Auparfum
Flacon de Alaïa - Azzedine Alaïa
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Souffle de chaux et de froid

par , le 28 juin 2015

Comment lancer un grand parfum féminin mainstream en 2015 lorsqu’on est un grand nom de la couture française ?

Plusieurs choix s’envisagent, les discussions et les débats vont bon train, des années durant. Miser sur un gros impact média et un parfum « winner », qui plaira au premier coup de nez ? Ou privilégier la cohérence à l’univers de marque, en faisant le choix d’un parfum moins facile, quitte à devoir se montrer patient pour voir le succès arriver ?

Avec cette seconde option, comment s’assurer que s’opère cette fameuse magie consistant à façonner un nouveau classique, à la fois en parfaite harmonie avec la marque, mais aussi avec l’air du temps, et qui trouvera un public, peut-être modeste au départ, mais ciblé, et qui grandira au fil des ans, grâce à un bouche-à-oreille favorable ?
En gros, comment refaire un Angel, une Eau d’Issey, un Flower, un For Her ?…
Cette question représente la quête du Graal pour toute équipe marketing qui ne choisit pas d’emblée la première option (ou qui fait semblant de croire qu’elle choisit la seconde…)

C’est donc sans aucun doute une question que s’est posée l’équipe travaillant sur le parfum Alaïa, dans sa quête de la « robe parfum », à la coupe parfaite, et qui matérialiserait un projet amorcé depuis déjà de nombreuses années.

Y-sont-ils parvenus ? J’ai envie de dire oui, mais non.

Oui, dans l’exécution globale du parfum, car même si l’on n’aime pas le flacon (ou son bouchon-bobine de fil d’or), reconnaissons dans l’ensemble de belles idées graphiques, un esprit, un style, une personnalité en cohérence avec la marque.
Oui également dans le choix olfactif : des épices, du bois, quelques fleurs, du musc, une architecture « abstraite » et minérale, une absence totale de fruit, de vanille, de praline…
Mais est ce que cela suffit à créer un « beau » parfum ?

Je ne doute pas une seule seconde de la sincérité d’Azzedine AlaÏa, pas vraiment connu pour suivre les contraintes de la mode, mais plutôt pour écouter son inspiration. Preuve en est le brief qu’il donna aux parfumeurs : l’odeur des murs de chaux brûlants de la maison de sa grand mère en Tunisie, lavés à l’aide de grands seaux d’eau fraîche.

C’est là sans doute que réside toute la difficulté à concevoir à la fois un parfum créatif, distinctif et personnel, dans un circuit mainstream, avec le cadre et les contraintes que cela implique.
Pour une marque de niche, un tel concept aurait été traité d’une toute autre manière, (déjà avec beaucoup moins d’intermédiaires), certainement de façon plus figurative, et aussi plus clivante, voire dérangeante, mais ce n’était pas du tout l’intention ici.

Le parfum, une fois passée la jolie envolée cristalline de poivre rose du départ, est certes un parfum abstrait, comme le désirait Alaïa, mais aussi hélas, un peu désincarné, sans réelle identité, difficilement reconnaissable.
Perdues entre des bois secs énigmatiques, quelques fleurs rosées translucides s’enchevêtrent avec un accord musqué, et des notes cuirées, un peu daim, plus que véritablement animales.
Jusque-là, pourquoi pas, mais ce qui me gêne le plus arrive après quelques instants : une embarrassante note aquatique, qui même si elle se défend d’être « minérale », a le fâcheux inconvénient de tirer le parfum vers une dimension masculine du genre « fraîcheur marine » assez lambda, quelconque, voire « bas de gamme »…, pas très couture en tout cas.

Comment expliquer ce décalage entre un brief, une vision artistique apparemment bien menés, et une exécution manifestement pas à la hauteur ?

Est ce qu’un projet devient peut-être à un certain moment trop long, trop dispersé, trop discuté, trop retouché pour préserver sa sincérité originelle ?

Ou tout le monde est-il content du résultat et moi simplement déçue après tant d’années d’attente ??

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ana

par , le 5 septembre 2015 à 20:20

Il est plutôt joli, ce Alaïa. Il souffle chaud et froid, le départ est charment. La fameuse note cuirée au daimée est si discrète que il faut vraiment la chercher. Disons, que au départ, il y a un mouvement intéressant, joueur, cette petite dualité chaud froid, qui se vaut poétique et enchanteur, mais n’arrive pas.
Je ne peux pas dire qu’il est desenchanteur, il en veut tellement. Il a l’air inachevé. Bâclé. Rempli de bons idées, intentions, mais il n’est pas au point. Je ne peux pas m’en empêcher d’être déçue.
Il me fait beaucoup penser à Aromatics in White, mais pas à cause de quelques notes qu’ils partagent(musc blancs, rose, poivre ?). Ils ont la même ambiance, le confort, caractère intimiste. Ils ne sont pas des parfums qui renversent, non, ils rampent. Si on leur succombe c’est parce que nous les avons permis de nous avoir en peu à l’usure. Ils sont des séducteurs lentes, d’une beauté qui ne saute pas au premier abord.
Ce que me dérange c’est que j’ai l’impression que leurs créateurs ont eus leur délais, je ne sais pas, un an par exemple. Ils ont travaillé pendant 8-9 mois avec le cœur et leur âme, à leur rythme, et puis un co**ard de terroriste commercial a débarqué et déclaré qu’ils sont bien comme ça et que dans 2 jours ils sont fini. Comme la haute cuisine qui est posé dans une assiette comme celle d’une cantine, un excellent musicien avec un instrument qui n’est pas parfaitement accordé...inachevé, bâclé. Et je trouve ça vraiment dommage. Au même temps, ils me donnent de l’espoir, il y a un joli filon dans la cette parfumerie sur-commercialisé, une intention de offrir aux simples mortels des parfums actuels, astucieux, confortables et touchants.
C’est cette intention qui mérite mes 3*.
Dans le même genre, même filon, se trouve un si joli et abouti Narciso. Et puis je ne peux pas m’en empêcher de penser à Bottega Veneta, avec aucune dissonance au l’impatience en vue.
Avec mes plus amples excuses au commerciaux qui ne sont pas terroristes au co**ards. Au bonheurs du nez.
Anna

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hommesansqualités

par , le 1er septembre 2015 à 23:35

je me suis dit que ça pourrait vous intéresser, une critique (élogieuse) de alaia par luca turin : http://arabia.style.com/beauty/beauty-guide/fall-winter-2015-perfumes-latest-azzedine-alaia-miu-miu-coty-luca-turin-review/
il décrit très bien la beauté insaisissable et faussement familière de ce parfum.

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par , le 2 septembre 2015 à 11:14

Bonjour Hommesansqualités,
merci pour le lien, j’ai en effet lu cette double revue hier, qui confirme les ressentis très divergents que peut provoquer ce parfum !

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par , le 2 septembre 2015 à 12:03

Effectivement, j’ai vu aussi (et avec plaisir) ce commentaire élogieux de Luca.Si celui-ci est un ami, je le prends souvent (pas toujours lol) comme référence parfumesque et nous avons beaucoup de ressentis identiques.Cela se vérifie encore pour Alaïa.

Et, après Denyse Beaulieu, cela fait deux très grands critiques qui encensent Alaïa.Je n’en conserve donc que mieux mon opinion positive sur ce jus, d’autant plus que les avis positifs commencent à remonter.

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par , le 2 septembre 2015 à 14:21

Je l’aime surtout dans son mode élogieux : il a une plume superbe quand il décrit un parfum qu’il aime et que mon avis s’aligne ou non sur le sien, son regard éclaire pour moi le parfum décrit d’une nouvelle lumière.
Je ne peux m’empêcher de penser que ce Alaia est une forme nouvelle en parfumerie que je n’arrive pas encore tout à fait à cerner même si je l’aime d’emblée d’amour.
En tout cas quand Turin décrit Alaïa comme une "smooth slippery surface" et "muted olfactory crowd noise" , je pense à la volonté de Azzedine Alaïa de ne pas laisser une note dépasser et être reconnaissable en soi et je me dis que Marie Salamagne a peut-être inventé sous sa direction une alternative moderne au floral abstrait. Floraux abstraits dont les derniers représentants était beyond paradise ou j’adore pré-reformachysation (souvent décrié ici mais faut pas oublier que ce n’est pas j’adore qui sent le shampoing mais les shampoings qui sentent le j’adore depuis sa création) et les ancêtres le numero 5 ou Joy.

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par , le 2 septembre 2015 à 14:22

derniers représentants ETAIENT

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par , le 2 septembre 2015 à 15:09

je suis bien d’accord avec toi !! dans le dithyrambe il est superbe, dans la démolition (avec le Miu Miu juste après) il est trop brillamment (bruyamment) négatif. Je connais très peu ses critiques, mais le peu que j’ai lu ne me vont pas car elles ne sont pas étayées (mais je me trompe surement faute de l’avoir lu plus largement). Les exercices de style scintillants me fatiguent mais il est vrai que lorsque son coeur parle, l’imagerie métaphorique qu’il déploie est touchante et me donne envie de remettre le nez dans Alaïa, les parfums hors du communs me demandent beaucoup de temps d’adaptation, pour découler sur un amour passionné (Dans Tes Bras)

Pour ma part, si le Miu Miu n’est pas révolutionnaire, je ne lui trouve rien d’aveuglant, il est même pour moi changeant et joliment souple dans son évolution. Et l’évocation du muguet dans une verdeur humide plutôt subtile au contraire.

Un très amical bonjour au passage !!!

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par , le 2 septembre 2015 à 15:42

c’est vrai qu’il y a souvent une recherche du mot-d’esprit-qui-tue dans ses descentes des parfums qu’il n’aime pas, qui se fait au détriment de l’oeuvre.
son désamour général et véhément du travail de Daniela Andrier (dans son guide avec T. Sanchez) m’est complètement incompréhensible : je peux concevoir qu’on n’aime pas son style (ce qui n’est pas mon cas : j’adore ses infusions par exemple et meme Luna Rossa qui est au parfum masculin aquatique ce que north by northwest est au film d’action : tous les codes d’un genre vulgaire portés à un tel niveau d’épuration que ça devient une merveille d’abstraction, superposition de blocs dans toutes les nuances du blanc et du gris. mais je m’égare :) ) mais il faut lui reconnaitre une écriture et à ses parfums un caractère et une forme indéniables. Je n’ai pas encore pu sentir miu miu, je te dirai ce que j’en pense à l’occasion. j’aimerais lire ton avis sur Alaia si tu as la chance de le ressentir, si ton échantillon n’est pas encore vide.
bien le bonjour à toi aussi, et au plaisir de te revoir bientôt.

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SleepingBeautyAngel

par , le 12 juillet 2015 à 18:52

Hello la communauté !
Je l ai eu il y a quelques jours et je l aime beaucoup, il est assez peu conventionnel et sort des sentiers battus il est très classe avec un caractère très charnel, qui oscille entre le sage et le sauvage
Mais, parce qu il y a un mais...la tenue n est vraiment pas au rendez vous...très dommage heureusement que c est un cadeau

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par , le 12 juillet 2015 à 20:34

Merci pour votre avis SleepingBeautyAngel.
Je suis d’accord avec vous concernant la tenue. Elle aurait pu être meilleure...

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par , le 12 juillet 2015 à 23:52

Oui c est assez frustrant...

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par , le 10 juillet 2015 à 16:07

La fragrance s’ouvre sur un accord frais, presque glacé très agréable. Puis des notes épicées, boisées font leur apparition apportant un peu de chaleur. Quasiment simultanément, je perçois la "fraîcheur marine" pour reprendre vos termes Jeanne. Je ne la trouve pas "minérale" non plus. Elle est baroque au sens du classement de Jean-Claude Ellena, elle prend un certain espace, peut être un peu trop. Une minéralité du genre de celle de l’Eau de Rochas aurait été plus judicieuse et se serait mieux fondue au parfum. Puis le fond s’animalise avec une sensation de daim. Cela reste discret, car je m’attendais à ce que ce fond ressorte plus, mais ce n’est pas pour me déplaire.

Je porte Alaia aujourd’hui. Ce parfum est une sortie intéressante en ce sens qu’il n’est ni sucré, ni gourmand et surtout il est discret. Dans son ensemble, je serais tentée de lui mettre 3 étoiles. En revanche, je pencherais pour 2 étoiles en raison de la césure produite par la note "aquatique" pas très heureuse.

Un mot sur le flacon. Je le trouve trop oriental pour le jus qu’il contient. Le bouchon doré en forme de dé est un peu "too much".

Vous l’aurez compris, cet éponyme donne du fil à retordre.

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par , le 4 juillet 2015 à 19:36

J’ai envie de poster cette petite video, en marge des débats et pour information, réalisée par l’artiste Sarah Beeby, "un moyen ludique de mieux saisir ce projet avec minutie" selon www.elle.fr

https://www.youtube.com/watch?v=8SHxp_9LrXI

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Jicky

par , le 4 juillet 2015 à 15:47

Je pense ne pas l’avoir testé suffisamment sur la durée pour pouvoir émettre vraiment complet, mais ça va faire 3 quatre fois que je l’essaye puis bon... Je suis déçu. Je n’en attendais rien étant donné que je ne connaissais pas la marque, mais le fait que ce soit une licence BPI qui lance un premier parfum m’enthousiasmait assez, ils réussissent vraiment bien leurs premiers lancements en règle générale ! (l’eau d’Issey, classique, for Her, etc).

Puis le brief était original, éloigné des sempiternels parfums pour la femme trucmuche de l’an machin, épanouie, libre sensuelle moderne y tutti quanti.
Au final, je rejoins vraiment Jeanne. Je vois où ils ont voulu en venir, je respecte et je trouve que c’est une sortie qui propose quelque chose et pas quelque chose d’inintéressant en plus mais... Je trouve que ça tombe un peu à l’eau. Le départ est vraiment joli et est plein d’idées avec ce poivre rose un peu floutté par des notes abricotées : on devine le côté minéral, l’idée de contraste chaud/froid et l’abstraction revendiquée est aussi là puisqu’on devine plus des sensations que des matières à proprement parler. Et ça c’est vraiment très cool et c’est tout ce que je demande à un parfum : savoir dire des choses, les faire ressentir par le simple biais de l’olfactif. Utiliser le langage olfactif. Pour un parfum grand public, c’est une excellente nouvelle et il a le mérite de faire appel au nez du client, à le faire réfléchir plutôt que simplement lui prémacher une soupasse fruitée-pralochée sans âme.

Voilà pour l’enthousiasme.
Les problèmes arrivent pour moi à l’évolution. Je l’ai dit à Jeanne quand j’ai lu son texte mais j’ai exactement le même souci qu’elle : Alaïa se transforme en masculin générique. Je suis même pas forcément sur une note marine, mais je pense que cette note associée à un contexte boisé un peu rèche (type cèdre un peu rabougri) renvoie à tout un univers masculin trop balisé. Je vois les premiers Axe, Bleu de Chanel et tous les fonds boisés génériques des boisés aromatiques les plus plats que la terre ait portée. Et ça m’embête pas mal parce que le reste du parfum ne vient pas trop sauver cette sensation : au fur et à mesure que la tête disparaît, le fond grandit et devient un peu brouillon. Il y a toutes les notes boisées un peu cheap donc, mais aussi la sensation fruitée qui fait abricot/pêche qui reste (associée comme elle est à une note un peu sèche vaguement cuirée et une floralité abstraite, on pourrait presque reconstruire un osmanthus) et un lit de notes de fond très diverses et difficilement descriptibles mais qui font plus bruit de fond "air saturé" qu’à proprement parler fond posé construit et abstrait.

Après, c’est aussi normal de ne pas tout comprendre (désolé, j’emploie encore le terme "comprendre" pour parler d’un parfum que j’essaye quand même d’intellectualiser un minimum) dès le début, et je le redis, je vais encore lui laisser du temps. Je dis cela parce que quoiqu’il en soit c’est un parfum qui propose quelque chose et peut être que sa proposition m’apparaîtra de manière plus claire au fil du temps. Je l’espère en tout cas.

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par , le 4 juillet 2015 à 16:42

Ah Jicky, peut-être que la belle description qu’en a faite Denyse Beaulieu sur son blog "Grain de musc" vous aiderait à mieux "comprendre" ce parfum.

J’ajoute que c’est un plaisir de voir qu’elle le considère comme l’une des réussites de l’année.Et, je partage cet avis.Mais bon, chaque jugement comporte toujours une part de subjectivité.

http://graindemusc.blogspot.fr/2015/06/le-premier-parfum-dazzedine-alaia.html

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par , le 4 juillet 2015 à 17:14

J’avais lu l’article de Denyse et il avait bien évidemment attiré ma curiosité. Je vois tout à fait ce qu’elle veut dire et je trouve ce qu’elle écrit très pertinent. Cependant, je pense que si j’ai à comprendre Alaïa, c’est avec le temps que ça se fera.

Pour l’heure, je considère la réussite de l’année comme étant Narciso, mais hormis leur qualité d’exécution, leur originalité et leur force de proposition, les deux parfums n’ont pas grand chose à voir.

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par , le 4 juillet 2015 à 18:24

Il y a cependant quelque chose qui m’échappe...Soyons clair : soit ce qu’elle écrit est très pertinent et il s’agit d’un bon parfum (c’est ce qu’elle dit et que je partage), soit vous pensez que le parfum n’est pas bon (ce que suppose vos 2 étoiles) et je ne comprends pas pourquoi vous dites que son commentaire est pertinent.

Je pense qu’il faut toujours dire clairement les choses.En un mot, partagez-vous ou non son point de vue ?

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par , le 4 juillet 2015 à 19:23

Bonsoir Aryse,

Loin de moi l’idée de répondre à la place de Jicky, mais si vous le permettez, je veux juste rajouter que tout en n’ayant pas le même ressenti, je peux trouver également le propos de Denyse pertinent et cohérent, dans le sens où c’est son ressenti, elle étaye son point de vue, elle l’explique et le détaille, et je peux tout à fait comprendre quelle est sa propre vision.
Par contre, je ne la partage pas, mais cela ne m’empêche pas de respecter ce qu’elle ressent, et la manière dont elle l’exprime (fort bien d’ailleurs).

Il peut y avoir plusieurs ressentis différents qui co-existent sur un parfum, c’est tout à fait possible, à partir du moment où ils sont formulés avec justesse, arguments, construction, une certaine culture en option, mais surtout sincérité.
Pas juste "ça sent bon parceque c’est mon parfum", quoi :)
C’est exactement ce qu’on essaie de mettre en lumière avec les "opératiosn découvertes" : tous les avis postés divergent un peu, aucun n’est exactement le même, et pourtant, personne n’a tort, tout le monde a le droit d’exprimer son propre ressenti, à partir du moment où il fait la démarche d’y mettre ses propres mots.

En espérant que cela vous aide à mieux comprendre ce que Jicky voulait dire... mais il a le droit bien sûr de répondre !! :)

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par , le 4 juillet 2015 à 23:19

Votre argumentation me semble très pertinente, chère Jeanne, et je la partage avec plaisir.
Je voulais surtout souligner (mais vous m’avez devancé et c’est tant mieux) qu’il peut y avoir plusieurs ressentis différents coexistants sur un parfum de la part de grands connaisseurs (je ne parle pas de moi mais de Denyse, de vous et de Jicky en l’occurence).A partir de là, je me méfie des avis trop catégoriques et, surtout, qui semblent être considérées comme une vérité absolue (qui pourrait la détenir ?).

Personnellement, j’ai eu le même ressenti que Denyse et, je n’ai pas trouvé de moyen de l’exprimer meilleur que la manière dont elle l’a faite et qui est effectivement bien belle.Mais le commentaire sur auparfum est aussi fort beau et parfaitement explicite de la différence de point de vue sur la beauté d’Alaïa.

C’est bien pour être informé de la manière la plus complète possible que, lorsqu’un parfum me semble intéressant, je cherche le plus de renseignements possibles sur quelques blogs qui me paraissent incontournables.Cela me permet une première sélection et ensuite, j’explore et je décide par moi-même.Le plaisir olfactif personnel a ses raisons que la raison ne comprend pas toujours.

Bonne fin de soirée.

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par , le 4 juillet 2015 à 19:12

Je vous rassure Jicky, j’ai de précieuses gouttes sous la main et je suis en train de tester Alaia. Mais il est bien trop tôt, et vous me comprendrez, pour émettre un avis. Je préfère prendre mon temps.

"Vous êtes déçu bien que vous n’en attendiez rien, mais vous espériez tout de même compte tenu du lancement sous licence BPI..."

Que vous espériez car cet éponyme est sous licente BPI, certes. Mais si vous n’attendiez rien d’Alaïa, pourquoi cette déception ?

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par , le 4 juillet 2015 à 21:27

Quand je porte un parfum, je ne passe pas mon temps à le comprendre, mais à en jouir. Pour les aimer, et ensuite les acheter éventuellement – généralement entre 15 % et 50 % du prix boutique –, je dois surtout les connaître : plusieurs tests sont nécessaires. Bien sûr, pour des choses comme la Nuit Trésor, un seul test très parcimonieux suffit, généralement, si tant est que l’idée survienne.

Le terme "comprendre" ne me gêne aucunement, mais c’est l’association de ce terme avec le verbe "aimer" qui me pose problème. On aboutit en effet, de manière plus ou moins délirante, et de façon plus ou moins fréquente, à des contrepropositions douteuses du style "tu ne le comprends pas, tu ne peux pas l’aimer". Et c’est cette construction qui me pose problème.

Car, par exemple, est-ce que je comprends ISM ? Et bien je m’en contrefiche : au bout de 30 minutes, j’ai un équivalent carotol quasi global sur peau, qui artificialise la racine d’iris et le rend d’un ennui rare. Est-ce que je comprends Dior Homme ? Et bien je m’en contrefiche : au bout d’à peine 5 minutes, je sens émerger une mélasse bois et édulcorants chauffés qui pue. Je n’aime pas, c’est tout. Et cela ne m’empêche pas de jouir d’autres iris, puisque j’adore l’iris : 28 la pausa – que j’utilise telle une eau de cologne poudrée rafraîchissante, sublime –, iris nazarena, le galion iris, hermès hiris ! Est-ce que je les comprends pour autant ? Je m’en fiche.

Sur Alaïa :
J’étais intrigué par la critique mentionnée sur le blog graindemusc, en termes plutôt négatifs à dire vrai : j’avais l’impression que j’irai sentir une sorte de mix entre Laine de Verre et M/Mink... Suis donc allé au stand Alaïa, qui disposait alors d’un seul mini-flacon, avant même qu’il soit en vente. Mais je suis bien incapable de dire si j’aime ou pas à ce jour – et encore moins si je le "comprends"... Lors de ce test unique, il y a plus d’un mois donc, j’ai en effet le souvenir d’un joli poivre rose en ouverture, et la mémoire de la suite ne me fait pas du tout penser à un fond générique avec des notes d’huître. L’aspect "rosé" persistait assez sur moi, d’ailleurs. Sur le coup, je l’avais trouvé plutôt "pas mal", en tout cas "intéressant" – pour ne pas dire plus –, mais je dois évidemment le retester – ce qui peut prendre plusieurs années, puisque je passe rarement mes WE dans les parfumeries.

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par , le 5 juillet 2015 à 05:26

Bonjour Nymphomaniac,

Je fais parti de ceux qui voient leur capacité à apprécier les choses décuplées après compréhension. Et si, comme vous le dites si bien, je suis capable d’apprécier ou non quelque chose sans forcément la comprendre (ou chercher à la comprendre), la compréhension reste un fort catalyseur de bonheur chez moi.

Exemples : un de mes films favoris de quand j’étais jeune était Batman Le Défi. Je l’adorais, je passais ma vie à reproduire ce film dans la cour de récré (et ailleurs). Puis, j’ai grandi et, avec le recul, j’ai compris plein de choses que le film disait, j’ai compris où le film voulait en venir. Résultat des courses : je l’aime encore plus.
Deuxième exemple avec des parfums comme Si d’Armani ou Chloé : je ne les aime pas. Chloé me rend malade et Si me colle bien trop dangereusement. Pourtant, j’ai compris leur intérêt dans le marché, en quoi ils se distinguaient. Cette compréhension me conforte dans mes goûts (je comprends pourquoi je ne les aime pas), mais me permets aussi de saisir l’amour qu’ils peuvent provoquer et de voir leur place parmi d’autres créations. Enfin il y a l’exemple du "je n’aimais pas, je ne comprenais pas. J’ai compris puis j’ai aimé" mais je l’ai déjà évoqué des milliards de fois.

Néanmoins je comprends votre point de vue, je vois où vous voulez en venir. Soit. Nous n’envisageons ni la parfumerie ni la vie de la même manière. [insérer ici gif de Jessica Chastain qui mets ses lunettes de soleil avec la légende "Deal With It"].

Aryse : Jeanne a parfaitement répondu à votre question. Denyse écrit très bien sur Alaïa et son propos fait sens : il retranscrit le parfum selon sa vision avec justesse et intelligibilité. Mais je ne partage pas son avis entièrement, ce qui ne rend pas son avis moins crédible pour autant. Comme le dit Jeanne, plusieurs avis peuvent co-exister sur un parfum. C’est d’ailleurs aussi tout l’intérêt de lire des avis sur le parfum : des critiques peuvent nous permettre d’entrer différemment dans un parfum, de le voir selon un angle nouveau et de l’apprécier différemment. Mais elles disent aussi des choses sur la personne qui écrit : on comprend sa manière de voir les parfums. Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à essayer de comprendre comment les gens "entrent" dans un parfum (je vais vous faire bondir décidemment, Nymphomaniac). Je peux comprendre leur point de vue sans le partager, ne pas le comprendre et être dans le doute... C’est rarement tout noir ou tou blanc (ah ah) et le spectre de la compréhension est décidemment quelque chose de fascinant.

Enfin eckbo : je pense m’être mal exprimé. Je n’en attendais rien en tant que nouvelle marque : je ne connaissais pas cette marque ni n’avait entendu parler du projet avant. Donc je n’en attendais rien selon ce critère (ce qui n’est pas le cas de Jeanne, comme elle l’explique dans son article). En revanche, j’en attendais quelque chose en tant que premier parfum d’une licence BPI. A cela, s’ajoute la déception suivante : le parfum a plein de bonnes idées, mais certaines tombent à plat ou d’autres éléments moins positifs surgissent à l’évolution, d’où une déception après un test. Et entre nous, c’est cette déception qui fait le plus mal =)

Bonne journée à toutes et à tous.

(PS : si, je vous jure, c’est vraiment bien Batman Le Défi)

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par , le 5 juillet 2015 à 10:11

Ah Jicky, perso j’ai toujours eu un petit faible pour Catwoman :-)

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par , le 5 juillet 2015 à 10:42

je ne suis pas tout à fait d’accord car les objets ne sont pas les mêmes

bien sûr, pour un film ou une pièce de théâtre, les revoir et consulter des documents annexes (contexte historique, social, etc.) peut aider à mieux les comprendre le cas échéant puis ensuite à (mieux) les aimer éventuellement. Mais il arrive aussi d’aimer quelque chose sans le comprendre : ainsi la première vision de Mulholland drive dans mon cas (5 visions supplémentaires etc. me l’ont alors fait comprendre de fond en comble dans le moindre détail – je ne l’ai d’ailleurs pas plus aimé une fois cette compréhension obtenue, j’ai même préféré le choc de la première vision).

en revanche, personne ne peut dire qu’il comprend la 6ème symphonie de Gustav Mahler, la Fontaine de Marcel Duchamp ou encore la Joconde de Léonard de Vinci : des milliers d’exégèses en sont faites encore aujourd’hui. Il n’y a pas de science infuse dans le domaine, il n’y a pas une personne qui détiendrait la vérité de la compréhension, il n’y a pas une compréhension mais des compréhensions possibles – dont la plupart sans doute échappent à l’artiste lui-même !

sur le positionnement des parfums dans le marché pour mieux les "comprendre" : si guerlain comble actuellement le segment du glucose peroxygéné, ou si armani comble un segment spécifique avec son "Si", cela relève d’une démarche marketing et non d’un acte artistique. Comparer des objets entre eux participe activement à la connaissance, mais je ne regarde que les caractéristiques artistiques, le reste ne m’intéresse pas.

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par , le 5 juillet 2015 à 11:10

"personne ne peut dire qu’il comprend la 6ème symphonie"

"pas une compréhension mais des compréhensions possibles"

Revoyez votre logique.

Vous devriez lire la Philosophie de l’Odorat de C. Jaquet. Elle y montre que ce que vous jugez impossible (comprendre un parfum) est basé sur une théorie de la connaissance principalement visuelle qui a prédominé dans l’histoire, coupant les autres sens (et surtout l’odorat) de toute approche intellectuelle.

Jicky n’a jamais dit détenir la vérité du parfum, comprendre quelque chose ce n’est pas donner la vérité, c’est juste en avoir une autre approche, qui peut cohabiter avec d’autres compréhensions.

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par , le 5 juillet 2015 à 11:15

je ne vois pas où est le problème, puisque, effectivement, "comprendre quelque chose ce n’est pas donner la vérité, c’est juste en avoir une autre approche, qui peut cohabiter avec d’autres compréhensions". C’est ce que je dis plus haut...

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par , le 5 juillet 2015 à 13:14

Je suis tout à fait d’accord avec vous et je pense que beaucoup partagent ce point de vue sur différentes compréhension. C’est un peu ce que souligne Jeanne quand elle parle de la pertinence d’articles pourtant divergents. Tous les morceaux se recollent ;)

Et Belle du Seigneur, vous faites bien de rappeler la prédominance des arts visuels. C’est un point clef pour aborder l’odorat !

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par , le 5 juillet 2015 à 14:38

Encore une fois, l’objet de mon intervention initiale, en réalité, portait sur l’association entre une "compréhension" par nature individuelle et le fait d’aimer ou non un parfum. Comme il y a plusieurs "compréhensions" possibles, puisque la vérité n’existe pas, l’association des mots "comprendre" et "aimer" me pose problème dans des phrases telles que "lorsque tu le comprendras, tu pourras l’aimer" ou encore "tu ne le comprends pas, tu ne peux l’aimer", déjà lues ici, à mon grand désarroi, puisque cela tend à chosifier et réduire celui qui ne comprendrait pas.

En art, le terme de compréhension n’a aucun sens. Comme de plus je considère le parfum comme un artisanat et non comme un art – et cela n’est pas du tout péjoratif, bien au contraire – ce terme de compréhension me pose encore plus de problèmes, je parlerais plutôt d’appréhension par tâtonnements successifs.

Enfin, cet artisanat étant devenu en grande majorité une industrie au même titre que la branche automobile, le terme de compréhension me semble encore plus inadéquat. Dirait-on qu’il faut comprendre une Renault Clio pour l’aimer ? Non, on regardera ses caractéristiques, etc. Cela aboutit à des tentatives de compréhension et des commentaires vains : les "critiques" à destination des parfums au glucose sont ainsi quasi-interchangeables, car il n’y a plus réellement d’acte de compréhension possible...

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par , le 5 juillet 2015 à 13:50

Merci pour ces précisions Jicky et bonne journée, même si celle-ci est déjà bien entamée !

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Lilie

par , le 4 juillet 2015 à 09:13

J’avais lu, il y a pluseurs semaines, une interview d’Alaïa concernant ce parfum : c’est très mal, mais je ne peux pas citer ma source, je ne me souviens même pas s’il s’agissait d’une revue francophone. Peut-être quelqu’un a-t-il lu également cette interview et peut compléter mon intervention ?

Quoi qu’il en soit, j’ai retenu de ce texte le fait que même si le couturier se déclarait enthousiaste et satisfait du parfum final, celui-ci était assez différent de ce qu’il aurait souhaité : des odeurs plus personnelles, plus tourné vers une cologne, vers la fleur d’oranger. Mais ces notes très hespéridées ne semblaient pas correspondre à l’image de la marque.
Ce parfum était donc, avant tout, un compromis ...

PS : Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas venue sur Au Parfum, et là, moi, si réservée, deux commentaires en une matinée !

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par , le 4 juillet 2015 à 21:02

Bonsoir Lilie,
c’est intéressant cette notion de "compromis", cela pourrait expliquer cette impression d’absence de clarté dans mon ressenti...
Dans son article, Denyse justement disait à propos de la fleur d’oranger, que cette direction n’avait pas été retenue car Alaïa aurait refusé "toute référence orientaliste" ...
Je ne sais pas si un ingredient doit être rejeté dès le départ, car il existe mille manières de l’interpréter, un parfum ce n’est justement pas une "pyramide olfactive", c’est toute une construction.
On sait bien qu’avec les mêmes listes d’ingredients on peut obtenir des chefs d’oeuvre comme des choses très banales, tout dépend de la manière dont c’est exécuté...
Enfin, c’est toujours difficile de connaître tout de la génèse d’un parfum, il faut se contenter de suppositions !

et merci pour les deux commentaires consécutifs après une longue absence ! :)

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dau

par , le 29 juin 2015 à 08:16

Bonjour,
Comme vous, je suis partagé... Je n’arrive pas vraiment, pas encore, à me faire une idée à propos de ce parfum. Serait-il involontairement insaisissable ? La vraie bonne idée, c’est d’avoir éviter l’écueil "sexy" qu’on pouvait craindre avec une création sous le nom d’Alaïa réputé pour ses création sexy. Maintenant, ne pas avoir choisi la facilité, est-ce assez pour nous ? Je ne crois pas. (Serions-nous un peu difficiles ?)

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par , le 29 juin 2015 à 11:19

Bonjour Dau,
comme vous, j’ai mis beaucoup de temps avant d’avoir un avis clair, je l’ai porté plusieurs fois, fait porter à d’autres, senti sur différents supports, à différents moments, etc...
c’est à la fois un parfum multi-forme, qu’on arrive pas à définir, saisir, comme vous dites, peut-être était-ce volontaire ? Mais je ne suis persuadée de l’interêt...
Nous ne sommes pas "difficiles", comme un enfant capricieux qui n’est jamais satisfait.
Nous sommes justes exigeants car nous savons ce que les parfumeurs, comme Marie Salamagne, sont capables d’accomplir, et nous ne retrouvons pas l’émotion que nous attendions.

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par , le 28 juin 2015 à 22:54

Merci Jeanne pour cette belle critique pointue.

Le brief d’Alaia se rapproche tout de même plus du parfum de niche que du mainstream. Le budget n’étant pas le même, je pense, mais que ce n’est qu’une supposition, que la marge de manœuvre a dû être serrée question coût des matières premières pour Marie Salamagne et son équipe.

En tout cas, j’ai bien envie de tester ce parfum éponyme pour me faire une idée.

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par , le 29 juin 2015 à 10:59

Bonjour Eckbo, je ne sais pas s’il existe des "briefs de niche" ou pas, je pense qu’un beau parfum peut être accompli quelquesoit le brief et la "catégorie"...
Vous avez raison, le budget peut être une variable importante.
Cependant, je ne sais pas si c’est le problème ici, je pense qu’il y a de belles matières, BPI n’a pas l’habitude de serrer les prix de ses créations, avec Narciso Rodriguez ou ELie Saab par exemple, la qualité est au rendez-vous.

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par , le 29 juin 2015 à 21:34

Vous avez raison Jeanne, BPI n’a pas pour habitude de serrer les prix de ses créations. Mais force est de constater que Narciso n’a pas la présence de For Her. Il en est de même avec l’Eau Couture qui semble bien pâle par rapport au Parfum.

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par , le 30 juin 2015 à 03:07

Si Narciso n’a pas la "présence" de For Her, c’est tout simplement parce que ce sont des parfums construits complètement différemment et qui ont des histoires qui n’ont rien à voir, pas pour une quelconque histoire de prix. Comme si on disait que Vétiver et Habit Rouge n’avaient pas la même évolution... Forcément. Et même que les concentrés ont des prix au kilo différents parce que... Les formules sont différentes, tout bêtement. Pour l’eau couture, pareil, vue la couleur du jus, la communication etc, c’est parce que le parfum a voulu cibler une clientèle plus amatrice de fraîcheur que le parfum est plus light. Enfin, un parfum qui envoie du lourd n’est pas du tout signe de parfum cher. Après l’ondée est un des parfums les plus chers à produire et est d’une légèreté très belle. Le Opium de 1977 était une des formules les moins chères à produire du marché et pourtant dieu sait s’il était performant.

Vous faites des raccourcis et, par conséquent, vous mélangez des choses qui n’ont pas de liens pertinents entre elles.

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par , le 30 juin 2015 à 08:08

Je pardonne votre véhémence compte tenu de l’heure à laquelle vous avez posté ;)

Toutefois je maintiens "mes raccourcis". Des parfums construits différemment peuvent tout aussi bien avoir de la présence, en ce sens qu’ils procurent de l’émotion. Tout dépend de l’acception.

Pour ce qui est de l’Eau Couture, pardonnez-moi, mais une eau peut très bien ne pas être pâle, banale. Là encore c’est une question d’acception.

Enfin, pour le coût, ce n’était qu’une supposition mais pas une affirmation. Je l’avais pourtant précisé.

Pour terminer, soyez un peu indulgent avec les personnes qui n’ont pas votre niveau, c’est à dire qui ne sont pas chroniqueuses ou qui ne tiennent pas de blog histoire de ne pas les décourager de poster ;)

Je vous souhaite une bonne journée !

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par , le 30 juin 2015 à 14:34

Ce n’était pas véhément, c’était purement factuel. Je me suis permis de faire ce commentaire car il ne faut pas oublier une chose : ce qui écrit ici est lu et peut être considéré comme des informations justes et pertinentes. Or, entre les complots d’échantillons différents, les vilains groupes qui bloquent tout créativité (alors qu’ils sont parmi les groupes les plus créatifs de l’industrie !), ce sont des théories que d’aucuns peuvent croire et qui n’ont pas lieu d’être.

Donc plutôt que de laisser sans réponse des idées qui peuvent tromper des lecteurs dans le doute, je pense qu’il est important de remettre un contexte plus proche de la réalité.

Enfin, vous lisez le site depuis un petit bout de temps et vous savez pertinemment que je suis le premier à encourager les gens à poster leur avis sur les parfums, à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent, à explorer les parfums comme on peut explorer un livre ou un film. En revanche, face à certaines affirmations ridicules (pas votre cas) ou certains raccourcis qui n’ont pas lieu d’être, il est aussi important de réagir. Comme Jeanne l’avait fait avec son dossier sur les idées reçus.

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par , le 30 juin 2015 à 14:59

Jicky, bien sûr que je sais que vous encouragez les interventions et je vous en remercie, d’où ma surprise légitime de ce matin.

En ce qui concerne Alaïa et BPI, je me permets, tout comme le fait Jeanne dans le billet, de me poser des questions à mon niveau. Vous pensez bien qu’au fin fond de ma campagne, je n’ai pas pu tester cette fragrance éponyme. Mes raccourcis vous semblent maladroits, je m’en excuse.

Pour les échantillons, vous avez sans doute mal interprété mon post. Je disais simplement que le débat différence du contenu testeur/échantillons/flacons n’était pas nouveau. C’était un fait pur et simple et non une prise de position.

Ceci dit, vous avez parfaitement raison de veiller au contenu des posts, même si je ne comprends toujours pas très bien ces corrections de ressentis totalement subjectifs...

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par , le 30 juin 2015 à 15:57

Ce n’était pas vous pour les échantillons rassurez vous :)
C’est intéressant de voir que sans tester, vous vous posez directement ces questions là, un peu comme un automatisme. C’est un réflexe acquis, je ne dis pas que c’est forcément votre faute, mais autant ne pas faire en sorte que des lecteurs plus jeunes aient cet automatisme du "ah c’est pas bien c’est parce que ça a été reformulé pour économiser des sous, y a plus de qualité, ils baissent tous les coûts".

Lorsque vous aurez l’occasion de sentir Alaïa, vous aurez des questions et c’est normal et même totalement sain et dans la démarche d’auparfum et de la blogosphère en générale. En effet, la démarche du passionné, c’est aussi de se poser des questions lorsqu’on sent un parfum, de l’interroger sur ce qu’il raconte olfactivement, de comprendre son langage des odeurs et comment ce langage fait effet sur notre personne, avec sa propre expérience des odeurs (ce que ça m’évoque, ce que j’aime ou pas et pourquoi). C’est ensuite de l’analyser dans un contexte (que ce soit une marque, un groupe, un parfumeur, une famille olfactive, un ensemble de nouveautés, etc). Ce n’est pas parler de pyramides sans avoir senti ou s’arrêter à la tenue dudit parfum et encore moins s’arrêter à un "c’était mieux avant" sans chercher à explorer au delà de sa conception d’une parfumerie bien délimitée.

Au plaisir de lire votre avis

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par , le 30 juin 2015 à 16:19

Merci pour vos explications Jicky. Avez-vous la possibilité de me contacter ?

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