Auparfum

Bois d’Ascèse

Naomi Goodsir

Flacon de Bois d'Ascèse - Naomi Goodsir
Coup de cœur
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Charbons ardents

par , le 14 janvier 2014

Comme une réaction face au nivellement par le bas de la parfumerie dite « mainstream », on constate depuis quelques années une appétence de plus en plus importante d’une partie du public pour la parfumerie de niche. Le marché connait une véritable explosion, et chaque jour de nouvelles marques viennent prétendre à leur part du gâteau et concurrencer les précurseurs historiques (Diptyque, Goutal, Lutens…).

Malheureusement, dans de trop nombreux cas, ce foisonnement semble davantage tenir de la boulimie marketing que d’une réelle proposition créative originale et qualitative. De trop nombreuses marques proposent des jus de qualité équivalente ou moindre à ceux du marché grand public, sous un packaging tape-à-l’œil, un concept arty bancal et un positionnement tarifaire qui pue le snobisme vulgaire. Mais tant que le ridicule ne tuera pas et que la clientèle à fort pouvoir d’achat continuera à prendre des vessies pour des lanternes, cette escroquerie marketing continuera à s’amplifier de façon exponentielle.

Face à ce phénomène, il est de plus en plus difficile pour nous autres amateurs de parfums aux goûts aussi sûrs qu’éclairés, de s’y retrouver dans cette pléthorique offre nichue, et les vraies bonnes maisons ont de plus en plus de difficultés à tirer leur épingle du jeu, noyées dans un déluge de sorties.

Naomi Goodsir, un esthétisme de nature morte

En 2012, une nouvelle marque très remarquée sur les différents salons internationaux, parvenait toutefois à créer l’évènement : Naomi Goodsir. Du nom de son instigatrice, une créatrice australienne de chapeaux et d’accessoires de mode. En toute logique, les parfums de la marque s’inspirent de l’univers sombre et excentrique des créations de Naomi Goodsir : entre matières brutes, cuirs noirs, élégance gothique, esprit détonnant et audace espiègle. Un esthétisme de nature morte que ne renierait pas Serge Lutens. Le packaging, le logo de la marque, ou même les noms des créations ont d’ailleurs des accents très Lutensiens.

Distribuée en France exclusivement chez Nose, ce temple de la hype branchouille emblématique du phénomène que je déplore plus haut, la petite marque semble presque y faire tache et avance modestement en ne proposant que 2 parfums. On est loin de ces marques surgies de nulle-part qui déboulent avec une gamme complète d’une douzaine de parfums bien calibrés pour plaire à chacun.

Le premier parfum se nomme Cuir Velours. Un cuir velouté donc, duveteux, moelleux, et sucré, aux notes d’abricot, de tabac blond et de rhum. Très joliment exécuté et avec de belles matières, on ne lui attribuera cependant pas la palme de l’originalité car il souffre malheureusement la comparaison avec des sorties antérieures (on pense notamment à Daim Blond de Serge Lutens).

La quintessence et la synthèse de tout ce qui a été fait dans le répertoire des boisés fumés

Le second, lui, a fait l’effet d’une petite bombe chez les amateurs de parfums, emportant une adhésion presque unanime. Son nom : Bois d’Ascèse. Un encens donc. Oui, mais plus encore. Imaginez-vous alchimiste. Dans votre cornue versez six gouttes de Cuir (Mona di Orio), un peu de Fille en Aiguilles (Serge Lutens), ça d’épaisseur, et touillez. Dans votre cornue versez une pincée de Bois d’Ombrie (Eau d’Italie), un peu de Black Afgano (Nasomatto). Dans votre cornue faites couler une poignée de Fumidus (Profumum Roma). Ébullition, réaction. Faites monter.

Bois d’Ascèse c’est ça : la quintessence et la synthèse de tout ce qui a été fait dans le répertoire des boisés fumés. Le tout poussé à un degré et une radicalité jamais atteints. Le départ est particulièrement violent, une impression de fumée âcre et puissante, dérangeante, entre feu de forêt et volutes d’encens. L’impression d’avaler à pleins poumons une poignée de cendres et de charbon. Puis la fumée retombe, et c’est un bois brûlé, calciné, carbonisé, qui fait son apparition, entre pin, cèdre, bouleau, et surtout cade (pour un effet de cuir fumé très semblable au Cuir de Mona di Orio). Charbonneux, sombre, austère.

La suite semble se réchauffer, s’adoucir et se fondre au contact de la peau. Le parfum devient alors tout à fait confortable, dans une aura moelleuse de fruits confits et de whisky (tourbé quand même le whisky, un Islay au moins). Et miracle de l’évolution, le parfum se tourne finalement vers un fond… chypré. Ambré et chypré en fait, entre labdanum et mousse de chêne.

La qualité des matériaux est impressionnante (ce cade en surdose est vraiment sublime), l’effet est percutant, étouffant de fumée, puis l’évolution s’avère pleine de richesse et de subtilité. Et pour ne rien gâcher il entre dans la catégorie des champions niveau tenue et sillage.

Ce parfum pourtant sans compromis, excessif et jusqu’au-boutiste a finalement réussi à mettre tout le monde d’accord par son côté ultra-créatif, son audace et la qualité de sa composition, des amateurs de parfums exigeants aux clients branchés de chez Nose. Déjà culte, il parvient également à lui seul à hisser la marque Naomi Goodsir dans la catégorie des maisons incontournables qu’il faut suivre absolument.

La suite pour la jeune marque : un troisième parfum signé Isabelle Doyen intitulé Nuit de Bakélite...

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par , le 4 janvier 2018 à 13:21

Je suis assez d’accord avec Belami. En matière de bois, on est passé de bois à bois brûlé puis carrément au goudron et ça, pour moi, ce n’est plus du parfum mais une odeur. Le Bois d’Ascèse de Naomi Goodsir est un bel exercice, c’est certain, mais devenu commun par l’abus de goudron ces dernières années. J’aimerais tant que les maisons, grandes ou petites, de devantures ou de niches, cessent de se copier les unes les autres et proposent des créations, des elixirs (Déesse, ce que "jus" est grossier comparé aux grandeurs de certains parfums !) autonomes et authentiques !

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par , le 29 décembre 2017 à 06:48

C’est sur que c’est une réussite quand à la reproduction de l’odeur du feu de bois. Mais quel est l’interet ? Portez ça et on vous demandera si votre barbec s’est bien passé. A la limite Black de Comme des Garçons est beaucoup plus portable et agréable avec ses notes de réglisse. Mais sans tenue ni sillage lui par contre (ah la niche...).
Bref des fois je préfère largement me contenter d’un Homme d’YSL "facile et plat" mais qui sent bon ! Ca tombe bien c’est le but d’un parfum.

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Passacaille

par , le 18 septembre 2016 à 08:18

Bonjour,

ma quête de cuirs, goudrons et autres fumeries me mène aujourd’hui à Bois d’Ascèse. Merci pour ce texte éclairant et enthousiaste, je sens que je vais craquer...

Ce plaisir incendiaire sera par surcroit marqué d’un hommage crypté à un chanteur que je vénère, Alain Bashung. Le septième chapitre de l’article faisant un entrelacement entre la description olfactive du Golem de cendres et les paroles de la chanson "Faites monter" de l’album "L’Imprudence" à la noire pochette, l’avant dernier de l’artiste ici au plus profond de son inspiration, dans les labyrinthes sombres de la langue.

Rapprochement qui me parle au plus haut point, même exploration des brulures et de leurs résultats, cendre, suie, fumée, goudron... même infinie douceur enturbannée de volutes âcres et violentes.

Youggo, un immense merci !!!!!

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par , le 18 septembre 2016 à 09:14

Bonjour Monsieur, et aussi les volutes d’un bon thé Lapsang Souchong puisque vous faisiez référence à Alain Bashung ! Très "class" sur une jeune fille également. Ma fille aime le porter et dans les transports quand le wagon redémarre et que vous sentez les effluves de la personne assise en face c’est tout simplement beau.

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par , le 18 septembre 2016 à 12:38

Finalement, quelqu’un aura su lire entre mes lignes hermétiques un de mes discrets hommages, petite référence en clin d’oeil. J’en ai glissé et en glisserai d’autres à l’occasion. Content que l’évocation te parle Passacaille, et tiens moi au courant de ta découverte de ce très beau parfum.

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par , le 18 septembre 2016 à 14:15

Merci à vous deux !
vous m’avez convaincu, j’ai craqué et une charmante parfumerie de Saint-Malo est en train de préparer un flacon à mon intention <3 <3 <3

Une fois reçu et porté je vous donnerai des nouvelles de l’expérience :-)

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par , le 18 septembre 2016 à 14:24

Super ! Vous qui aimez l’iris, mettez votre nez sur Iris cendré.

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par , le 18 septembre 2016 à 15:30

Hello Passacaille,

tout á fait dans le même esprit (fumé, radical et pourtant subtil) que le Bois d’ascèse, il y a le Cuir de Mona qui est magnifique aussi, avec cette note de cade proéminente que j’adore ! J’imagine que tu le connais, mais au cas où...

Et il y a aussi Nostalgia de Santa Maria Novella, mais là, on est davantage sur du goudron chaud, pneu fondu et skai qui chauffe, un poil plus "industriel" dans l’intention, que personnellement j’aime moins (ça serait plutôt un Black de Bulgari qu’on aurait laissé caraméliser ;-))) mais qui a ses inconditionnels...

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par , le 20 septembre 2016 à 16:26

Coucou Pyth et Del,

oui j’ai grande impatience de sentir l’iris cendré !!
Antonio m’avait déjà initié au Cuir de Mona, c’est son préféré il m’a dit, le coté encore plus radical de BdA m’a plus magnétisé ;-)

Merci pour la piste Nostalgia, porteur de Black, ça va m’intéresser :)

Des bises, à très bientôt

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par , le 20 septembre 2016 à 17:13

Bonjour Professeur, il faut que j’aille voir Monsieur Antonio pour qu’il m’initie aux univers de Mona Di Orio et celui de la grande dame Kern. Quant à Iris cendré j’ai offert l’échantillon à mon fiston de 20 ans, c’est un Iris sensuel, (presque envie de le croquer) mais moins carotte que celui de SL mais très beau sur un homme.

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par , le 20 septembre 2016 à 19:26

Bonsoir,

Olivier c’est pas mal, je ne suis pas professeur :-)
Un jour, je l’espère... pour l’instant je suis bien heureux avec mon titre de docteur, qui fait la fierté de ma maman.

Oh oui, Mona faisait de la parfumerie très construite mais très sensible aussi, intellectuelle et émotionnelle. Ce qui est amusant, car comme Jean-Claude Ellena, elle avait cette manière transparente de composer avec les odeurs. Les deux semblent avoir prolongé, dans leurs styles propres, les recherches du maitre dans l’exploration de l’épure.

J’avoue que je suis encore à un stade de la découverte des parfums, de la formation de mes gouts où les formes olfactives généreuses, charnues et affirmées me parlent plus volontiers.... et ça vous le trouverez chez Vero Kern, porté à une puissance incomparable.

J’ai maintenant très hâte de découvrir cet iris :-)

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par , le 20 septembre 2016 à 20:44

Bien noté docteur. Dès que je peux je me précipite découvrir les joyaux de V.Kern

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par , le 25 septembre 2016 à 14:52

Bonjour, vous devez le connaître certainement : Patchouly 24 de Le Labo ? Je le porte aujourd’hui et ça fonctionne aussi. Je ne peux le décrire d’autres le font mieux que moi mais chouette ce côté vanille-fumée.

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par , le 25 septembre 2016 à 18:22

Bonjour, merci del7294, le coté fumé/vanille ne m’a pas marqué, alors que je vénère la XIIIe Heure ! Je vais donc remettre le nez sur ce Patchouly 24 !!!

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par , le 25 septembre 2016 à 18:41

Bonjour,
Quand j’explorais les patchoulis, j’ai eu l’occasion de me commander des échantillons de ce P24 et je l’ai trouvé très "lapsang souchong". Effet que j’ai retrouvé plus tard dans le Black de Comme des Garçons. Et encore plus tard dans cette fameuse cuvée de 2015 du Mitsouko de Guerlain EDP à propos duquel nous avons échangé quelques messages.
 ;-)

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par , le 3 août 2015 à 14:50

Bonjour à tous,

Je ne savais pas où poster ceci. Bois d’ascèse étant un boisé fumé je voudrais savoir si vous connaissez la marque Beaufort London qui joue sur les mêmes notes et sur la radicalité. Trois échantillons que j’ai croisés, East India un cuir fumé à la Cuir de Mona di Orio, 1805 qui joue sur les notes de poudre à canon (Bataille de Trafalgar), et Coeur de Noir le thème de l’encre et des vieux bouquins de bibliothèque.

Voilà si quelqu’un a des infos vous êtes bienvenue.

Merci

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Florestan

par , le 8 novembre 2014 à 17:30

Vous remarquerez que je me suis abstenue de noter, je souhaiterais simplement me permettre un petit commentaire (Jicky m’a répondu quelque part que cela alimentait les échanges), et à la fois vous soumettre un questionnement.
J’ai essayé Bois d’Ascèse pendant une journée, j’avais commandé un échantillon, suite à vos appréciations dythirambiques, et parce qu’en général, j’apprécie les parfums boisés.
Vous avez parlé entre autres de radicalité. Certes ! Après un plongeon tête première dans une théière de Lapsang Souchong, (aïe, premier crochet des auparfumistes pris en pleine poire, on se relève, on continue), je me suis réchauffée près de la cheminée (mais bon sang, il faudrait quand même lui dire qu’il y a des bois à brûler qui ont de meilleures odeurs que d’autres), me suis penchée vers le conduit, et ah, bien évidemment, la cheminée n’avait pas été ramonnée depuis des lustres (et bing, deuxième coup en pleine machoire, là, pour me faire taire sans doute), mais le vaillant et très novice et très inculte petit soldat se relève encore, un peu vacillant, pour se retrouver dehors devant les restes noircis de la chaumière, et croyez moi, une maison qui a brûlé, ça ne sent pas forcément bon, parce que il ne devait pas y avoir que du bois là dedans, certainement quelques restes de vieux pneus (ceux du tracteur sans doute). Et là, fin du combat, le dernier coup fut fatal.
Evidemment, quand tout a brûlé, et qu’il ne reste que des décombres, vous n’avez plus d’autre choix que l’ascèse.
Le "dandy homme des bois", ça me fait beaucoup rire (non, non, pas sur la tête, ça fait mal !...). J’ai plutôt l’impression d’avoir affaire à un citadin qui n’a pas su allumer le tellement attendu feu de bois du week end dans la cheminée de sa maison de campagne, et qui du coup s’est payé un flacon de parfum pour combler le manque.

Ca, c’était le commentaire (vous pouvez y aller, j’ai le cuir solide).
Je re-précise que je ne porte pas de jugement sur ce parfum, peut-être est-ce une merveille de composition, de matières précieuses, etc,etc), je ne parle que de mon ressenti ("encore heureux"..... si, si, vous pouvez y aller, je vous dis).

Alors peut être ai-je un nez de rustre (mais après tout, en faisant défiler tous les parfums que j’ai pu porter jusque là et les critiques que j’ai pu en lire, je m’aperçois que je n’ai jamais porté que des parfums que vous semblez apprécier, et cela sans aucune culture de base, ni aucun conseil dans ce domaine, alors il ne doit pas être si épais que ça).
Mais je me pose quand même la question : jusqu’où faut-il (peut-on ?) aller ? Si le but est uniquement de copier des odeurs, ok, mais on s’arrête où ? Après tout j’adore l’odeur des poireaux, du céleri, etc... il ne me viendrait pas à l’idée de me parfumer à ça.
J’ai quand même l’impression qu’il manque quelque chose ici, qui serait de l’ordre d’une véritable inspiration. C’est très difficile à expliquer, et tellement subjectif, je vous l’accorde. Mais (et là je vais faire très plaisir à quelqu’un) quand je sens un Lutens, là, oui, je sens l’inspiration, et la véritable création.

...-"Mais enfin, pas plus tard que l’autre jour, tu réclamais un lilas qui sente vraiment le lilas (à propos d’"En passant", qui ne te convenait pas non plus), alors il faudrait savoir ?"...

Hélas oui, si on déroule le raisonnement, on se heurte à un mur, (qui, tel le mur de Planck, L’Orpheline, finit par rendre fou, à moins d’être astro-physicien....).

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par , le 9 novembre 2014 à 00:31

Salut Florestan !

Ce qui est drôle, c’est que votre description olfactive est... On ne peut plus pertinente ! Je ne vois pas pourquoi vous vous imaginiez être en train de vous faire frapper ? Et au final, c’est sûrement là qu’est votre intelligence : vous avez décrit parfaitement le parfum (le lapsang, la maison brûlé, les différents types de bois, ...) et vous savez que finalement c’est pas votre truc sans en altérer votre vision de la forme du parfum. C’est assez fort je dois dire (au début, j’ai cru pendant les trois premiers paragraphes que c’était un commentaire positif !).

Ce qui est apprécié en général dans ce parfum est tout simplement ce que vous n’aimez pas : sa radicalité, ses variations autour de l’odeur de carbonisation, ce qui "in your face". Il y a bien une structure chyprée pas forcément facile à percevoir qui peut être fort appréciée mais globalement vous êtes bon.

Bois d’ascèse est un exercice de style radical et jusqu’au boutiste qui ne fait pas forcément dans la dentelle. Après, qu’on n’aime ou pas... si les gens que je croise dans la rue pouvaient avoir votre recul sur la parfumerie...

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par , le 10 novembre 2014 à 11:25

Merci Jicky pour votre réponse. (j’admire toujours vos dons de pédagogue, ainsi que ceux d’Opium, vous feriez de merveilleux professeurs !). Il y a certainement une partie de Bois d’Ascèse qui m’échappe.
En fait, j’ai l’impression de juger plus un parfum comme de la musique, ou de la littérature (à savoir - en gros - une technique d’écriture infaillible et irréprochable ne suffit pas à faire une oeuvre d’art, et je préfèrerai toujours quelque chose d’un peu "faillible" mais qui aura quelque chose à dire), mais cela va nous entraîner trop loin, et vous avez raison, en fait je ne l’aime tout simplement pas.
(J’aimerais bien faire de la critique positive, mais les parfums que j’aime (et ai aimé) le plus me semblent toujours tellement complexes que je n’arrive pas à me sortir un mot).
Bonne journée à vous !

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par , le 10 novembre 2014 à 12:05

L’ami Jicky a tout dit, je n’ai donc plus qu’à abonder dans son sens.
J’ai également eu du mal à comprendre où votre description pouvait nous choquer, tant elle dépeint ce qui me plait dans ce parfum : son intégrisme, sa radicalité sans compromis.
Je pense cependant qui vous passez à côté des accords chyprés et fruités du fond qui sortent justement le parfum du simple "tableau" olfactif hyper-réaliste, du parfum d’ambiance. Il est là le bucheron dandy !
Et puisque vous parlez de Lutens, j’ajouterais que certains feront ces mêmes critiques à l’encontre de Fille en Aiguilles, n’y voyant que la retranscription fidèle d’une pinède sèche. Ils ne savent pas ce qu’ils loupent les malheureux !

C’est sans doute juste une impression, mais depuis j’ai osé égratigner Lutens ça fait plusieurs messages où on m’interpelle directement pour me souligner tout son génie...

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par , le 10 novembre 2014 à 13:05

Vous avez sûrement raison, si effectivement mon nez ne sent pas les accords chyprés qui feraient toute la différence, et transformeraient une "retranscription fidèle" en quelque chose d’inspiré, là je suis bien embêtée, parce que soit ça s’acquiert à force de sentir, et je garde espoir, soit c’est une faculté que je n’aurais jamais, et c’est dommage (ceci dit, je vous avoue mon ignorance, je n’ai pas encore compris vraiment à quoi cela correspondait, même si je suis une lectrice assidue d’Au parfum, et pourtant beaucoup de parfums que j’aime sont qualifiés de chyprés).

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par , le 21 novembre 2014 à 17:42

Bonjour Youggo, bonjour Jicky, quelques mots pour nuancer ma diatribe sur Bois d’Ascèse : je l’ai fait porter par un ami, et il m’est apparu beaucoup plus fin et élégant, même s’il est toujours aussi radical, bref le "ah non, vraiment pas possible", s’est mué en "ah mais oui, pourquoi pas..." . Malheureusement toujours aussi brut de décoffrage sur moi. Et je n’arive toujours pas à sentir les accords chyprés fruités. Mais comme Opium a dit qu’il allait nous apprendre TOUT sur les chypres, je ne désespère pas !
Encore merci et bonne soirée

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parenthèse

par , le 16 avril 2014 à 12:02

Bonjour,

je me décide enfin à commenter, en commençant par ce parfum qui m’a récemment bouleversée. Je ne connaissais pas la marque de Naomi Goodsir mais dès que j’ai lu que Bois d’ascèse rassemblait nombre des notes que j’aime (le fumé, le résineux, le boisé et l’encens), je l’ai cherché. Le mois de mars a été vraiment idéal pour le mettre à mes poignets, avec le réveil des premières fleurs dans un ciel encore gris, les températures un peu fraîches, les jardiniers faisant de petits feux de branchages, qui entraient en résonance avec ce magnifique parfum fumé.

Et merci à Youggo pour cet article qui sait le met en lumière.

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par , le 16 avril 2014 à 13:08

Merci à toi de m’honorer d’un de tes trop rares commentaires. ;-)
J’aime beaucoup ta référence aux feux de branchages des jardinier. Il y a vraiment de ça dans ce parfum. Alors que je n’avais pas encore eu l’occasion de sentir Bois d’Ascèse, Anatole (du blog civette au bois dormant) me l’avait vivement conseillé en le comparant à l’odeur qu’aurait laissé un feu de bois en plein air sur un blouson en cuir. J’ajouterais à cette image les fines cendres laissées sur les vêtements et les cheveux par des flammèches volatiles. Il a vraiment ce côté sauvage, il respire la vie en plein air.

Maintenant il me tarde de découvrir la prochaine sortie de la marque, Or du Sérail (le Nuit de Bakélite annoncé semble être remis à plus tard), présentée en avant-première au dernier salon Esxence. Un tabac blond signé Duchaufour, et visiblement très narguilé d’après les retours que j’en ai eu.

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par , le 17 avril 2014 à 11:23

C’est bien naturel ;-) d’ailleurs je crois me souvenir que c’est ton article qui m’a vraiment décidée à partir à la recherche de ce boisé ascétique (rien que son nom est tout un programme). Curieusement, c’est surtout le côté fumé et boisé que je retiens, moins le cuir, qui est bien là mais que j’oublie.
Quant à cet Or du Sérail bien alléchant, je l’ai croisé hier grâce à go**le lorsque je cherchais des infos sur N. Goodsir : le choix des noms est décidément une de leur marques de fabrique.

P.S. : et je guette ici avec impatience un article sur Bois d’encens, presque plus radical (si l’un est un ascète, celui-là serait un anachorète).

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par , le 16 avril 2014 à 20:37

Bois d’Ascèse est une agréable réussite.
Cependant, tu aimes le fumé, le résineux, le boisé et l’encens, va vite expérimenter :
Fumidus, Arso et Olibanum de Profumum Roma

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par , le 16 avril 2014 à 20:38

Bois d’Ascèse est une agréable réussite.
Cependant, tu aimes le fumé, le résineux, le boisé et l’encens, va vite expérimenter :

Fumidus, Arso et Olibanum de Profumum Roma

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jalouve

par , le 22 février 2014 à 16:13

Bonjour à tous,

Je te remercie Youggo pour ton article sur Bois d’Ascèse, car je pense que tu m’as fait découvrir un de mes parfums d’hiver préférés. Bon, je l’ai trouvé sur le site Nose, qui apparemment est kitch-hype (sincèrement, je m’en moque, partisane du pragmatisme-je prends là où je trouve). J’ai bien aimé ta comparaison d’un homme des bois en dandy, car c’est un peu ce qu’il m’inspire.

Le jus : la note de tête, la primaire pour moi n’est pas fumée, mais métallique, cela me fait penser à la grille d’entrée en métal d’un cimetière de village ardennais (ben le mien) battu par les pluies et le vent. Ensuite, effectivement, je sens bien les notes fumées, pas acres, ces cendres froides que décrit AdRem, je trouve ces notes (attention, je m’emballe) mystiques. Il y a quelque chose de doux et d’un peu païen dans cette senteur là. Le fond du parfum ne m’évoque rien de plus, juste cette douceur fumée qui peut paraître rustique et élémentaire à certains, alors qu’elle m’évoque justement beaucoup de profondeur spirituelle.

Bravo au nez qui l’a créé, pour l’élégance charbonnée et la volonté de son parti pris.

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par , le 24 février 2014 à 21:39

Hello,
Et très heureux de vous voir partager le plaisir que vous offre Bois d’Ascèse...
Ce parfum est sans le plus lumineux, le moins monolithique, le plus facetté des parfums fumées/boisés que je connaisse : je ne cesse de prendre plaisir avec ces notes d’agrumes, de whysky et de tourbe qui apparraissent et disparaissent entre les notes boisées et fumées et qui lui donnent cette profondeur, comme de petites lumières qui soudain apparaissent comme au boût d’un tunnel....De la lumière au millieu des ténèbres charboneuses donnent peut être ce petit "air" spirituel à toutes ces belles cendres !!!! Ce parfum est un petit bijou de parfumerie...qu’on se le dise :)

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par , le 25 février 2014 à 00:45

Je suis d’accord mais je le mettrai quand même juste après la treizième heure en terme de luminosité/facettage ;)

(et le fait que je sois marié n’y est strictement pour rien ^^)

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Nymphomaniac

par , le 19 janvier 2014 à 16:17

Je n’ai pas testé. Y a t-il des similitudes avec Arso (que je n’aime pas vraiment, en fait) ?

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par , le 19 janvier 2014 à 18:39

Arso, bien que très puissant (car très concentré), est plus aérien et lumineux que Bois d’Ascèse. Il est plus orienté feu de cheminée, bois blond et cocooning. Bois d’Ascèse est beaucoup plus sombre, charbonneux et fumé.
Après si c’est le côté bois fumé qui vous gène dans Arso, ce n’est même pas la peine d’essayer Bois d’Ascèse. Il est particulièrement radical et jusqu’au boutiste dans le genre.

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par , le 19 janvier 2014 à 19:39

Arso : un début de soirée, des pommes de pin dans la cheminée, le feu qui prend, les flammes qui s’élèvent, la lumière qui éclairent l’arrivée d’amis venus fêter la joie d’être ensemble, des noisettes en apéritif, la fenêtre ouverte sur une forêt de résineux, la chaleur et une douce fumée nous enveloppent, un verre à la main, bière ou vodka, nous contre le reste du monde, "nos nuits sont plus belles que vos jours..."

Bois d’Ascèse : l’aube, la fête est terminée, la maison désertée, la chaleur disparue, sur la table les débris de mandarines prises en dessert, des traces sur les verres vides, whisky ou gin, quelques rubis s’essouflent dans le foyer, l’odeur du feu froid et de la cendre, la joie d’être là, vivant, roi du monde, aimé l’instant, la fumée blanche qui s’élève mais n’enferme plus rien, "tous les matins du monde sont sans retour..."

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par , le 25 janvier 2014 à 00:37

Arso, pour moi, c’est quand même un peu la forêt de pins en feu, plus que dans la cheminée ! J’aime beaucoup au début, mais je sais très bien que je me lasse très vite de ces parfums. Le drydown noisetté/ambré de Arso est aussi un peu cul-cul-la-prâline (enfin : cul-cul-la-noisette). Pour Bois d’Ascèse, à voir donc... mais l’odeur "du feu froid et de la cendre", genre encens à hautes doses, ça me gonfle aussi - je supporte pas Sahara noir, Bois d’encens, CDG Black (avec son kilo de poivre en plus...), ... !!

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par , le 27 janvier 2014 à 20:08

A quand la parution de ton prochain recueil de poèmes en prose, AdRem ? J’imagine aussi quelques nouvelles ayant chacune pour objet le nom d’un parfum culte. Une histoire brève, peu de personnages, trois maximum, ou mieux, deux voire un seul... et la description d’un moment particulier à travers les évocations d’un parfum. Sous ta plume, les matières, les couleurs, les variations de la lumière accompagnant les volutes de nos vibrations viendraient d’elles-mêmes...

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par , le 24 février 2014 à 23:07

Oh ! Misère...Pauvre de moi !!! Désolé ami Farnesiano : je ne découvre que maintenant ton sympathique commentaire...Ce qui est certain, c’est que je n’ai aucun talent littéraire...mais si un jour, même lontain, je suis amené à le croire, je ne manquerais pas à te choisir comme agent littéraire exclusif ^^
Très bonne soirée à toi et merci (avec retard) pour cette belle et chaleureuse lumière que tu as versée sur ma prose.

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par , le 17 janvier 2014 à 12:23

Merci Youggo... ce qui est certain... c’est que je vais aller voir de plus près ce Bois d’Ascèse ! Vous m’avez convaincue... il semblerait que ce soit tout ce que j’aime !

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AdRem

par , le 14 janvier 2014 à 20:33

Merci Youggo pour ce très beau billet. Après celui sur Tam Dao sur un autre site et celui sur Eau Sento ici même, je me sens avec ce Bois d’Ascèse très proche de vos choix et émotions olfactives.

Et quand vous parlez plus bas avec l’ami Farnesiano de ce bucheron/ gentleman, vous me donnez le sentiment de dresser mon autoportrait rêvé :)
Je viens d’un petit pays rude mais où le sentiment du beau se mèle naturellement au quotidien, où la vie de tous les jours est surtout en hiver un numéro d’équilibriste entre une école de survie et des études d’art appliqué : je ne connais pas ainsi d’intérieur à la fois plus modeste, fonctionnel mais également plus choisit, souhaité, travaillé et traversé par le design que les maisons de mon enfance. Le design nordique n’est plus à expliqué, mais je vous propose pour illustrer mon propos d’aller sur le site d’Artek....dont CDG en collaboration a signé un de mes parfums préféré, le beau et trop méconnu Standard http://www.artek.fi/news/56
Sous mon costume parisien, ma blouse blanche se cache une âme de bucheron, sous mes couches de vêtements lapons aux charmes rustiques vit un dandy : Bois d’Ascèse est un parfait compagnon pour cet homme des bois devenu citadin/citoyen de la ville des lumières ;)
Je suis amoureux du cade ( le Cuir "cigarette" de Mona Di Orio est un bonheur pour un nom fumeur comme moi :), et le voir ici en surdose, habillé de feu, de flammes et de cendres, à la fois plein de morgue et d’élégance fait de Bois d’Ascèse l’une de mes plus belles découvertes olfactives de l’année passée avec l’Iris Nazarena (qui joue aussi dans une autre gamme à la fois sur des notes brutes et ciselées) : la parfumerie comptemporaine peut être encore un lieu de création, de choix engagés et de plaisir :) Reste le prix qui s’envole pour modérer nos envies de beau :(

L’histoire de cette jeune, belle et talentueuse modiste australienne qui s’allie à un jeune parfumeur indépendant est un coup de maître...
Merci à Julien Rasquinet...dont je vous invite à découvrir son site.

Holy Grail...Must Have...Masterpiece !

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par , le 14 janvier 2014 à 21:50

P.S : pour le plaisir Youggo, voici un lien vers Julien Rasquinet en
"homme des bois"....pour vous dire encore une fois combien votre association bucheron/gentleman pour expliquer votre émotion olfactive tombe juste (à mon grand plaisir et à mon immense surprise :) ) : http://commons.m.wikimedia.org/wiki...

(je n’ai pas la patience que vous découvriez par vous même ce cliché ^^)

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par , le 14 janvier 2014 à 23:02

Ah Ah ! Cette photo est magnifique. La cabane de bois rouge, les guêtres de cuir, tout ça est très scandinave. Et pour l’anecdote, j’avais justement en tête l’image d’un bucheron norvégien quand j’écrivais ces mots. Comme quoi, il n’y a pas de hasard.
Adrem, le récit de tes origines (s’autorise-t-on le tutoiement ?) est touchant, et me donne terriblement envie de sentir ce Standard de CDG à côté duquel je suis passé de nombreuses fois sans jamais le sentir.
Par curiosité, puis-je savoir de quel "petit pays rude" tu viens ?

Je réfléchissais dans la soirée au prochain parfum dont j’aimerais parler sur ce site, et mon choix, rapide et évident, s’est porté sur un récent coup de coeur. Et puisque nous sommes en Scandinavie, j’ai le plaisir de t’annoncer que je compte bien y rester dans ce prochain article.

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par , le 15 janvier 2014 à 01:52

Ah ! A peine le tutoiement autorisé...voilà Youggo que mes racines finlandaises veulent te donner des leçons...désolé... : aussi succeptible qu’un québécois entourré d’anglophones canadiens, ou qu’un wallon au milieu de flamands, je dirais à strictement parlé que je ne suis pas scandinave et que je n’aime pas la Scandinavie n’ayant aucun lien linguistique (le finnois n’est pas une langue indo-européenne...) avec ses gens là....Ah ! la susceptibilité des petits pays envahit par les uns (Suédois) ou les autres (Russes) :( La république de Carélie....et l’Estonie...restent les seules proches sur cette bande nordique/baltique ayant grace à nos yeux ;)

Ancien finnois américain désormais français parisien, je suis heureux de te serrer la main, de te tutoyer, d’échanger avec toi...et de te présenter la plus belle rue du monde...où un curieux bucheron/gentleman, parfois dandy ou voyou (comme chez Guerlain) déambule en se prenant modestement pour le nombril du monde ^^ : http://finntimes.com/wp-content/upl... (mon ex/futur chez moi)

J’attend ton prochain sujet avec impatience...la salive déjà à la bouche...et je ne t’en voudrais pas de préférer l’inspiration scandinave à la folie douce des bords de ma balitique (franchement...connais tu un autre pays qui choisirait un groupe de métalleux déguisé pour Halloween pour le représenter à l’Eurovision ? ^^ : http://touch.dailymotion.com/video/xv8q7 ...Mmm....après ce joli spectacle...j’avoue que mes amis et moi...du fond de notre Suomi...aimerions bien finalement être scandinave...la honte quoi : même Abba était mille fois mieux non ? )

Pour Standard de CDG, mon chauvinisme reconnait que l’utilisation d’une "flore finlandaise" dans ce parfum a pu...un peu/beaucoup influencé...mon plaisir olfactif...mais je suis certain pour le côtoyer depuis des années qu’il mérite mieux que l’oubli : bonne découverte à toi.

Merci (bis ou ter) pour tes billets dont les sillages parfumés accompagnent mes insomnies...et " me font faire du cinéma sur l’écran noire de mes nuits blanches" :)

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par , le 15 janvier 2014 à 08:27

Je craignais justement de tomber dans cette méprise. Je sais bien que les finnois n’ont aucun atome crochu avec leurs voisins scandinaves, et si j’ai un amour immodéré pour la Norvège, j’ai aussi une affection particulière pour la Finlande et sa langue que je trouve magnifique.
Et pour la petite histoire, sache que les norvégiens, pourtant éminemment scandinaves, ne portent pas non plus leurs voisins suédois et danois dans leur coeur. Il faut dire que les deux pays avaient pris pour habitude de se livrer bataille à mi chemin, c’est à dire en pleine Norvège, dévastant et pillant tout sur place et massacrant une population neutre qui n’avait rien demandé. Et les siècles de domination danoise n’ont pas amélioré leurs relations.

Musicalement il y a des choses intéressantes en Finlande,notamment du côté du métal extrême. Lordi n’en fait clairement pas partie. Mais vous avez le kitschissime Frederik pour vous consoler !

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