu une couleur plus pâlichonne on aurait parlé de "rose savonneuse". Ah, le pouvoir de la suggestion, c’est énorme. Parole de psy ! Bien entendu, nous pouvons connaître des différences inter-individuelles importantes quant à notre perception ou non de certains éléments, que ces différences soient héréditaires ou acquises, ce que l’on appelle l’héritabilité en psycho (qui additionne les deux facteurs ensemble pour signifier l’ensemble transmis à une personne par un ascendant).
Moi, dans cette rose, je ne perçois qu’un effet "Hollywood chewing-gum à la chlorophylle" mâché trop longtemps conservé en bouche. J’ai la même sensation avec Rose - Etoile de Hollande, la dernière création de Mona di Orio, sortie l’an passé. Et, je n’aime pas tellement cette sensation, cela me gâche mon plaisir, sur des compositions par ailleurs réussies. Je préfère la verdeur envahissante d’Une Rose ou de Nahéma, plus franche.
Une rose que j’ai sentie récemment et m’a confirmé que La Fille de Berlin n’était pas si métallique, c’est Red Plasma (ou Red +MA) de la marque Blood Concept. Oublions la transgression. Au nez, là, vous avez de la rose sanguine et métallique, comme des lames de ciseaux sur des tiges de roses. Antoine Lie en est le parfumeur, et, on sait, depuis Sécrétions Magnifiques, à quel point il excelle à rendre la chimie plus vraie que nature, à transformer des molécules en fluides physiologiques ! ;)

 

Lorsque la rose se fait moins sanguine et "métallique" (/chlorophylle de chewing-gum), elle devient crémeuse. Mais, je ne parvenais pas à tout comprendre. Comme une sensation de bonbon à la violette, mais à la rose. Le macaron de Jeanne sans doute. Cela hésitant entre lipstick et ambre. Enfin, la signature Lutens, un musc rosé animalisé, une note animale pour le moins, avec un lointain quelque chose de la conclusion de Muscs Koublaï Khän. Le seul point qui me manque encore, ce sont les épices, mais, je crois que je les distingue en filigrane derrière le reste.
En fait, une rose cosmétique ambrée proche, qui débute assez verte avant d’évoluer vers la bâton de rouge à lèvres, pour finir entre ambre et note animale de civette, est Hammam Bouquet. Il y a comme un vague air de famille, à 125 ans d’intervalle. On a connu pires références !

 

La Fille de Berlin n’est peut-être pas le chef d’œuvre de l’année (on n’est pas obligé de craquer que pour des chefs d’œuvre !), mais, c’est une belle rose, complexe et intéressante, ce qui est déjà loin d’être négligeable.
Bon signe pour les créateurs, mauvais signe pour moi : elle me fait envie. ;)
La sortie de printemps est souvent la plus décevante de l’année (L’Eau, Nuit de Cellophane, Jeux de Peau), mais, depuis L’Eau Froide l’an passé, les parfums Lutens sont plutôt tous réussis je trouve. Tant mieux !
Allez, je vote : trois étoiles pour cette rose aux pétales assez séduisants.

 

Encore merci Jeanne !
Bonne fin de journée ou bon début de soirée (je sais plus...) à tou(te)s !
Opium

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Lilly-of-the-valley

par Lilly-of-the-valley, le 6 avril 2013 à 16:50

Merci beaucoup pour le billet. Je suis sous le charme de cette rose rouge depuis un bon moment. Avec l’arrivée du printemps, elle est devenue tout simplement irrésistible. It rocks !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Lire la critique de Mandarine Mandarin

Mandarine Mandarin de Serge Lutens

Thé oriental
Un thé noir sucré à la mandarine confite, qui évoque des moments de tea time au chaud, quand il pleut dehors et qu’il fait gris en automne.
Note des visiteurs :

(6 votes)

Lire la critique de Laine de Verre

Laine de Verre de Serge Lutens

Vile Laine
En apparence très radicale, une création ambivalente, mi ange mi démon, qui joue à la fois la carte de la pureté et de l’obscénité.
Note des visiteurs :

(10 votes)

Lire la critique de Clair de Musc

Clair de Musc de Serge Lutens

Musc borderline
Un Lutens des matins sages, des jours vertueux, sans débauche ni luxure à l’horizon.
Note des visiteurs :

(10 votes)

Lire la critique de Cuir Mauresque

Cuir Mauresque de Serge Lutens

Sellier Marocain
Cuir Mauresque possède une identité très forte, une signature identifiable entre toutes qui en fait une œuvre magistrale, l’égal de ses modèles.
Note des visiteurs :

(11 votes)

Lire la critique de Ambre Sultan

Ambre Sultan de Serge Lutens

Oriental Souverain
Quand l’ambre se fait souverain, il est impossible de résister aux charmes orientaux de ce sultan.
Note des visiteurs :

(24 votes)

Lire la critique de Mandarine Mandarin

Mandarine Mandarin de Serge Lutens

Thé oriental
Un thé noir sucré à la mandarine confite, qui évoque des moments de tea time au chaud, quand il pleut dehors et qu’il fait gris en automne.
Note des visiteurs :

(6 votes)

Lire la critique de Laine de Verre

Laine de Verre de Serge Lutens

Vile Laine
En apparence très radicale, une création ambivalente, mi ange mi démon, qui joue à la fois la carte de la pureté et de l’obscénité.
Note des visiteurs :

(10 votes)

Lire la critique de Clair de Musc

Clair de Musc de Serge Lutens

Musc borderline
Un Lutens des matins sages, des jours vertueux, sans débauche ni luxure à l’horizon.
Note des visiteurs :

(10 votes)

Lire la critique de Cuir Mauresque

Cuir Mauresque de Serge Lutens

Sellier Marocain
Cuir Mauresque possède une identité très forte, une signature identifiable entre toutes qui en fait une œuvre magistrale, l’égal de ses modèles.
Note des visiteurs :

(11 votes)

Lire la critique de Ambre Sultan

Ambre Sultan de Serge Lutens

Oriental Souverain
Quand l’ambre se fait souverain, il est impossible de résister aux charmes orientaux de ce sultan.
Note des visiteurs :

(24 votes)

Lire la critique de Eau du Cloître

Eau du Cloître de Le Couvent des Minimes

Rose thé
Une rose fruitée et boisée tout en transparence qui devient crémeuse. Traditionnelle, elle sait se faire séduisante et agréable.
Note des visiteurs :

(1 vote)

Lire la critique de Eau Parfumée des Familles

Eau Parfumée des Familles de Bien-Être

Orange d’Amour
Une fleur d’oranger fruitée enveloppée dans du coton pour toute la famille, de 7 à 77 ans.
Note des visiteurs :

(1 vote)

Lire la critique de Belle de Soleil

Belle de Soleil de Fragonard

Crème Indice Protection 100
Un bouquet de fleurs de bord de mer qui irradient de leur lumière et qui évoquent les vacances, la plage et la crème solaire.
Note des visiteurs :

(5 votes)

Lire la critique de Iris Poudre

Iris Poudre de Editions de parfums Frédéric Malle

Savon poudré plus que classique
Un aldéhydé qui dévoile un savon poudré d’iris d’un académisme révélant une beauté classique intemporelle.
Note des visiteurs :

(3 votes)

Lire la critique de Une Fleur de Cassie

Une Fleur de Cassie de Editions de parfums Frédéric Malle

Cassie, gueule cassée
Un parfum poudré sublime, organique, difficile d’accès par le passé, qui est devenu ces derniers temps un peu moins beau... qu’en reste-t-il exactement ?
Note des visiteurs :

(5 votes)

Anna

Anna

a porté La Fille de Berlin le 11 décembre 2014
Sa note :
Anna

Anna

a porté La Fille de Berlin le 10 décembre 2014
Sa note :
ancien membre

ancien membre

a porté La Fille de Berlin le 14 novembre 2014
Sa note :
Hermeline

Hermeline

a porté La Fille de Berlin le 8 novembre 2014
Néophyte mais curieuse, un peu boulimique olfactivement parlant mais cela passera (mon compte en banque l’espère !), j’aime le monde de la parfumerie. Vivant cependant à Montréal, beaucoup de trésors (...)
ancien membre

ancien membre

a porté La Fille de Berlin le 2 novembre 2014
Sa note :
PoisonFlower

PoisonFlower

a porté La Fille de Berlin le 31 octobre 2014
Pas comme tout le monde... pour le meilleur ou pour le pire, ça dépend des jours !
ancien membre

ancien membre

a porté La Fille de Berlin le 28 octobre 2014
Sa note :
ancien membre

ancien membre

a porté La Fille de Berlin le 14 octobre 2014
Sa note :
PoisonFlower

PoisonFlower

a porté La Fille de Berlin le 7 octobre 2014
Pas comme tout le monde... pour le meilleur ou pour le pire, ça dépend des jours !
Poivrebleu

Poivrebleu

a porté La Fille de Berlin le 24 septembre 2014
Fondatrice des rencontres "Le Nez Bavard" où l’on se retrouve pour échanger autour du parfum et de sa place dans notre vie, je fais partie des "premiers" perfumistas francophones à s’être exprimé (...)
Sa note :
ancien membre

ancien membre

a porté La Fille de Berlin le 21 août 2014
ancien membre

ancien membre

a porté La Fille de Berlin le 22 juillet 2014
Sa note :
Twig

Twig

a porté La Fille de Berlin le 4 juillet 2014
Sa note :

en ce moment

Calygo a commenté Quel parfum portez-vous ?

il y a 18 minutes

Si vous n’avez senti MKK qu’en concrète vous risquez d’être surprise, comme(…)

Florestan a attribué 4 étoiles à Dans tes Bras

il y a 25 minutes

Florestan porte Dans tes Bras aujourd'hui

il y a 25 minutes

cuiretmusc a commenté Quel parfum portez-vous ?

il y a 25 minutes

Ah, je ne savais pas, quelle déception ! Ils ont également "osé" sortir mon(…)

Nymphomaniac a commenté Après Le Labo, Estée Lauder met le grappin sur les Editions de Parfums Frédéric Malle !

il y a 28 minutes

C’est vrai. Même lorsque l’on achète quelque chose, il faut quémander et(…)

Calygo a commenté Quel parfum portez-vous ?

il y a 43 minutes

Le diamètre des flacons est légèrement plus grand que la largeur des vapos(…)

Nombre Noir a commenté Black

il y a 48 minutes

Intéressant ! Je ne connais pas encore le Armani mais ce que vous en dites(…)

cuiretmusc a commenté Quel parfum portez-vous ?

il y a 49 minutes

J’avoue ne pas les avoir vus en réalité, mais les vaporisateurs se rangent(…)

à la une

Les années 2000... jusqu'à aujourd'hui

Les années 2000... jusqu’à aujourd’hui

Quels parfums ont le plus marqué les 14 dernières années ? De la niche, beaucoup, du mainstream, aussi, et des parfums qui resteront, souvent...

dernières critiques

Lire la critique de Copal Azur

Copal Azur - Aedes de Venustas

Contemplation bleue

Copal Azur explore l'encens des Mayas et des Aztèques par des effluves cinglants et éthérés, ouvrant le chemin de la contemplation.

Lire la critique de Eau du Cloître

Eau du Cloître - Le Couvent des Minimes

Rose thé

Une rose fruitée et boisée tout en transparence qui devient crémeuse. Traditionnelle, elle sait se faire séduisante et agréable.

Lire la critique de No. 4711

No. 4711 - Maurer & Wirtz

Cologne incisive

Une eau de Cologne tout ce qu'il y a de plus classique. Mais, ce qui est dingue, c'est que cela fonctionne toujours aussi bien !

actualités

Faites le plein d'idées de parfums "Maxis Plaisirs à Petits Prix" !

Faites le plein d’idées de parfums "Maxis Plaisirs à Petits Prix" !

le 5 décembre 2014

Une troisième édition de parfums à prix bas pour des idées de cadeaux, pour Noël ou le reste de l'année, à offrir aux proches, ou pour soi.

Les femmes ont plus de nez (c'est la science qui le dit)

Les femmes ont plus de nez (c’est la science qui le dit)

le 29 novembre 2014

Une publication récente montre que, chez la femme, le bulbe olfactif comporte plus de neurones que chez l’homme. Cela pourrait être la base anatomique de la supériorité olfactive déjà objectivée chez ces dames.

concours

Concours Mona Di Orio

Concours Mona Di Orio

Jouez avec auparfum et tentez de gagner un parfum Mona Di Orio.

lectures

100 questions sur le parfum

100 questions sur le parfum

le 18 décembre 2014

Le parfum en questions, 100 fois, pour raconter de savoureuses anecdotes et vulgariser le sujet. Un pari réussi et amusant par Béatrice Boisserie, journaliste au Monde.

en quête de parfum

Vous recherchez un parfum pour vous ou pour un proche... Les Auparfumistas vous conseillent pour que vous trouviez la perle rare.

Je cherche un parfum
Un parfum profond, qui donne des clefs plutôt que des réponses

Un parfum profond, qui donne des clefs plutôt que des réponses

par NinaB

Le parfum que je cherche ne sera pas d'un abord aisé, il ne se livrera pas de suite, il se développera en faisant accéder successivement à des émotions différentes, comme un très bon vin.

discutons-en

Des parfums et des livres

par Jeanne Doré

Le parfum est aussi présent en librairie. Quels sont pour vous les meilleurs ouvrages qui lui sont consacrés ?