Auparfum

Cherche nouvel amour pour succéder à Habanita

Vous cherchez désespérément votre parfum idéal, pour vous ou pour un être cher ? Vous ne vous retrouvez pas dans les conseils donnés en magasins ou les articles dans la presse ?

par , le 23 mars 2014

Pour qui : Moi

Âge : 53 ans

Sexe : Une femme

Budget : Peu importe

Circuit : Peu importe

"Le temps ne fait rien à l’affaire"... C’est bien vrai et après mes amoureuseries olfactives de ces presque 40 ans j’ai besoin, encore, de tomber amoureuse...

Les parfums qui m’ont accompagnée devraient vous en dire plus qu’un questionnaire de Proust alors voiçi mon tableau de chasse, peu fourni mais je l’espère évocateur :

- Intra-utero jusqu’à 15 ans : le parfum de ma maman, Visa (et L’Eau de Cologne Mont Saint Michel...)
- 15 ans, mon premier parfum : Ho Hang
- 18 ans, ma grand mère casse sa tirelire pour m’offrir un "vrai parfum" (elle portait Y de Yves Saint -Laurent), je choisis : Bal à Versailles.
Il restera "Mon" parfum, celui qui accompagnera mon mariage, la naissance de mon fils, mon départ pour le Pacifique, tout ce qui a marqué ma vie pendant 20 ans. (Quelques infidélités sporadiques : Le Dix, Femme, Ombre Rose, rien de bien méchant, non ?)
- 39 ans : je quitte le Pacifique pour l’Océan Indien : Aromatics Elixir
- 47 ans : notre fils part à Paris, je quitte La Réunion pour Mayotte et je me sens fragile : Habanita !

Pour une parenthèse légère j’apprécie Un jardin en Méditerranée ou Un jardin sur le Nil.

Aujourd’hui, un peu déçue par le nouveau jus de mon cher parfum, j’en appelle à la communauté pour me renouveler... Dans la continuité : je suis une femme d’habitudes malgré mon parcours géographique !

Je l’avoue, de tous ces parfums, si Habanita et Bal à Versailles me correspondent le plus, en revanche, vous l’aurez compris, pas de citron, ni trop de fruits, pas de bonbon, de chocolat, ni de vanille... Et je ne supporte pas Angel.

Je ne commande presque pas par internet à cause des taxes Outre-Mer mais je suis à Paris une à deux fois par an et suis prête à beaucoup de choses - en tout bien tout honneur - pour trouver mon nouvel alter ego.

Merci par avance de vos avis et conseils !

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par , le 15 août 2014 à 00:14

A la lecture de votre souhait, je n’arrive pas à vous dissocier d’un Jean-Louis Scherrer 2. Mon souvenir de ce parfum porté, est "Luxe, volupté" et pas sage...

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par , le 25 mars 2014 à 08:33

Bonjour,

au vu de vos coups de coeur olfactifs vous semblez avoir une prédilection pour les poudrés (Habanita, Bal à versailles, Ombre Rose), voire poudrés ambrés (Habanita et Bal à Versailles).
Mais pas seulement, puisque vous avez porté Aromatis Elixir, qui s’il diffère des autres a en commun une forte personnalités et un sillage à tte épreuve. Du charisme, en somme.

Cela va peut etre vous sembler d’une banalité affligeante, mais ça vaudrait peut etre le coup de réessayer un l’Heure Bleue ou un Habanita chez Guerlain ? Voire un Cuir Béluga ou un Spiritueuse Double Vanille.
Sinon Cologne pr le Soir de Francis Kurdjian, (un ambré très benjoin légèrement animalisé et un chouillat poudré), un Cuir Mauresque chez Lutens comme je l’ai lu précédemment, ou un Bijou Romantique chez Etat Libre d’Orange (une sorte de shalimar moderne, plus animal et tout encore plus poudré), sont des pistes intéressantes.
Dans un autre style si Aromatics Elixir vous a plus, essayez la rose sombre et épicée de Portrait of aLady et son sillage magnifique, ensorcelante chez Frédéric Malle.. à mpins que vous ne lui préfériez dans la meme maison Musc Ravageur, un ambré musqué épicé animal et sulfureux.
Enfin, Ubar, chez Amouage piurrait aussi etre une piste pr la richesse de ses matières premières, son sillage et son coeur floral sur un fond chypré-ambré où perce l’encens.

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par , le 25 mars 2014 à 08:33

Bois des Iles est aussi une piste comme je l’ai lu bien que j’ai peur qu’il manque de sillage pr vous, chez Chanel Alllure Sensuelle est peut etre une bonne piste....

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par , le 25 mars 2014 à 08:35

oups je parlais d’un l’heure bleue ou d’un shalimar chez guerlain.

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Arpège

par , le 24 mars 2014 à 23:41

Bonsoir et bienvenue !

Je pense a Volutes de Dyptique ou Vanille absolument (si vous en trouvez encore) chez l’Artisan parfumeur.

Le premier est un tabac mielle.
Le second, une vanille des iles infusee dans du rhum avec un accord tabac.

Habanita est assez unique.
Tabac Blond de Caron ou Cuir mauresque de Lutens.

Sinon je vous imagine en Paloma Picasso !

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Lanou

par , le 24 mars 2014 à 17:19

Bonjour,
dans un genre un peu opulent et âcre comme Habanita qui est aussi un de mes préférés (j’ai des stocks ;)), peut être lorgner du côté de Serge Lutens ; peut être trop gourmands pour certains d’entre eux, mais Fumerie Turque, ou Cuir Mauresque pour la richesse évocatrice. Bois des Iles est aussi un de mes favoris ; mais peut être trop aldéhydé par rapport à Habanita. pour le côté femme chyprée, Femme de Rochas ancienne version, encore trouvable sur internet ? Mais c’est assez...prunée ;)

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Jean-David

par , le 24 mars 2014 à 11:11

Avec un nom - ou un surnom - tel que Berlioz, il vous faut un parfum romantique et de grand caractère, puissamment orchestré, richement polyphonique, et évolutif (écoutez ces longues mélodies de Berlioz, étirées, dissymétriques, pleines de surprises et qui donnent encore des développements quand on les croit achevées).

Ce qui me vient naturellement à l’esprit est Bois des Iles de Chanel, qui s’accorderait d’ailleurs peut-être avec votre insularité, et qui est d’une évolution si surprenante : bois précieux, puis longtemps après vient le bouquet floral, puis encore bien plus tard un vent marin vient vous surprendre. Assez proche, et splendide lui aussi, Coromandel de Chanel, complexe, profond, opulent, et qui partage plusieurs notes avec Habanita.

Moins évolutif, mais non moins précieux, Bois d’Arménie de Guerlain, trouvaille absolument géniale d’Annick Menardo ; très inspiré.

Je vous dirais bien aussi d’aller du côté de la marque Parfum d’Empire, dont les oeuvres sont très signées et soignées, très facettées aussi, comme Cuir ottoman (qui a le jasmin, somptueux, et le cuir, animal, en commun avec Habanita), ou les épices sensuelles d’Aziyadé... essayez toute la gamme : ce sont des parfums qui ont du coeur !

On peut aussi trouver une proximité avec Berlioz dans la série des Heures de parfum, de Cartier. Non le Berlioz du Requiem, du vacarme des masses chorales et des timbales, mais le Berlioz mélodiste et méditatif, à l’orchestration trensparente.

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par , le 24 mars 2014 à 13:11

- Bonjour, Jean-David. Vos longues et précieuses remarques me donnent tout à coup l’envie de redécouvrir Harold en Italie de Berlioz. Quel joli nom pour un parfum, n’est-ce pas ? Harold en Italie... ou Nuits d’été ? Mais cela existe peut-être ; on avait déjà de bien jolies Nuits indiennes...
- Mais revenons à nos bons moutons : eh oui, Madame Berlioz, Jean-David vous indique la bonne piste : Bois de Iles, Coromandel, Cuir Ottoman, Bois d’Arménie... à mélanger avec Rose nacrée du Désert ? Je pense aussi, pour un sillage fauve tout en rondeur, à Cuir Améthyste. En fait, il vous faut un parfum de caractère, une certaine opulence, une sensualité mystérieuse, un envoûtement progressif mais sans tricherie, et un fond boisé-cuiré-animalisé dans lequel pouvoir se lover sans la perspective d’aucune de fatigue, d’aucun ennui. Toute la gamme de Parfum d’Empire nous offre cela sans qu’on ait besoin de casser sa tirelire. Merci à tous les deux.

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par , le 24 mars 2014 à 16:25

Bonjour Farnesiano. En effet, Harold en Italie, ou Nuits d’été seraient des noms magnifiques pour un parfum. Je pensais justement à La Captive, des Nuits d’été, comme bon exemple de la veine mélodique du grand Hector. Quand on lit la partition, on s’aperçoit que la conception rythmique est loin d’être simple : les mesures ne commencent pas nécessairement sur des temps "forts", et cela contribue, en plus de la faible carrure de la mélodie, à ce sentiment de fluidité rythmique. La partition porte d’ailleurs l’indication senza batta (sans battue). Il faudrait, pour rendre ce sentiment en parfum, jouer sur des notes qui se fondent les unes dans les autres, une sorte de morphing olfactif, d’image riche, liquide et abstraite.

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par , le 24 mars 2014 à 19:26

Ce morphing olfactif doit exister : trouvons le parfum fluide, souple, aux douces inflexions mais aux notes bien distinctes un moment puis se fondant successivement dans d’autres pour aboutir à un accord final, riche, texturé, somptueux, voire flamboyant et définitif (Le Jardin féerique de Ravel). Ou optons pour un parfum dont le déroulement se ferait thème après thème, sans jamais vraiment se rencontrer, mais dans une manière de legato à la lenteur captivante, et se clôturant sur un point de suspension, à la fois mystérieux et réconfortant (dernière des Valses nobles et sentimentales du même Ravel). Ce qu’il y a de bien en parfumerie comme en musique, c’est que l’abstraction n’exclut ni le rythme ni la couleur ; parfois ceux-ci sont même exaltés par elle, s’ils n’en constituent pas son fondement !
A nos flacons-microsillons !

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par , le 25 mars 2014 à 09:20

oooooh si un jour vous trouvez un parfum qui sent comme le Jardin féerique de Ravel, je veux pouvoir m’y baigner :’)

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par , le 26 mars 2014 à 09:18

"L’abstraction n’exclut ni le rythme ni la couleur ; parfois ceux-ci sont même exaltés par elle, s’ils n’en constituent pas le fondement"... bravo, on ne saurait mieux dire !

J’oubliais ceci : un parfum intitulé Nuits d’été, inspiré de Berlioz (et de Victoir Hugo, à son corps défendant, pour le texte), devrait évidemment être un oriental.

S’il s’agissait de Ravel, l’inspiration serait plutôt ibérique !

Eh bien, Mme Berlioz ? Que dites-vous de tout cela ? En particulier des pistes proposées par Tambourine ?

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par , le 26 mars 2014 à 12:43

Je me plais à imaginer ce parfum de légende... Mais il existe déjà : Rose nacrée du Désert, Sahara Noir, Fougère Bengale, Samsara, Nuits indiennes déjà cité, et ce trop méconnu Or et Noir. Mais ces nuits d’été ne pourraient-elles pas être aussi méditerranéennes ? Aragonnaises, corses, siciliennes ou andalouses ? Un parfum dont le prolongement serait la délicieuse Aube à Séville (assez ravélienne avec ses jolies notes aiguës qui se chauffent lentement). Musique, poésie et parfum se complètent dans l’unique dessein de nous faire rêver, de nous transporter vers des ailleurs enchanteurs !
Bon, j’arrête ici mon doux délire ;-)
Au boulot !

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par , le 27 mars 2014 à 15:41

Eh ben voilà, ça existe déjà, et je ne le savais même pas ! Je n’ai plus qu’à aller respirer ceux de ces parfums que je ne connais pas encore (merci pour ton doux et utile "délire", et tes précieuses indications !)

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Darjeeling

par , le 23 mars 2014 à 23:44

Ne connaissant ni l’un, ni l’autre, sauf de nom, le premier qui me soit venu à l’esprit Amazone d’Hermès. Je ne manquerai pas de vous suggérer d’autres parfums.

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