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Cuir Ottoman

Parfum d’empire

Flacon de Cuir Ottoman - Parfum d'empire
Coup de cœur
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Intérieur Tout Cuir

par , le 16 août 2013

Ottoman, ce cuir ? Je ne sais pas ce que sentaient les selles des cavaliers chevauchant en Turquie sous le soleil il y a des siècles. En revanche, je me souviens assez précisément de ce que sentait l’habitacle de la voiture de mon père lorsque nous y entrions il y a quelques années après l’avoir laissée sous la chaleur en été, ou en hiver lorsque nous y allumions le chauffage. C’est à ces moments d’une chevauchée d’un autre type, dans ces engins métallisés modernes que sont devenues les autos, bolides aux intérieurs habillés plutôt qu’arnachés à l’extérieur, c’est, donc, à ces souvenirs nets que Cuir Ottoman me ramène.

Boîte à gants, housses des assises, portefeuille ou porte-monnaie, gants et blouson épars dans la voiture se mêlent aux odeurs presque pétroleuses. C’est que ce cuir nous ramènerait directement à la pompe à essence ou un dimanche soir, de retour de week-end, coincés dans les bouchons du périph’ !
La sensation est, tout d’abord, très brutale, assez raide, franche et radicale. Entre caoutchouc, cuir sombre et gomme, l’effet de densité et de matière est très net, mat, lisse et ferme ! L’odeur est bien celle d’une gomme ou de caoutchouc. Pour celles et ceux qui le connaissent, les premiers instants rapprochent Cuir Ottoman de Gomma de la marque Etro.
Après une bonne heure assis à l’arrière de la voiture, avant que les nausées ne se fassent réellement dérangeantes, jasmin et iris arrondissent ce "Cuir Automan", lui confèrent davantage de gras, d’épaisseur, de moelleux et de souplesse. Un bel effet poudré par l’iris poursuit le voyage à travers le temps, mêlant la trousse à poudres de belle-maman aux affaires de papa.
Bref, quoi qu’il en soit, on se trouve irrémédiablement ramené dans le passé.

Au poudré cosmétique de l’iris s’ajoute le poudré gourmand de la fève tonka pour une sensation de tablette de chocolat au lait onctueux appétissant qui rappelle vaguement l’accord d’un cuir au thé fumé arrondi par de la vanille de Bulgari Black.
Cette sensation est renforcée par une note qui m’a surpris durant des semaines, celle de certaines jacinthes quand elles sont bien mûres, épaisses, et qu’elles sentent le bulbe, les fleurs et ont quelque chose qui se situe entre le gras et le terreux. Bonne nouvelle pour mon nez et ma tête pas encore atteinte de démence hallucinatoire, il semble que le styrax, matière qui peut être utilisée pour produire une note de cuir doux et balsamique, possède également des dimensions bulbeuse et terreuse proches de la jacinthe.
Sur certain(e)s, une brassée de fleurs blanches, d’un jasmin lumineux, fait son apparition rapidement, éteignant la brûlure de cuir.
A ce moment, s’il se fait bien plus confortable par ses notes douces et orientales baumées, on en viendrait presque (mais, presque seulement...) à regretter le cinglant et la violence "in your face" des débuts de Cuir Ottoman qui est aussi attirant que déstabilisant et surprenant.
Reconnaissable entre mille, ce cuir n’est probablement pas tout à fait celui d’un empire quel qu’il soit, mais plutôt un empereur des parfums cuirés, à la fois rétro et moderne, brutal et délicat, qui ne peut pas laisser indifférent.

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Clara Muller

par , le 12 juillet 2015 à 13:33

Bonjour,
C’est drôle je ne sens pas du tout dans Cuir Ottoman ce cuir "revêtement de voiture" ou "blouson de cuir" dont parle Opium. Je le trouve au contraire très doux et velouté. Je ne le perçois pas comme un cuir tanné mais comme une peau vivante, très équestre, mais aussi, dès le début, très poudrée. Une idée bizarre m’est venue au sujet de cette jolie ambivalence cuir/iris : Cuir Ottoman me semble être un croisement entre la Cologne pour le soir de F. Kurkdjian et Après l’Ondée de Guerlain. Au bout de quelques heures, j’imagine que c’est l’effet fève tonka, il m’a même évoquées les pralines aux amandes, ces "chouchous" que l’on vend dans les fêtes foraines ou sur les plages. Autant dire que je le trouve merveilleux, mais certainement pas "cinglant" !

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par , le 19 mai 2015 à 20:52

Bonjour,
J’ai découvert ce parfum grâce à ce blog.
Je cherchais un parfum puissant, différent de ceux qu’on trouve dans les parfumeries traditionnelles et je n’ai pas été déçu !
Un petit cran au dessus de mon budget habituel (d’étudiant donc très limité...) mais je suis content de l’avoir acheté malgré les 120 euros difficiles à débourser !
Je trouve que la note de tête ressemble effectivement beaucoup à une sorte de gomme cuirée, très séche. J’ai mis quelques jours pour m’y habituer (voire pour devenir un peu addict), mais après quelques instants le parfum s’adoucit et devient beaucoup plus agréable pour mon nez de débutant.
Je l’ai mis une seule fois à ma fac et dans la même matinée deux profs ont trouvé que la salle de classe sentait très bon ! Et je vous assure que dans ma fac c’est TRES rare ! lol
PS : Je deviens addict à ce blog, les rédacteurs et membres sont de très bon conseil et je ne connais pas encore grand chose d’autre que ce que proposent Sephora et Marionnaud mais l’univers du parfum m’intrigue de plus en plus et j’apprends plein de choses ici ! Merci :)

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par , le 19 mai 2015 à 21:29

Bonsoir Pasimon, merci pour votre message, nous sommes toujours fiers et heureux de susciter des nouvelles passions ! Et aussi de savoir que le site auparfum provoque des addictions, encore, et encore... :) Bravo !

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par , le 22 mai 2015 à 21:21

Merci pour ce bel accueil Jeanne Doré :)

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par , le 19 mai 2015 à 22:21

Je le trouve très beau et terriblement sexy ce Cuir Ottoman, très bon choix. Il faudra aussi tester Cuir de Russie, si ce n’est déjà fait...

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par , le 22 mai 2015 à 21:20

Bonjour BillieH, merci pour ce conseil, à vrai dire, j’étais un peu intimidé devant les exclusifs de Chanel et je n’osais pas trop m’y arrêter auaparavant... J’ai testé cuir de Russie en faisant un crochet aux galeries Lafayette en fin d’après midi. La vendeuse a été super accueillante et agréble un vrai plaisir !
J’en ai testé quelques uns, cuir de russie est extra en effet ! J’ai également bien aimé Jersey sans être fan. Par contre, j’ai eu plus de mal avec celui qui sent l’herbe coupée (dont je ne souviens plus le nom...) et enfin j’ai trouvé bois des îles très agréable mais je préférerais le sentir sur ma copine que sur moi. Alors que j’ai trouvé cuir de russie et jersey parfaitement unisexe, bois des îles m’a moins plu sur mon poignet... On sent vraiment une particularité dans les parfums Chanel, je saurais pas le décrire mais il y a une empreinte j’ai trouvé...
De toute manière, j’ai largement le temps de faire mon choix en attendant de me reconstituer un budget :)

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par , le 22 mai 2015 à 22:53

Celui qui sentait l’herbe coupée, c’est surement Bel Respiro. ;)

Sachez aussi que vous pouvez demander des échantillons gratuitement (3) sur le site CHANEL, via leur boite mail en vous inscrivant. Ils sont très rapides.

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par , le 27 mai 2015 à 23:47

Exact :) C’est très particulier comme odeur je trouve...
Merci pour l’info !

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par , le 30 décembre 2014 à 17:10

Après avoir marqué une "pause" dans le port de parfum, puis une tentative ratée d’adoption d’une nouvelle fragance avec Comme des garçons 2, je suis repartie en quête DU parfum il y a quelques semaines. Un marathon qui m’a fait écumer les parfumeries jusqu’à ne plus rien pouvoir sentir, et trainer des heures durant sur les pages de auparfum.com... (qui auront eu raison de ma productivité au travail ! Mais c’est pour la bonne cause.)

Et donc aujourd’hui, je passe mon après-midi le nez collé dans mon coude à renifler Cuir ottoman avec ardeur. Miam !
A priori le choix devrait s’opérer entre ce dernier, une Chambre Noire (Olfactive Studio) qui se révèle très boisée sur mon poignet (un peu trop peut-être) et un Odin 03 qui présente le défaut de me plaire davantage sur mes vêtements que sur ma peau (où il prend une tournure très sucrée). Cuir Ottoman semble donc bien parti pour devenir l’heureux élu !

J’en profite pour remercier tous les rédacteurs de ce site, dont la lecture des commentaires, critiques et débats m’enchante et qui m’ont ouvert de nouvelles et belles perspectives en matière de parfums.

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hangten

par , le 18 novembre 2014 à 21:56

Bonjour,
Ne sachant pas trop où poster ma question, je me décide à le faire ici. Quelqu’un connait-il assez bien l’eau de toilette Knize Ten pour en parler ? Merci à toutes et à tous !

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par , le 18 novembre 2014 à 22:21

Bonsoir Hangten, justement, j’ai découvert Knize Ten récemment, et j’aimerais bien écrire quelque chose prochainement... A suivre !

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par , le 19 novembre 2014 à 00:19

Et bien Jeanne, ce sera un plaisir de lire votre article sur ce parfum et cuir unique dans son genre et inégalé qu’est (pour moi) Knize ten, l’un des parfums symboles des Années folles.
Je vais donc essayé d’être bref en attendant de voir si nos impressions se recoupent.
Commençant par une note aromatique et se poursuivant par une autre qui donne l’impression d’un baiser acidulé reçu de plein fouet sur les lèvres, cette fraîcheur initiale s’atténue progressivement pour faire place à une douceur subtile due à ses notes florales et qui atténue la rugosité du cuir devenant de plus en plus sombre et sec tandis que des notes fumées et ambrées viennent complétées l’équilibre de la morsure épicée procurée par l’oeillet.
Un cuir austère et élégant teinté d’exotisme mais également chaud et sensuel.La formule actuelle (du moins, celle que je possède et qui date d’une quinzaine d’années) se situe dans le droit fil de l’original créé en 1924 pour la maison Knize de Vienne par....François Coty et Vincent Roubert !!!

François Coty est connu.Vincent Roubert un peu moins, mais il est le créateur de l’immense Iris gris de Jacques Fath, un parfum légendaire qui, pour moi, restera inégalé en note iris.

Avec de tels créateurs, Knize ten ne pouvait qu’être une réussite.....

Et, je vais saliver en attendant votre article.Bonne soirée.

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par , le 19 novembre 2014 à 13:40

Merci Jeanne pour votre réponse. J’avoue que ce Knize Ten m’intrigue et me tente... M’inquiète un peu aussi ! J’attends donc avec impatience de vous lire.

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par , le 19 novembre 2014 à 15:11

Knize Ten est un parfum de 1920 dont la qualité n’a pas varié aujourd’hui (cela relève du miracle en fait). A acheter les yeux fermés tellement la qualité est haute et ce pour un prix ridicule en comparaison de ce qu’ose demander des marques de "luxe".
Le début est hyper sévère, un cuir bien tranchant qui va évoluer vers son fond ambré accompagné de nombreuses notes fleuries. Beaucoup d’oeillet, de géranium pour l’aspect frais tranchant puis de la rose, de l’iris, des épices quand il s’adoucit.
Il me rappel fort Gomma d’Etro mais ce dernier est beaucoup plus restreint dans ses notes et surtout dans la qualité des matières.
C’est un peu comme Rien de ELdO, on aime ou on déteste mais c’est des cuirs monumentaux !

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par , le 22 novembre 2014 à 14:17

Bonjour Frederic !
Je porte Knize Ten en ce moment, et je le trouve formidable.
Un parfum à l’ancienne, très qualitatif, avec de la tenue.
Là où il me sidère, c’est que je m’attendais à un cuir brutal, presque issu de l’atelier d’un garage, flaques d’huile au sol et Hot Rod capot ouvert, avec de décapants mécaniciens à l’ouvrage, le bleu ouvert sur le torse (oui, bon !)...
Or rien de cela. Une fois l’ouverture passée, solide, puissante, je sens un fleuri épicé. Et c’est somptueux. Rien de plus à ajouter.
Ah si, monumental chef d’œuvre.

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Bella

par , le 7 octobre 2014 à 18:12

Bonjour à tous,

Je ne savais pas où poster ma question, donc je la poste sur cette page, désolée :-)
Quelqu’un avait il testé le Musc Tonkin ? des avis ? Peut être un article prévu dessus ?

Merci par avance.

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par , le 7 octobre 2014 à 22:49

Bonsoir Bella.

Vous avez posé votre question au bon endroit, ne vous excusez pas.

Un article devrait prochainement être rédigé par moi-même. J’espère que je parviendrai à rendre l’hommage qu’il mérite à ce superbe parfum qu’est Musc Tonkin. ;-)

À bientôt.
Bonne soirée
Opium

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par , le 7 octobre 2014 à 22:56

Merci beaucoup pour votre réponse, Opium !
J’ai eu un échantillon aujourd’hui chez Marie Antoinette ! Je vais pouvoir le tester demain matin ;-)

J’ai hâte de lire votre article !

Bonne soirée à vous aussi.

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par , le 8 octobre 2014 à 09:13

J’attends votre avis avec impatience, Bella, et bien évidemment la critique d’Opium.
C’est le parfum le plus animal et même le plus sexuel que j’ai jamais porté. Il en arrive même à me déranger. Je ne suis pas incommodée, puisque mon nez est irrésistiblement attiré vers le creux de mon bras, mais plutôt gênée lorsque je le porte. Comme s’il était une invitation explicite lancée aux hommes...
Un parfum pas toujours facile à assumer donc, et qui fait passer M/Mink et MKK pour des EDT d’écolière. Je ne connais cependant pas Sécrétions Magnifiques d’ELO. A tester ?
Belle journée à tous

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par , le 18 octobre 2014 à 18:15

Bonjour Bella et Cuir et Musc.

Je vais prolonger un peu cette digression. Mon avis à propos de Musc Tonkin est en cours de peaufinage. Malgré cela, je peux déjà confirmer les propos rapportés : l’animalité "explicite" est en effet franche, mais souple en même temps ; pour autant, elle n’est pas si expérimentale que cela. Il ne s’agit pas de créer un parfum qui reproduit des odeurs de sexe juste par esprit de transgression, mais bien pour construire un parfum qui exprime et irradie un message de la sensualité que pouvaient exprimer les parfums dans le passé. Si ce parfum ferait passer M/Mink et MKK pour "des EdT d’écolière" (J’adore l’image !), pour autant, ce qui rend Musc Tonkin encore plus déstabilisant est la manière qu’il a de louvoyer, son feulement n’est pas le même que celui des deux autres parfums, ici, pas de bête autre qu’humaine, et ses sécrétions et fluides divers.

En cela, il y a bien quelque chose de l’esprit qui anime Sécrétions Magnifiques, pour autant, ils n’ont que peu à voir. La composition subversive d’État Libre d’Orange, c’est une œuvre olfactive (plutôt qu’un parfum à proprement parler) issue de l’hyperréalisme, presque photographique en haute résolution, où on ne sait plus ce qui est vivant ou non, la salinité iodée lactée est toute salivaire, sanguine et spermatique. Musc Tonkin, lui, est moins littéral, c’est à la fois cela, mais encore autre chose, un parfum plutôt qu’une odeur, habillé, avec un bouquet qui est aussi presque floral ; tout est exprimé, mais la photo ne cherche pas l’hyper netteté photoshopée, mais bien plutôt un grain qui montre en laissant une part d’ombre où les besoins, envies, fantasmes et projections peuvent bien davantage exister...

Bon, vivement l’article !
Bonne fin de journée.
Opium

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par , le 27 novembre 2014 à 11:55

Avant-hier, petite balade vers ma parfumerie préférée pour aller découvrir ses nouveautés (la gamme Jardins d’Ecrivains et quelques Profumum Roma supplémentaires). Elle avait également reçu Musc Tonkin dont j’avais lu qu’il était de nouveau en vente.
Alors, soit mon nez était fatigué, soit il a subi une reformulation (le parfum, pas mon nez ;) ). Dans l’exemplaire que je possède (ancien flaconnage), je perçois très nettement au début la note métallique du sang, que je trouve très affadie, quasi inexistante dans celui que j’ai pu sentir dans ma parfumerie. Je l’ai trouvé beaucoup plus "sage", moins sexuel, quoique toujours animal.
Autant dire, Opium, que je trépigne en attendant de lire votre avis sur la question lorsque vous aurez décortiqué ce Musc :) .
Bonne journée à tous

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par , le 27 novembre 2014 à 17:20

Bonjour cuiretmusc,

Je pense que Opium vous le confirmera mais, c’est tout simplement parce que la 1ère version de Musc Tonkin était en extrait alors que la nouvelle est en eau de parfum.

Il s’agit donc d’une réinterprétation qui n’est pas reprise note par note mais légèrement modifiée.Elle est moins compacte donc que celle que vous possédez mais est peut-être plus lumineuse avec une légèreté plus grande.

Bonne journée.

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par , le 27 novembre 2014 à 22:46

Bonsoir Aryse,
effectivement, vous avez tout à fait raison, c’est bien la version extrait que je possède. Je n’y avais jamais prêté attention, honte à moi, tellement persuadée d’avoir une EDP eu égard au format respectable du flacon :))
Bonne soirée

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par , le 28 novembre 2014 à 10:44

Tout s’explique donc....pour le mieux ;-)

Bonne journée cuiretmusc

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par , le 28 novembre 2014 à 12:53

Bonjour Cuiretmusc et Aryse.

Je réponds ici, en suivant le déroulé de vos échanges.

Marc-Antoine Corticchiato nous a dit n’avoir que réduit de un pourcent la concentration sans avoir touché à la formule, afin de justifier le changement de dénomination. La modification est minime.
Mais, comme je l’expliquais dans un échange avec Frédéric dans l’article de Rien, une simple modification de concentration, aussi minime soit-elle, fait remonter certaines notes plus que d’autres.
Donc, cela n’est pas vraiment étonnant. Et, ce, d’autant plus que l’on passe de la concentration maximale à une autre plus réduite où les choses "respirent" mieux.
Une modification en quantité a un impact sur la perception de la qualité, certaines notes "montent" et d’autres "descendent"... ;-)
J’espère être clair... ^^
Bonne journée.
Opium

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par , le 28 novembre 2014 à 17:14

Mais oui Opium, c’est très clair.Je dirais même lumineux comme certains parfums.Merci....

Et oui, la moindre modification de concentration (si minime soit-elle) modifie l’équilibre de l’ensemble.Mais, Musk tonkin en edp reste néanmoins très beau (même si cette fragrance, quelle que soit la concentration, me pose un problème...non pas sur la construction ni la beauté de la senteur mais sur ce que doit être vraiment un musc).

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par , le 2 décembre 2014 à 19:54

Re...

Décidément, c’est un triplé (gagnant) de commentaires ! ^^

J’avais un souci avec Musc Tonkin en extrait pour sa lourdeur, je vous avoue préférer la nouvelle concentration, plus respirable pour moi. ;-)

A propos de la reproduction du musc, je vous comprends, quelqu’un me disait exactement la même chose cette semaine. Elle est stylisée plutôt que réaliste et, je crois que, justement, c’est ce qui fait que je peux l’apprécier. Quand j’en ai senti à l’Osmothèque, j’ai failli être mis KO de bon matin... ^^

Encore une fois, passez une agréable soirée.
Opium

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par , le 2 décembre 2014 à 22:43

Bonsoir, Opium et tous les autres ici concernés. Il est à la fois surprenant et très agréable, ce glissement de Cuir Ottoman vers Musc Tonkin : d’un empire à l’autre en somme, d’un orient à un autre orient plus lointoin encore. Mais on ne sépare pas les deux contrées, si différentes soient-elles : on ne quitte pas la bête, on reste dans la plus pure et authentique animalité. Et sensualité...
J’ai découvert MT pas plus tard qu’il y a une semaine. C’est donc par la version EdP que je suis entré dans cette fabuleuse création de M-A Corticchiato, homme vraiment charmant au demeurant, rencontré à Bruxelles il y a quelques années, lors d’une présentation chez Kroonen & Brown. N’étant pas un fan absolu du musc (qu’aujourd’hui tant de vendeuses prononcent " meusk ", à l’anglaise, comme " must ", alors qu’il s’agit de musc, comme muscadin, muscadier, noix de muscade...), je me suis surpris, après un violent rejet comme face à une odeur excrémentielle, à progressivement sniffer mon poignet, et ce, de longues heures durant, tant m’ensorcelaient cette odeur inédite et son fond addictif. C’était celle de l’être aimé ou celle d’un corps à aimer. Presque celle, comment le dire sans heurter ?, de son doux postérieur. Coup au coeur et coup de coeur ! Parfum à apprivoiser, à s’approprier idéalement en toute intimité. En cas de sortie, se le vaporiser un certain temps avant...

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par , le 5 décembre 2014 à 21:39

Bonsoir Farnesiano.

Il n’y a de heurt pour personne, je pense, tant tout est justement choisi dans les termes.
Je valide totalement, c’est exactement cela. L’attraction-répulsion joue plein pot.

Merci pour ces mots bien trouvés.
Et, merci pour la petite précision orale, je vais avoir rapidement l’occasion de pouvoir la mettre en pratique à propos de ces "mUscs" qui ne sont pas des "mEUsks"... ;-)
Bonne soirée.
Opium

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cuiretmusc

par , le 7 juillet 2014 à 09:54

Bonjour à tous,
Ma petite parfumerie aixoise l’ayant reçu récemment, je me faisais une joie de l’essayer. Malheureusement, ce jour-là j’étais assez pressée, et contrairement à d’habitude, je ne l’ai pas porté une journée entière pour vérifier qu’il me plaisait.
Si je l’aime sur ma peau, en revanche, il a (sur moi), une tenue déplorable. Il est vrai que je suis habituée aux parfums assez "présents", puisque cet hiver j’ai vogué avec bonheur de l’Ombre Fauve (P.G.) à Une Rose en Noir (Miller Harris), en passant par mon habituel M.K.K. (S. Lutens), avec de très rares incursions chez Nuit de Longchamp (Lubin).

Bref, je lis partout que Cuir Ottoman a une excellente tenue. Alors pourquoi sur moi est-il si volatile ? Quelques minutes après, je ne le sens plus, sauf à coller mon nez sur mon poignet. Sans vouloir sentir la cocotte à des kilomètres à la ronde, j’aime bien une certaine présence. Tristesse....

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par , le 18 octobre 2014 à 18:16

Bonjour encore Cuir et Musc.

Pour revenir au sujet de cet article, donc Cuir Ottoman, je dois reconnaître que vous faîtes exception malheureusement, il tient en général très bien, et sur beaucoup de monde.
Une part d’explication réside peut-être dans la forte part d’iris et de notes irisées qui déclenchent souvent des anosmies et tolérances rapides chez certain(e)s.
J’en suis navré pour vous.

Passez une agréable fin de samedi après-midi.
Opium

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par , le 17 novembre 2014 à 12:10

Bonjour Opium, votre réponse m’avait échappé (donc merci avec retard !).
Auriez-vous des parfums à me conseiller qui me permettraient de vérifier cette hypothèse ?
J’attends Iris Silver Mist en concrète, mais peut-être Infusion d’Iris, Iris Nobile ?
Bonne journée

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par , le 17 novembre 2014 à 12:16

Pardon Opium, je viens de lire après coup votre article du mois de février dernier sur l’iris. Voilà des pistes à explorer !

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par , le 18 novembre 2014 à 15:08

Bonjour encore Cuiretmusc.

Oui, les trois parfums cités sont de bons exemples, surtout Infusion d’Iris que beaucoup croient ne plus diffuser car elles/ils ne se sentent plus alors qu’on les sent toujours bien. ;-)
Et, si vous ajoutez santal, muscs et/ou notes de violette à votre iris, vous augmentez encore les risques de saturation rapide.
La Panthère et ses muscs me fait ce coup-là. Elle va et vient à son gré, se moquant de mes envies à moi. Normal, c’est un félin ! ;-)

Bonne enquête ! ^^
Opium

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par , le 4 mars 2014 à 18:51

Bonsoir à tous.
De passage à pParis et tournant autour de ce parfum depuis deux ans, il était prévu un craquage (non, je ne craque jamais, je réfléchis au contraire toujours trop !) pour un achat de ce parfum. Chose faite, juste le temps de m’assurer par un reniflage rapide qu’il n’avait pas changé depuis ma première rencontre avec lui, et je suis l’heureux possesseur d’un 100 ml de ce cuir. Il en reste encore quelques flacons de cette contenance chez Marie Antoinette, place du marché Sainte Catherine. Sinon, c’est 500 ml. Accueil toujours aussi délicieux du propriétaire de la boutique. J’aime Paris...en touriste seulement.
Cordialement
Eric

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par , le 4 mars 2014 à 20:25

Heureux de vous savoir propriétaire de ce beau cuir reconnaissable entre mille...Profitez en bien !!!! Et portez vous bien tous les deux !!!

Et tant qu’à faire je préfère moi aussi acheter mes Parfums d’Empire (je les ai tous en fait ^^...un vrai fan !!! ) chez Marie Antoinette et discuter avec le chaleureux Antonio qu’aller à la Supérette Joffroy du coin de la rue ;)
Nouveau flaconage avant l’été et nouveaux prix sans aucun doute : pas certain de rester aussi fan... A voir... :(

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par , le 4 mars 2014 à 20:41

Bonsoir AdRem et merci de votre enthousiasme. C’est vrai, un nouveau flaconnage est en projet et j’aime bien Antonio, il m’avait fait découvrir cet été Oriza L. Legrand (Relique d’Amour, Horizon...).
Bien cordialement.
Eric

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par , le 4 mars 2014 à 21:20

Rêve d’Ossian a débarqué à mon domicile après un passage Marché Sainte Catherine...
Je me sens toujours un peu en danger en franchissant le seuil de cette petite boutique entre les Mona Di Orio, les Nez (désormais disponibles), les Parfums d’Empire, les Olfactives Studio, les Vero Profumo,..et l’accueil chaleureux d’Antonio : presque envie de me faire interdire d’entrée, comme au Casino, pour protéger ma Carte Bancaire ^^
Pour le fun, voici le lien vers le site de la petite boutique/caverne d’Ali Baba pour ceux qui n’ont pas eu encore la chance de rencontrer Antonio : http://www.marieantoinetteparis.fr/...

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par , le 18 octobre 2014 à 18:12

Bonjour Eric et AdRem.

L’accueil d’Antonio chez Marie-Antoinette est toujours charmant, attentif et passionné dans sa jolie boutique.

Eric, j’espère que vous trouvez toujours Cuir Ottoman aussi beau quelques mois après votre achat. ;-)

Bonne poursuite de journée à vous deux.
Opium

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par , le 27 septembre 2013 à 21:59

Bonjour,
je ne sais si c’est le bon endroit pour laisser ce message : l’un de vous saurait-il quel parfum pourrait être un cuir doux comme cuir beluga mais qui sur ma peau évolue vers un vanillé presque "classique" ? Merci !

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par , le 27 septembre 2013 à 22:55

Bonsoir Rose,

Je ne sais pas si il existe encore, mais je pense que Black de Bvlgari correspondrait peut-être à ce que vous appelez Cuir-Vanillé.
Midnight in Paris de Van Cleef and Arpels à aussi cette facette mais avec plus de tonka que de vanille ;)

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AdRem

par , le 22 septembre 2013 à 16:48

C’est un parfum que je porte, un parfum identifiable entre mille et j’ai adoré la description de ce "Cuir Automan" que vous proposez Opium.
J’ai été souvent malade en voiture étant gosse et c’est l’unique raison qui m’oblige à chercher d’autres images que les vôtres : sièges maculés et la tête à la hauteur des bas cotés de la route me rendent (si je puis dire !) les plaisirs de la conduite assez suspects pour parler d’un bonheur olfactif :(

J’ai une passion pour les Comics, je ne prétend pas vouloir me déguiser en portant un parfum et poutant c’est à Batman ou Catwoman que je pense avec ce parfum d’Empire... Si leur tenue devait sentir autres choses que l’adrénaline, je rêve pour eux de ce Cuir (le Latex ça sent moins bon)....
Ne vous méprenez pas, je ne me phantasme pas en Robin éperdu d’amour entre les bras d’une chauve-souris sur alimentée de testostérone ni ne souhaite me retrouver sous le joug du fouet de ma " Maitresse" en portant ce parfum...Je voudrais simplement dire combien ce parfum si brut de décoffrage au premier pschittt est d’un confort si incroyable à porter (l’Iris ?) et vous donne une telle aura d’assurance dans le regard de ceux qui vous croisent en frémissant des narines....que de vous même....même si vous êtes le plus timide citadin...vous redresser la tête avec "ce je ne sais quoi et ce presque rien"...qui vous évitera un abonnement à vie chez Meetic :)

"Le parfum dont vous êtes le Héros !" :) (j’ai pas trouvé pire comme slogan)

P.S : si vous êtes plus séries TV que BD US, " Chapeau Melon et Bottes de Cuir" est parfait : ni trop ni pas assez...so British :)

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par , le 22 septembre 2013 à 17:16

Batman + Catwoman <3

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par , le 25 septembre 2013 à 20:12

Bonsoir AdRem.
Je profite de ce message pour vous souhaiter, après quelques semaines de présence sur auparfum déjà, la bienvenue sur ce site.

 

Je suis content que la description de ce "Cuir Automan" soit signifiante pour vous même si vous ne pouvez y adhérer en raison de toutes ces heures passées malade à l’arrière de la voiture familiale. Je n’aimais pas trop ces moments non plus ; mais, disons que j’ai eu la chance de ne jamais avoir été plus mal que nauséeux dans ces circonstances-là... ^^

 

Je tenais à vous répondre pour vous dire combien vos évocations de l’ambiance des Comics étaient "parlantes". Je ne sais pas qui je préfère de "Maitress Catwoman", du bodybuildé testostéroné Batman ou de Robin l’éphèbe éternel (et, probablement, amoureux transi caché de l’homme chauve-souris...).
N’ayez aucun souci, vous faîtes ce que vous voulez avec Batman, Robin ou Catwoman ! (Ou les 3...^^)
Bon, plus sérieusement, l’idée que leurs tenues sentiraient, en dehors d’une sueur boostée à l’adrénaline, ce cuir, si raide au départ puis si rapidement assoupli par l’iris aux inflexions de cacao poudrées et beurrées (pour mieux et plus vite parvenir à enfiler la tenue contre les méchants ?), cette idée est, finalement, pas si étonnante ni barrée.
"Chapeau Melon et Bottes de Cuir" correspondrait bien aussi, mais, je préfère les Comics également...

 

Il est bien vrai que, parfois, les parfums nous portent, nous habillent, nous transportent, voire nous rendent fiers mieux qu’une couronne (royale) sur la tête ou une minerve (médicale) autour du cou. En portant certains parfums, surtout les cuirs et les chypres, le port de tête est plus affirmé, plus haut, la nuque semble se dégager mieux qu’après une séance chez l’ostéo ou le kiné... ^^
Entre un an d’abonnement à Meetic ou autre site de rencontres ou un flacon de Cuir Ottoman, moi, je sais ce que je ferai... ;-))
" Cuir Ottoman : Le Parfum dont vous êtes le Héros !"... Juste faire attention de ne pas se casser la tronche pour que cela ne devienne pas comique plutôt que Comics en méritant plutôt le slogan : " Cuir Ottoman : Le Parfum dont vous êtes le Zéro !"... ^^
On croirait un slogan L’Oréal, c’est parfait ! ^^

 

Merci encore pour le partage, malin et assez délirant ! ;-)
A bientôt.
Bonne soirée.
Miaouu...
Opium

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par , le 25 septembre 2013 à 23:43

Merci Opium pour votre accueil... ^^
Je prends plaisir à vous lire (j’ai des années de retard de lecture sur le site...Je ne m’ennuis pas en votre compagnie à tous depuis ce WE :) ) et j’apprécie d’autant plus vos commentaires.

Vous avez raison de souligner une des constantes philosophiques qui soutient tous les Comics : du zéro à l’infini...que tout cela est proche...quand le Héros se prend les pieds dans sa cape.

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par , le 27 septembre 2013 à 20:52

P.S : Merci Farnesiano d’avoir également aimer mon "Comic (S)Trip" et son "Cuir Eau de Gotham" !
A bientôt ;)

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Farnesiano

par , le 18 août 2013 à 12:47

Quel bonheur de retrouver ici l’évocation, par un spécialiste, de mon cuir préféré. Cette grande famille olfactive, très appréciée des vrais amateurs, offre un vaste choix de créations, aussi riche qu’est la matière du cuir lui-même. La tentation est grande d’établir une hiérarchie entre toutes ces fragrances*. Mais ce serait annuler l’héritage transmis de génération en génération au sein d’une longue lignée de parfumeurs.

J’ai sous les yeux, sous le nez plus précisément, quelques cuirs qui me sont chers sauf Cuir de Russie hélas, que j’aimerais bien me procurer un jour, qui est le cuir le plus souvent cité, celui-là même qui pour beaucoup sert d’étalon au sein de cette vaste famille. Etalon, c’est le mot ! Le cuir, la selle, l’animal, la peausserie en général...

Mais remontons dans le temps en débouchant mes quelques flacons. Peau d’Espagne de chez Santa Maria Novella est né en 1901. Son côté médicinal peut rebuter mais quel enchantement au bout de quelques minutes : ce cuir devient soie sur la peau, une soie étrange, à la fois animale et familière. Tabac blond en 1919 ouvrait une voie extrêmement personnelle : les cuirs fumés. Véritable choc olfactif, puissant, masculinissime, il laisse ensuite se développer un côté poudré et même fleuri qui ensorcèlera les femmes comme les hommes : un grand classique. 1924 voit la naissance de MON étalon : Knize Ten dont je conserve précieusement un échantillon absolument inchangé depuis apparemment plus de 30 ans ! Cuir Mauresque de chez Lutens s’en rapproche en plus fruité-alcoolisé. Gomma, heureusement et judicieusement cité par Opium est plus facile à porter parce que immédiatement séducteur, en révélant au premier abord une fraîcheur épicée, typique de la marque italienne. Et nous voici à Cuir Ottoman, véritable chef-d’oeuvre de la parfumerie moderne, à savourer impérativement comme la grande majorité des créations de Corticchiato.

Je songe à d’autres cuirs : Cuiron qui fut ma première découverte dans cette famille et le merveilleux Gucci pour Homme (2003, apparemment supprimé) qui sent la boite à chaussures en carton, ses chaussures neuves, son papier de soie, boîte dans la quelle on aurait oublié un peu d’encens... Belle création de Michel Almairac, auteur du remarquable et addictif Cuir Améthyste de chez Armani privé.

Confidence. Chez Parfum d’Empire, mon préféré demeure Equistrius, le plus bel iris du monde, une merveille étonnante à l’évolution absolument magistrale. Vaporisez un pull de laine, une écharpe, que sais-je, abandonnez-le dans une pièce. Retournez-y le soir ou mieux encore le lendemain. Je ne connais pas de plus beau et bon parfum. Qui l’évoquera sur ce site ? Mes connaissances en matière premières et mes facultés à toutes les saisir et reconnaître me paraissent bien pauvres pour me lancer dans un tel défi !

* Je ne sais plus où j’ai lu récemment un propos peut-être de Jean-Claude Ellena (dans un de ses deux livres ou en interview ?) qui s’étonne de voir sur des blogs des amateurs distribuer des étoiles à des parfums plutôt qu’à d’autres comme s’il était possible de critiquer telle ou telle autre démarche créatrice. L’art est-il criticable ? Pour ma part, je crois que oui : certains projets puent le commerce ; d’autres, comme Parfum d’Empire par exemple, relèvent d’une véritable démarche artistique, voire poétique. Mais je parle à des convaincus ;-)

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par , le 18 août 2013 à 14:29

J’ai jamais compris le délire avec Equistrius... Il faut vraiment que je le reteste une cent vingtième fois. Pour moi ça reste une sorte d’iris daim très éteint et vaguement musqué, sans ampleur et sans ambition...

 

Malgré votre joli texte sur Cuir Ottoman, permettez moi de m’offusquer quand je lis qu’Equistrius serait le plus bel iris du monde ;)

#ISMrpz

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par , le 18 août 2013 à 15:45

C’est vrai, Jicky, tu as tout à fait raison, Equistrius n’est sûrement pas le plus bel iris du monde mais c’est mon préféré. Ayant rencontré Corticchiato à Bruxelles chez Kroonen & Brown lors de la sortie d’Azémour pour une présentation de différentes marques de niche où se bousculaient e.a. Olfactive Studio avec Céline Verleure, Romano Ricci pour Juliette etc., Ateliers Cologne et un gars super sympa de chez Humiecki & Graaf, il m’a confié qu’Equistrius était son enfant chéri : je n’en revenais pas, j’étais comblé, moi qui me croyais presque le seul à l’aimer !

Les beaux iris ne se comptent pas, Hiris d’Hermès qui m’a fait découvrir cette noble famille, l’iris de chez Acqua di P, les Lutens bien évidemment, Iris ganache et le merveilleux iris Pallida récolte 2007 paru chez l’Artisan, etc. Mais celui que je porte le plus volontiers, même très régulièrement, en toute saison, matin comme soir, c’est Bois d’iris de chez Different Company. La formule un peu bio au départ a très légèrement été revue, me semble-t-il mais on me dit que non. Peut-être est-ce simplement que mon nez, lui, a évolué. Toutefois, mon premier flacon acheté à Paris dans la maison mère a viré au bout de deux ans malgré tous mes soins. Le fond actuel toujours délicatement boisé me semble un peu moins boisé, un peu moins rond mais quelle belle évolution ou plus exactement, caractéristique de JC Ellena, quelle remarquable linéarité ! C’est un parfum tout à la fois simple, naturel, élégant, confortable, totalement mixte, avec une pointe de dandysme léger (pléonasme ?) et qui semble aussi frais que chaleureux. Bien supérieur à mes yeux à l’Ukiyoé (me ferai jamais à ce nom).

Les parfums sont pour moi de vrais amis, avec leur caractère propre, leur évolution selon les circonstances, leur habillage même, leur look ai-je presque envie dire et parfois leurs caprices. Bois d’Iris (nom hélas repris chez Van Cleef pour une édition heureusement limitée de .... pas senti pour être honnête), Bois d’iris donc et Equistrius sont en quelque sorte mes meilleurs amis. Complètement irisés, si j’ose dire, carrément irradiés en tout cas, comme nous tous sur ce blog ;-)

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par , le 18 août 2013 à 16:21

Ah ok ça me va à 300% si c’est votre préféré !

J’avais déjà entendu parler de cet amour pour Equistrius. C’est dingue, je connais quelques personnes qui le trouvent vraiment extraordinaire et j’avoue être assez frustré de ne rien voir du tout. C’est un peu comme Dzongkha à une époque, les gens s’extasiaient dessus là où je ne voyais qu’une boule marron (même pas brune ! Marron !). Puis avec les soldes, je me le suis acheté, j’étais frustré comme une moule dont le destin s’avère être l’abattoir (pour finir décoctée dans un labo d’IFF afin de faire le 1453ème essai d’Invictus... mais je m’égare). Et finalement, j’ai vu le ciel de Dzongkha, j’ai compris comment on pouvait aussi l’aborder (en prenant de haut le labyrinthe comme j’ai l’habitude de le penser) et maintenant je l’adore. Bien, j’espère avoir cette révélation avec Equistrius...

 

Dans la famille des iris que - franchement - je trouve bof, il y a l’Acqua Di Parma. Ok c’est un bouquet floral crémeux, mais sérieux... Pourquoi les notes plastiques ?? Pourquoi ces foutus muscs boules qui viennent t’enrober le total ?? Il a beaucoup d’adeptes cet "iris" là, personnellement je ne lui trouve rien (attention, ce n’est pas un mauvais parfum, il est même tout à fait légitime, le côté trio floral est très bien hein). Ça doit être mon côté un peu radical, irissement parlant (je ne suis pas du tout comme ça dans la vraie vie... Patrice me décrit plutôt comme le monsieur qui "sautille sur les mots quand il monte "l’escargot" en tournant sur soi même pour que les couleurs se mélangent avec le soleil qui entre par toutes les fenêtres colorées", c’est dire à quel point je ne suis pas un austère admirateur de l’iris cinglant et terreux estimant que sa dernière crise de fou rire (estimée au XIIè s. selon une datation au carbone 14 par l’équipe du CNRS de Dijon) est une perte de temps).

 

En revanche, la texture de Bois d’iris de TDC est vraiment vraiment géniale : du jamais vu comment on sent le gras et le râpeux, avec un côté sec/humide très intéressant pour un parfum. Esthétiquement, l’écriture et le choix des matières pour ce parfum là en font vraiment un incontournable des iris du marché. Pour l’Ukiyoé, il ne faut tout simplement pas voir cette Hermessence comme un iris ! Ça reste une des plus belles mandarines du marché...

 

Et je le redis une dernière fois, parce qu’on le dit jamais assez : ISM c’est le Bien !

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par , le 18 août 2013 à 23:18

ISM oui mais curieusement je le trouve un peu froid ;" brume d’argent " explique sans doute cela ! La classe évidemment et le charme persuasif typique des Lutens.
Bonne soirée !

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par , le 19 août 2013 à 23:10

Salut Jicky.
Bon, je dois t’avouer qu’outre la qualité de tes interventions, j’ai énormément ri car tu es tellement drôle quand tu défends l’iris et conceptualise ta propre posture s’agissant de lui.
ISM est incontournable, effectivement.
Ton histoire de moule condamnée à finir sa vie dans une urne d’Infectus, ou, plutôt, "décoctée" lors d’un énième essai pour cela... Mouahahaaahhhh ! ^^
A trèèèèès vite !
Opium

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par , le 27 août 2014 à 12:42

Je m’inscris aussi au club des fans (et pas l’école) d’Equistrius, qui a été une vraie révélation pour moi. Il m’évoque le cuir (un joli cuir souple, assez féminin) et le rouge à lèvres vintage. En gros c’est mon cuir cosmétique... et Vu que mes marottes du moment c’est le cuir et la note rouge à lèvres/cosmétique... c’est le gros lot ;)

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par , le 30 août 2014 à 16:01

Votre avis m’a incitée à commandé un échantillon d’Equistrius, j’attends déjà avec impatience de le recevoir :

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par , le 18 octobre 2014 à 18:10

Bonjour Poupoune1607 et Lily Porcelaine.
J’espère, Lily Porcelaine, que vous êtes satisfaite de votre test d’Equistrius.
Poupoune, toujours dans ton "trip" cuirs cosmétiques ou es-tu passée à des choses plus "hards" ? Genre cuir de motard... :-)
Passez une agréable poursuite de journée.
Opium

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par , le 19 août 2013 à 23:08

Bonsoir Farnesiano.
Quelles belles évocations que les descriptions des cuirs sublimes que sont Knize Ten ou Peau d’Espagne.
Il en est de même pour quelques-uns modernes tels Cuiron, Gucci pr Homme et Equistrius.
A propos de ce dernier, le cas présent expose bien la différence qui existe entre "beaux parfums" (dans l’absolu) et "bons parfums" (pour soi). Il peut arriver que l’on apprécie un parfum moins parfaitement composé en étant conscient de sa moindre valeur tout en étant séduit par lui plus que par bien d’autres pourtant davantage parfaits.
Equistrius, comme Jicky, est à retester pour moi, d’autres ont un peu accaparé mon attention chez Parfum d’Empire. ^^

 

A propos de Bois d’Iris, il est effectivement bien fichu et très agréable. En revanche, un point a attiré mon attention : sa conservation. Au même titre que d’autres parfums de Jean-Claude Ellena, fragiles dans le temps, il ne semble pas utile de tenter de laisser maturer ces parfums, contrairement à certains parfums dont des versions vintage semblent améliorer l’effet rendu : Guerlain, Chanel et Christian Dior entre autres... C’est ce que certains blogueurs ont constaté. Angéliques sous la Pluie, Cologne Bigarade et certains Jardin(s) semblent être dans le même cas que ce qui est relaté à propos de Bois d’Iris. Beaux, mais "à consommer rapidement" car il existe une sorte de date de péremption. Probablement est-ce la part importante de composants plus complexes que des molécules seules (que ce soit par l’usage de bases ou par celui de matières naturelles plus important) qui améliore le rendu dans le temps qui semble se pâtiner et permet aux notes de s’arrondir, de mieux se souder entre elles en quelques sortes dans certains parfums classiques. La structure, plus complexe en termes de molécules (et non de rendu, soyons bien d’accord ^^), doit permettre de rallonger les délais de dégradation des fragrances. Les compositions plus réduites en termes de quantité de matières et celles-ci étant issues davantage de la synthèse (avec pour but d’obtenir un rendu plus efficient à partir d’une seule molécule) expliquent peut-être ce phénomène. Bref. Quoiqu’il en soit, inutile de laisser macérer les créations de J-C Ellena qui, si elles ont un "vrai" style très marqué, résistent mal à l’usure du temps qui passe.
Critique et notation seraient impossibles pour Jean-Claude Ellena justement. Or, l’Art est bien par définition critiquable ; et, que le parfum puisse être un art, convaincus nous sommes effectivement !

 

Iris Silver Mist, "brume d’argent" au charme froid réchauffée seulement quand la chaleur de ses gifles vient vous faire subir ses assauts de poignées de terre irisée, est, ab-so-lu-ment à tester encore et encore tant il est ma-gni-fi-que. #matraquage #ISM=Dieu ^^
Merci pour vos échanges Farnesiano.
A bientôt.
Opium

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par , le 20 août 2013 à 11:35

Merci beaucoup, Opium, pour ces considérations très instructives sur l’évolution des parfums dans le temps. Oui, les Guerlain, certains Chanel et quelques vieux Dior se conservent magnifiquement. L’éclairage " chimique " que vous m’apportez sur cette question me prouve aussi qu’en matière (c’est le mot !) de parfumerie, il demeure beaucoup de mystère ; on en revient à ce riche échange suscité sur ce site entre perfumistas sur l’obscurantisme du parfum. La comparaison établie souvent par les professionnels avec la conservation des vins me semble judicieuse mais fort limitée.

Plaisir de rencontrer un amateur de Knize Ten et de l’étrange peau d’Espagne. Oserait-on aujourd’hui sortir un " truc " comme ça ?

Et merci encore et bravo pour toutes ces connaissances, passionnantes et passionnées mais toujours nuancées, que vous nous délivrez, à nous, simples amateurs, tout au long des jours, des mois, des saisons. Je me ruinerais à vous suivre, stimulé, dans les achats-découvertes de fragrances rares, récentes ou anciennes ou oubliées. Farnesiano

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par , le 22 août 2013 à 11:23

Bonjour Farnesiano.
Mon "éclairage chimique" est très limité et je reprends des informations et échanges qui avaient eu lieu dans des sites Internet étrangers. Mais, ils recoupent des observations que l’on avait déjà eues avec d’autres personnes.

 

La comparaison entre œnologie et parfums est assez limitée effectivement. En effet, si nombre de parfums sont des vins de garde, tel n’est pas le cas des parfums dont peu s’améliorent, et, dans ce cas, très peu au final. Les parfums chez Chanel mais, surtout les anciens Guerlain, semblent gagner en rondeur, en fondu et en profondeur de champ, il s’épaississent, s’harmonisent un peu, se font moins frontaux en tête, plus denses en cœur et mieux fondus en fond. Cela est surtout vrai pour Shalimar (qui gagne en dimensions et profondeur), Mitsouko (lui perd sa tête citrique criarde et s’épaissit un peu) et L’Heure Bleue surtout (qui perdait dans ses "mauvais" batchs aux alentours de 2010-2011 sa tête goudronnée brûlée dysharmonieuse et récupérait un peu de corps). Attention : rien de miraculeux, mais, de vraies améliorations.
Ensuite, le débat sur les vintage concerne la question de savoir s’il convient d’acheter un parfum dans une "incarnation" passée, au risque qu’il ait perdu ou viré, en lieu et place d’une version contemporaine, de toutes les façons qui a souvent perdu voire même a plus ou moins viré.
Des paramètres nombreux peuvent avoir joué : température et lumière durant la conservation, ce qui ne pourra pas être vérifié. Un jus trop ambré pourra être un signal d’alerte.
Souvent, les chypres se madérisent avec le temps, il sentent le "fond de tonneau" ou "de barrique", les aldéhydés "perdent la tête" parfois, il se font un peu plus tassés. Mais, ce que l’on peut perdre techniquement est, dans la plupart des cas, largement équilibré par ce que l’on gagne en profondeur de champ, en meilleur fondu et en complexité de notes.
En fait, il semble qu’il vaut mieux ne pas dépasser une certaine date de conservation pour s’assurer d’éviter un mauvais achat. La balance du gain entre meilleure forme passée et perte possible due au vieillissement semble situer l’équilibre aux alentours des années 70-90. Jusque-là, très peu de jus "tapés". A partir d’avant les années 70, soit les années 60 et encore avant, là, le risque augmente d’altérations. Mais, encore une fois, il n’y a aucune règle absolue : certains ont pu acquérir des parfums qui avaient cinquante ans et bien plus et, tout cela, en parfait état finalement malgré le "grand âge" de leurs acquisitions.
Acquérir un vintage est toujours un peu un jeu de roulette russe ; on ne gagne pas à tous les coups. Mais, quand c’est le cas, c’est tellement bon qu’on devient vite accro. Non pas que le jus se soit amélioré beaucoup, mais juste qu’il était tellement meilleur, le plus souvent, dans ses formes passées. ;-)

 

A propos de Knize Ten et Peau d’Espagne, tous deux des cuirs à très forte personnalité, je crains qu’aujourd’hui il soit inconcevable d’imaginer de lancer des parfums avec une signature aussi marquée qui ferait dire à beaucoup : "C’est trop fort !" en signe de désapprobation. Déjà un parfum aussi c*uillu que Kenzo Jungle et son trop plein d’épices est inimaginable, alors des cuirs aussi signés... Le pire, c’est qu’on n’y ait pas droit en parfumerie grand public, au vu de ce qui sort actuellement, ok. Mais, en parfumerie de niche non plus cela n’est presque plus concevable. Enfin, parfois, heureusement, certains prennent encore des risques et tentent des choses osées. Cela laisse espérer parfois. Bois d’Ascèse de Naomi Goodsir fait partie de ces quelques rares parfums bien culottés.

 

Vous nous dites : "Bravo pour toutes ces connaissances, passionnantes et passionnées mais toujours nuancées délivrées aux "simples amateurs", tout au long des jours, des mois et des saisons" en résumé ; j’en suis, réellement, ravi. C’est cela que je tente d’instiller un peu, un style clinique mais où le scalpel reste insensible et où le jugement reste pondéré. Le terme "nuancé" est quelque chose que j’apprécie. Apprécier le parfum et le monde dans leurs diverses nuances de couleurs. Pour ce qu’il en est des "amateurs", beaucoup ne le sont pas ici. Merci pour votre humilité Farnesiano, mais, vous avez bien plus de connaissances que vous ne l’imaginez et, sans votre passion, la mienne et la nôtre ici sur auparfum n’aurait pas de motif(s) pour exister.

 

Merci à vous.
Excellente journée.
En espérant qu’encore un peu d’obscurantisme connaisse la lumière de la connaissance et régresse... ^^
Opium

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par , le 24 août 2013 à 17:24

- Réponse tardive, cher Opium, trop de choses nous accaparent et nous privent d’exercer notre passion sans limite. Merci pour ces nombreuses précisions et remarques qui enrichissent mes connaissances ; je n’ai par ailleurs qu’une seule envie : découvrir Bois d’ascèse (tout un programme) de Naomi Goodsir. Je crains qu’en Belgique, il ne soit disponible qu’en territoire flamand reculé, c’est à dire à Anvers précisément où l’on trouve bien plus de richesses parfumées qu’à Bruxelles. Etonnant non ? Ville forcément plus riche et plus branchée sur la création (célèbre école de stylisme, notamment).
A propos de la conservation des parfums, mes Vetiver et Habit rouge de Guerlain datant du début des années 90 demeurent extraordinaires. On y retrouve toujours ce que je me plais à appeler la ligne dorée de chez Guerlain, une manière de lumière rare, précieuse, un éblouissement de fin du jour, typique sans doute de la fameuse guerlinade, fil d’or que reproduisaient à l’époque tous les flacons et leurs emballages. Les 2 G entrelacés sur le carton et les étiquettes, les bouchons eux-mêmes dorés, etc., le jaune lumineux et intense du jus lui-même, tout cela créait une impression de luxe, de beauté rare, précieuse... Puis, Vetiver, le premier je crois, a opté dans son packaging pour l’argent et curieusement aussi, la fragrance a été reformulée : plus fraîche, plus verte, comme mentholée, et aussi comme plus " liquide ", moins huile précieuse, moins riche, moins ronde, moins Guerlain en somme. Mais je délire peut-être un peu... Les dernières créations mainstream sont revenues à l’or, comme quoi...
- Il va falloir que je me revisite Chêne, avec lequel j’ai toujours eu du mal, il est profond, comme l’est sans doute une forêt ou plutôt un bois au bout d’un jardin où il fait bon se perdre mais il me paraît si sec. Mais des parfums que j’adore comme Fougère bengale et Sables le sont tellement eux aussi.
- Me réappropier aussi Serge Noire qu’une collègue a porté pendant deux ans jusqu’à me donner des maux de tête ! Superbe création mais quelle forte personnalité ! Parfois ce parfum me semble presque tranchant !
- A propos des iris évoqués dans cet échange avec vous, Opium, et le merveilleux et trépidant Jicky, on pourrait aussi mentionner les iris verts, autre famille passionnante et qui réellement me fascine, parce que les fleurs peuvent s’y épanouir dynamiquement : Bas de soie et l’incomparable Heure exquise de chez Goutal, pour n’en citer que deux mais cela a sûrement déjà été l’objet de nombreux échanges sur ce site. Bon week-end ! Farnesiano

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par , le 24 août 2013 à 21:09

Ce sont des remarques très pertinents que vous faites, Farnesiano, sur les Guerlain et la couleur dorée. Je me souviens lors du lancement d’Idylle que le flacon avait été choisi doré parce que c’était la couleur Guerlain en héritage.

 

C’est d’ailleurs pertinent de s’intéresser sur la symbolique du doré, de nos jours et autrefois. Maintenant, le doré c’est surtout le bling bien grossier et pas très fin, tape-à-l’oeil, pour les russes et le moyen-orient essentiellement en parfumerie. Mais ce serait anachronique de dire ça pour Guerlain étant donné qu’en 1828 et jusqu’à la moitié du XXème siècle, le doré était une couleur qui était luxueuse (dans un sens plus positif que celui d’aujourd’hui) et tout à fait symbole du raffinement dont vous parlez, notamment pour les flacons. Et surtout, le doré était la couleur de la lumière (aujourd’hui, c’est le blanc qui a cette symbolique) : la luminosité du parfum sous forme liquide, le bronzage - encore positif et loin des représentations vulgaires d’aujourd’hui - et celle du flacon, unique.

Et dans la peinture religieuse, le doré était la couleur ultime pour représenter la lumière divine et sacrée.

 

J’aime beaucoup votre parallèle sur la "ligne dorée" de Guerlain que l’on pourrait assimiler à la Guerlinade. Je pense, si ça ne vous dérange pas, que c’est une expression que je reprendrai dans le futur ;)

 

 

Pour les iris verts, sachez que c’est - je pense - ma famille préférée. Et je prépare un article sur Heure Exquise pour auparfum ;) (pas commencé, mais ça viendra ^^). C’est une merveille en tout cas =)

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par , le 24 août 2013 à 23:36

Merci, Jicky, pour le compliment. Oui, n’hésitez pas : la ligne dorée nous appartient à tous. J’apprécie cette remarque sur le sacré. Le parfum est sacré et pas que chez caron ;-) Cette ligne se retrouve dans une grande majorité de Guerlain et bien sûr dans ce grand pionnier qu’est Jicky qui reste un modèle d’inventivité pour son époque et dont le nom vous sert de sympathique et attachant pseudo. Si vous voyiez la liste des noms que je trouve pour des parfums imaginaires ! La ligne dorée et Fil d’or en font partie. Il m’arrive régulièrement de vouloir soumettre à des parfumeurs plutôt qu’aux maisons elles-mêmes où ils créent, des noms que je trouve évocateurs, plutôt que ces innombrables rose ceci, magnolia cela, iris untel, cuir ici, lavande là-bas, et l’inévitable tubéreuse machin... Cette manie aussi d’accoupler des noms de fleurs ou de matière, comme s’il fallait réduire la senteur à cet accouplement alors qu’il y a tant de possibilités. Après Dies van Noten, Frédéric Malle sort Outrageous que j’ai senti à Bruxelles cette semaine sans le comprendre tout à fait (ou trop vite compris ?) : un cocktail très mojito, on ne peut plus tendance, hélas. Fallait-il l’appeler Menthe aux épices ? Bien sûr que non. Mais on a préféré l’anglais ou l’américain au marché duquel cette fragrance semble destinée. Packaging flashy orange et bleu : très ELO, tout ça. A approfondir. J’attends avec impatience de le voir épinglé sur ce site. Bonne nuit ou bon dimanche. Farnesiano

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par , le 24 août 2013 à 23:44

Houla waiiiiit. STOOOOP. STOP. STOP.

Outrageous sort en dehors des US ????

 

Nan. Nan. Attendez... Outrageous ne va quand même pas sortir en dehors des Etats Unis ??? C’est une grosse blague ??

 

NOOOOO. NOOO GOD PLEASE NOOOOOO.

 

C’était un parfum réclamé par les Etats Unis, vous savez ces bons vieux fresh and clean. A bah oui, fresh and clean on peut pas mieux : du cif et du gant en plastique pour faire la vaisselle. Le résultat ? Une sorte de citron métallique et musqué, genre un Dior Homme Cologne en moins bon.

 

Espérons qu’ils l’ont reformulé ! Parce que pour Dries, ok passe encore, le parfum n’est pas siiii mauvais (hum hum). Mais Outrageous nan quoi !

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par , le 25 août 2013 à 11:38

- Dispo à Bruxelles en tout cas. Sur touche et puis un pschhhit sur le poignet par temps chaud et lourd, avec ma peau acide, bref c’était pas l’idéal. Mais ne nous affolons pas, dans la gamme des frais mentholés-épicés-Brésil, il y a mieux me semble-t-il. A y repenser, je retrouve un Géranium pour Monsieur, que j’aime assez bien, mếlé à Dior Homme Cologne et un Roadtser poivré ou cardamommé. Une impression de dispensable ? ce n’est que mon avis.
- Dries en effet n’est pas si mauvais mais beaucoup de ses subtilités me semblent ne pouvoir être perçues que des connaisseurs... Fine vanille en bout de course comme dans l’Eau Duelle ou le merveilleux et regretté Lux de Mona Di Orio. J’attends avec impatience un nouveau grand Malle, bien signé Ropion, Roucel ou Fléchier... Ainsi que la reformulation et réapparition sur le marché de l’Eau de Monsieur de chez Goutal dont je garde un ultime flacon de sa version originale, fort sèche il faut l’avouer et appartenant à un style, une gamme presque démodés.

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par , le 27 août 2013 à 10:29

Bonjour encore Farnesiano.
Bois d’Ascèse est donc disponible peut-être, malgré tout, à Anvers... Je ne peux que vous inviter très sérieusement à aller jusque-là pour le découvrir... ;-)
Comme Jicky, j’ai particulièrement apprécié de vous lire à propos de ce que représente la "couleur" or (bien que cela n’en soit pas tout à fait une...) et concernant cette ligne dorée que vous percevez dans nombre de parfums Guerlain. Je crois bien que je me représente de quoi il s’agit.
Serge Noire et Chêne, que du bon et beau, retentez ce dernier, sait-on jamais (bien que je perçoive très bien l’écœurement possible avec l’austère mais très présent Serge Noire aussi)... Je pense que vous savez déjà ce que j’en pense. Selon les peaux et les personnes, Chêne n’est que bois secs de troncs dans la garrigue ou, au contraire, bois humidifiés et leurs mousses d’automne.
Comme vous, les iris, je les aime poudrés, parfois vraiment terreux, mais aussi verts. Bas de Soie, Chanel numéro 19 et Heure Exquise font partie de mes automatismes lorsque je n’ai pas vraiment d’idée sur quoi porter et lorsque je sais que je vais avoir suffisamment de temps et d’attention à leur consacrer. Jicky, comme il nous l’a précisé, est en cours de réflexion sur le Goutal. #hâte
Je comprends que, compte tenu de ce que l’on attend en termes d’excellence de la part de Frédéric Malle, Dries et ses notes gourmandes lactées, croustillantes, épicées et vanillées, ne séduise pas tous. Moi, par exemple, je l’aime bien, mais, sans plus... Quant à Outrageous, il n’est "outrageux" que d’accessibilité/facilité. On est assez loin de la prise de risques et de l’excellence ; mais, commercialement, il a tout (justement, en termes de facilité et d’accessibilité) pour cartonner en termes de ventes. Je ne serai donc pas du tout surpris d’apprendre que sa commercialisation s’élargit...
Au plaisir de vous lire.
Bonne journée.
Opium

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