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Bandit

Robert Piguet

Flacon de Bandit - Robert Piguet
Les Classiques
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Sade et von Sacher-Masoch

par , le 24 septembre 2013

Avis de Recherche

Durant la Seconde Guerre mondiale et dans les années d’après-guerre qui suivirent, l’émancipation des femmes (plus impliquées dans la vie active professionnelle), qui s’était accélérée à l’issue de la "Grande Guerre", se poursuivit encore.
Germaine Cellier, après des études de chimie, symbolisa ainsi ces femmes de caractère influentes dans leur domaine. En l’occurrence, elle devint la première femme parfumeur assez célèbre et acquit un statut à part.

Proche de Louis Amic dans la société Roure (qui sera absorbée par Givaudan), ils proposeront tous deux des fragrances entièrement finalisées, développant ainsi la fonction de conception en dehors des maisons de parfumeurs et de couturiers. Ce modèle novateur perdure encore aujourd’hui au sein des sociétés de composition qui, aux côtés des arômes, bases et matières premières, proposent des parfums achevés aux marques.

La forte personnalité de Germaine Cellier, son refus d’être mise dans des cases, lui vaudra de nombreuses tensions avec le très méthodique Jean Carles. Elle préfèrera, à une méthode rigoureuse et analysable, des formules courtes dans lesquelles un élément-clé pourra s’exprimer pleinement et apporter sa signature à la création : tubéreuse dans Fracas, galbanum dans Vent Vert et isobutyl quinoléine dans Bandit.

Brigand

A la manière de l’annonce des prévisions météorologiques qui séparent les températures réelles de celles ressenties, il peut s’avérer utile de distinguer la combinaison réelle de l’impression ressentie. Ainsi, si l’IBQ est utilisée dans des proportions toutes "relatives", de l’ordre du pourcent, cette matière confère à Bandit la majorité du vécu olfactif : à savoir une sensation cuirée verte raide qui représente la plus grande part de la gifle dans un gant de peau que l’on ressent.

La structure de la fragrance reste très classique en réalité si ce n’est cet élément de construction venant littéralement dynamiter le rendu final !

Bergamote et aldéhydes, noyées dans l’orchestration, étouffées, tentent de lui permettre de s’envoler. Elles augmentent la bouffée d’air cuiré soutenue par une impression d’œillet sec friable qui résiste vaillamment face à l’IBQ et ses claques vertes et cuirées.
De l’armoise et son impression aromatique épicée herbacée de feuilles séchées apporte sa naturalité pour un rendu un peu moins grinçant.

Selon les peaux, du jasmin peut se révéler : il fournit alors rondeur, gras et confort, le gant de cuir se faisant ainsi plus velouté. Un bouquet floral, composé entre autres de rose, poudre la senteur pour renforcer encore le moelleux tout relatif de l’effluve.

Patchouli, mousse de chêne et vétiver forment le bloc boisé qui, associé à des notes animales cuirées et à des muscs crée un sillage imposant (voire envahissant pour celles et ceux qui ne l’apprécient pas) qui dure des heures, comme seules les édifications passées savaient le faire, en prenant leur temps. La tenue est ainsi celle d’un athlète d’endurance, l’œuvre pour Piguet vous accompagnera durant toute la journée.

Holds-Ups Scélérats

La version vintage de Bandit se révèle un peu plus naturelle grâce à la présence plus franche d’armoise qui lui confère une sensation de feuilles séchées froissées entre les doigts plus perceptible.

La version actuelle - si elle est plus agressive et raide encore que par le passé, très sèche, amère, davantage violente, un peu plus piquante et artificielle, plus caricaturale en somme - reste néanmoins tout à fait acceptable pour qui souhaite s’affirmer haut et fort.
L’ADN de Bandit se déverse dans un certain nombre d’autres compositions tonitruantes, depuis Antaeus et Paloma Picasso (pour la carapace de verdeur cuirée animale) jusqu’à Gomma d’Etro plus récemment. Pourtant, tous les autres élixirs, bien qu’envoûtants, paraissent toujours "moins" imposants que lui, "moins" dérangeants aussi.

A propos de fragrances qui en imposent et clivent, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la façon dont cette création extrême serait accueillie aujourd’hui.
Germaine Cellier composait, pourtant avec des formules courtes, des parfums maximalistes qui s’exprimaient bruyamment et qui ont su survivre aux modes et aux années. Les trouverait-on agaçants ou inutilement gueulards ?

Bien que le rendu soit direct et franc, à la sonorité puissante, par rapport à d’autres "grandes gueules", Bandit, même s’il incommode, le fait avec une certaine élégance tonitruante, à défaut de subtilité.

En comparaison, La Vie est Belle ne semble que simplement braillard, 1 Million et Invictus paraissent seulement hargneux.

Wanted

Bandit se révèle être en fait un parfum qui raconte son auteure... mais pas que... Il révèle l’intransigeance de sa créatrice tout en affichant une modernité encore difficile à assumer aujourd’hui.

La senteur atypique est étonnante, jouant une partition tout en même temps androgyne et hyper-sexuelle par ses notes agressives comme un coup de cravache dont on ne parvient à déterminer si la morsure est celle d’un homme ou d’une femme, qui l’inflige et qui la subit ! Ce rapport de domination - soumission (dé)culotté pourrait avoir lieu dans une nature au charme bucolique par la verdeur du cuir qui orne tout à la fois des éléments aussi disparates que sont un harnais, un corset, un shorty et des cuissardes.
Si l’aura sexuelle est indéniable, Bandit énonce un message qui va encore au-delà. Cet effluve émancipé, par ses notes presque colériques iconoclastes atypiques hurle un message d’insoumission et de rébellion, presque un plaidoyer à la liberté, qui exprimerait un "Ta Gueule !" virulent dirigé contre... à peu près tout un chacun.

Ce "Brigand" au caractère bien trempé en deviendrait revendicatif et acquiérerait une dimension politique. Créé par une femme émancipée pour d’autres femmes (bien que facilement appropriable par n’importe quel homme qui assumerait, non son androgynie, mais sa violence), il s’agirait presque d’un message du "Girl Power" avant l’heure en quelque sorte. On dit de ce jus que si Fracas était "un parfum pour les femmes", Bandit en serait "un pour les lesbiennes" ("... for the dykes...") ; ce que l’on pourrait traduire en précisant que le premier serait ainsi un arôme "féminin" alors que le second serait "féministe".

Au final, pionnier et visionnaire à son époque, Bandit reste toujours trop moderne actuellement ! Caractériel pour les un(e)s, insupportable pour les autres. Déséquilibré comme souvent avec Germaine Cellier, presque disharmonieux, pourtant sublime si on apprend à le regarder. Je ne peux que le plus vivement recommander de le découvrir avant une prochaine reformulation en cours ; se soumettra-t-il, alors, malheureusement, à l’IFRA et à ses normes lisses et qui, finalement, nuisent ?

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Petrichor

par , le 24 juillet 2019 à 03:26

De Bandit en extrait, je viens de dénicher une miniature pleine de 4ml (vintage). Personne n’a détecté le narcisse ?

Sur ma touche, j’ai retrouvé des thèmes propres à Germaine Cellier. Une ouverture galbanum tubéreuse (donc Vent vert et Fracas) vient apporter un rendu très niche actuelle. (Il y a même une pré-amorce au galbanum avec du basilique, ce qui me rappelle Futur).
Puis il y a du narcisse, au point de rappeler l’extrait actuel de Vol de nuit. Je parle de cette sorte de ce fleuri-jasmin tabac-castoreum verdeur-tige qui signe le narcisse pour moi.
Si après le parfum rappelle quelque chose, c’est Cravache. Mais l’IBQ n’est jamais au premier plan, bientôt après la mousse de chêne de l’accord de fond domine.

Dans cette version, je le trouve donc étonnamment portable, actuel, et généreux en matières naturelles coûteuses (tubéreuse, narcisse). On est à l’antipode de mes attentes d’un parfum IBQ boîte à chaussure, et intellectuel abstrait.

Je n’ai plus qu’à le tester sur peau... et aussi à tester l’extrait actuel.

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Demian

par , le 10 mars 2019 à 14:57

Bonjour les parfumistas !
Je m’adresse aux amoureux de Bandit. Je voulais me reprendre une bouteille de Bandit et depuis plusieurs mois, il est en rupture de stock sur les 2 sites où j’avais l’habitude de me fournir. Même sur Amazon, le stock est limité et un des 2 revendeurs n’a pas l’air fiable du tout... Sans mauvais jeu de mots, ça ne sent pas bon du tout. Quelqu’un aurait-il entendu parler d’une discontinuité ? Décidément, je n’ai pas de chance avec les parfums préférés !

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MANDRAKE

par , le 5 avril 2017 à 19:11

Germaine Cellier n’a fait que des merveilles !!!!!!!!

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alexis.F

par , le 11 avril 2015 à 15:44

Sur ma peau Bandit se révèle presque similaire a Pour un homme de Caron ou L’Homme de roger Gallet, c est très curieux !

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par , le 31 janvier 2014 à 21:24

Bonsoir Opium. Parlez vous dans cet article, concernant la tenue, de la concentration edp autour de 140 euros les 100 ml (bouteille avec bouchon noir) ou de la version parfum (bouchon blanc) à 275 dollars les 30 ml disponible sur le site américain de la marque ?
J’avais commandé des échantillons de Fracas, Baghari, Cravache et Bandit et je découvre votre article ce soir bien en retard. J’avais pour ma part bien préféré Bandit sur les 4 et je suis content d’en lire une critique aussi élogieuse. Mais les échantillons étaient...très très petits. Il faudrait que je me penche à nouveau dessus. C’est bien ici le sillage et la persistance qui m’intéresse.
Cordialement
Eric

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par , le 24 février 2014 à 11:28

Bonjour Eric.

Je vous réponds tardivement.
L’article concerne la concentration en EdP disponible en 100 mls dans un flacon noir.
En termes de projection, de sillage et de tenue, elle est très laaaaargement amplement suffisamment suffisante ! ;-) (Et, en plus, je n’exagère même (presque) pas...)
Ce parfum, ou, plutôt, cette eau de parfum, ne fait pas partie des discrètes. Difficile de passer inaperçu(e) avec ce tank ! On ne pourra pas vous rater... ;-)
Inutile, dans ce cas, de dépenser près de 300 dollars pour 30 mls d’extrait. Probablement est-il très joli, mais, il n y’ a pas que la joliesse que l’on recherche avec Bandit ! Pour malmener un peu autrui ou se malmener soi-même, l’EdP est bien assez puissante. ^^

J’espère avoir répondu à vos interrogations. Tenez-nous au courant de la poursuite donnée à votre rencontre avec les parfums Piguet.
A bientôt.
Opium

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ROBERTO

par , le 28 septembre 2013 à 00:55

Je le porte souvent. Absolument magnifique !!!!

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par , le 2 octobre 2013 à 11:08

Bonjour Roberto.
"Magnifique" est donc le qualificatif qui revient le plus souvent ici à propos de cette "claque" magistrale.
Profitez encore bien souvent de cette création osée.
A bientôt.
Opium

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par , le 5 octobre 2013 à 00:02

Merci Opium :)
A bientôt.
Roberto

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Demian

par , le 27 septembre 2013 à 11:28

Un de mes "top ten" ! La première fois que je l’ai senti, j’ai pris une gifle. Il a fallu que j’y revienne plusieurs fois. Maintenant j’attends avec impatience le retour des premiers frimas pour me vêtir de mon armure olfactive ! L’avantage, c’est qu’il fait le tri dans les relations : entre ceux qui disent "purée ça pue ton truc" et les autres "hum ! un cuir érotique qui promet bien des choses...", devinez lesquels je choisis ? Je suis attirée par les parfums mixtes et pour moi, Bandit en est le symbole parfait, même s’il a été conçu à la base pour les dames. D’ailleurs, rien que le nom... Je l’adore particulièrement par temps froid et sec, par une belle journée d’hiver ensoleillée.

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par , le 2 octobre 2013 à 11:07

Bonjour Demian.
Il est vrai qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à apprivoiser Bandit. Il est rare de succomber à son charme au premier sniff. Son charme totalement androgyne, assez bien burné pourrais-je dire, surprend toujours la première fois et laisse rarement indifférent ensuite ; que ce soit les hommes ou les femmes par ailleurs.
Il n’y a pas à hésiter bien longtemps entre celles et ceux qui apprécient cette "gifle" et les autres.
Bientôt les températures devraient être moins clémentes, cela aura au moins l’avantage de vous permettre de vous vêtir de votre "armure olfactive" contre les frimas. ;-)
Bonne journée.
Opium

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par , le 2 octobre 2013 à 13:54

Dans le temps l’ancien Miss Dior claquait comme çà. Je parle des années 70...
Parfois je pchitte un peu des deux pour me le rappeler ! Et ça fonctionne !

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par , le 2 octobre 2013 à 15:51

Bonjour Lolo.
Effectivement, Miss Dior est un parfum qui peut claquer, un peu à la Bandit. La faute à l’isobutyl quinoléine ("IBQ" autrement dit pour faire plus bref). Une note cuirée verte terreuse qui connaîtra son heure de gloire avec Bandit, Cabochard et Miss Dior. Ce dernier suivra d’ailleurs de trois ans Bandit.
Pour avoir senti plusieurs vintage de Miss Dior, ce qui m’a semblé avoir changé le plus n’est pas l’IBQ qui hurle encore plus fort sans sa trame moussue qui faisait un peu bouclier et floutait l’impression générale. La résistance et la plus flagrante violence des notes cuirées de Miss Dior, dans son état actuel, me l’ont fait surnommer Mister Dior tant ce parfum se fait brutal. Je l’aime bien comme ça, il est plus baraqué... ^^ Mais, il perd en joliesse et en ciselage.
Mais, ce qui fait que votre flacon expose davantage cette matière est qu’elle est très résistante dans le temps. Dans les parfums aux notes cuirées, d’abord la tête fruités hespéridée disparaît, puis le bouquet floral s’amoindrit et enfin les bois s’effacent. Mais, ambre et notes cuirées animales, eux, survivent après tous les autres.
Lolo, j’ai bien peur qu’avec le temps, votre Miss Dior s’encanaille dans les notes cuirées de Bandit. ^^
Bonne fin de journée.
Opium

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par , le 2 octobre 2013 à 19:14

Cher Opium, vous avez peut-être raison. Il y a fort à parier que ces notes là perdurent...néanmoins dans mon souvenir aussi, le Miss Dior claquait plus ou alors il éclatait plus. Je l’ai offert en extrait à mes hôtes américains en 77, et il resplendissait. Une ou deux touches derrière les oreilles et le salon embaumait..c’était frais et lumineux à la fois. Une merveille ! Maintenant il est plus mémérisé ....ou pépèrisé si vous voulez !!!!

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par , le 4 octobre 2013 à 01:41

Je n’avais pas fait le lien entre Bandit et le "premier" Miss Dior mais effectivement, à la réflexion, ils ont bien le même lien de parenté.
Bandit m’a fait le même effet que Sables d’Annick Goutal au début : des parfums qui ne se laissent pas conquérir par la première peau venue et qui ne s’apprivoisent pas au premier test. Mais qui deviennent par la suite complètement addictifs et qui exercent le même effet "répulsion/attraction" vis à vis de l’entourage.

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par , le 22 février 2014 à 19:57

Ce n’est pas l’ancienne version de Miss Dior, qui est très IBQ et raide, c’est bien la verion actuelle, très masculinisée par ce cuir qui claque et qui ne se fond pas dans le jasmin criard et indolé et dans la civette de synthèse.

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par , le 24 février 2014 à 11:31

Bonjour Lolo, Demian et "MuscK" (new identity ? ^^).

Je m’immisce dans votre conversation.
En fait, Bandit avec sa "grande gueule" ressemble davantage au "MisTER Dior actuel, caricatural de cuir et de vétiver que par le passé effectivement probablement.
Mais, je vais nuancer un peu mon propos. Si Miss Dior est un parfum qui a changé, tel est le cas également de Bandit. Tous deux ont suivi une trajectoire proche, devenus qu’ils sont, plus caricaturaux. Bandit est en bien meilleur état, la reformulation qui est encore là je crois, a été faite en respectant bien davantage le schéma passé. Malgré tout, Bandit était plus aromatique et plus floral auparavant, ce qui le rapprochait plus de Miss Dior quand celui-ci avait ses notes poudrées et moussues permettant de fondre le vétiver, la note cuirée et une civette au rendu bien plus naturel, mieux fondue et pas du tout piquante et aigre comme actuellement.
Ainsi, pour résumer, on peut imaginer que Bandit par le passé ressemblait davantage à Miss Dior auparavant, leurs versions actuelles se ressemblant toujours un poil, mais du fait d’évolutions qui, dans leurs grands traits, ont suivi la même direction, même si l’un des parfums a bien mieux vieilli que l’autre. (Pour partie, au moins, cela est logique. Les réglementations sont, pour partie, responsables de modifications. Les deux parfums faisant partie de la même famille olfactive pour partie, ils ont subi le même type de différences. Là où les trajectoires divergent, c’est probablement dans le soin apporté à tenter de maintenir ou non un faciès olfactif apparenté au mieux à celui passé...) ;-)

Voilà, j’ai fini... J’espère que cela est utile.
Je repars vaquer à d’autres occupations. ^^
Bonne journée.
Opium

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par , le 24 février 2014 à 17:46

En fait je rebondissais sur ton message de plus haut que j’avais... mal lu ! —’ #blond
 
Je croyais que tu disais que c’était la version vintage de Miss Dior qui était très IBQ et ressemblait à Banit. La faute au "premier" Miss Dior de Jalouve, qui voulait en fait dire "Miss Dior L’Original". Enfin, c’est surtout la faute à Dior à nous embrouiller en changeant les noms de ses produits !
 
Yes, new identity... fantomasssssssssss ! ;)

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par , le 24 février 2014 à 18:50

{}Voilàààà...la CIVETTE ! La CIVETTE vous dis-je !
C’est cela.

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par , le 22 février 2014 à 16:48

Ton article m’avait tellement emballé, que du coup, le parfum m’a un peu déçu. Je ne m’attendais pas à cela, je le trouve presque trop androgyne et pas assez ... "burné".
Alors comme tu dis, qu’il faut l’apprivoiser, je ferais un autre essai, mais il ne m’a pas giflé assez fort (j’ai un peu peur qu’on me prenne pour une dingue masochiste).

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par , le 24 février 2014 à 11:34

Bonjour Jalouve.
Bienvenue sur auparfum.

C’est bien tout le problème lorsque l’on découvre un objet avec une dimension artistique quel qu’il soit : les lectures nourrissent des attentes, projections et images mentales qui peuvent ne pas fonctionner avec son vécu personnel. Disons que je vais prendre comme un compliment le fait d’avoir pu déclencher ces attentes qui ont abouti à une déception. *ne sait plus où se mettre...* ;-)
Comme je le répète à peu près tout le temps, il faut tenter, tant qu’il est possible de faire, de poser de côté ce qui a été absorbé pour être neuf lors de la découverte de telle ou telle autre chose. Mais, cela est bien difficile, je sais. ^^

Je crois qu’il peut être utile de se remémorer que Bandit est un parfum féminin, composé il y a cinquante ans alors que la niche n’existait pas encore. Sa féminité, toute relative malgré tout selon moi (et même si je déteste me servir de ces termes), doit arrondir un peu les angles. Et, on ne composait pas à l’époque comme on composera plus tard.
On en discutait avec d’autres perfumistas, dont certains lisent et participent sur auparfum : la niche, pour se démarquer et trouver sa légitimité face à la parfumerie grand public, propose parfois des choses maximalistes, brutalistes, qui sont là pour signifier un territoire différent. Bois d’Ascèse, dont il est question ailleurs, fait partie de ceux-là. Il a été créé avec la volonté de se démarquer, et il y est parvenu. ;-)
Tel était seulement en partie le propos de Bandit : liberté affirmée, oui, mais pas que, il s’agissait de faire un parfum de femme malgré tout.
Pour autant, je dois bien admettre que, si j’admire certains parfums, aujourd’hui, je ne les porte pas. Je ne veux pas/plus être brusqué par mon parfum : je veux juste qu’il soit grandiose, gigantesque et extravagant. Ce qu’est Bandit et Kenzo Jungle dont il est question aussi ailleurs. (Je réponds juste après dans l’article concerné.) Mais, il leur manque une chose, devenue pour moi essentielle aujourd’hui : une certaine harmonie. Au contraire, eux, ils hurlent. Et bien assez fortement pour moi. J’ai porté Bandit il y a quelques temps, j’avais envie de lui renvoyer sa "gifle", bien assez massive pour moi. ;-)

Aucun souci, on ne pensera rien quant à cette "gifle" pas assez forte... ;-)
Il peut valoir le coup, je crois, de lui redonner sa chance. Après tout, certains pratiques (perfumistiques) relevant du bondage peuvent nécessiter un certain apprentissage. #classe #raffinement #élégance #subtilité ;-)
Plus sérieusement, Bandit, en dehors de sa gifle, est un parfum qui possède au moins une certaine joliesse qu’il peut valoir le coût de re-tenter.
Encore bienvenue.
A bientôt.
Opium

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par , le 26 septembre 2013 à 17:43

MAGNIFIQUE ! Du grand art !

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par , le 2 octobre 2013 à 11:07

Bonjour Daniel Bovy.
Je ne sais pas si vous portez Bandit, mais, effectivement, il est indéniable qu’il s’agit bien d’Art (avec un grand "A" même ^^), de quelque chose qui interpelle pour le moins.
Bonne journée.
Opium

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Farnesiano

par , le 25 septembre 2013 à 12:07

- Merci, Opium, pour ce long billet qui replace bien la création de Bandit dans son contexte historique et qui évoque son incroyable modernité. Je ne porte jamais Bandit avant la fin de la journée car je le trouve trop mordant mais pour un vernissage, un cocktail, une réception, une sortie théâtre ou chez des amis, voire une virée en ville, il s’avère idéal ! Et par temps de brouillard, son sillage est démesuré : le bouquet floral se développe alors, terriblement animalisé par le cuir, j’ai envie de dire par l’aspect fauve de sa composition mais la bête nous réserve aussi de belles surprises : une certaine forme d’humour, d’affront mutin dans la coquinerie dont le vulgaire me semble exclu. S’il déplaît, ce sera aux non-perfumistas car nul ne peut nier son originalité, son sens outrancier de l’indépendance, en un mot son génie.
- Bandit, c’est ma rose cuirée préférée, même si cette classification l’appauvrit. Kelly Calèche me semble trop sage, trop bien élévé, même en EDP. Je porte plus volontiers Rose d’Homme de chez Rosine, le jour comme le soir, et Voleur de roses, réservant Bandit pour l’aventure et la conquête !
- Bandit, Fracas, Jolie Madame, Miss Balmain, Vent Vert (que ma mère a porté quand j’étais jeune ado) et Monsieur Balmain, un citronné aromatique et boisé inégalable (pas osé sentir la récente reformulation), il m’a fallu des années pour me rendre compte que tous ces parfums que j’adorais et qu’aujourd’hui encore je porte aux nues, avaient un seul nom : Germaine Cellier. Ce côté disharmonieux que vous évoquer si bien, c’est ça la modernité. On peut la retrouver aujourd’hui chez certains Lutens, Nasommatto, Humiecki & Graef. La mère d’une amie me parle souvent de Farouche, vous connaissez ? Merci encore, Opium, d’avoir épinglé cette merveille à la senteur et au nom captivants : BANDIT ! Farnesiano

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par , le 2 octobre 2013 à 11:05

Bonjour Farnesiano.
Je vous présente mes plus sincères remerciements à propos de vos félicitations concernant le texte de ce parfum qui se devait de tenter d’être à peu près à la hauteur du modèle qui l’a inspiré.

 

Bandit replacé dans son contexte et sa modernité était quelque chose d’essentiel pour moi étant donné son parti pris cohérent à la fois en tant que parfum par son nom et sa fragrance et à la fois en tant qu’objet marqué par son époque et marquant lui-aussi des années plus tard dans l’univers de la parfumerie. Il est dingue d’imaginer que ce parfum ait pu être créé il y a près de 70 ans. Une telle création aujourd’hui serait toujours très culottée. Et, proposée aux femmes qui plus est, alors qu’elle n’a rien de si féminin dans ses notes cuirées vertes hurlantes. A côté d’un Dior Homme et autres parfums masculins plus doux, Bandit serait même un parfum carrément "viril"... J’y perçois, en tous les cas, une certaine forme d’affirmation "féministe". ;-)

 

Dans mon esprit, ce parfum est indéniablement, également, plutôt du soir : pour des virées animées, des moments délurés, des soirées un peu endiablées, pour "l’aventure et la conquête" comme vous l’avez si bien évoqué... ;-)
Si son sillage est démesuré lorsque le brouillard s’installe, il ne reste plus qu’à attendre le parfait jour d’automne pour voir quel cyclone Bandit peut être... Imaginer à quel point il pourrait être puissant / envahissant en serait presque effrayant.

 

Les dysharmonies et déséquilibres de Bandit, et plus généralement des œuvres de Germaine Cellier, font partie de celles qui marquent et font une signature forte et identifiable ; artistique en somme. Il n’est pas si étonnant de constater qu’inconsciemment vous ayez pu être attiré par différentes créations de celle-ci. Nous avons constaté avec Jicky et Patrice que, souvent, quand nous apprécions un parfum aujourd’hui, il s’agit toujours d’un parfumeur parmi une série d’une dizaine seulement, voire moins. On reconnaît la qualité de certains même à l’aveugle, toujours les mêmes... Leurs tics, leur "patte", nous sédui(sen)t avant même que l’on sache qui est derrière telle ou telle création.
Je crois que, malgré son génie, pourtant, Bandit peut déplaire. Et pas qu’aux "non-initié(e)s". Même des amateurs éclairés peuvent ne pas être sensibles au charme de Bandit. On peut apprécier sa surpuissance, sa grande originalité, son affirmation de lui, lui reconnaître génie et talent : "Enfin un p¥£@*n de parfum qui n’a pas peur de sentir, d’être un parfum, et puissamment encore ! Ça change !" Mais, on peut, en même temps, ne pas être sensible à ses charmes indéniables ni à sa tonitruance. Personnellement, une fois la provocation passée, je dois admettre que je m’ennuie un peu. Et, également que, parfois, je suis insupporté par la façon dont ce "Bandit" me crie dessus. Qu’il braille sur les autres, pourquoi pas. Mais, pas sur moi ! ^^ (Petite dédicace à Nez Lik qui adore porter ce parfum quand elle souhaite faire passer un message "Ta Gueule !" à son entourage... ^^ Nez Lik™)
Je dois avouer que j’ai un problème avec l’IBQ. Cette matière cuirée verte surpuissante qui contamine tout, d’abord m’a bluffé quand je l’ai découverte ; puis, attiré ; avant de me lasser. Or, on la sent en overdose dans Bandit. On ne sent presque qu’elle même, la composition servant d’écrin dans lequel la mettre en valeur. Elle me paraît manquer de rondeur, de moelleux, ses stridences me hurlent dans les oreilles et me tapent sur le système. Actuellement, je préfère des parfums toujours grandioses et théâtraux mais plus équilibrés. Des floraux spectaculaires ou des chyprés-cuirés plus harmonieux et fins. Mais, il ne s’agit là que d’histoires et de ressentis personnels. Bien qu’il puisse m’exaspérer, je souhaitais, tant que faire était possible, apporter un peu de visibilité à ce superbe parfum qui, s’il polarise, le fait car il a une forte personnalité.

 

Farouche m’est totalement inconnu, mais, avec un nom pareil, si évocateur, je suis (déjà) un peu rêveur... ^^
Merci encore pour tout ! Profitez bien de votre parure du soir... ;-)
A très bientôt.
Opium

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par , le 3 octobre 2013 à 23:22

Bonsoir, Opium. Merci pour cette longue réponse ! Oui, Bandit est hurleur, ou tout au moins, tonitruant. Râpeux, aussi, mais pour un amateur comme moi, arrivé trop tardivement dans le vaste univers du parfum, Bandit, plus que tout autre Cellier, fut un choc incroyable, une claque comme dit plus haut, un " coup de fouet " ;-). Et c’est le même choc que je ressens à chaque nouvelle vaporisation. Pour revenir à FAROUCHE de Nina Ricci dont, jeune adolescent, je trouvais la pub complètement ringarde (une jeune fille en robe vaporeuse écoutant la mer dans un gros coquillage, le tout dans un flou artistique hamiltonnien, digne de Bilitis ou d’Anaïs Anaïs, même époque = même style), j’ai lu quelque part que Germaine Cellier en aurait été la créatrice, donc peu de temps avant sa disparition... Mais c’est peu important, Farouche n’existe plus depuis longtemps. Merci encore pour le conseil donné à je ne sais plus qui sur ce site : Bois d’Ascèse est une réelle merveille. Ma découverte pour glisser dans la saison froide... Et moi qui croyais m’être lassé ces derniers temps de tous ces boisés fumés, avec ou sans Lapsang souchong !

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par , le 4 octobre 2013 à 08:21

Je confirme pour le petit message subliminal que je peux faire passer à mon entourage - surtout professionnel - les jours où il ne faut pas me chercher ^^
En effet, quand je le porte, je me tiens plus droite, j’ai plus de répondant et je n’hésite pas à recadrer ceux qui tentent de dépasser les bornes des limites, comme dirait l’autre. En fait, c’est comme si l’esprit et la personnalité de Germaine Cellier (sacrée bonne femme, celle-là) étaient véhiculés dans ces quelques pschitts. Incroyable Oo

Bon quand je dis quelques, j’en mets une petite dizaine :D

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par , le 4 octobre 2013 à 10:07

Waouw, là, vous y allez fort ! Mais c’est bien, continuez ! De nos jours, on rencontre trop peu de réelles belles personnalités, le conformisme ambiant ayant atteint des limites insupportables. L’affirmation de soi passant plus par le 4X4-SUV noir et le suivi, à n’importe quel âge, d’une mode vestimentaire souvent ridicule, que par le fait de porter un beau parfum qui vous va bien ou souligne tel aspect de votre personnalité... Jeu parfois dangereux, certes, mais bons pschitts ! Et bon vent pour en augmenter le sillage. farnesiano

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Emeline

par , le 24 septembre 2013 à 22:25

Celui-là je l’adore ! Un de mes parfums préférés. Un cuir donc, par conséquent, je n’ai pas l’impression de jouer un rôle quand je porte un parfum de cette famille et celui-ci semble me convenir à la courbe près. Je n’ai ni l’impression de paraitre ridicule en portant un blouson trop large, ni étroite dans un vêtement qui ne correspond pas à ma stature. Il en devient fluide parfois mais toujours bien cintré. C’est une évidence comme pour Cuir Ottoman ou Private Label de Jovoy.
Incommodant ? Peut-être du point de vue de beaucoup. C’est vrai qu’il a de l’outrecuidance et le regard punitif. Je dirai que si je ne le trouve pas si malveillant, il agite en revanche doucement le fouet en guise de mise en garde mais ce n’est pas un belligérant pour autant ;)

Emeline

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par , le 25 septembre 2013 à 00:23

Cuir Chypré*

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par , le 2 octobre 2013 à 10:53

Bonjour Emeline.
Votre pseudonyme ne laisse aucun doute, les cuirs sont bien votre famille de prédilection comme vous l’indiquez dans votre message.
Je ne doute pas que Bandit vous convienne "à la courbe près" et soit parfaitement ajusté malgré son "regard punitif" et revêche un peu outrecuidant.
Vos mots sont très expressifs, imagés et "parlants".
J’ai fort apprécié de lire votre évocation personnelle de Bandit dans laquelle on peut lire de l’admiration et même de la tendresse. Cela me rendrait presque son maniement de la cravache et du fouet plus agréable... Presque ! ;-)
Profitez bien encore longtemps de ce cuir à la stature haute.
Bonne journée.
Opium

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