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Honoré des Prés

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Parfums des bio quartiers

par , le 6 janvier 2009

Revendiquant des « Purs Extraits de Nature », la nouvelle marque Honoré des Prés (contraction de la rue Saint-Honoré et de Saint-Germain des prés) s’attaque au parfum bio pour tenter de lui redonner un statut haut-de-gamme. Ce n’est certes pas la première fois qu’une marque lance un parfum 100% naturel certifié Ecocert, mais l’effort semble ici avoir été mis sur la valorisation de la créativité et de la complexité olfactive, en rupture avec certaines marques de para-pharmacie qui se contentent de vendre des accords basiques de lavande rosée ou citronnée. En témoigne le nom du parfumeur associé à ces créations, plutôt reconnue pour son goût des belles matières et d’une parfumerie intimiste et pointue : Olivia Giacobetti.

Le résultat est honorable, compte tenu des restrictions drastiques imposées au parfumeur qui s’attelle à une telle tâche. Même si le principal défaut des parfum bio, la redoutable odeur de tisane bonne nuit ou de lotion anti-moustique, est ici bien contourné, reste l’autre, incontournable : le manque cruel de tenue. Rappelons que dans un parfum naturel, tous les muscs qui s’accrochent à la peau (sans forcément être nocifs) sont interdits, puisque synthétiques, ainsi que tout l’arsenal des molécules de synthèse qui ont vu le jour à l’aube du XXème siècle et ont contribué au développement de la parfumerie moderne.

Honoré des Près, une très bonne gamme de parfums du XIXème siècle, donc.

Honore’s Trip

Le plus orange

Le trip d’Honoré, c’est un maxi jus d’orange sanguine et de mandarine ensoleillées, avec un peu de citron, au cas où ça manquerait de fraîcheur. Sa naturalité n’a rien à envier à un jus d’agrumes fraîchement pressé, on en boirait. Par contre, sa linéarité n’offre aucune surprise quant à son développement, on est sur l’orange jusqu’au bout, en passant juste du zeste pétillant à un effet marmelade d’orange amère, qui devient de plus en plus discret et pour finir inexistant.

Chaman’s Party

Le plus mystique

De loin le plus puissant et envahissant avec sa surdose de vétiver, fumé et terreux à souhait, évoquant une soirée au coin du feu au fond d’une grotte mystérieuse. Quelques notes aromatiques et résineuses semblent aussi être de la partie, mais laissent le premier rôle à la racine d’Haïti, qui se défend plutôt bien sur la longueur, puisque toujours présent sur la mouillette deux jours après, avec des tonalités rosées. Je ne l’ai par contre pas testé sur ma peau.

Bonte’s Bloom

Le plus champêtre

Avec celui-ci, on frôle la tisane, enfin disons plutôt un très bon thé aromatisé avec de la lavande, de la bergamote, de la rose et de la badiane. Une impression très naturelle, herbale et champêtre se dégage au départ, qui vire un peu au médicinal après quelques instants, pour aboutir sur un fond rosé, poudré et crémeux, agréable, mais subtil.

Nu Green

Le plus dépouillé

Ce “nouveau vert nu”, s’il est peut-être facile à porter par sa simplicité, n’est pas celui qui fait preuve de plus de complexité. Un départ pas très fourni diffuse quelques notes menthées et anisées, avec un arrière-goût d’herbe séchée. Tout disparaît très vite, à peine prolongé par une vague note rosée. Je me demande bien où est passé le musc végétal indien revendiqué dans la description ?

Sexy Angelic

Le plus gustatif

Une tentative de gourmandise au naturel, plutôt réussie au départ, et comme toujours, décevante à l’arrivée. Une jolie note d’amande boisée et florale qui s’épanouit avec un petit effet sucré et amer de réglisse, mais qui résiste malheureusement mal au temps. Du « soupçon de calisson » annoncé par la marque (ils ont de l’humour quand même, chez Honoré des Prés, quand il s’agit d’énumérer les ingrédients bio !) il ne reste en effet que quelques miettes.

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par , le 31 janvier 2009 à 10:26

Olivia Giacobetti est depuis de longtemps une de mes créatrices préférée, elle a osé des styles et des notes peu communes il y a 20 ans (figue, riz, mimosa, fumée) qui sont devenues des incontournables de toute bonne "niche" aujourd’hui. Sa vision est effectivement bien présente chez IUNX, mais elle s’évanouit chez Honoré des Pré. Ces parfums m’ont laissé indifférent au possible, pourquoi ? Je crois que vous avez raison Poivrebleu., trop de contraintes ou une volonté de cibler "anglosaxon", sans vague. Petite précision sur la tenue de ses parfums : il semblerait que la douceur du style de O.G. supporte mal que l’on change tous les jours de parfum. Un parfum de O.G. accompagne plus qu’il ne se sent à outrance et surtout, il faut le porter plusieurs jours de suite. Au début, on le sent peu, à la longue, il fait partie de nous, de nos vêtements, de notre peau. C’est subtil, il faut l’accepter, mais c’est une approche intimiste méritoire.

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par , le 31 janvier 2009 à 11:27

Alors ceci explique certainement cela. Je porte rarement deux, voire trois jours de suite le même parfum. C’est ma façon d’appréhender et d’apprécier cette magie qui crée le lien entre ma peau et la création en question. Ce que vous dites sur la nécessité de porter plusieurs jours de suite le même parfum d’Olivia Giacobetti pour qu’il s’imprègne dans la peau m’interpelle dans le bon sens du terme.

Je tenterai l’expérience, parce qu’elle mérite d’être... tentée.

Merci pour cet éclairage...

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par , le 31 janvier 2009 à 17:17

Je n’ai personellement pas eu trop de problème de tenue avec les parfums d’Olivia Giacobetti. Même si la tenue est certes moins puissante que d’autre, il ne s’évanouit pas au bout de 5 minutes. Mais je pense que cette impression va avec son style de création. Comme vous dîtes JerryB, les parfums d’Olivia Giacobetti vous accompagnent, c’est une atmosphère. Ils sont très souvent subtils, et en cela, plus charmeur que d’autres. Et rien que pour cela, il méritent d’être portés...

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par , le 31 janvier 2009 à 17:48

Il ne faut pas non plus oublier que le PH de notre peau a son importance dans la tenue et la tournure des parfums. Et là, on ne peut rien faire contre Dame Nature. La même mésaventure m’est arrivée avec l’Infusion d’Iris de Prada... j’avais craqué sur les notes de tête en le testant sur une mouillette... puis une fois sur ma peau, il a à peine tenu 5 minutes. Même chose pour les Dyptique, que j’adore, mais que je ne "pschiite" que sur mes vêtements, car niveau tenue, là, cela dure à peine une demi-heure.

Quand je dis que ces parfums (dont ceux d’Olivia Giacobetti) ne tiennent pas, c’est n’est pas du dénigrement, mais une constatation. Peut-être est-ce à cause de ma peau de rousse ? Sans doute cela joue t-il un rôle, et donc, forcément, je suis frustrée de ne pas pouvoir ressentir (c’est le cas de le dire) la même chose que vous tous...

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par , le 31 janvier 2009 à 00:09

J’ai beau apprécier le travail technique d’Olivia Giacobetti, ses idées novatrices pour mieux "ressentir" le parfum (ex : concept Iunx), il y a toujours quelque chose qui m’a chiffonnée avec tout ce qu’elle a pu proposer : cela ne tient pas.

C’est très souvent un très beau travail d’alliances inédites, de mariages osés, dont le résultat premier m’épate toujours. Mais passées les 5 premières minutes sur ma peau, et toute cette magie disparait... et il ne reste même plus une note de coeur pour me rappeler que quelques instants auparavant, je faisais connaissance avec un nouveau parfum. Mes impressions ont souvent été confortées par des personnes très au fait de tout ce qui touche au parfum : le problème de tenue. Seul Splash Forte a tenu le choc, tous les autres ont fait "pschiiit".

Je vais quand même, à ma prochaine escapade parisienne, mettre le nez dans ces nouvelles créations, parce que décidément, j’aime beaucoup ce que fait Olivia Giacobetti...

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Le Nez Bavard

par , le 30 janvier 2009 à 23:02

Bah, c’est des ptis marrants chez Honoré des prés, je trouve moi aussi ! Enfin, en vrai je trouve que là, il faut plutôt en rire qu’en pleurer, parce que c’est tout de même très très décevant. Et ce n’est vraiment pas de gaîté de coeur que je le dis.

J’adore le travail d’Olivia Giacobetti, la façon dont elle s’exprime et comment elle transmet l’émotion dans un parfum (j’ai déjà parlé de ma fascination pour Splash Forte de IUNX, sans évoquer Passage d’Enfer chez L’Artisan), mais ici, je trouve vraiment que c’est du gâchis.

Peut-être fallait-il faire l’exercice pour se rendre compte, et bien que je respecte la démarche, je ne la comprends pas. Je veux dire, quel est l’intérêt de faire de la parfumerie si on nous "coupent les bras" ? Parce que, j’ai l’impression que c’est ce dont il s’agit ici. Les jus ne sont pas mauvais en soi, il y a en effet un travail, je reste convaicue que travailler avec des contraintes est très formateur et bénéfique pour l’art, mais ils sont juste... absents. Et puis, bon, le bio intégral dans le parfum ça veut un peu rien dire... Non ?

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