Auparfum

Acheter des échantillons de parfums dans le métro, c’est pour demain !

par , le 25 juin 2015

Imaginez des bornes, des guichets électroniques, qu’on trouverait dans les cinémas ou les gares et qui vous permettraient de sentir et d’acheter des d’échantillons de parfums... L’idée vous plaît ? Eh bien, c’est déjà bien plus qu’une idée !

La Société Point Parfums Digital a imaginé ces bornes qui permettront d’acheter des échantillons de parfums pour un prix allant de 1 à 4 euros.

Grâce à un code barre présent sur l’emballage, il sera possible d’accéder au site de la marque et de se faire rembourser le prix de l’échantillon au moment de l’achat en ligne du parfum.

Déjà testés dans un certain nombres d’endroits stratégiques (cinémas, hôpitaux, dans le métro de la ville de Rome, au CNIT à la Défense, dans une galerie commerçante sur les Champs Elysées…) avec les marques Azzaro, Clarins ou Thierry Mugler, ces kiosques seront présents dans près de 200 lieux dès la fin de l’année.

Un rapprochement sérieux avec la RATP laisse penser que nous pourrions trouver ces bornes dans le métro parisien.

Et vous ? Vous en pensez quoi ?

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par , le 14 juillet 2015 à 15:27

Cette borne de distribution, pour moi, remet en question le positionnement marketing des parfums.
Le Parfum : un luxe accessible ? ou un produit de grande consommation ?
Comment, en tant que consommateur, percevriez-vous les marques vendues par cette borne ? Merci pour vos retours :)

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Tamango

par , le 26 juin 2015 à 17:00

A titre personnel, pour moi qui habite en province et monte régulièrement sur Paris pour le plaisir (exposition...), j’aimerais que ça ne sente pas aussi mauvais dans le métro...pour les échantillons, on verra plus part. Désolée d’être si pragmatique.

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par , le 26 juin 2015 à 22:46

Nonon ! Je vous rejoins tout à fait !

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Chanel de Lanvin

par , le 26 juin 2015 à 16:43

Je trouve déplorable que l’on fasse une surenchère de tout ce que nous consommons.
Nous sommes saturés et que devient notre plaisir ?
Voilà ce qui va arriver dans le domaine de la parfumerie,un domaine qui était un peu à part,qui avait son âme,son identité,de l’art,un domaine où nous avions notre personnalité,mettons de côté les marques commerciales et de niche,la parfumerie en générale.
On nous tient informé quand il s’agit de la dicontinuation d’un parfum même quand il se vend très bien,non !
Bref voilà ce que va devenir la parfumerie de demain,nous imposer un concept soi-disant novateur pour nous faire plaisir mais surtout rentabiliser leurs investisements.
Trop de tout tue le tout,je ne vois donc pas celà comme une évolution de notre société de consommation comme un succes et encore moins dans l’univers olfactif mais une dégradation,que celles et ceux qui applaudissent cet événement y réfléchissent un peu.
A quand un café au George V pour 1,00€ ?

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par , le 26 juin 2015 à 17:25

Cela fait bien longtemps que ce mouvement est en marche dans la parfumerie. Que disaient la vieille noblesse et la grande bourgeoisie à la fin du XIXème lorsqu’elle virent se démocratiser le parfum à cause de ces nouveaux entrepreneurs/parfumeurs qui le révolutionnèrent ; je parle de Daltroff (Caron), Guerlain, Coty, Houbigant, Roger & Gallet et tous les autres ? Ils devaient certainement n’y voir que décadence : la petite bourgeoisie qui accède à ce luxe ! D’autant plus que ces nouveaux parfumeurs utilisaient pour la première fois la chimie et ces matières synthétiques. Les parfums aux matières naturelles et nobles devenaient ainsi aux yeux de l’ancienne clientèle de vulgaires produits synthétiques. Depuis les années 50, le parfum s’est démocratisé à vitesse grand V. Pour attirer cette nouvelle clientèle, toujours grandissante, les marques de luxe ont du s’adapter usant des moyens marketing propre à l’époque.
Que pensait les clientes d’un certain âge, au goût raffiné, amatrices de chyprés des grandes maisons de couture, lorsqu’elles virent dans les années 80 arriver sur le marché ces parfums opulents dont les spots publicitaires omniprésents et tapageurs (bling-bling so 80’s) innondaient les coupures pub d’émissions comme celles de Collaro ou de Patrick Sébastien ? Sûrement dédain et fatalisme comme nous aujourd’hui face aux nouveaux parfums ultra-sucrés ainsi qu’aux méthodes commerciales actuelles (séphora, flankers, sorties multiples, bornes olfactives...)
Bref tout çà pour dire qu’il n’y a rien de nouveau. C’est terrible pour les vieux que nous sommes (j’ai 35 ans) et/ou amateurs distingués aux goûts certains mais l’on n’y peut pas grand chose. Cela ne s’applique d’ailleurs pas uniquement à la parfumerie mais à peu près à tout !

Nous pouvons nous rassurer car le marché et les tendances évoluent (heureusement d’ailleurs car sinon ce serait bien ennuyeux !). Les sélections exclusives des grandes marques ainsi que les parfumeurs dits "de niche" sont désormais là pour contenter les plus exigeant(e)s d’entre nous ! Et vu l’offre pléthorique et de qualité on ne va pas s’en plaindre !

Pour ce qui est du café à 1€ au George V cela arrivera lorsque cet établissement se trouvera définitivement délaissé par sa clientèle élitiste et fortunée car celle-ci se sera tournée depuis bien longtemps vers de nouveaux établissements ou de nouveaux modes de consommation.

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Lady of Shalott

par , le 26 juin 2015 à 12:12

Très franchement, je trouve que c’est une excellente nouvelle !

Certes, il y a fort à parier que nous trouverons surtout des "blockbusters", et j’avoue que j’appréhende de voir mes narines molestées par les pshiits abusifs de la vie est belle et cie, compulsivement pressés par une bande de jeunes filles hystériques aux goûts douteux. Toutefois, comme j’ai souvent pu lire sur AP, nous sommes tous d’accord pour constater que l’olfactif est le parent pauvre de la sensualité de nos contemporains. Disposer ce genre de bornes, c’est rappeler à ceux qui l’aurait oublié qu’ils ont un nez et qu’ils peuvent en jouir. Pour ces néophytes (dont je faisais partie il n’y a pas si longtemps), mieux vaut dans un premier temps des odeurs "faciles". Ils fuiraient devant l’Heure Bleue, convenez-en. C’est un premier point, non négligeable à mon sens : promouvoir l’odorat dans les endroits les plus triviaux à une époque où il est bien négligé.
En dehors de cette belle croisade, je vois d’autres avantages plus pragmatiques : le métro, ça pue ! Je vois eau de Clarins sur le distributeur en photo ci-dessus : eh bien, oui ! Un bon splash d’eau de Clarins en pleine canicule dans ce métro lourd, suant et relativement puant, je dis ouiiii !!!
J’ajouterais enfin que si, d’aventure, le concept faisait mouche, il y aurait fort à parier que la distribution se diversifierait. Je ne pense pas forcément à des parfums de niche (ce serait le rêve), mais peut-être à du Guerlain et autres maisons. Le temps nous le dira.
Pas de quoi faire rêver les perfumistas chevronnés, mais tout de même une lueur d’espoir dans ce monde qui ne sent pas toujours très bon.

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par , le 26 juin 2015 à 14:42

Votre point de vue me fait penser à la vision de la démocratisation culturelle qu’ont certains de nos édiles : on nivelle la qualité de l’offre par le bas, plutôt que de tirer l’exigence la demande vers le haut.
Si vous voulez donner envie au gens d’utiliser leur nez et de sentir bon, ce n’est pas en mettant des distributeurs de Invictus à tous les coins de rue que vous y arriverez. Au contraire. Ce n’est pas rendre la parfumerie populaire, mais la rendre populiste, en gavant les gens de ce qu’ils aiment et connaissent déjà (effet du "vu à la télé").
Alors comme disait Vitez : élitaire pour tous ! Garnissons plutôt les temples de la grande consommation parfumesque de rayons entiers de vrais bons parfums de qualité, et apprenons aux gens à faire la différence entre un produit de consommation et une œuvre créative.

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par , le 26 juin 2015 à 15:11

Je partage tout à fait votre commentaire,Youggo

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par , le 26 juin 2015 à 16:06

En tant qu’enseignante de Lettres Classiques, je suis assez froissée d’être assimilée à ce cette "vision de démocratisation culturelle qu’ont certains de nos édiles" (votre formule est percutante de réalisme). Je la subis dans mon travail, je la combats tous les jours et je dirais que c’est le sujet principal des conversations entre latinistes et hellénistes, surtout depuis l’annonce d’une certaine réforme...
Peut-être me suis-je mal faite comprendre : Contrairement à l’éducation nationale ou aux chaînes de télévision publiques, la parfumerie n’est pas une entité unifiée contrôlée par l’état ou tout autre direction qui pourrait appliquer le bel "élitaire pour tous" de Vitez que vous évoquez. Personne ne peut prétendre y donner une direction générale (à moins qu’un jour, LVMH, Procter&Gamble, Kering et consorts ne s’organisent une petite réunion au sommet pour se dire que maintenant, cela suffit de lésiner sur la qualité, et que par pur amour du beau, pour l’édification des masses, ils vont faire du bon parfum... mais là, on serait dans le monde des Bisounours).
Partant de ce constat, je dirais qu’il est aisé de critiquer tout ce qui sort du ventre de la grande machine. Oui, il y aura sans doute beaucoup de bouses dans ces distributeurs... est-ce que cela signifie pour autant que l’initiative de mettre à disposition du public des échantillons pour une somme modique est mauvaise en elle-même ? ce n’est pas mon avis et vous êtes libres de ne pas me suivre sur ce point. Je ne pense pas que cela fasse de moi pour autant un parangon de la mauvaise parfumerie.
En outre, comme je l’ai dit plus haut et bien que je ne sois pas fana du libéralisme à tout crin, il y a fort à parier que, si ces distributeurs ont du succès, l’offre s’élargira et deviendra plus intéressante. Dans le cas contraire, ils tomberont en désuétude, à l’instar de nos obsolètes cabines téléphoniques, et il n’y aura plus besoin de pester contre l’omniprésence de mauvais jus dans les lieux publics.

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par , le 26 juin 2015 à 17:11

J’y suis allé un peu fort oui, je m’en excuse.
Mais pour le coup, je crains fort que cette initiative n’influence en rien le (bon) goût olfactif des gens. Ceux qui ne se parfument pas, ne se parfumeront pas plus ; Ceux qui usent de mauvais parfums racoleurs à la mode s’en donneront à cœur joie ; Et les amateurs de belles parfumerie souffriront le martyr. (plus ça va, plus la comparaison avec l’offre culturelle me semble pertinente)
Et si ces distributeurs venaient à rencontrer le succès, je ne pense pas qu’on évolue vers une diversification/amélioration de l’offre, mais bien toujours plus de Invictus, One Million et La Vie est Belle. Puisque ne nous leurrons pas, c’est bien eux qui se vendront le plus et qui inonderont davantage encore les rames de métro.

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par , le 26 juin 2015 à 17:39

Sur les constats, je vous rejoins tout à fait, de même que pour la comparaison avec l’offre culturelle ! pour moi, c’est le même combat. J’espère que vos prévisions sur l’absence d’amélioration de l’offre ne se réaliseront pas car, en effet, si ces distributeurs ne vomissent que du one million, la vie et belle et cie, cela ressemblera davantage à un scénario de film d’horreur (ou comment mon nez est mort dans le métro). Je crois que seul l’avenir nous dira si ces bornes sont de bon aloi.

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par , le 26 juin 2015 à 17:41

Petite note d’optimisme : il y aura forcément du Chanel N°5. Pour les touristes.

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par , le 26 juin 2015 à 11:18

Nous sommes vraiment peu de choses.Je demeure à proximité du CNIT de La Défense, j’y passe tous les jours et je n’ai jamais prêté attention à l’existence de cette borne.
Je vais remédier à cette lacune.Cela dit, dans le cas du CNIT, je ne vois pas très bien l’intérêt du système puisqu’il existe, à quelques mètres, 2 Marionnaud et 1 Séphora qui vous donnent, sur demande, des échantillons gratuits.
Mais, le Centre étant un rendez-vous international d’hommes d’affaires, je suppose qu’ils préfèrent un achat sur borne à un passage dans les parfumeries.Cela pourrait aussi donner une indication sur les points de vente futurs.

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par , le 26 juin 2015 à 11:40

Aryse, je suis curieux de savoir quels échantillons sont proposés dans la machine devant laquelle tu passes : tiens-nous au courant ! (des jus, des contenances, des prix, toussa quoi : merci d’avance !)

Et je vais ouvrir les yeux dans Paris pour voir si je repère ce genre de distributeur... (davantage par curiosité que par envie de l’utiliser, il faut bien le dire ;-p

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par , le 26 juin 2015 à 13:49

Bonjour Aryse,

peut-être n’était-ce-pas assez clair, mais les bornes ont été installées pendant une période de test aujourd’hui révolue. J’ai tout comme vous raté ces fameuses bornes alors que je passais matin et soir par le CNIT de septembre à février...

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par , le 26 juin 2015 à 14:14

Rien à voir, mais : bonne fête, Poule Mouillette ! (avec un jour de retard...)

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par , le 26 juin 2015 à 14:37

Merci Euskalpyth !! trop gentil :)

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par , le 26 juin 2015 à 22:06

Bonsoir Poule Mouillette,

Merci pour la précision.Effectivement, j’aurais des difficultés à trouver ladite borne dans ce cas ;-)

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par , le 25 juin 2015 à 23:25

Moui. On tournera forcément avec les blockbusters. Une technique de vente comme une autre, incitative et opportuniste. J’aurais préféré une sorte de camion à frites, mais avec des parfums rares, sur les places de villages de province. Par exemple.

Au rayon des concepts utiles, je verrais bien un "ticket" à 5 ou 10€ qui permettrait à qui en a l’envie, d’aller sentir "tout ce qu’il veut" — mais vraiment — dans une boutique haut de gamme comme Jovoy, sans se sentir obligé d’acheter quelque chose. Par curiosité olfactive, par passion, ou pour simplement réfléchir, tester, ne pas se presser. En effet, pour en avoir discuté avec quelques personnes, un nombre considérable de gens hésitent à franchir la porte de ce type de temple du luxe, principalement par timidité. On a l’impression qu’au delà de quelques essais, il est de bon ton d’acheter quelque chose (allez hop ! 80€ minimum !) sous peine de passer pour un malotru, surtout si on a accaparé un vendeur/vendeuse pendant 20 minutes. (Bien sûr, dans le tas, il y en a toujours quelques uns, sans vergogne, qui passent trois heures chez Nose ou autre sans rien acheter (ce sont les mêmes qui essaient 15 paires de pantalons au BHV homme, et repartent les mains vides). Mais c’est rare.) Ce concept de "ticket pour sentir" légitimerait un peu la curiosité du quidam, en le délivrant du poids de passer pour un profiteur importun.

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par , le 26 juin 2015 à 02:37

Dafuq did I just read ???

oO

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par , le 26 juin 2015 à 11:37

Mon conseil du jour (en attendant la mise en place du "ticket-sniffage" qu’envisage Nicolaï) : n’hésitez pas à rentrer dans les boutiques !
C’est vrai qu’il y a déjà le Printemps et les Galeries Lafayette, 1ère étape de découverte, peut-être plus facile d’accès, pour ceux qui n’osent franchir le seuil des parfumeries...

Mais que ça soit chez Jovoy, Sens Unique, Marie-Antoinette ou Liquides imaginaires (où j’ai toujours été très bien reçu, sans forcément acheter - Je connais moins bien Nose) ou dans les boutiques des grandes marques (Dior, Cartier, Hermès, Chanel...) ou des moins "grandes" (Kilian, Kurkdjian, Malle, Goutal, l’AP... je ne vais pas vous faire une liste), les vendeurs (qui, je vous le rappelle, attendent que les clients rentrent, et non qu’ils restent sur le pas de la porte en bavant d’envie :-))) sont en général contents de pouvoir vraiment parler parfum alors ça vous fait une raison de plus de ne pas être intimidés !!!

Il suffit de se familiariser avec le décorum (on vous ouvre la porte, on vous propose à boire, toussa...) et avec un sourire et de la politesse élémentaire (bonjour, merci... ;-p), tout passe sans souci !

Surtout si vous n’êtes pas parisiens : profitez d’un passage à la capitale pour écumer tous ces temples du parfum ! Regardez les Russes, les Chinois et les Moyen-orientaux : ils entrent partout sans aucun complexe (on tombe peut-être dans l’exces inverse...) alors ne vous censurez pas !

Les flacons testeurs sont là pour ça : pour tester, alors testez ! Les vendeurs se doutent bien qu’au prix moyen de leurs produits, ils ne vont pas vendre autant qu’un Séphora...

On a la chance d’avoir à portée de main toutes ces belles fragrances, alors ne passez pas à côté et découvrez-les !

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par , le 26 juin 2015 à 12:28

Euh... je suis allée chez Chanel, l’an dernier... Je n’ai jamais été aussi mal reçue de ma vie. Premièrement, on voit tout de suite que je ne suis ni émiratie ni chinoise, deuxièmement, du moment où j’ai annoncé que je venais pour la parfumerie, je n’intéressais plus du tout. Mon intérêt pour le patrimoine de la maison a achevé de me faire passer pour une vulgaire touriste désargentée qui serait venue, des étoiles dans les yeux, admirer les ors de la maison rue Cambon... rien que d’y penser, j’ai encore des relents de haine vis à vis de ces potiches de vendeuses améliorées aux manières empruntées qui se sentent en mesure de mépriser la clientèle (arrrghhhhhh ! j’écume ! vite, mon flacon de Shalimar).

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par , le 26 juin 2015 à 14:32

Ce genre de retour n’a malheureusement rien à voir avec le "standing" de la boutique. J’ai déjà été reçu comme un chien dans des Sephora de province par des nénettes écervelées pour avoir osé demandé un échantillon, et au contraire j’ai pu longuement échanger et découvrir avec d’aimables vendeurs connaisseurs et amateurs de parfums chez Chanel, Hermes ou autre, souvent pas avares en échantillons et miniatures. Pas d’amalgames comme dirait l’autre !
Quant aux boutiques de niche multimarques telles que Jovoy, Marie-Antoinette et consorts, je défie quiconque de me dire qu’il y a été mal reçu. Ces boutiques sont tenues par des gens vraiment calés et amoureux de leur métier et de leurs produits. Alors si en plus vous montrez un vrai intérêt, ils seront les premiers ravis de vous faire tester un maximum de choses. Aucun snobisme ici, alors osez rentrer plutôt que de vous plaindre par anticipation d’un hypothétique mauvais accueil.
Enfin, sachez que dans tous les magasins de luxe le mot d’ordre est : pas de délit de faciès ! Le pire plouc mal fringué et puant de sueur et d’alcool peut tout à fait claquer l’équivalant de 2 ans de smic dans une boutique de luxe. Les apparences sont parfois trompeuses.

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par , le 26 juin 2015 à 16:21

Cher Youggo, un peu de retenue dans votre condescendance à mon égard. Je n’ai pas attendu après vos conseils pour fréquenter les maisons de qualité et je vous prierais de ne pas remettre en question la valeur de mon témoignage. C’est votre droit de ne pas être d’accord avec mon commentaire mais sachez que tout avis contraire au vôtre n’est pas forcément motivé par de l’ignorance et que vous n’avez pas forcément pour mission sacrée de décrotter autrui.
D’ailleurs, il me semble que vous angélisez un peu. Je n’ai jamais été mal reçue dans de véritables parfumeries, ni chez Hermès, et ce même lorsque j’étais étudiante ou mal fagotée. Je vous assure pour autant que Chanel semble avoir un peu oublié ce qui faisait l’ADN de son patrimoine. Je ne me base pas uniquement sur ma visite rue Cambon mais aussi sur les retours de personnes qui ont travaillé dans ce milieu. Libre à vous de ne pas me croire.

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par , le 27 juin 2015 à 09:43

J’étais passé à côté de ça tient. Autant mon autre commentaire poussait effectivement un (petit) peu le bouchon et je m’en suis excusé, autant là j’avoue ne pas comprendre ce qui vous a fait à ce point réagir. Où voyez vous de la condescendance ici ?
Vous relatez une expérience personnelle, que je ne remet absolument jamais en cause, et en réponse je raconte ma propre expérience dans ces boutiques. Point. En complément de votre charge contre Chanel, j’y ajoute qu’il ne faut cependant pas généraliser et qu’il faut oser franchir les portes. Point. Ne serait-ce que pour ne pas décourager à tout jamais le lecteur qui tomberait sur vos propos si catégoriques, ça me semblait utile. J’imagine que c’est le cumul de mes deux réponses vous a offensé, mais il n’y a aucune condescendance là dedans. Même en cherchant bien.
Je veux bien m’excuser platement quand je suis pris à tort, je l’ai fait, mais quand on me fait dire ce que je n’ai pas dit il ne faut pas attendre de moi courbettes et politesses.

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par , le 27 juin 2015 à 12:35

En effet, c’est probablement le cumul des deux réponses qui m’a donné l’impression que vous me chargiez. je me suis sentie visée et sermonnée ("pas d’amalgames comme dirait l’autre !" ; "osez rentrer plutôt que de vous plaindre par anticipation d’un hypothétique mauvais accueil" ; "sachez que dans tous les magasins de luxe le mot d’ordre est : pas de délit de faciès !"). Je ne pensais pas que vos paroles s’adressaient sincèrement au lecteur de passage. Pardonnez-moi donc de m’être emportée à tord. Effectivement, vous avez raison de souligner qu’il faut oser se rendre dans les enseignes de qualité. C’est d’ailleurs à cet accueil égal qu’on peut les reconnaître.
Puisqu’on ne peut pas s’envoyer de messages privés, je dois vous dire ici que je n’attends absolument pas de courbettes de votre part (je ne me permettrais pas) et que tout ceci est probablement dû au fait qu’à l’écrit, on n’a pas le ton de l’interlocuteur. Recevez donc mes meilleurs sentiments dans l’attente de vous lire de nouveau (car il est plaisant de vous lire).

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par , le 27 juin 2015 à 09:13

C’est bizarre comme je ne suis pas surprise les filles sont soumises à la vente elles ont une prime selon le chiffre d affaire qu’elles font ! Alors les parfums c’est ce qu’il y a sûrement de moins cher dans le magasin !

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par , le 27 juin 2015 à 12:50

C’est la réflexion que je me suis faite aussi... c’est triste. J’étais entrée un peu dans la même optique qu’au 68 Champs Elysées, où tout s’est passé comme dans un rêve ! J’hésitais entre le palais royal et la rue Cambon avant de prendre mon train vers ma Province, je choisis Chanel... bien mal m’en prit ! Le vigile de l’entrée était des plus sympathiques et il palliait l’accueil désinvolte des vendeuses, c’est tout ce que je peux dire pour sauver l’image. J’ai demandé où se trouvait le fameux escalier... vous ne me croirez peut-être pas mais la demoiselle a dû appeler sa supérieure car elle ne voyait pas de quoi je voulais parler... c’était vraiment la 4° dimension... Au lieu de me dire que l’escalier mythique se trouvait au second étage et n’était pas accessible au public, la dame m’a montré celui du rez-de-chaussé, le présentant comme l’escalier dont je parlais, pour donner le change... je n’ai rien dit, je crois que c’aurait été déplaisant pour elles comme pour moi. J’ai vraiment passé un sale quart d’heure... ou plutôt une sale demi-heure à attendre qu’on vienne s’occuper de moi aux parfums, pour finalement repartir les mains vides, excédée que personne ne vienne... Je ne renoncerai pas pour autant à mon N°5 en extrait mais l’image de la maison en a pris un sacré coup dans mon esprit.

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par , le 27 juin 2015 à 13:29

J’ai eu l’occasion de me rendre chez Emporio Armani située au Boulevard De Waterloo à Bruxelles,une fois là on me demande si on peut m’aider dans ma recherche,j’ai répondu non,(je n’aime pas d’être assailli)que je venais voir et qu’au besoin je demanderais,tout c’est bien passé.
Là j’ai vu la gamme des parfums Armani Privé qui y étaient vendus exclusivement chez l’enseigne,j’ai demandé quelques explications et me suis acheté Ambre Soie et Bois D’encens qui à cette époque étaient présentés en 50ml,dans un habillage de bois de Kotibé.
Sur ce point je dois dire que par la suite Armani est passé aux format 100ml et laisser tomber ce bois précieux avec un prix plus accessible.
Je garde un bon souvenir de cette boutique,comme quoi il faut pas hésiter à franchir certaines portes,les boutiques spécialisées ont un standing à préserver,bien loin des chaînes de la distributions où les jeunes vendeuses se la jouent parcequ’elles travaillent dans un univers de luxe.

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par , le 13 juillet 2018 à 07:08

(pardon de ressusciter un poste d’il y a 2 ans)

Mauvaise expérience rue Cambon ?
J’avance une hypothèse : peut-être qu’il manquait un conseiller formé en parfums à l’horaire où vous êtes passée ?

Les conseillers cherchent alors à dissimuler leur gène. Chez certains ça se traduit par une attitude passive agressive, voire du mépris, comme vous en avez fait l’expérience. Eux aussi ont peur de perdre la face, et parfois ils montent sur leurs grands chevaux, quand ils n’y connaissent rien en parfum. Ça ne les excuse pas.

Mais dans l’ensemble, j’ai plutôt été très positivement surpris par l’accueil qu’on me réservait dans ces endroits. Tacitement, on comprend que les gens y sont formés 1° pour ne pas faire de délit de faciès, 2° mais également pour que quelqu’un qui n’achète pas ressorte avec un bon "bouche à oreille".

Car les flagship store assurent aussi une mission de représentation. Ce sont des "marques aspirationnelles". Si vous n’avez pas l’argent, vous l’aurez peut-être un jour, en attendant vous achèterez d’autres produits de la marque : fards à paupière, rouge à lèvre, en boutique mainstream.
Mais ça reste la tombola, ça dépend de la personne en face.

Boutique Chanel rue Montaigne, je suis tombé sur une vendeuse qui adoraient ses parfums, et j’ai passé un moment génial. Les clients défilaient dans la boutique, mais snobaient les parfums, c’est triste mais la plupart ne viennent pas pour ça.

Le temps est quand même révolu, où les parfums étaient sur une étagère derrière un comptoir, pour forcer à parler à un vendeur.
Avec le temps on relativise et on en rit. Exemple : Cartier n’avait pas formé ses vendeurs en joaillerie quand il a sorti sa très belle ligne exclusive.

Parfois c’est l’inverse, on a une marque qui ne vend que du parfum comme Caron, on est dans une boutique à eux, et on tombe sur une conseillère confirmée qui ne dit que des bêtises. C’est épouvantable.

Mais il reste un effet tombola, tout dépend sur quel conseiller on tombe.

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par , le 14 juillet 2018 à 15:14

J’ai récemment poussé la porte de la boutique Hermès de Genève pour la première fois, et j’ai reçu un merveilleux accueil. La vendeuse m’a rapidement fait comprendre qu’elle ne s’y connaissait pas en parfums, sa collègue du rayon parfumerie étant en vacances. Mais elle m’a donné toutes les informations qu’elle a pu, et a été très obligeante. Ce qui m’a permis d’essayer un nombre probablement un peu trop élevé de parfums... Et de repartir avec quelques échantillons des Hermessences et de Galop. Finalement, c’est presque l’idéal pour un perfumista : un personnel compétent dans l’accueil et très serviable, mais qui ne fait pas de discours marketing, étant plutôt dans l’honnêteté. Autrement dit, remplacer une soi disant "expertise" par de la franchise.

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par , le 22 août 2018 à 16:21

Hermès est aussi au top de mon classement personnel des boutiques pour le conseil client de leurs parfums. J’ai rencontré des conseillères et conseillers honnêtes, investis, et agréables.

Je ne veux pas faire le perroquet... disons que même dans un point de vente au Printemps Hausman, au creux du mois d’août, entre midi et deux heures.... on va sentir un amour de la marque chez le conseiller, et de la fierté toute en douceur. Et on sent qu’ils sont épaulés et en cohésion avec leur maison.

(Par opposition, disons, aux conseillers qui tiennent bien leur rôle, mais incarne moins leur marque (peut-être car leur maison paie pas correctement, et qu’il y a un remplacement trop fréquent de leurs équipes) )
(Ou encore le sentiment de déshérence qui se fait parfois sentir dans l’énième comptoir de vente, avec l’énième conseiller, d’une marque très implantée : on traite le conseiller et l’endroit comme la 5ème roue du carrosse et cette impression flotte dans l’air malgré le luxe ambiant et l’impeccabilité du lieu.)

Même hors des capitales, au fil des années, les gens qui tiennent les boutiques Hermès ont la gamme des hermessences, la gamme étendue, et savent la présenter.

Et la maison leur fournit assez d’échantillons pour qu’ils puissent en donner. C’est assez paradoxal dans ces endroits luxueux.
On dit qu’on vote en achetant, et bien Hermès donne très très envie d’acheter. C’est le modèle de parfumerie que je veux encourager. (Même compliment pour Jovoy).

Je trouve aussi que les flacons testeurs sont plus frais, là où dans les sephoriaunaud l’éclairage constant a tendance à flinguer les notes de têtes. (Ce qui est un comble quand on connaît l’effort mis dans leurs parfums. Par exemple dans "Jour", le magnolia et la bergamote sont souvent ratatiné.)

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par , le 26 juin 2015 à 12:29

Le concept de ticket à sentir de Nicolaï me parle ; je suis tout à fait d’accord avec son constat sur la culpabilité que l’on ressent quand on essaie sans acheter dans une parfumerie de qualité. Je crains malgré tout que fournir pour 4 euros des tickets à sentir ne pousse des importuns désoeuvrés à envahir les temples du parfums pour se divertir. Il me semble aussi que si l’atmosphère des parfumeries reste respirable, contrairement aux grandes chaînes, c’est qu’on n’y pshitte beaucoup moins.

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par , le 25 juin 2015 à 22:25

Le parfum qui évoque rêverie et procure émotion... dans le métro ! Les ravages de la consommation de masse...
Les marques dites "de luxe" en sont maintenant réduites à cela. Sentir un nouveau flanker à 18h dans une rame bondée ; il va falloir distinguer les différentes effluves (échantillons, transpiration, "la vie est belle", "one million", etc). Mais quel drame !
Donner l’illusion de luxe à la plèbe, voilà comment ces marques ultra marketées traitent les consommateurs avec la machine à cash qu’est la parfumerie "sélective". Certes, rien de nouveau, mais on s’enfonce quand même un peu plus. Heureusement qu’il existe des marques plus confidentielles et non étiquetées "luxe" qui continuent de proposer des produits de qualité et qui savent respecter leur travail et le client.

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Chanel de Lanvin

par , le 25 juin 2015 à 17:42

Encore et toujours du grand publique,faut croire que leurs ventes sont en baisses pour opter cette stratégie.
Qui nous dit que ces échantillons ne seront pas < traités > de façon particulière pour cette diffusion,mais une fois acheté le flacon .....déception.

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par , le 25 juin 2015 à 18:08

Vous savez, la "concentration" des échantillons différente de celle du flacon est un débat sans cesse remis sur le tapis.

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par , le 26 juin 2015 à 02:34

Et faire tout une étape industrielle considérable (nouvelle formule, nouveaux dossiers cosmétiques, concentré à part à utiliser pour tel machin d’échantillonnage, j’en passe et des meilleurs) pour juste baisser je ne sais quoi dans l’échantillon au risque de potentiellement perdre des clients... Non vraiment, arrêtez la théorie du complot ^^

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par , le 25 juin 2015 à 17:34

C’est plutôt une bonne idée de prime abord. D’ailleurs, la société compte installer 100 bornes dans toute la France d’ici la fin de l’année.
http://www.boursier.com/actions/actualites/news/introductions-point-parfums-digital-sur-le-marche-libre-631229.html

Il faudrait voir à l’usage de toute façon.

Merci Eléonore pour cette information.

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par , le 25 juin 2015 à 17:50

Merci pour le lien... mais je doute que beaucoup de nos lecteurs aient prévu d’acheter des actions de cette société.
Ils prévoient 200 points de vente (comme indiqué dans notre article), et non 100.

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par , le 25 juin 2015 à 18:06

Le lien n’est pas des plus appropriés et ce d’autant plus qu’il contient un chiffre erroné. Je me demandais surtout si cette opération serait destinée à la France entière ou pas...

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