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Coven

Andrea Maack

Flacon de Coven - Andrea Maack
Coup de cœur
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Conte d’Islande

par , le 16 mars 2015

Andrea Maack est une styliste islandaise qui adore travailler les imprimés de ses tissus avec des motifs psychédéliques architecturés comme des sculptures.
Comme pour beaucoup d’artistes qui tentent de développer leurs parfums en niche, il est parfois difficile de retranscrire en flacons un univers bien à soi. Les premiers parfums de cette marque fonctionnaient de manière inégale.

Coven est une vraie surprise. Il possède quelque chose de l’enchantement des contes, souvent cruels, des frères Grimm. Le Petit Poucet ou Hansel et Gretel nous accompagneraient en marchant en direction d’une vieille chaumière en pierre et en bois alors qu’on risque de tomber sur l’herbe humide et la terre détrempée à tout moment.
Enfin parvenus dans la maisonnette plutôt angoissante, une vieille sorcière nous offrirait alors une potion à la sensation racinaire et au goût un peu rance de vieux tubercule germé.

De l’herbe printanière se transforme comme par magie en humus moussu humide et moisi automnal.

Presque candide, du foin arrondit la sensation terreuse de racines géantes de patchouli. La coumarine à odeur d’amande enfantine mue en une impression de seigle et d’épis de blé sec. Des odeurs grillées de café et de miel rappellent presque l’immortelle estivale.
Un encens poivré se mêle à un doux tabac sec délicatement ambré. Le moelleux baumé métamorphose la potion de racines et tubercules déracinés en un potage épais de haricots verts crus et de pois cassés ou en une purée consistante d’amandes encore vertes et de pois chiches écrasés rappelant une compotée de houmous.

Doit-on résister ou savourer cette offre ? N’y a-t-il pas un poison caché ?
Malgré la rusticité initiale, le poivré poussiéreux qui rappelle un peu Bang et Poivre Samarcande laisse un souvenir en mémoire (et sur les vêtements) que l’on se surprend à apprécier comme si on le redécouvrait sans cesse. La potion noueuse apothicaire farineuse des débuts laisse donc cette signature épicée si actuelle ? Cela doit être de la sorcellerie... Un haricot vert, pas si géant finalement, serait donc bien le moyen pour accéder au bonheur !

Le bal des saisons semble défiler dans une farandole exaltée. Seul l’hiver se tient éloigné de ce conte de fées dont la mélancolie, toute en teintes neutres de céréales et de sensations herbacées, pourrait nous séduire, allongé un soir à écouter ces histoires de princesses, marâtres, enfants et animaux enchantés.

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Isabelle

par , le 19 mars 2015 à 13:22

Mon gros coup de coeur de l’an dernier !
Essayé chez Jovoy et quasi-immédiatement adopté.
J’adore cette sensation de passer de l’herbe fraichement coupée à la mousse de sous-bois, avec un coté un peu minéral, comme si des silex parsemaient la mousse. J’avais déjà craqué pour l’encens très "urbain" de Craft, mais si je devais recommander un Andréa Maack, ce serait celui-ci.
Quel dommage que Jovoy ne le distribue plus ...
Il me semble toutefois que cette marque est distribuée par le site néerlandais Parfumaria. S’il n’est évidemment pas possible d’y aller pour tester les parfums, on peut toujours leur commander des échantillons avant de se lancer sur un flacon.

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Lady of Shalott

par , le 18 mars 2015 à 14:31

Passionnée par l’Islande, je serais enthousiasmée de sentir ce parfum et ses soeurs. Malheureusement, j’ai l’impression qu’il est introuvable en Province. Quelqu’un aurait un tuyau pour des échantillons ou une autre adresse que le printemps Haussman (je ne trouve pas les distributeurs de la marque en France) ?

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par , le 18 mars 2015 à 20:48

Jusqu’à il y a peu, il était encore vendu chez Jovoy à Paris (et aussi sur leur site) mais je viens de voir que la marque Andrea Maack n’y est plus distribuée... Du coup je ne vois pas où on peut s’en procurer.

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par , le 18 mars 2015 à 22:10

Bonjour

Pour info, nous avons interrogé la marque ce matin. Nous attendons un retour.
Cordialement

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par , le 23 mars 2015 à 16:43

Merci à tous deux. J’ai même rêvé il y a deux nuits que j’allais le tester en parfumerie ^^

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par , le 23 mars 2015 à 19:04

Je vois qu’on peut acheter des échantillons sur Lucky Scent.

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parenthèse

par , le 17 mars 2015 à 14:31

Thomas, je te remercie pour cette chronique, c’est un coup de cœur pour moi aussi !

Senti en avril dernier, Coven m’a emballée immédiatement, avec sa mousse et son odeur d’humus de forêt européenne ensorcelant (— subtile allusion à la signification du mot "coven" —), avec sa verdeur douce. Sur mon avant-bras il a su me surprendre plusieurs fois jusqu’au lendemain.
Et comme je rêvais d’un parfum de sous-bois depuis longtemps, je l’ai adopté chez Jovoy dans les semaines suivantes.

J’y sens un départ herbe coupée sur un fond forestier, puis le parfum se fait de plus en plus ’humique’, il m’évoque alors une mousse de chêne joyeuse, comme si j’étais un jeune daim batifolant sur un tapis moussu (dans l’esprit du jeu vidéo Endless Forest). C’est vrai qu’il peut avoir un aspect écoeurant si on ne le laisse pas assez "respirer", le côté bois humide peut-être. Mais j’y reviens régulièrement.

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Youggo

par , le 16 mars 2015 à 23:31

Il est superbe ce parfum. Un poil lourd à l’évolution, mais vraiment plein d’images et de sensation.
Il me rappelle un peu mon enfance, lorsqu’en automne j’allais jouer dans la forêt derrière chez mes parents. Au milieu des peupliers, des saules, du lierre et des carottes sauvages, à gratter la terre noire et humide au pied d’un arbre, jusqu’aux racines, pour déterrer quelques larves d’insectes dérangées dans leur début d’hibernation. La terre, la végétation humide, les feuilles en décomposition, et un feu de bois plus loin : c’est un peu ça Coven.
Pour l’univers du conte, c’est vrai qu’on est pas loin, dans l’esprit, d’un Unicorn Spell avec cette impression de nature... surnaturelle.

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par , le 16 mars 2015 à 23:33

(private joke : Parenthèse, c’est ta fête en ce moment sur Au Parfum ! J’attend ta réaction avec impatience !)

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par , le 17 mars 2015 à 14:16

C’est vrai qu’on en avait beaucoup parlé de ce petit là ! Sur tes conseils, j’ai aussi testé le Bois d’Ombrie des Parfums d’Italie ( un peu à la "one again" car chez Colette, ce n’est pas évident). À part un départ overdosé en patchouli un peu effrayant au début, je l’avais trouvé assez proche de Coven, en plus abstrait toutefois, mais mes impressions datent un peu...

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cuiretmusc

par , le 16 mars 2015 à 22:58

Moi aussi, je suis tentée, comme d’habitude avec les critiques d’Opium, d’aller découvrir Coven. Mais la marque n’a pas l’air d’être énormément distribuée, non ?
L’Islande n’est pas la porte à côté... :)
Une belle soirée à tous

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Glòsòli

par , le 16 mars 2015 à 22:51

Tout un programme, ce jus ! Avec une telle description, j’ai vraiment envie de me rouler en boule sous ma couette avec un recueil de contes anciens...
Moi qui n’affectionne pas les accords verts, j’ai tout de même très envie de découvrir comment part celui-ci ! Savez-vous où on peut le trouver en province, par hasard (Bordeaux) ?

(Opium, au risque de paraître insistante... auriez-vous croisé ma petite question concernant Lutens sur la critique de Bois de Violette...?)

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