Auparfum
Flacon de Aomassaï - Pierre Guillaume Paris
Coup de cœur
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Black Coffee

par , le 11 novembre 2014

Aomassaï est un parfum assez étrange qui débute violemment dans une diversité de sensations surprenantes. L’impression majeure est celle d’une explosion de café sucré aux grains torréfiés brûlés sur des bois, et du patchouli probablement, qui sentent et évoquent les vieilles armoires rustiques. Un peu rancies, des paquets en papier carton de sucre et de café y auraient été renversées par mégarde.

Le sillage se réduit très rapidement pour devenir une sorte de vibration lancinante. Une illusion presque potagère surgit. Des herbes vertes à moitié déshydratées, aromates, laurier et épices, ainsi que des haricots, facette récurrente du patchouli, sont bouillis dans un chaudron au feu de cheminée avec une mélasse au miel.
Potion barbare, le mélange s’assombrit dans un tour de passe passe magique pour devenir une sorte de réglisse, entre cuir et bois blonds soutenus par un vétiver cramoisi. Elle n’est pas sans évoquer Cozé et ses jeux d’ombre et de lumière, la transparence en moins, en plus dense et sombre, l’obscurité gagnant sur la lumière.

Avant une révolution du cadran horaire, la mixture évolue dans un effet gourmand, entre chocolat fondu et caramel fondant, typique de la marque Parfumerie Générale. Moins boisée, la fragrance se fait plus onctueuse et crémeuse, vers un tabac aromatisé avec une vanille mêlant sensation très sucrée et amertume qui en rééquilibre le trop-plein. Presque sensuelle, elle évite d’être miellée et trop animale par les aspects épicés et gourmands. Une trace d’encens, fantôme de l’âtre où la préparation a été réalisée, seule, subsiste durant l’évolution qui résiste et défie le temps, au risque d’écœurer les plus sensibles alors qu’elle raviera les autres.

À la lecture de la composition, on flirte avec l’esprit de compositions telles Bornéo 1834, Rochas Man ou A*Men avec qui Aomassaï partage les thématiques d’un café torréfié gourmand. Black Opium, s’il n’avait pas été la Ricoré tiède éventée à laquelle la parfumerie grand public, pompeuse dans ses termes et inexistante dans ses faits, nous a habitués, aurait pu ressembler à Aomassaï. Pierre Guillaume, dans cette composition, démontre qu’il n’existe pas de sous-genre en parfumerie et que les gourmands, pour peu qu’ils soient gourmets, méritent d’avoir droit de cité.

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par , le 13 juin 2018 à 10:07

Moi qui déteste les parfums sucrés, qui est déjà une peau en forme de sucrette qui rend gourmand le plus acre et le plus sauvage des parfums, je me suis surprise à aimer ce parfum ; conseillé par le vendeur de la boutique Pierre Guillaume (adorable) en même temps que Mio Bjao ( vraiment trop sucré pour moi ) et Fareb ( gros coup de cœur sur touche mais moi, il me transforme en cocotte parisienne poudrée !).
Je donc bien aimé Aomassaï, et en même temps, j’ai ressentis avec lui un sorte de tension, une angoisse sourde, diffuse.
J’ai mis du temps à comprendre pourquoi, ce que m’évoquait, ce que me rappelait ce parfum présenté comme un hommage à l’Afrique, qu’en soudain, du fond de ma mémoire, une image m’a violemment sautée aux narines... et on est très loin de l’Afrique !
C’est l’hiver, banlieue pavillonnaire d’un village dortoir de province, il fait nuit, il fait froid, sept heures du matin, je suis dans la cuisine en face de ma maman, dans la lumière douce orangée du plafonnier en verre au dessus de la petite table en bois, nous prenons notre petit déjeuner avant d’aller, elle, au travail, moi, à l’école et plus tard au collège, elle boit son double ou un triple expresso non sucré et moi mon chocolat au lait Van Houten, sans sucre aussi. Il y a du miel, de la confiture qui s’étale sur le pain grillé, pas trop de beurre, du jus d’orange (pur jus) dans les verres arcopal... Je suis encore à moitié endormie, je mâche mécaniquement ma tartine, plus tard, moi aussi je boirais mon double ou triple expresso sans sucre au petit déjeuner.
Je pourrais être presque bien, s’il n’était pas sept heures du matin, un lundi de décembre (tiens, j’avais pas remarqué les décorations de Noël sur la cheminé), et si le contrôle de math et la probabilité de passer au tableau en cours d’anglais ne me tordaient pas le ventre d’angoisse sourde. Je finis de manger, puis la douche, les dents, attraper chaussures, manteau, cartable, sortir dans la rue et se diriger vers l’arrêt du bus scolaire au bout du lotissement, au bord de la départementale. Des fois, il faut courir pour ne pas le rater ce fichu bus : et il fait toujours nuit et froid et j’ai sommeil et le contrôle de math, je ne l’ai pas révisée, la leçon d’anglais, non plus... Noël approche.
Le souvenir est tenace, comme ce parfum sur ma peau, puis il s’adoucit, comme le parfum s’adoucit au bout de quelques heures avec des notes de vanille, qui, étrangement, ne me déplaisent pas.
Pour moi, indéniablement un parfum d’hiver (un peu dans le même esprit que Noir Épices des éditions Malle), un parfum pour affronter le froid, la nuit, son patron, la conseillère pole emploi, le métro, les embouteillages, Paris sous la pluie, tous ça grâce au gout du triple expresso, du chocolat au lait Van Houten, du jus d’orange pur jus, du pain grillé, du Miel bio et de la confiture du jardin, dans la douce lumière orangée du plafonnier en verre et des décorations de Noël déjà installées... sans sucre.

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par , le 1er juin 2015 à 16:00

N’ayant pas d’idée précise où situer ce post, je le mets ici :

Pierre Guillaume lance un petit dernier dans sa collection "Croisière" à la Parfumerie Générale.

QUAND LE CHYPRE DEVIENT MOJITO :

"Beach party…de Ibiza à Miami.

Pierre Guillaume revisite cette grande famille olfactive en redessinant avec humour et audace les contours classiques et nous livre une création hybride et moderne.

Si patchouli, vétiver, labdanum, vanille et mousse de chêne composent toujours le socle chypré originel, la composante fruitée aromatique est détonante.

C’est toute l’atmosphère des beach party et des fêtes estivales qui est capturée dans un parfum : citron vert, menthe fraîche, aldéhyde fraise et absolue rhum composent un accord mojito explosif et jubilatoire.

Puis lentement, la fragrance s’assagie et sa structure chyprée s’impose entre bois chauffés et mousse sensuelle."

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Alia

par , le 29 décembre 2014 à 20:17

Je viens d’acheter Velvet Rouge d’Arte Profumi et la correspondance avec le description de ce parfum de pierre Guillaume est saisissante. Qu’en pensez vous ?

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par , le 1er janvier 2015 à 15:57

Bonjour Alia, bonjour à tou(te)s.
Si quelqu’un a quelques éléments de réponse, il/elle est le/la bienvenu(e) car, pour ma part, je ne connais pas le parfum cité et ne peux répondre.
Merci par avance.
Bonne poursuite de journée.
Opium

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Alia

par , le 14 novembre 2014 à 08:09

Cela fait un moment que j’entends parler des parfums de Pierre Guillaume mais il y a tant d’avis contraire que je ne sais pas quoi penser : tantôt on le dit snob et prétentieux, tantôt on crie au génie. Mais qu’en est il des parfums : sont ce des eaux de parfum ou des eaux de toilette, sont ils aussi bien maitrisé que les Malle ou les Lutens. Votre description de ce parfum m’intrigue et m’enchante mais étant pas sur Paris, j’ hésite encore à commander lot d’échantillons...

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par , le 14 novembre 2014 à 11:22

Parfumerie Générale est une très bonne marque et si vous êtes un peu "dans" le parfum c’est un passage obligé que d’essayer toutes les créations de cette marque.

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par , le 14 novembre 2014 à 11:55

Bonjour Alia,

Ses parfums valent vraiment le coup d’être sentis. Ils ont une "signature", par exemple les parfums Huitième Art ont un truc en commun que je ne saurais pas décrire, mais il m’est arrivé de ressentir mes touches et de me dire "ah ça, ça ne peut qu’être un Pierre Guillaume". Je me suis pris une grosse claque avec Cuir Venenum, qui évoque le cuir et un côté sucré-amer (un peu comme dans l’amande amère).
Ceux que j’ai testé tiennent très bien, le seul que je possède est Myrrhiad dont on pourrait me faire croire sans problème qu’il s’agit d’un extrait.

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par , le 14 novembre 2014 à 13:18

Bonjour Alia,
Etant une grande fan de Pierre Guillaume et de ses créations, je ne peux que vous inviter à aller les tester. Il faut néanmoins apprécier les parfums qui ont de la présence, car les P.G. (je ne les ai pas tous testés, mais au moins une bonne dizaine) ne jouent pas dans la fugacité.
De la collection Huitième Art, je ne connais que Ambre Céruléen, que je porte d’ailleurs aujourd’hui. Je ne sais pas si c’est caractéristique de cette collection, mais je trouve celui-là plus "feutré", plus "doudou" que ses confrères de la Collection Numéraire ou Sur invitation.
Une dernière chose, les parfums de Pierre Guillaume se trouvent également en province. Vous trouverez sur son site une carte des points de vente.
Je vous souhaite une belle découverte, cela en vaut vraiment la peine.

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par , le 14 novembre 2014 à 16:09

Bonjour Alia, Frédéric et Cuiretmusc à nouveau. Bonjour Sleep2dream.

Je "plussoie" aux différents commentaires qui ont été faits et conseils avisés précisés.

A propos de la concentration, une précision : cette question obsède souvent les gens, renvoyant à la tenue du parfum. Mais, certaines eaux de toilettes sont bien plus puissantes et durent plus longtemps que d’autres eaux de parfums. Rien est officiel et réglementaire dans ce domaine, donc, il faut tester pour savoir. Et, les parfums de Pierre Guillaume ont rarement des lacunes dans ces domaines.

Ses gammes sont très diverses, avec une prédominance pour les notes orientales à l’évolution, mais, cela n’est pas systématique non plus.

Bons futurs tests, quels qu’ils soient, ici ou ceux des réponses à votre en quête... ;-)
Opium

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Youggo

par , le 11 novembre 2014 à 18:48

Coup de coeur immédiat pour ce parfum que j’ai longtemps hésité à acheter en 30ml, juste pour le plaisir de le sentir de temps à autres. Mais je n’osais pas le porter, craignant qu’il soit trop brut, trop gourmand, et trop "papa". Mais on passe le cap sans regrets.
Je n’y sens pas toute la richesse de notes décrites par Opium. Pour moi c’est d’abord un caramel liquide, noir et épais, comme celui qu’on peut trouver en petites bouteilles dans les rayons des super-marchés ou en sachets dans des préparations de desserts. Un caramel sombre et puissant, avec des notes de café, de bois brulé, de chocolat noir et de noisettes torréfiées. C’est assez brut et j’imagine qu’il peut rebuter certains. Mais l’évolution se fait plus douce, plus fondue. Ça se patchoulise, un tabac blond ressort peu à peu, et des notes plus végétales et sèches de foin et/ou de maté viennent lui éviter tomber dans la sucraille poisseuse.
C’est finalement très confortable et agréable à porter, un gourmand chaleureux et puissant, original et bien construit. Il reste tout de même un parfum très viril, très... "papa". Ce parfum c’est un peu une bise sur la tête d’un enfant au moment de partir pour le boulot, juste après un dernier café (en ça, je trouve qu’il fait une parfaite alternative hivernale pour Monsieur Terre d’Hermes / costard / valisette). En tout cas moi je l’ai offert à mon père.

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par , le 12 novembre 2014 à 18:46

Bonsoir Youggo.

Nous nous retrouvons pas mal au final.

En fait, les notes végétales et aromatiques m’ont tant déconcerté et surpris que je me suis surpris à les "observer" fasciné encore et encore.
En fait, le caramel mou et/ou liquide arrive après le départ tonitruant sur moi, mais, j’avoue être un peu dans un mécanisme d’attraction-répulsion avec ce parfum. Je préfère les débuts même si, ensuite, je me colle le nez comme on se gave de sucreries, dans une sorte de plaisir presque coupable.

Il est indéniable qu’il ne manque pas de personnalité. On est à la fois bousculé(s) par les notes et en même temps, elles savent se faire plus onctueuses et caressantes.

Tu me l’avais fait découvrir, donc, merci beaucoup !
À bientôt.
Opium

Ps : Ton papa sent bon. :-)

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par , le 15 novembre 2014 à 00:47

Ah, je ne me souvenais plus te l’avoir fait découvrir, mais maintenant que tu le dis ça me revient. C’est toujours agréable de voir qu’un parfum glissé comme ça au hasard d’une conversation, entre deux mouillettes, peut trotter dans la tête jusqu’à en faire un article.

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par , le 15 novembre 2014 à 16:01

Re...
Eh si. J’adore cela, ces moments de latence, où un parfum partagé par quelqu’un se fait oublier pour revenir, après avoir "germé", sous la forme d’un souvenir qui taraude l’esprit de plus en plus jusqu’à déboucher sur un article. ;-)
Encore merci !
Opium

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cuiretmusc

par , le 11 novembre 2014 à 18:35

Le tout premier parfum que j’ai pu tester chez P.G. Le côté gourmand ne m’avait pas sauté aux narines, du moins sur le long terme, mais j’ai sûrement oublié. Je me souviens d’une impression de bois brûlé, d’un buisson séché par le soleil. Voilà qui m’incite à retourner le redécouvrir dans ma mini parfumerie adorée.
Un gros coup de coeur, mais je lui avais préféré l’Ombre Fauve (pour moi) et Cozé (pour mon mari).
Encore une très belle critique, Opium (décidément très en forme en ce moment), merci :)

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par , le 12 novembre 2014 à 18:43

Bonsoir Cuiretmusc.

Merci beaucoup.
L’aspect très gourmand émerge sur ma peau après 30 minutes à une heure.
Avant cela, j’ai du café, des bois brûlés, et des aromates secs, en combustion. Je vois bien la facette "buisson séché par le soleil", un aspect végétal mais cuit sous le cagnard. Ce parfum est assez déstabilisant et surprenant, d’où mon intérêt pour lui.

J’adore L’Ombre Fauve et Cozé encore davantage ; ce sont de très très très beaux choix. :-)

Encore merci.
À bientôt.
Opium

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par , le 14 novembre 2014 à 13:30

Bonjour Opium, et merci pour votre réponse. Juste un petit mot pour vous suggérer une critique prochaine de l’Ombre Fauve ;)
Bonne journée

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par , le 14 novembre 2014 à 16:02

Bonjour Cuiretmusc.
Le message est bien passé, je vais tâcher de conserver cela dans un coin de mon esprit. ;-)
Bonne poursuite de journée.
Opium

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Frédéric

par , le 11 novembre 2014 à 18:27

ha mon préféré chez Parfumerie Générale, le meilleur de la collection pour moi.
Bizarrement je ne le reconnais absolument pas dans cette description, même avec le parfum sous le nez. C’est pour moi un parfum qui se fige très vite sur deux notes dichotomiques de caramel à la noisette posé sur un bois d’ébène très frais, mais original (pas un bois qui pique "sport"), qui pulse sans arrêt derrière le sucre. C’est un contraste super agréable qui dure des heures.

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par , le 12 novembre 2014 à 18:40

Bonsoir Frédéric.

Je perçois bien et le caramel et la jolie structure boisée, mais, pour une fois, sur moi, miracle (car c’est rare !), des notes végétales et aromatiques, entre feuilles et herbes à tisanes, émergent. Tant mieux, si je n’avais eu que caramel et bois, il n’y aurait probablement pas eu de critique...

Profitez bien de votre préféré.
Opium

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par , le 12 novembre 2014 à 20:36

suite à un questionnement j’ai eu une très aimable réponse de Pierre Guillaume, je me permet de la mettre ici en copie si ça ne vous dérange pas, comme elle est hyper complète.
"C’est bien un accord café+cashmeran qui est au coeur de cette composition. La note café est basée sur l’absolue de café décolorée+lactone d’érable+éléments de types pyrazines (...). L’idée étant de traduire, bois, résines, et notes balsamiques sous leurs aspects toastés, grillés, brûlés, caramélisés, et ce pour créer une impression d’amertume olfactive...d’où le nom A-O-massaï (Amer Oriental). Après son démarrage Caramel/Noisette grillé, Aomassaï se développe en une note boisée (type "bois de café"...) sombre et quasi encens (vétiver/cédrone/wengué), mais toujours nuancée de notes balsamiques (réglisse/tolu/...)"

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par , le 12 novembre 2014 à 23:14

En lisant "lactone d’érable", je réalise tout d’un coup que ce parfum a un petit côté sirop d’érable. Le côté café caramélisé et un peu sirupeux est tout à fait dans cet esprit en tout cas, mais en plus corsé.

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par , le 14 novembre 2014 à 16:01

Bonjour Frédéric et Youggo.

Frédéric, merci beaucoup pour votre commentaire avec les explications de Pierre-Guillaume. C’est top !
Et très instructif en plus. Un "Oriental Amer" (en inversant la proposition), j’aime beaucoup ; cela explique, en partie, un sentiment de décontenancement que l’on peut avoir avec ce parfum, une perte de repères. C’est sucré, et même très, mais, en même temps, c’est amer, donc presque à l’opposé des sensations sucrées par des effets "noirs", sombres, ceux qui sont grillés.

Comme Youggo, j’ai, maintenant que je le sais, tout à fait ces facettes de sirop d’érable, à la fois douceâtres et plus amères ; ce "j’aime sans aimer", choc des contraires, qui fait qu’on y revient encore et encore fasciné. ;-)

Merci.
Opium

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par , le 15 novembre 2014 à 00:51

Oui, c’est très intéressant cette histoire d’oriental amer. L’idée est intéressante, et le résultat plutôt à la hauteur.
C’est toujours agréable d’avoir des explications directes du parfumeur, surtout PG qui n’hésite pas à livrer en détail ses idées techniques et éléments de la composition plutôt que du blabla marketing.

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par , le 15 novembre 2014 à 15:58

Salut Youggo.
Je plussoie totalement, plutôt cela, des vraies explications, plutôt que les habituelles tartines de langage autour de la "sensualité" et de "gnagnagna", ce qui est bien aussi, mais pas quand il n’y a que cela... ^^
A bientôt.
Opium

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Solance

par , le 11 novembre 2014 à 10:57

Une évocation qui donne envie d’aller le découvrir, comme c’est souvent le cas quand tu te laches sur auparfum (Mon coup de coeur pour Une Voix Noire, au delà de la fragrance, son univers, c’est grace à toi... ;)

Je te remercie particulierement pour la derniere phrase de ton écrit parce que parfois je doute de cette affirmation parmi les perfumistas et j’ai souvent l’impression qu’un poudré moyen, ce sera toujours mieux dans l’échelle des valeurs perfumistiques qu’un bon gourmand.... d’ailleurs tu n’aurais pas eu besoin de l’écrire s’il n’y avait pas eu une part de vrai ;)

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par , le 12 novembre 2014 à 18:39

Bonsoir Solance.

Merci beaucoup pour ton beau message.

À propos de l’échelle des valeurs qui discrédite un peu les gourmands, comme tu le soulignes, si je l’ai précisé, c’est bien qu’il y a un peu de cela.
Je pense que deux ou trois éléments jouent en la défaveur des notes gourmandes :
- Elles soumettent l’olfactif, sens à part entière, à un autre sens, la bouche et l’alimentaire (alors que, physiologiquement, c’est exactement l’inverse, la gustation étant composée de beaucoup par la rétro-olfaction). Mais c’est que manger a une "petite" importance, la survie. ;-)
- Elles dominent le marché de la parfumerie, ne laissant plus beaucoup de place à quoi que ce soit d’autre. À quand remonte le dernier parfum "vert" en parfumerie grand public ?
- Elles sont souvent traitées de manière simpliste et réductrice.

D’où, une certaine exaspération bien compréhensible au final vis-à-vis de cette invasion de "bonbecs" en flacons.
L’évocation et la représentation mentale d’un paysage durant l’été, après une averse, ou durant l’automne, est probablement considérée par certain(e)s comme plus "noble" que celle d’une crème dessert. ;-)

Et, sur AuParfum, nous sommes assez modérés... Lire Edmond Roudnitska et sa détestation des notes alimentaires, qu’il considérait comme "vulgaires", nous ferait passer pour des Bisounours. ^^

Mais, quand on a la chance d’avoir sous le nez un gourmand pas niais, au temps en profiter. :-)
Bonne future découverte.
Opium

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par , le 12 novembre 2014 à 19:18

Bonjour,
peut on considérer 1697 de frapin avec sa note de cognac, de fruits secs, de rose et de vanille comme un gourmand ???

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par , le 14 novembre 2014 à 15:51

Bonjour Alia. Bienvenue sur AuParfum.

Oui, on peut bien considérer que, même si 1697 n’est peut-être pas exactement un gourmand à part entière avec ses facettes boisées et orientales, il possède bien des attributs assez gourmands indéniables avec sa vanille, son ambre, de la fève tonka, ses épices, son rhum et des fruits secs.

Bonne en quête à vous par ailleurs. ;-)
Opium

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par , le 17 novembre 2014 à 18:37

- Bonsoir, Alia. 1697 est bien plus qu’un gourmand, comme le dit si bien Opium. A mes yeux, il s’enrichit de tant de notes épicées, boisées et même orientales que je l’appellerais gourmand gourmet ! Son côté rhum-cognac en font un parfum supérieur : presque un art de vivre. On est dans un bureau lambrissé *, par un soir d’automne, confortablement installé dans un fauteuil club ou chesterfield, un verre d’alcool à la main et les yeux fixés sur le feu ouvert dont les chenets scintillent. Derrière nous, débordante de livres rares, récits de voyages, romans initiatiques, mémoires, vieux atlas, la bibliothèque se fait l’écho des crépitements du feu et soudain, de l’effondrement d’une bûche... Un album de photos anciennes, resté ouvert sur la table en palissandre, nous a replongés dans une époque, pas si éloignée, où l’on voyageait plus souvent et où l’inconfort de l’aventure ne nous faisait pas peur. Il ne tient qu’à nous d’enfiler notre pelisse et d’aller chez notre meilleur ami voisin pour lui proposer un séjour dans les îles lointaines ou un formidable tour du monde... et re-découvrir tout un univers à la Jules Verne !
- Il y a une ligne gourmande-épicée orientalisante, franche et très lumineuse que j’adore, assez typique de l’infatigable Duchaufour (et tout à l’opposé de l’art d’un Ellena) : fil conducteur que je sens dans Traversée du Bosphore (2010), dans 1697 (2011), dans Trayee (2012) et dans le tout récent, et plus miellé que vanillé, Or du Sérail.
- * Frapin a d’ailleurs commercialisé il y a deux ou trois ans une bougie appelée Bureau ou quelque chose comme ça, qui pouvait rappeler 1697 mais avec une note prononcée de cuir, encens et cendres.

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