Auparfum

L’Air du Désert Marocain

Andy Tauer

Flacon de L'Air du Désert Marocain - Andy Tauer
Coup de cœur
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Une nuit à Marrakech

par , le 24 octobre 2008

Et si la parfumerie française était en train de renaître en suisse alémanique ?
Avec Vero Kern, Andy Tauer fait partie du clan des ovnis de la parfumerie helvétique, créateurs autodidactes, prolifiques et indépendants, ils nous rappellent que l’on peut encore faire des vrais parfums de qualité aujourd’hui, à condition d’avoir l’envie, le temps et le talent.

Les premiers effluves de l’Air du Désert Marocain m’évoquent tout de suite un mot : matière. Non seulement la puissance est saisissante, mais elle est loin d’être fugace. On se sent happé par une ambiance, une atmosphère, des couleurs, des formes, des vraies matières vibrantes et animées. On reconnait bien sûr des notes familières, bien qu’exotiques, telles les épices (cumin, coriandre), les fleurs (rose, jasmin), les bois (cèdre, vétiver), les baumes (ciste, benjoin), mais ces matières, riches et texturées, semblent former un tout indissociable, une vision éphémère et troublante. Un paysage écrasé par le soleil, à l’horizon brouillé par la chaleur, des effluves chauds de mets épicés, des odeurs de rues, d’essence, de goudron et de peau chauffée au soleil. Des odeurs vivantes et belles, qui s’accrochent sur la peau comme des vêtements invisibles.

“ Parfums créés avec amour”, voilà comment comment Andy Tauer décrit lui-même ses oeuvres. Cette parfumerie “à l’ancienne” n’est donc pas morte, elle existe encore grâce à des passionnés qui se donnent encore les moyens de créer du beau avec ce qui se fait de mieux, en se moquant des recommandations parfois absurdes des organismes de réglementation européens, et qui prennent le temps de donner beaucoup d’eux mêmes pour gagner peu en retour (le rapport qualité- prix est plus que raisonnable), si ce n’est notre reconnaissance d’exister.

http://www.tauerperfumes.com/website

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jovi

par , le 3 mai 2017 à 20:09

Un de mes parfums préférés de tous les temps au coeur du désert sorti l’année dernière est lui aussi magnifique

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del

par , le 26 avril 2017 à 11:42

Un seul pschitt suffit pour réchauffer l’âme, le coeur, le corps. Splendide en vitesse de croisière.

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Ankalogon

par , le 12 novembre 2013 à 15:43

A ce jour, à Paris pluvieux, je le trouve sublime sur la peau, même s’il scotche un peu comme Héritage Guerlain.
Cela étant, malgré ses qualités, je me suis laissé ensorceler par l’extravagant Lonestar Memories.

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Améthyste

par , le 12 octobre 2011 à 15:04

J’ai fini ma découverte des 5 échantillons il y a quelques jours. Impressions !
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- Pentachord vert : J’ai moyennement aimé. Le parfum est très vert, et je retrouve bien ce paysage de forêt humide, fait de terre et de pluie. Mais il y a un côté un peu trop médicinal que je n’ai pas tellement aimé. Ce côté médicinal est déroutant, voire déstabilisant.
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- Vétiver dance : Je ne l’ai pas tellement aimé. Il y a un côté fumé, un peu boisé et terreux caractéristique du Vétiver de Java si je ne me trompe pas, il est plus fumé, plus sombre que celui d’Haïti et des iles bourbon il me semble. Mais ensuite, j’ai ressenti un effet un peu caoutchouteux je crois, ce qui est assez étrange. Il m’a fait une drôle d’impression, je n’ai pas retrouvé le caractère authentique du Vétiver, qui est une matière dont je suis fan.
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- Rêverie au jardin : Beau parfum ! J’ai bien retrouvé ce paysage d’espace vert décrit sur le site, où j’ai eu l’impression de me promener dans un jardin botanique la nuit ! Le parfum a des allures très aromatiques et vertes, ou j’ai bien senti le Galbanum et les baumes de sapin, mais je ne saurais plus dire si j’ai bien ressenti la Lavande. Le coeur est un peu floral, où il m’a justement sembler sentir légèrement l’Iris. Le fond est boisé et légèrement vanillé si je me souviens bien, ce qui confèrent une bonne tenue et du sillage. Le parfum commence bien et fini bien.
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- Eau d’épices : Il est très beau ! C’est un parfum qui respire les épices gorgées de soleil ! La mandarine rouge vient rafraichir cette tête chaude et épicée avec parcimonie, donnant ce départ à la fois hespéridé et épicé. Au niveau des épices justement, la Cannelle, la Coriandre et la Cardamone donnent un aspect enivrant, où j’ai eu l’impression de me balader dans un marché indien, avec des paniers de toutes sortes d’épices soigneusement disposés. En coeur j’ai bien ressenti la Fleur d’Oranger, qui est une fleur que j’adore, ce qui confère au parfum cette fraicheur qui m’a fait m’imaginer prendre la route d’un champ d’orangeraies, sous un doux soleil, mais où quelques épices me suivent encore à la trace. Le fond est légèrement boisé et résineux, ce qui fait que le parfum a toujours du sillage, et je sens toujours cette Fleur d’Oranger qui permet au parfum de rester frais et enivrant ! Une belle réussite !
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- Carillon pour un ange : Carillon pour un ange est faussement simpliste ! Le départ est très floral et tendre, avec la Rose, l’Ylang Ylang et le Lilas, où je me voyais dans les montagnes, devant un champ de fleurs. Puis, le Lys de la vallée fait son apparition, où cette fois-ci il est toujours question des montagnes et des fleurs, mais avec plus de fraicheur et d’opulence, notamment grâce au jasmin qui accentue cet effet. Et étrangement, j’ai ressenti comme une odeur d’orangeade, comme ci une Fleur d’Oranger venait s’immisçait dans le coeur du parfum ! Dès lors, je me suis comme retrouvé à prendre la route d’une église, marchant dans la forêt, mais cette fois sous le crépuscule, au moment où le soleil commence à se coucher et où le ciel se pare d’orange et de jaune, à la saison du Printemps. Ce doux moment de la journée, si caractéristique de ce que la nature offre de plus beau pour les yeux, m’a fait rêver ! Je me suis comme retrouvé en paix avec moi même, comme ci au moment où j’arrivais devant l’église, j’avais côtoyé un ange et me prenait soudain à contempler au loin ce vaste paysage de montagnes et de fleurs, par un temps très doux sous le crépuscule ! Un moment magique pour un parfum sublime !
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Je peux déjà dire qu’Andy est un grand parfumeur, qui rend une image authentique de la nature, avec des ingrédients très naturels, et ces parfums sont, sous leurs airs faussement simpliste, très sophistiqués !

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Améthyste

par , le 28 septembre 2011 à 13:37

J’ai enfin commandé des échantillons ! J’ai pris le set de 5 échantillons. J’ai choisi :
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- Eau d’épices
- Vétiver dance
- Rêverie au jardin
- Carillon pour un ange
- Pentachord vert
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J’ai beaucoup hésité avec l’Air du désert Marocain et Lonestar Memories, mais finalement mon choix c’est porté sur ces cinq là. Vivement qu’ils arrivent !!!

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Améthyste

par , le 22 août 2011 à 09:50

Salut à tous,
.
J’aimerais commander des échantillons de la marque, mais pour le prix si j’ai bien compris, on paye 4 € et quelques ? Parce que sur le site ce n’est marqué qu’en francs et ça affiche 31 pour 5.

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par , le 4 novembre 2008 à 09:45

Ce retour à une sorte de parfumerie « artisanale » faites par des parfumeurs/entrepreneurs est vraiment réjouissant. Les parfums d’un Andy Tauer n’ont, certes pas, le poli (dans tous les sens du terme), la grande « technicité » des parfums du marché, mais ils ont ce supplément d’âme qui les rend très attachants et intéressants.

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par , le 3 novembre 2019 à 15:53

Bonjour NathalieB,
Qu’entendez vous par poli et technicité svp ?
ca m’intéresse.
bien à vous,

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Jeanne Doré

par , le 24 octobre 2008 à 22:57

Il est vrai que les fleurs ne dominent pas dans l’Air du désert, et je suis assez d’accord avec la notion d’“odeur compacte”, que je rapprocherais de l’impression d’air épais que l’on peut ressentir dans le désert. Ce parfum n’est pas à proprement parler figuratif, mais il m’intéresse surtout parce qu’il transmet une émotion, une certaine vision d’un paysage et d’un vécu. C’est là ou le parfum devient vraiment un art, quand il propose une vision différente d’une simple photographie de catalogue, mais un croquis personnel, empreint d’émotion.
Je comprends tout à fait votre déception vis à vis des critiques unanimement dithyrambiques, c’est naturel de mettre la barre très haut après avoir lu de telles louanges ! J’ai découvert pour ma part les parfums d’ Andy Tauer grâce à Vero Kern, que j’avais elle même découverte grâce à un lien qu’elle avait mis sur son site... Je pense que les bloggueurs en général aiment encourager les marques et surtout les personnes pour lesquelles ils ont de l’affection, et peuvent donc parfois donner l’impression de d’en sur-estimer certaines. Cela est tout à fait naturel, excusable et même légitime, sinon, qui le ferait ? Les magazines féminins, qui n’auront en retour jamais une seule page de publicité de ces petits indépendants inconnus ?...

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par , le 27 octobre 2008 à 17:03

Oui, vous-avez peut-être raison. Moi aussi, je me suis approchée de Andy Tauer parce qu’il parcourait une route très éloignée des chemins de la grande distribution (et moi aussi, par en passant par Vero Kern !). C’est fou comment des louanges exagérées (tout comme des descriptions très fantaisistes) peuvent éloigner aussi bien que des critiques féroces. Il faut que je réessaye l’air du désert, la tête libre comme les grandes éspaces du désert Marocain, et mieux analyser la note balsamique qui a dominé ma perception olfactive. Mais je crains quand même de ne pouvoir pas lui pardonner son sillage très statique... : j’aime les parfums qui évoluent sur la peau et dans le temps – même si la note balsamique et compacte de l’air du désert n’est pas du tout déplaisante.

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par , le 27 octobre 2008 à 19:10

Réessayez-le, tout en ayant en tête que vous avez tout à fait le droit de ne pas l’aimer ! Ou du moins, pas envie de le porter. Cela m’arrive souvent de trouver un parfum admirable dans sa construction, son parti-pris, son univers, et d’être incapable de le porter pour des raisons plus personnelles. En écrivant la critique d’un parfum, on doit oublier ses goûts personnels, on n’écrit pas uniquement j’aime ou j’aime pas, donc si tous les blogs disent du bien d’un parfum, cela ne veut en aucun cas dire que tout le monde va l’aimer. Cela veut peut-être tout simplement dire qu’il a des chances de plaire aux plus exigeants...

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par , le 24 octobre 2008 à 18:38

Finalement j’ai essayé ce parfum… dans les "blogs à parfum" c’est un incontournable (il paraît).
Eh bien, je découvre qu’on le trouve chez moi, à Milan, cette rareté précieuse.
Je cours vite l’essayer… grande déception.
Je m’attendais à une fragrance qui évolue beaucoup dans le temps, où les "whiffs" du jasmin se plongent dans les parfums magiques de la nuit marocaine.
Ce n’est pas du tout cela.
Le parfum dégage une odeur très balsamique et compacte, plaisante et très forte, qui rappelle les grandes forêts canadiennes après une longue pluie. Il n’y a pas une seule fleur détectable par mes narines, ou s’il y en a, le résultat est boisée et absolument pas fleurie.
Je voulais vraiment aimer ce parfum, parce que Andy Tauer semble un « créateur » passionné, rigoureux et attentif, même si je n’apprécie pas trop ses liaisons très étroites avec les grands Blogs du parfum - et les revues étaient magnifiques. Mias bon, je voulais le désert, pas une forêt compacte.
J’ai essayé au même temps « rêverie du jardin », dédié à la lavande, et « lonestar memories », parce que le titre est vraiment spécial. Là aussi, les reviews étaient très positives.
Mais bon, il faut toujours se poser le problème : qui écrit les reviews ?
Je ne veux pas vous ennuyer avec mon avis, qui est évidemment négatif… Peut-être je dois tout simplement les réessayer tous les trois sans trop penser à ce qui a été écrit, aux titres, etc... J’avais peut-être placé la barre trop haute. Il faut se résigner au fait que les reviews sont comme la liste de notes olfactives : pure fiction, au moins dans la plupart des cas.

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par , le 24 octobre 2008 à 14:53

Cette descriprion me fait penser au regretté Djedi de Guerlain ( 1927). Senti une seule fois en extrait, ce parfum qui m’a laissé un souvenir assez semblable à la descritpion de cet air du désert : le désert, le sables, les épices et les senteurs de l’orient... Je ne sais pas s’ils sont proches olfactivement ! Jeanne, merci de découvrir pour nous ces petits trésors qui donnent envie de découvrir les parfums d’Andy !

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par , le 26 février 2009 à 17:45

Jeanne, JerryB : Djedi ne cesse de m’intriguer comme étant supposé être "le parfum le plus sec au monde"... Ormis éventuellement L’air du Désert..., que je n’ai pas encore senti, y aurait il d’autres fragrances plus facilement trouvables qui lui ressembleraient ? Djedi serait décrit comme un parfum consruit autour du manque et de l’abstinence... Sur le papier, cela a l’air bien déprimant et dérangeant, mais cela pourrait s’avérer olfactivement un axe de création extrêmement intéressant !

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par , le 27 février 2009 à 00:50

Intéressant point de vu : le manque ... d’eau, l’abstinence, comme la traversée d’un désert brulant, des roses et de l’encens comme une offrande ! Voilà bien le souvenir laissé par ce mystérieux Djédi.

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