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Flacon de Dries Van Noten - Éditions de parfums Frédéric Malle
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Speculoos jet-lagué

par , le 16 mars 2013

Après une petite vingtaine d’œuvres largement plébiscitées, M. Malle a souhaité expérimenter une nouvelle collection en introduisant dans le duo qu’il formait avec le parfumeur une troisième personnalité, un artiste d’un autre horizon qui viendrait apporter sa vision, son univers, Malle servant de (...)

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Frédéric Malle est connu pour être depuis 2003 l’éditeur de parfums qui a pour la première fois laissé totale carte blanche aux parfumeurs les plus talentueux du monde pour créer des parfums "sans contraintes".

Après une petite vingtaine d’œuvres largement plébiscitées, M. Malle a souhaité expérimenter une nouvelle collection en introduisant dans le duo qu’il formait avec le parfumeur une troisième personnalité, un artiste d’un autre horizon qui viendrait apporter sa vision, son univers, Malle servant de "trait d’union" et de traducteur entre les deux.

Le premier cobaye de cette nouvelle expérience n’a pas été difficile à trouver : le créateur Dries Van Noten, maître de l’ethnique-chic venant d’Anvers, vendait déjà des bougies Malle dans ses boutiques, songeait depuis longtemps à lancer son parfum, et, à travers quelques rencontres et certains atomes crochus manifestes, a trouvé en Malle son alter ego dans le monde de la parfumerie.

La genèse de ce "portrait olfactif" s’est ainsi construite à coups d’entretiens, de dîners et de mondanités en tout genre au cours desquelles le créateur a dévoilé son petit monde à l’éditeur, ce dernier prenant soin de tout noter dans un journal, qui servirait de base de travail pour les parfumeurs.

Les trois parfumeurs mis initialement en compet’ ont été Dominique Ropion, Maurice Roucel et Bruno Jovanovic, et, c’est le thème "oriental moderne" de ce dernier qui a très vite été retenu par Dries Van Noten pour le faire devenir "son parfum".

S’en est suivi alors un interminable jeu de ping-pong entre le parfumeur à New-York et le créateur à Anvers, sans que jamais ils ne se rencontrent, la balle étant Frédéric Malle lui-même, faisant le lien entre les essais de l’un et les commentaires de l’autre.

Le détail de ces va-et-vient olfactifs qui dureront près d’un an et demi sont relatés dans le fameux journal de bord qui a été communiqué par le service de presse, et qui, par ces détails anecdotiques énumérés quasiment en temps réel (le numéro de vol Air France Paris-NY, le code des essais de formules, les matières premières diminuées ou augmentées à chaque RDV, tous les lieux de vacances de F. Malle, etc….) peuvent soit fasciner, soit laisser perplexe…

 

Bon, toute cette introduction un brin académique et ennuyeuse pour vous dire que… j’ai du mal avec le nouveau Malle !

Tout ce tralala de triolisme d’artistes pinaillant sur des ppm de notes de santal, de praline, enfin je veux dire d’éthylmaltol (car chut ! sinon, on va croire que c’est un gourmand !), des notes épicées qu’il faut dompter pour ne pas faire trop "pharmacie", et j’en passe… comme si les mois passés à triturer une formule à distance étaient forcément un gage de qualité ! (C’est malheureusement le quotidien des parfumeurs œuvrant pour toutes les marques, dans toutes les maisons de parfums du monde…)

Le résultat est que le parfum Dries Van Noten, s’il reste un très bel oriental ambré, santalé, vanillé avec un chouilla d’épices gourmandes un peu lactées, est un parfum qui manque un peu d’âme. Et en plus, je ne sais pas si c’est volontaire (comme se le demande également Denyse sur son blog) mais il souffre d’un certain manque de sillage, il sèche sur la peau comme un masque d’argile, sans diffuser autour de lui le moindre halo olfactif, du moins pour celui qui le porte (en l’occurrence, moi) même après plusieurs pshitts généreux. [1]

 

Les belles matières sont là, c’est indéniable, et le rendu est globalement élégant, réconfortant, chaleureux, mais c’est comme si à force de se prendre des jet lags Anvers-NY en business class dans la tronche, la formule avait fini par se fatiguer, s’essouffler, par se vider, pour ressembler à des dizaines d’autres qui, sur le marché, sont elles aussi le fruit de longs mois ou d’années d’ajustements millimétrés, de compromis pour satisfaire un grand nombre de personnes, et qui au final ne laisse filtrer l’âme d’aucune.

Je suis persuadée que Dries Van Noten a un excellent goût en matière de parfum, et F. Malle a déjà fait les preuves de ses talents de directeur artistique en la matière, mais là où le duo exclusif Malle-parfumeur avait fait apparaitre des petits joyaux excentriques et intimistes comme Dans tes Bras, Lys Méditerranée, ou En Passant, le mode trio ne semble plus fonctionner de la même manière.

Par ailleurs, je soupçonne le choix de l’"oriental moderne" un peu gourmand (mais chut ! il faut pas le dire !) à base de santal ambré, d’avoir été comme par hasard le plus judicieux pour un marché en expansion comme le Moyen-Orient, malheureusement devenu la principale clientèle d’une parfumerie qui se dit "de niche" mais qui n’est plus que "de luxe", c’est à dire pas donnée, et de moins en moins émouvante.

[1Opium me glisse à l’oreille que le parfum, s’il se fait insidieux, disparaissant pour celle ou celui qui le porte, semble très bien diffuser, voire trop pour l’entourage. Il s’agirait donc d’un parfum qui existe, mais pour les autres ! Opium et Jicky me disent aussi qu’ils sont sûrs que ce parfum, pile poil dans "l’air du temps", va cartonner !

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Anthonymemories

par , le 26 octobre 2016 à 16:34

je confirme que le sillage n’est pas très au rendez-vous et c’est dommage car pour moi, ce parfum est envoûtant.

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par , le 15 novembre 2015 à 23:54

Moi aussi je l’aime bien ce Dries van Noten ! J’admets que ce n’est pas la meilleure création des éditions Frédéric Malle et que les matières premières semblent un peu moins nobles que dans les autres parfums de cette magnifique maison mais il est chaud, confortable, envelopant et extrêmement agréable à porter en cette semaine si éprouvante. Une petite bulle de réconfort ! Il est légèrement gourmand mais sans excès et sa vanille ressort très épicée sur ma peau ce qui est très agréable. Pas de speculoos à mes narines mais peut être une vague odeur de pop corn.
Je me demande toutefois si Dries van Noten vaut son prix somme toute assez élevé par rapport à la qualité un peu décevante de ce parfum. Il faut dire que Frédéric Malle avait placer la barre très haut avec ses éditions précédentes.

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Sarah13

par , le 22 mai 2015 à 19:51

Pour ma part, j’aime bien cette fragrance (ne me tapez trop fort, je suis nouvelle sur ce site...) ;
Elle est certes gourmande, par rapport à la gamme FM en général, mais c’est une jolie gourmandise qui se détache des "horreurs actuelles" que sont LVEB, Black opium ou même La Petite robe noire (pour moi cerise noire = nausée).
Sur la journée, une pulvérisation me suffit, alors que Portrait of a Lady ou En passant (que j’adore) ne tiennent pas sur moi.
Je suis assez surprise de cette odeur de "speculoos" que vous décrivez en majorité, car ce n’est pas du tout l’image à laquelle me renvoie ce parfum. Sur moi il est chaud et me fait partir vers des contrées plus orientales que pâtissières. Et puis je déteste les Speculoos presque autant que La petite robe noire...
Par contre, les premières notes sont un peu écœurantes et m’ont longtemps fait douter. Les notes de fond sont plus sensuelles et me correspondent mieux. Comme tout gourmand, je ne pense pas que ce soit un parfum à porter l’été, car trop entêtant.
Je n’étais pas au courant du long travail et des longs échanges autour de la création de ce parfum. Je l’ai découvert récemment, je l’ai donc senti "vierge" de toutes polémiques. J’ai d’ailleurs lu vos commentaires après mon achat...

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ghost7sam

par , le 7 juin 2013 à 14:43

Oublié de noter, avec la fièvre de tous ces échanges !

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ghost7sam

par , le 28 mai 2013 à 11:05

Hello à tous

Étrange de lire tous ces commentaires, car le sillage est très présent chez moi.

Lors de la pulvérisation, tout est très fort : les épices en tête. Nous n’en sommes pas encore à la gourmandise.
Puis, peu à peu, tout cela s’adoucit, et l’évocation qui m’est venu à l’esprit est très clairement : la pâtisserie. Un genre de madeleine ; "speculoos" ont clamé les uns, pop corns et produits lactés dixit les autres.

Sur la longueur, j’en suis satisfait. Pulvérisation tôt le matin, et tard le soir, il y’a ce fond doucement oriental.
Et puis je trouve qu’il y’a cette étrange (et peut-être feinte) "complexité" qu’on ne trouvera jamais chez un monstre moderne aux allures de star de ciné à Nociphorarrionnaud.
Je tempère toutefois mes arguments : mon précédent parfum est "Chrome" d’Azzaro (je n’accepte pas les quolibets), donc au niveau sillage et rémanence on est loin du compte, et il peut-être normal que je me satisfasse du sillage de nouveau Frédéric Malle.

Un mot pour finir, sur une marque sentie en parfumerie et absente à priori de ce site : Eutopie. Ils s’inspirent du voyage pour composer. Leur composition "n°3" est fantastique.
Allez faire un tour sur leur site : www.eutopie-parfums.com

All the best

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par , le 28 mai 2013 à 14:48

C’est sans doute normal que cette marque ne soit pas présente étant donné qu’elle est toute nouvelle et qu’elle vient de lancer ses 4 premiers parfums. J’ai eu l’occasion de les essayer dernièrement, plutot survoler, mais j’ai eu une très bonne impression surtout sur le numéro 3.

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par , le 28 mai 2013 à 23:58

Je les ai vu tout à l’heure au Printemps et j’ai pensé à vous deux donc j’ai testé, malgré les flacons calibrés à mort Moyen Orient. Je m’attendais à une vieille marque qui surfe sur les moyen orientaux pour drainer des sous avec des accords rabâchés et... Je me suis trompé ! C’est une vieille marque qui surfe sur les RUSSES pour drainer des sous avec des accords rabâchés !

 

Vous découvrirez des copies de ce qui est sympatoche en grand public, en moins bien construit, qui s’effondre en deux secondes et avec de moins jolies accords. Alien (le 1) se plastiquera. Black Orchid (le 4) va se bouffer un oud synthétique (Oud Blend Firmenich ripwizeeeent) le tout avec le charisme d’une moule. Opium m’a corrigé en disant que c’est dans l’esprit d’un Ombre Platine de Brosseau (qui est lui même un copycat de Black Orchid).. Le 2 c’est la rose oudée qui tâche et le 3 c’est une sorte de truc entre fleuri fruité et épices oud dans l’esprit des trucs "Touch my tralalala in the garden" de Kilian (flacon blanc et serpent doré, simple et de bon goût comme toujours *tousse tousse*)

 

Bref. A côté Dries fait figure d’œuvre d’art (c’est pas peu dire...)

 

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par , le 29 mai 2013 à 08:47

"Touch my tralala in the garden" loooool

Merci pour ce fou rire. C’est tellement vrai !

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par , le 29 mai 2013 à 09:32

Et vous avez pas vu le nom des prochains qui arrivent !!!
C’est pour ça qu’Alexis se permet de parler de "Touch my tralala", sinon il n’oserait pas !!! Ahah...

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par , le 29 mai 2013 à 10:12

Bonjour Jicky

Pour le n°3, ma touche sent toujours le fond, 5 jours après.
Cela ne s’est pas effondré si vite pour moi

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par , le 29 mai 2013 à 12:03

pour quelqu’un qui les a vu "tout à l’heure" tu dégaines vite. J’avais fait un essai sur peau pour le 3 et il tenait bien avec un évolution intéressante, loin d’être catastrophique et même agréable.

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par , le 29 mai 2013 à 12:30

Quand je dis qu’il s’effondre c’est pas qu’il ne tient pas. Ça veut dire qu’il retombe sur une base d’accords d’une simplicité peu encourageante. Le problème est technique et révèle le problème de beaucoup de parfums actuels : la formule n’est pas complète. T’as juste des bois qui tâchent ou des muscs interminables dans la plupart des parfums. Tout l’argent est parti dans la tête.

là le 1 est dans un patchouli musqué que ne dénigrerait pas Flowerbomb. Le 2 est imperturbable dans son accord oud-qui-pique, genre le gars il bouge plus #Botox. Le 3 à la limite s’en sort un peu (je dis bien un peu) en ce sens qu’il est pas moche comme les autres en fond, mais à quel prix ? La moitié de ce qui sort en grand public s’en sort presque mieux !

 

Alors oui je les ai pas essayé pendant un mois, j’ai quand même eu le 3 sur peau (et c’est franchement pas beau, j’avais le Fuel For Life Spirit sur l’autre poignet et c’était mieux ! C’est dire...)

Bref, ils font rire sur leur site. C’est juste du parfum hyper commercial, comme beaucoup d’autres petites marques de niche, qui surfent sur les marchés qui marchent. Il y a tellement plein d’autres choses intéressantes que franchement, ne perdons pas de temps là dessus (et encore moins d’argent !)

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par , le 29 mai 2013 à 17:57

Donc selon vous, certaines marques "alternatives" reproduisent les même erreurs que les parfums sélectifs : investir dans les notes de tête pour faire acheter et plaire au client ; et négliger le cœur et le fond ??

D’un autre côté faire des formules super longues n’est peut-être pas la solution ultime. De la même manière qu’un peintre peut réaliser de grandes choses avec peu de couleurs ou peu de motifs, et de la même manière qu’un musicien peut épurer un accord pour en garder que les notes voulues, on peut faire la même chose en parfum non ?

En tout cas après mon simple test récent sur Habit rouge, le point que je trouve vraiment intéressant en parfumerie est : savoir développer un parfum avec une belle évolution dans le temps (belle structure T/C/F) pourquoi pas jouer sur la surprise avec de nouvelles notes qui apparaissent lorsqu’on ne s’y attend pas.

Bref, j’aime bcp Eutopie n°3, il laisse un sillage, la rémanence est là ; mais il est vrai que l’odeur maintenant est quasi la même que celle sentie au moment de la pulvérisation. c’est sûrement là que le bât blesse.

merci pour ces avis !!

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par , le 29 mai 2013 à 18:54

D’autres ne font pas QUE reproduire les "mêmes erreurs en niche" par rapport au mainstream. Non non non... tout simplement ils lancent des parfums tout à fait mainstream, et même pire : des parfums cheap et vraiment bas de gamme pour le mainstream, dans la niche. Je ne citerai bien sûr pas notre cher Francis Kurkdjian et ses deux Amyris !

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par , le 29 mai 2013 à 19:45

Alors entendons nous bien sur la parfumerie sélective. Pour ce faire, je vais citer mon grincheux préféré (Thierry, spéciale dédicace pour toi) : "Proportionnellement, il y a plus de belles choses dans un Sephora que chez Jovoy". Explications : Jovoy sert de métaphore à la boutiques de niche en générale, je ne conspue pas cette boutique oufissime. Non, ce que ça veut dire c’est que dans cette profusion de marques de niches, il y a beaucoup d’opportunistes qui surfent sur la vague de la parfumerie confidentielle. Il n’y a qu’à entendre Opium nous faire le récit de son expérience du salon Excense à Milan... (oui, c’est un appel à Opium pour qu’il vous explique l’ampleur de... la chose).

 

Ensuite, le problème d’Eutopie ne réside même pas entièrement dans le problème "tout dans la tête rien dans le fond". C’est presque pire que ça, et c’est un des problèmes de la parfumerie en générale : c’est qu’il n’y a tout simplement pas de véritable construction. Alors je ne parle même pas de la construction TCF, qui n’existe plus vraiment (un vrai parfum évolutif dans cette construction est très rare aujourd’hui). Mais beaucoup de parfumeurs revendiquent maintenant la déconstruction genre "je n’ai pas suivi la pyramide traditionnelle, mais j’ai plutôt fait [XXX]" avec [XXX] symbolisant une démarche créative genre "j’ai mis en opposition deux facettes opposées", "j’ai supprimé le coeur", "j’ai tout misé sur des notes de fond explosives que j’ai transcendé sur tout le parfum". Eutopie n’a même pas ce raisonnement de "déconstruction".

 

Ensuite, pour votre métaphore du peintre. Ce n’est pas parce qu’il y a peu de matières qu’il n’y a pas d’évolutions. En fait, l’évolution d’un parfum dépend de la volatilité des produits qui le composent. Ainsi, si on réduit de manière extrème et très simplifiée, un parfum à trois produits peut faire un parfum TCF (exemple : Bergamote, Jasmin, Patchouli, avec le départ de la bergamote, le floral du jasmin en coeur et le patchouli qui est très stable en fond).

Beaucoup de parfumeurs revendiquent cette épure, le plus symbolique étant le parfumeur maison d’Hermès, Jean-Claude Ellena. Mais beaucoup d’autres revendiquent épurer certaines créations (parfois c’est risible, cf La Vie est Belle).

 

Les notes qui apparaissent quand on ne s’y attend pas nécessite une maîtrise technique que vous n’imaginez même pas (que je n’imagine même pas non plus !). L’exemple qui illustrerait ce propos c’est Iris Silver Mist (probablement le plus beau parfum sur terre à mon avis, mais là n’est pas la question ^^). Le truc avec ISM, c’est que Lutens voulait un parfum à l’iris, mais de la tête au fond. Roucel il a fait "ok pas de soucis man, je te fais ça". Toc toc, il bosse sur sa formule et la présente à Lulu mais Lutens il marque une pause, il regarde Roucel et lui fait "Tchiiiiiiiip, je veux plus d’iris, t’es mignon avec ton petit iris en fond. Non, je veux un parfum à l’iris de la tête au fond. Tout le temps".

Et là Roucel bah il se retrouve un peu sur le c*l. L’iris est une note de coeur/fond, c’est à dire qu’elle se manifeste surtout au bout de quelques heures de manière pleine. Et si tu mets que de l’iris dans un flacon, déjà ton produit est inabordable (l’iris est une matière des plus couteuses), et en plus le parfum est frustrant puisqu’il ne démarre pas.

 

Roucel lui a présenté plein d’essais, et toujours Lutens lui disait "PLUS D’IRIS MALHEUREUX !!". Par des tours de passe passe ingénieux, Roucel a réussi à évoquer l’iris du départ jusqu’au fond (par des évocations de carottes, de violettes, de bois, de résines, de racines etc...). Il a détourné plein de matières de telles sorte qu’elles soient tournées vers l’iris, seulement vers l’iris. Cet exercice demande une technique imparable, une maitrise des matières inimaginable, que peu de parfumeurs peuvent prétendre atteindre.

 

 

Les parfums Eutopie sont des parfums en ce sens qu’ils ont une odeur, des ingrédients, des accords connus. Mais je connais un petit gars étudiant en parfumerie (le Patouiiiiiss juste au dessus) qui commence à touiller deux trois affaires et honnêtement, en plus d’être 10 000 fois plus intéressant dans la créativité, ça se tient mieux parce que ce qu’il fait ne sent pas la fainéantise du "je met des bois et du musc en fond, parce que de toute manière ça tient, ça sent fort, ça va "bien" avec le reste et que de toute manière, les russes visés ils s’en COGNENT".

 

Donc oui il laisse un sillage et la rémanence est là. Mais j’ai envie de dire "Gucci Guilty aussi".

 

En fait, c’est horrible parce que je comprends ce que vous ressentez. Vous vous dîtes "mais qu’est ce qu’il fait chier le petit gars : ça sent bon et j’aime bien !!". Oui, mais ce qu’il faudrait c’est comparer par rapport à des parfums qui s’accordent sur le même type de notes, et vous verrez que certains parfums du même genre VIVENT sur mouillettes ! Prenez Alien en eau de parfumm et sentez le jasmin qui frétille sous le nez. Prenez Portrait of a Lady et vous verrez toutes les notes en train de vous faire du pied... Les parfums Eutopie ne vivent pas, ce sont des matières plaquées les unes sur les autres, diluées dans l’alcool et plastifiées pour ne plus bouger. Ca marche comme ça.

Mais à porter, le parfum n’aime pas et ne sourie pas.

 

Vive l’odorat !

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par , le 29 mai 2013 à 20:44

J’allais te répondre que tu cherches midi à 14h pour un parfum qui ne cherche pas à voler haut pq j’avais en tête des petits flacons blancs tout simples et la vendeuse m’avait parlée d’une petite maison qui venait d’ouvrir dans le MArais ...oui bon je suis allez vérifier et effectivement rien à voir, c’est 160€ le flacon et c’est distribué aux Emirats et en Russie principalement avec le texte habituel du genre "nous avons été chercher les plus précieux ingrédients aux 4 coins du ... blabla..." . Dommage je l’aimais bien moi ce 3.

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par , le 29 mai 2013 à 21:48

Rien ne vous empêche de l’aimer quand même !

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par , le 29 mai 2013 à 22:47

C’est clair, rien ne vous empêche de l’aimer !

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par , le 30 mai 2013 à 11:03

M’enfin non ! La créatrice de cette marque est une ancienne commerciale de l’Oréal chargée des marchés orientaux (lu sur le site de la marque Eutopia) de même que son mari. Désolé mais ma religion m’interdit d’acheter ça.

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par , le 30 mai 2013 à 13:49

(J’imagine que quand tu parles de religion tu penses à ISM hein :D !)

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par , le 31 mai 2013 à 11:06

*se signe à genou

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par , le 29 mai 2013 à 22:56

Merci Jicky je plussoie à fond

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par , le 30 mai 2013 à 12:07

Salut Jicky et bonjour à tou(te)s.

 

J’ai oublié un truc hier : merci et bravo à Jicky pour son analyse qui parvient au double exploit de donner une étude presque de marketing sur la parfumerie et certains marchés en même temps qu’avec son exemple à propos de Iris Silver Mist il fournit un cours d’initiation à la composition.
Et, en gros, il semble bien que cela se soit passé ainsi. Ce chef d’œuvre est né d’un désir considéré comme presque impossible alors en termes créatifs. Mais, le génie de deux hommes a rendu la chose possible.
J’ai pris un énorme plaisir à lire tout cela ! ;-)

 

Bonne journée.
Opium

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par , le 30 mai 2013 à 12:35

Oui, oui, moi aussi je me suis régalé à lire cette explication de la fabrication d’ISM. C’est édifiant (dans le sens de l’apport culturel, de la pédagogie instructive etc... et non religieux...quoique avec le prosélytisme de Jicky quant à ce jus et sa vénération totale, le second sens d’édifiant est bon aussi. De toute façon, j’ai été converti moi aussi, alors...). J’y ai appris beaucoup. ISM reste pour moi (et j’aime en garder cette idée, même si elle n’est pas toute à fait juste après la lecture du billet de Jicky) le résultat d’un distillat de la matière brute et première, à haute concentration, sans autres ajouts, transparence chimique dans un flacon cloche de laboratoire, tout aussi transparent. Mais désormais, le plaisir de savoir et de connaître, s’ajoute à celui d’aimer et de possèder ce bijou. Merci donc.
Très cordialement
ERic

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par , le 30 mai 2013 à 13:54

Ah ah merci beaucoup ^^

 

Je peux finir sur une petit anecdote ?

J’ai eu la chance de voir Maurice Roucel (deux fois :D !) et dans les trucs "people", je met toujours Iris Silver Mist (afin de démontrer que ce parfum n’est pas qu’austère et froid mais est aussi très avenant et tout simplement magnifique en soi). Et j’avais pu parler avec notre Maurice-à-la-moustache pis en discutant il m’a pris le cou, m’a senti et il m’a fait "Oh la la... Ce parfum... Oh la la c’est tellement un parfum de dingue. Quand je le sens j’arrive pas à me dire "c’est moi qui ai fait ça" je me dis toujours "c’est pas possible, je devais être bourré quand j’ai fait ce truc !!"

 

Voilà, je la trouve rigolote comme anecdote. Genre même lui il s’en remet pas ^^

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par , le 30 mai 2013 à 15:47

Tu veux dire que Maurice Roucel a fourré son nez moustachu dans ton cou ??? (il n’a plus de moustaches, d’ailleurs, si ?..)

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par , le 30 mai 2013 à 17:13

AHAH ça m’éclate cette histoire. Je t’imagine devenir rouge pivoine quand le grand Maurice te fourre sa moustache dans le cou :)
Ça me fait marrer parce que moi la semaine dernière c’était Jean Michel Duriez (très gentil). Mais là comment faire pour porter une de ses créations ? J’imagine le truc.
"Euh Bonjour, j’ai mis L’eau de Rochas sensuelle, vous voulez sentir ?"
"Oh la la, ça sent le vomi de bébé, j’arrive pas à imaginer que c’est moi qui ait pu faire ça"...

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par , le 30 mai 2013 à 17:48

Bonjour à tous,

Je profite de ces légères et instructives digressions pour vous demander un petit conseil. Moi même adepte d’ISM, je cherche un flacon vaporisateur à hauteur de ce chef d’oeuvre. Quelqu’un pourrait il m’indiquer des idées de boutiques ou je peux trouver un vapo qui ne soit pas un vulgaire vapo de voyage en plastique ?
J’ai beau les trouver très élégants, les flacons cloche ne sont pas très pratiques.
Merci Jicky pour votre argumentaire et pour l’anecdote (M.Roucel a l’air plutôt sympathique finalement). A faire lire autour de soi !

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par , le 30 mai 2013 à 19:16

Bonjour valerian !
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Tout d’abord, un grand merci a jicky pour son article sur la creation d’iris silver mist (the only one). C’est si instructif ! Et pour l’anecdote concernant le createur de ce monument ! Comment je peux faire pour que Chris Sheldrake mette son nez dans mon cou ?!!! ^^

Moi j’ai achete un vapo avec une poire, en cristal (il en existe en verre) sur internet. Avec le mot clef : vapo cristal poire.

Ca donne un air venitien ou Renaissance, superbe sur une commode ! On en trouve sur un site de barbier sur internet etc.

C’est a mon avis le seul style de vapo qui soit digne de recevoir ce divin parfum !
Dans le temps on trouvait des vapos de marque marcel Franck. Par contre evitez ceux qui ont déjà servi sur les sites de ventes aux encheres en occasion pr ne pas qu’une odeur ternisse ISM .
Même nettoye a l’alcool a 90, un parfum contenu dans un vapo sent encore et risque d’endommager ou alterer les notes d’ISM (amen !) Comme dirait Jicky.
Il y a des modeles en verre qui imitent a la perfection le cristal.

J’ai achete ISM par correspondance aux Salons du Palais royal avec Un Lys. Ce dernier est un peu etouffant. Pour le porter il faut savoir au prealable si une fenetre sera ouverte pres de soi ou si on sera au dehors. Decoiffant mais genial ! Mais Iris Silver Mist est encore superieur et n’est jamais etouffant.

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par , le 7 juin 2013 à 15:07

Hello

Pour info,la société Marcel Franck reprend du service et envisage même d’accompager de nombreuses marques de niche

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par , le 31 mai 2013 à 11:10

personnellement je transvase du flacon cloche dans un flacon Serge Lutens. Ils sont pratique puisqu’ils se dévissent tout simplement et je reste dans la même marque.

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par , le 30 mai 2013 à 23:39

"Huuuum les lactones fruités aux relents d’haleine de bébé qui vient de faire son petit rot... C’est soooo Eau Sensuelllllle". La blague. Je t’en foutrais du sensuel moi.

 

Valerian, oui oui clairement Roucel il est super sympa ! C’est un bon vivant super sincère. Bon après je le connais que dans un contexte détendu hein, j’ai pas pesé 3L de Dans Tes Bras avec lui ^^. Mais il a la réputation d’être assez direct, ce qui est vrai, ce qui fait que dans le contexte du travail j’imagine que parfois ça doit pas tout le temps passer ^^. En tout cas les parfumeurs sont rarement de gros péteux justement. (à part Richard Fraysse, le mec il m’avait craché à la gueule limite genre "tin il est mignon le petit bambin de 15 ans, pfff". J’avais envie de lui dire "eh mec, tu viens de faire YUZU MAN oh ! Donc tu fais profil bas et tu craches pas à la gueule des gens"). En fait, ce sont des passionnés et quand ils rencontrent des passionnés, bah ça fait des explosions de passion et donc généralement ça marche bien :D !!

 

Quant à Iris Silver Mist, oui clairement il faut le mettre en vapo !! Envoie un mail (drjicky@hotmail.fr), je peux t’envoyer un petit vapo tout simple mais efficace je pense que j’ai ça ;)

 

La vaporisation lui va si bien... Mon dieu j’ai envie de le mettre (haaaaan je profite de la digression pour me confier !!! Je vous ai pas dit !! J’ai fini pour la première fois de ma vie un flacon de parfum. C’était Iris Silver Mist. Mon dieu, j’ai encore envie d’en pleurer. Ce que l’histoire ne dit pas c’est que j’en avais un flacon en stock ^^ Mais bon, ça me fait stresser là, j’en ai plus "que" 75ml !!!! Bref, j’ai connu cette sensation désastreuse du flacon qui se vide et où tu cherches désespérement de nouvelles gouttes...)

 

Vous me faites rire quand même parce que vous êtes vachement enthousiastes avec ISM et je trouve ça trop cool genre on est dans un délire commun et tout ^^. C’est touchant !! Merci beaucoup !!!

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par , le 30 mai 2013 à 23:28

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!! :D !!!!!!

Pis bon il avait pas ZE moustache mais il avait quand même une tite binouche hein.

Puis même, comme qui dirait, la moustache ne fait pas le Roucel !

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par , le 4 juin 2013 à 10:00

A mon tour de rapporter une petite anecdote :

Je suis retourné à la parfumerie en question il y’a quelques jours. Je dis à la bonne femme que j’ai bien aimé Eutopie n°3. Elle me dit en s’extasiant "ouiii il marche très bien etc... D’ailleurs une de nos meilleures clientes a amené l’une de ses amies, une jeune fille toute frêle et menue pour sentir des parfums. Lorsque cette dernière a senti Eutopie n°3 sur son bras, elle a eu le coup de foudre ; en disant qu’elle en avait des frissons. Elle était russe."

bien vu le marché cible !!

Sinon j’ai pu sentir sur touche plusieurs autres parfums. Je souhaitais une touche animale, sans que ce soit aussi hard que M/Mink

- Dzing ! par l’Artisan Parfumeur : ça sent le cirque, la ménagerie, le parfum de la danseuse, comme la fourrure des fauves.... Cependant j’accroche pas.

- Muscs Koublaï Khan de Lulu : des notes animales ; mais je n’ai pa eu le réflexe de le tester sur peau car paraît-il il se dompte magnifiquement. Test incomplet.

- Anima Dulcis de Arquiste : une marque mexicaine qui m’a l’air un peu superficielle. Je perçois à juste titre le cacao ; on m’explique qu’il y’a aussi du piment, cannelle et vanille. Original, mais au final l’odeur m’est perçue comme déjà vue. Je décroche

Puis je suis irrésistiblement attiré par les FM, tous de rouge vêtus.
- Portrait of a Lady, puisqu’on me l’a conseillé : une rose turque qui attaque, toutes épines dehors. Unfortunately, je n’aime pas [encore] les fleurs, donc ne vous arrachez pas les cheveux, mais ce parfum ne m’a pas parlé.

- Idem pour le parfum de Thérèse, que je ne me vois pas porter ; mon impression est une profusion de fleurs avec qui j’ai encore du mal à communiquer.

- Je demande maintenant Baudelaire, pour laisser une deuxième chance à Byredo qui ne m’a pas convaincu (ou plutôt convaincu bien trop fortement)avec M/Mink.
Au début je n’ai pas senti grand chose, car les senteurs commencent à peser (le pot de café est là, mais psychologiquement ça fait beaucoup, surtout pour un débutant)
En rentrant à la maison, le parfois se dévoile : forestier et vert selon moi, avec une touche de mystère, tels les sombres sous-bois. Vert plutôt foncé et un peu inquiétant, boisé, pas le vert fluo inoffensif et gentillet. Plusieurs jours après, j’adore encore.

- Odin New York Tanoké n°7 : il m’a interpellé, et c’est un grand mérite. Un peu piquant ou je ne sais quoi, et vert à la fois. Sur le coup j’ai pas accroché, mais le souvenir que j’en ai me plaît donc je re-testerai.

- Et enfin Agar Musk de Ramon Monegal : une odeur assez conforme je dirais qui par contre évolue très bien. Ces muscs au fond se rafraïchissent avec le temps. Un super beau flacon, mais j’ai une impression de facilité comme avec Anima Dulcis

Voilà dites moi vos impressions sur ces parfums, ce qu’ils vous inspirent ou pas.
Ciaociao

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par , le 6 juin 2013 à 00:11

Bonsoir Ghost7Sam.

 

Tout d’abord, merci pour l’anecdote, donc nous avons trop tristement vu juste quant au ciblage de cette nouvelle marque. #étonnant #oupas
Ensuite, juste pour vous dire que vous ne faîtes pas vos tests à moitié, c’est bien ! Vous avez testé du "beau" et du "lourd" (au sens de "qui a de l’importance"...) !
Dans la marée de commentaires qui accompagnent les rayons de soleil enfin présents, votre message n’est pas passé inaperçu.
Laissez-moi juste un jour ou deux et je vous réponds à propos de vos découvertes.
Y a des trucs bien sympas dans ce que vous avez testé.
Mais, n’oubliez pas, faîtes-vous plaisir d’abord. ;-)
Si un parfum vous plaît, craquez, tant pis pour le "bon goût perfumista"...
Mais, un jour, vous verrez, vous aimerez même les épines de Portrait of a Lady... Oui, je sais, je suis contradictoire, ce ne sera pas la première fois. ^^

 

Bonne nuit.
A très vite.
Opium

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par , le 6 juin 2013 à 00:37

Ah ah décidemment on se croise sieur Opium ^^

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par , le 6 juin 2013 à 10:56

Aaaah c’est coool de voir que mon commentaire n’est pas passé inaperçu ; et à vrai dire, j’attendais vos réactions, Opium et Jicky.

Je vais me laisser un peu de temps pour réfléchir (sur Baudelaire, Dries Van Noten et Eutopie n°3 principalement), d’autant que j’ai un kit d’échantillons de la boutique Nose qui vient d’arriver.

J’ai juste testé un dernier hier sur poignet.
M7 Oud Absolu de Yves Saint Laurent. J’avais lu comme quoi il s’agissait du M7 de 2002 modifié et qui n’existe plus. Apparemment le premier était mieux mais celui-ci s’en sortait pas mal.

En tout cas, j’ai carrément accroché ! Il était tout en bas du rayon évidemment ; et dès que mon nez l’a senti, j’ai senti ce questionnement, cette interpellation, et ce truc merveilleux qui fait que ça ne plaît pas à la seconde même où on le sent.
ça sent le cuir, je crois déceler une orange en tête, et des épices du genre cannelle-cumin-girofle mais là je tâtonne. Et un fond oudé et chaud, sensuel et qui rappelle vraiment la peau en "bedroom activity".

vive l’odorat comme dirait l’ôtre....

Peace.

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par , le 6 juin 2013 à 00:37

Bonsoir GhostSam !

 

Ah ah énorme pour le coup de la dame russe et d’eutopia ^^. J’ai pas d’expérience en vente, mais quelques perfumistas que vous connaissez travaillent ou ont travaillé en vente et on voit très vite qui achète quoi (c’est même limite effrayant, comme si y’avait des ondes bizarres qui rayonnent des flacons et touchent de suite les gens en fonctions d’où ils viennent et tout)

 

Tu cherches des parfums animaux sans être trop hard ? Donc oui, à la limite ne te lance pas tout de suite dans le trop hardos type MKK, absolu pour le soir, etc.

Je te conseillerais bien de revenir au basique : Jicky de Guerlain. Il est animal mais végétal à la fois, plein de contraste et très joli.

Sinon, en parfum absolument somptueux, il y a L’Heure Fougueuse, une des meilleurs choses qui soit arrivée à la parfumerie ces dernières années. Ici l’animal n’a rien de transgressif, il sert le propos du parfum. C’est un cheval vivant, doux, lumineux. C’est une merveille. Clairement un des chef d’oeuvre de la parfumerie du XXIème siècle.

 

Anima Dulcis, je sais pas mais j’arrive pas à accrocher, je suis comme toi. Denyse de Grain de Musc s’est extasiée dessus, j’ai d’autres amis qui l’adorent aussi mais je sais pas moi, y’a un truc qui marche pas. C’est pas vilain, c’est même plutôt bien foutu. Disons que je suis circonspect ^^

 

Le Parfum de Thérèse est une merveille mais il a pas grand chose à voir dans votre sélection. Reviens y plus tard je pense, c’est quelque chose que tu apprendras plus à apprécier avec le temps je pense. En tout cas, personnellement j’adore le porter, en plus de respirer, ce parfum irradie une lumière saisissante. Je crois que c’est le Roudnitska qui me parle le plus !

 

Pareil pour Portrait : teste le sur peau, si tu as l’occasion, porte le ! C’est vraiment un parfum que tu peux vivre sur la durée. Il surprend beaucoup tous les passionnés : avec le recul on ne cesse de le redécouvrir. Et son incroyable succès nous fait sans cesse revoir notre jugement.

 

Je suis carrément d’accord avec ton analyse du Ramon Monégal. C’est mignonnet m’enfin c’est pas l’éclate quoi. Je le trouve très convenu : tout est là, c’est pas hyper moche mais qu’est ce qu’on se fait chier ^^

 

Bonne découverte !

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par , le 22 mai 2015 à 14:58

Bonjour Alexis,

Bon, en préalable, à nouveau toutes mes félicitations pour ton admission à l’ISIPCA... C’est ton rêve qui prend forme, ta passion qui va pouvoir exploser et je te souhaite de nous créer dans quelques temps des parfums magnifiques, touchants, originaux, mémorables !!!! si les p’tits cochons ne te mangent pas ^^ ;)

Bon, en faisant des recherches sur Anima Dulcis, pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur au porté hier toute la journée, je suis tombée sur ce commentaire que tu as écrit il y a déjà 2 ans, en réponse d’ailleurs à un avis du même ordre sur ce parfum...

Personnellement, je me situerais plutôt dans la veine des émotions de Denyse Beaulieu sur le coup...

Surtout après avoir essayé, sur le même thème,parallèlement Horizon, d’Oriza L. Legrand et Bornéo 1834 de Lutens...
J’ai trouvé le 1er intéressant, "couillu" mais un peu too much... un peu trop "in your face"...
Quant au 2e, décevant au possible, dévoré par le patchouli (d’ailleurs, aujourd’hui, en me faisant la bise, j’ai quand même un collègue habitué à mes parfums un peu différents, classe, plein de caractère, qui m’a sorti : "ah bah tiens, tu sens le patchouli à plein nez toi aujourd’hui, tu te la joues babos ???" moi : "euh, non, normalement, c’était pas ça mais oui, je suis d’accord, ça manque de finesse :(" )...

Au contraire, Anima Dulcis, un cadeau de l’adorable Demian, est tout ce que je rêvais de rencontrer en termes de parfum construit autour de la note cacao !...
Un cacao très fin, pas sucré, même pas gourmand, tout juste gourmet, une note de cuir subtile, délicieusement subversive, qui animalise légèrement ce parfum, des épices (piment, cannelle) qui le réchauffent sans l’étouffer et lui ôter son côté sombre, une orange très discrète qui ne le fait jamais tomber dans l’alimentaire comme je peux le ressentir parfois dans certains parfums (ex : l’Eau des merveilles d’Hermès me transforme illico en gâteau à la fleur d’oranger géant :(), une vanille très douce, jamais écoeurante ou grasse...
Le parfum reste sec et racé sur ma peau, de la tête au fond, c’est une merveille d’équilibre... Je le trouve très sensuel (le mélange cuir/cacao ?), limite sexuel (l’histoire de la création de ce parfum n’est d’ailleurs pas sans pencher de ce côté là ;) )sans être opulent et imposant, une séduction toute en raffinement , qui ne s’affiche pas de façon tapageuse... Bref, la grande classe oui...

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par , le 29 mai 2013 à 23:46

Bonsoir Ghost7Sam.

 

A propos des différences de perceptions quant à Dries et son sillage, des matériaux doivent jouer. Pour l’avoir senti récemment sur des gens qui le portaient, moi je le détectais très bien, bien mieux que quand moi je le porte, mais, les porteurs, eux, le détectaient réellement peu.
Les composants qui font l’aspect sucré, les ionones (nom de molécule un peu barbare), l’iris avec les santals, tous ces composants peuvent jouer en fonction de la "tolérance" de chacun pour réduire ou influer sur son auto-perception.
Si vous le détectez, tant mieux, profitez-en. ;-)

 

Concernant les parfums de la toute nouvelle marque Eutopie, que j’ai eus l’occasion de tester la semaine passée assez attentivement, je vais tenter d’apporter mes pierres à l’édifice en complétant ce qui a été dit par mes camarades.
- N°1 : Une impression très familière, je ne mets pas tout de suite le "nez" dessus. OMG, c’est Alien ! Mais, il n’en n’a pas la tenue ni le sillage. Il semble en retrait. Il se fait évanescent et musqué. Il incommodera moins que le très polarisant et très présent (trop pour beaucoup) parfum de Thierry Mugler.
- N°2 : Une rose oudée comme... il y en a tant en niche aujourd’hui ; comme il y en a beaucoup (trop). Plutôt jolie, un peu en retrait par rapport à ce que l’on peut faire dans les parfums clairement destinés au marché qu’est le Moyen-Orient qui veut des roses qui "fracassent tout" mais avec de la rondeur. (Si les produits sont juste brutaux, les moyen-orientaux qui ont, au moins, une culture olfactive aussi affirmée que la nôtre, n’en voudront pas... Il leur faut un "boxeur dans des gants de velours" [dixit moi-même... ^^] ) Là, elle n’est pas trop envahissante malgré tout, ce qui aura un second avantage que j’expliquerai ensuite.
- N°3 : Un ambré boisé un peu fumé oudé aromatique. Le plus marquant pour moi. Mais, beaucoup de marques de niche ont déjà ce type de parfum. Pas innovant non plus, mais, plutôt joli. Il résiste bien durant les heures qui passent. Dans le genre, je préfère Sahara Noir, le nouveau féminin de Tom Ford. Très (Trop) cher pour un parfum Grand Public, mais, son ambré boisé aromatique avec son accord d’encens est très joli. Et, plus radical. En fait, cela a l’air d’être feu Amber Absolute de la Private Blend qui, comme La Petite Robe Noire l’an passé a trouvé le chemin, car commercialement avec du potentiel, des linéaires "exclusifs" vers les linéaires "plus accessibles" (si l’on ne tient pas compte du prix !). Pour en revenir au parfum Eutopie, il se défend plutôt bien malgré tout.
- N°4 : Je l’aime beaucoup aussi celui-ci, comme le premier, il me rappelle un truc. Mais, quoi ? Oups, on dirait Ombre Platine de J.-C. Brosseau, lui-même, comme l’a déjà précisé Jicky, la version vanillée moins envahissante de Black Orchid de ... Tom Ford encore, mais dans sa collection Grand Public. Mais, ici, la tenue et le sillage ne sont pas les mêmes. Comme pour Alien, le "trop" a été gommé pour en faire quelque chose de plus "accessible", de presque plus harmonieux, moins clivant en somme. La tenue, ici aussi, n’est pas celle de "l’original" qui semble ne jamais finir et vouloir s’arrêter de diffuser...

 

En fait, nous sommes bien dans le sujet tel que l’article de Jeanne se concluait avec son interrogation à propos du besoin, pour être efficaces financièrement, de séduire certaines clientèles.
Jicky fait appel à une anecdote : J’ai assisté au pas de course à Exsence à Milan cette année. En m’approchant de l’entrée, située pourtant à dix bons mètres, avec des grilles situées à cinq mètres avant de franchir le seuil de la porte, on sentait déjà les bois ambrés qui "dégazaient" plus puissamment que les cuves de sucre devant n’importe quel Nociphorarionnaud. Autres clients, autres mœurs et autres tics "créatifs". Mais, aussi, toujours des clichés d’odeurs. Là, pour séduire le Moyen-Orient, trèèès gros client en niche, on sort l’artillerie lourde : les bois-qui-piquent comme si 10 000 flacons de One Million étaient brisés ! (Bon, j’exagère un peu, mais, l’idée est là... ^^)
Le Moyen-Orient veut de la puissance. MAIS, la Russie (l’autre grand marché à fort potentiel, ce que By Kilian a très bien compris), elle, ne supporte pas les mêmes intensités. De ce fait, nombre de marques séparent leurs propositions en fonction de ces deux marchés aux exigences diverses. By Kilian, donc, l’a fait avec ses ouds pour le Moyen-Orient d’un côté en flacons noir et or et ses "Touch my..." pour la Russie en flacons blanc et or. Tom Ford s’apprête, lui, à le faire prochainement avec une nouvelle collection. (Destinée à qui ? A l’Asie en même temps qu’au Moyen-Orient peut-être aux exigences trèèès différentes pourtant, me semble-t-il, en cumulant des produits plus éthérés avec d’autre plus puissants... Mais, attention, je ne me guide qu’à partir des pyramides disponibles, peut-être tout est-il destiné à l’Asie seulement... Donc, ces propos-ci sont sujets à caution.)

 

Le fait que les parfums, N°2 et N°3 surtout, soient signés par des notes habituelles au Moyen-Orient mais avec une puissance un peu moindre m’indique que les deux marchés différents sont visés.
Cela n’est pas gênant. Que des parfums ne soient pas évolutifs non plus comme l’a expliqué Jicky. Aujourd’hui, presque tous les parfums sont "anévolutifs". ("Alien, ne bouge pas, reste tel que tu es dès le début stp !" ^^) Donc, certains parfums monolithiques, figés, sont magnifiques !
Ce qui est plus gênant, c’est que les parfums soient si peu innovants. Mais, cela est habituel aussi, en niche presque autant qu’en Grand Public, pas si "alternative" dans tous les cas la niche. Comme partout ailleurs, il faut faire le tri entre le bon grain et l’ivraie.
Ce qui est encore plus dérangeant, c’est sous couvert de jolis textes, des parfums créés non seulement pas innovants, mais qui ne tiennent pas leurs promesses dans le temps. Bon, cela arrive très souvent, la réalité et les promesses sont éloignés, cela arrive tout le temps même. Mais, l’accumulation de certains tics peut devenir horripilante. Là, l’accumulation devient importante.
Ce qui m’a horripilé encore en sentant ces parfums, ce ne sont pas les clins d’œil très appuyés à coups de traits de liner ambrés et rose-oudés, ce sont les cas des premier et dernier parfums. La pompe assez éhontée, je trouve, de parfums qui ont les avantages suivants :
- Ne pas être assez connus pour qu’une "très forte inspiration" soit remarquable par la plupart. Ils sont suffisamment bien placés dans les "charts" pour avoir du potentiel, pas sur des marches des podiums assez hautes pour qu’on arrive à mettre facilement le doigt sur la "copie". Je possède chacun des deux concernés, pourtant, il m’a fallu du temps pour détecter de quoi il s’agissait alors que, quand on met le "nez" dessus, c’est indéniable.
- Ils plaisent à des cibles majeures. Alien et Black Orchid plaisent à la fois aux moyen-orientaux et aux russes.
- Le "twist" "lightant" : en allégeant les parfums, on leur ôte du potentiel artistique, mais, on améliore leur "vendabilité" (Oui, je sais, ce terme n’existe pas, mais, il est tard et j’adore les néologismes ! ^^).
- La construction des nouveautés n’est pas à la hauteur, en termes de sillage et de tenue, des "originaux" qui en arrivent même à incommoder. C’est, je crois, à propos de ces deux cas-ci surtout que Jicky précisait que les parfums, très modernes par ces tares (trop fréquentes aujourd’hui) "s’effondrent" ; ils chutent rapidement d’une tête accrocheuse vers un bain musqué pas dérangeant qui pourrait plaire en "sentant le propre" peut-être même ? Mais qui est prévisible, plat et assez banal somme toute. (Dries a certains éléments techniques qui peuvent déplaire ou interpeller, mais, il est, clairement, bien mieux conçu, dans ses facettes et sa structuration, que certaines nouveautés... ^^)
Toute marque se doit de survivre commercialement. Un peu d’opportunisme est parfois salutaire financièrement. Trop d’opportunisme frôle un peu "l’arnaque" ou, tout au moins, peut exaspérer...

 

Ghost7Sam : Au fur et à mesure que vous découvrirez davantage de parfums, vous comprendrez de quoi il s’agit.
Mais, si ces parfums vous plaisent, tant mieux, craquez pour eux. ;-)
Simplement, sur auparfum, on tente quand on le peut d’expliquer un peu certains événements (reformulations, lancements, stratégies...).
En espérant avoir pas trop mal complété les propos très intéressants échangés auparavant et avoir été un peu utile...
Bonne soirée à vous tou(te)s.
Opium

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par , le 30 mai 2013 à 00:39

pas de souci c’est super, Jicky et Opium de prendre tout ce temps.
c’est bien le premier forum, et le seul que je connaisse, où les gars (et les filles) prennent tant de précision et d’attention pour répondre.

Ok donc manque d’innovation, et ciblage mal camouflé de marchés porteurs pour la parfumerie de niche. je comprends mieux - même si je n’avais pas deviné le dixième de cette stratégie commerciale en naviguant sur les sites d’Eutopie (quoique presse russe maintenant ça me revient) et de ByKilian.

Pour Dries Van Noten, je relance ma première observation. Je sens sa présence sûrement car j’ai eu l’habitude dans le passé récent de porter de porter des parfums frais et légers, fougères. Donc un oriental, même timide sur les bords, ne manque pas de se faire remarquer ;-)

La même vendeuse qui m’a fait sentir DVN et Eutopie n°3, m’a amené vers :
- Tuscan leather de Tom Ford : bien cuiré comme son nom l’indique
- M/Mink de Byredo, et alors lui je n’arrive vraiment pas à m’y faire. Trop trop dur encore.

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par , le 30 mai 2013 à 12:22

Bonjour Ghost7Sam.

 

Alors, d’abord, un grand merci pour tous ces compliments, ça fait super plaisir de se savoir utile ! ;-)

 

A propos des parfums à tester, si vous avez l’occasion lors de vos futurs tests de tester la série des parfums oudés de By Kilian, vous verrez, vous retrouverez des grands airs des N°3 et N°2 avec sa rose oudée.
Mais, si vous voulez une rose de jersey et de velours, un peu rêche et en même temps divine, penchez-vous sur Portrait of a Lady qui, avec ses bois, son ambre, son encens, sa rose et tout le reste encore, est probablement l’une des plus belles et grandioses, si ce n’est la plus belle de son genre... <3
Pour un style plus soyeux, plus lisse, glossé et brillant, tentez Noir de Noir, une rose sur du cachemire. Moins spectaculaire, moins originale peut-être aussi, un poil plus fruitée. Mais, bien jolie. Et, là aussi vous trouverez des tics de création dont on a déjà parlé. ;-)

 

Tuscan Leather est biiieeeeeen ! Tentez aussi Leather Oud, premier dans son genre, et, pour le moment, pas vraiment égalé...
M/Mink : L’est meugnôn ce petiot vison. Mais, pourquoi qu’y bouge pas ? Oups ! Il est mort ! Oh, un vison crevé pas dépecé sur l’épaule... Charmant... Toutes les fourrures ne sont pas seyantes ! Ghost7Sam : moi, après un an, j’ai toujours beaucoup de mal avec ce parfum-ci que j’admire, contemple sereinement, mais ai bien du mal à porter... ;-)

 

A propos de Dries : vous avez trouvé la réponse. A côté de vos parfums passés, celui-ci est détectable pour vous. S’il est aussi délectable, profitez-en ! ;-)
Très bonne journée à vous !
Encore merci pour les adorables mots.
Opium

 

PS : J’ai porté Chrome d’Azzaro et, même s’il est très "artificiel", assez "cheap", fait synthétique, j’ai vidé mon flacon avec plaisir, surtout quand il faisait chaud... Vous savez, ces températures que nous ne connaissons pas en ce moment !
Parfois, des parfums sans prétention c’est pas si mal. ;-) #parfumsdelahonte #mêmepashonte

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par , le 30 mai 2013 à 14:01

Merci de ton enthousiasme Ghost7sam aussi ! Parce que quand même, c’est vraiment bien de voir des passionnés ! On pourrait croire que dans ce que je dis je suis péteux et tout mais surtout pas hein, c’est vraiment une bonne démarche de découvrir de nouveaux parfums, de nouvelles marques. Juste c’est vrai que parfois on voit des choses pis on est là et on se dit "nan mais qu’est ce que tu fous en niche à la Scent Room du printemps ??". Faut parfois garder un recul avec les marques, même en niche (surtout en niche ?)

 

Mais n’hésite pas à découvrir de nouvelles marques et surtout à donner ton avis ! Hier j’ai eu Opium au téléphone et on a débattu sur le 2 et le 3. Parce que il y a une chose que j’ai pas dite, mais qui influence beaucoup mon discours, c’est qu’en plus de ça, les parfums Eutopie jouent sur des notes et des accords que je n’aime pas. Donc j’ai même pas relativisé là dessus en fait. Alors qu’Opium, même s’il reconnaît que les parfums sont figés, me dit que n’empêche, quand on est plus sensible à ce genre d’accord, bah ils sont pas siiiiiii dégueu. Mais qu’il y a clairement mieux ailleurs !

 

Bon sinon, M/Mink je continue de penser que c’est un des meilleurs parfums de ces dernières années en terme d’approche intellectuelle de la parfumerie. Cela dit, je dois admettre qu’il est biiiiiien hardos à aborder ^^ tu as encore de la marge :D !

Encore merci pour votre enthousiasme et votre esprit critique et votre passion et vos compliments ! C’est trop cool :D !!!

Vive l’odorat !

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par , le 22 avril 2013 à 16:22

Pour ma part, une belle déception.
J’en attendais surement trop, la vendeuse m’ayant fait le coup de l’avant-première teasing à base de senteur d’extrait de santal pur quand j’étais allé à la boutique un peu avant la sortie de ce nouveau et tant attendu masculin de F.Malle.
Pour la petite histoire, j’avais hésité à me procurer Santal Majuscule en ayant lu que le prochain FM serait probablement basé sur ce bois que j’apprécie particulièrement. Et puis, malgré sa beauté, je me disais qu’il manquait un peu de caractère, ce Santal Majuscule, qui lui manquait ce petit quelque chose qui fait d’un beau parfum un grand parfum.
Moi qui n’avais jamais trouvé parfum à mon cou dans cette maison qui me plait pourtant beaucoup, j’espérais enfin pouvoir casser ma tirelire pour un beau boisé masculin de niche au santal, le parfum qui me manque chaque matin quand je me demande ce que je vais mettre (je suppose que parmi les lecteurs de ce site, beaucoup ont cette sensation malgré la multitude de parfums qui s’offre devant eux, cette sensation du parfum qui manque).
Après l’avoir senti, et même après un peu d’auto persuasion, je dois bien dire que ce parfum n’a rien d’exceptionnel. C’est un beau boisée, certes, mais qui pour ma part manque terriblement de personnalité. L’orientation gourmand/ lacté / vanillé ne me déplaît pas vraiment mais n’est pour le coup pas franchement original ; j’aurais préféré un coté plus bois sec à la Tam Dao, dont le style est beaucoup moins présent aujourd’hui (à ma connaissance, si vous avez des noms je suis preneur !).
Et pour ce qui est de la qualité du jus, je suis vraiment déçu. Tant au niveau de la tenue que du sillage, ce n’est pas digne d’un parfum de niche vendu à un tel prix. J’ai pu lire dans la description que certains avaient au contraire remarqué que le sillage était très présent, ça ne m’a pas fait cette impression, ni à moi ni à mon entourage.
Bref, je ne l’ai pas adopté, et je suis donc encore à la recherche de ce boisé qui me manque tant.

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jle

par , le 2 avril 2013 à 12:38

N’y allons pas par quatre chemins : Dries est bon mais raté, agréable mais court sur pattes, complexe mais prévisible, un chouette ratage éminemment vendable et suffisamment bankable pour ne pas parler d’accident industriel...et pourtant, c’est bien cela dont il s’agit et je vais vous expliquer pourquoi.

 

Comment définit-on un éditeur...la définition la plus simple est celle de la personne qui fait paraître au public, si on va plus loin c’est celle qui sert d’interface plus ou moins savant et de plateforme payante entre un auteur et son public. Pour aller encore plus loin cela peut être la personne qui sent une tendance et va chercher un auteur capable de produire une œuvre capable de satisfaire une demande voire de la générer.

 

Frederic Malle avec sa maison a, jusqu’à maintenant, su aller avec classe dans le sens du vent avec des parfums de grande qualité et pour quelques un d’entre eux, de vrais bijoux d’intelligence, de charme et de séduction. Le deal a sans doute toujours été très simple : un auteur propose un jus, c’est oui ou non, un peu comme un éditeur de livres. Parfois y’a-t-il approche de tel ou tel nez pour lui proposer une collaboration mais libre, sans le pousser vers une direction qui ne serait pas la sienne. L’éditeur rêvé en somme, celui qui ne veut pas être calife à la place du calife, celui qui a le recul nécessaire pour sentir mais qui laisse l’auteur interpréter à sa manière la tendance qu’il a débusquée.

 

Las, Frédéric a donc lui aussi décidé de faire appel à des sources d’inspiration et de marketing capables par leur simple nom et aura, de porter une fragrance en l’habillant de l’intérieur par quelques idées (et encore…)et de l’extérieur via un habile plan média et force royalties. Il quitte donc son rôle premier d’éditeur pour celui d’impresario, ajoutant une vraie notion d’interprète actif entre une célébrité et un nez, entre une source d’inspiration et un créateur, un rôle qui ne lui convient peut être pas ou qui lui demandera du temps pour l’embrasser et parvenir à s’y sentir bien...et bon. Puisque tel semble son orientation pour le futur, espérons que cette belle maison ne mette pas définitivement en sommeil le modèle initial et que les nez et leur formidable travail de synthèse, d’imagination et de réalisation technique ne se retrouvent pas confinés au rôle de simples exécutants comme partout ailleurs, corsetés entre des demandes contradictoires et des stratégies marketing trop ambitieuses, ce qui semble être le cas avec Dries Van Nooten, sinon on pourra vraiment parler d’accident industriel et de gros gâchis.

 

Allez, deux étoiles quand même car je suis un gros gourmand et que j’adore la Belgique et plus encore les belges que j’appelle couramment des français mais en beaucoup mieux !! J’ai et je porte ce parfum avec un certain plaisir et autant de regrets...

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Jean-David

par , le 20 mars 2013 à 12:16

De plus, mettre en compétition Maurice Roucel et Dominique Ropion pour ne finalement pas retenir leurs propositions est presque une offense. On est effectivement bien plus près d’une logique mainstream que du caractère initial de la maison Malle. C’est dommage.

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par , le 21 mars 2013 à 12:41

Salut Jean-David !

 

Contre Argument : Frédéric Malle, initialement, n’hésitait pas à mettre en avant de nouveaux parfumeurs (notamment pour le Lipstick Rose de Ralph Schwieger).

 

Après un enchaînement Roucel - Ropion - Ropion (et on compte pas le nombre de Ropion avant), honnêtement j’étais content de voir un petit nouveau (aussi intéressant que Bruno Jovanovic d’ailleurs, cf ses bougies chez Malle).

 

Bon après, sachant qu’il n’a pas a eu la liberté dont ont disposé les autres de la ligne plus classique, j’avoue que bon...

 

Cependant, j’adore absolument voir Ropion chez Malle. C’est dans cette marque là qu’il arrive la mieux à s’exprimer et de manière toujours genialissime (beaucoup beaucoup d’humour dans les parfums de Ropion) et ses parfums sont hyper intéressant à placer dans l’œuvre de Ropion, surtout quand on compare avec ses travaux grands publics. #GrandMonsieur

 

And Roucel is <3

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par , le 2 avril 2013 à 14:26

Hello Jicky ! Je pense aussi que c’est une très bonne chose de donner une place à de nouveaux talents (et dans le cas de Jovanovic, ce talent est déjà confirmé). Ma critique reposait non sur le choix de Bruno Jovanovic que sur le fait d’avoir fait "concourir" Roucel et Ropion pour ne pas retenir leurs propositions finalement, un comportement qui s’apparente plus à la parfumerie mainstream. Il me semble que, dans une parfumerie dite de niche, a priori, si l’on demande un "croquis" préalable à un Roucel, à un Ropion ou à un Duchaufour, ce n’est pas pour le refuser ensuite, mais éventuellement pour le retravailler et parvenir à une vision commune... ou mieux encore pour leur donner carte blanche à partir d’un brief. Donc vive les "nouvelles" têtes, donnons-leur d’entrée de jeu la liberté des plus grands. C’est quand on traite ces derniers comme des débutants que je suis choqué.

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Frédéric

par , le 19 mars 2013 à 11:56

Si vous vous balladez à Bruxelles vous allez vite comprende l’inspiration, ça sent les gauffres chaudes à tous les coins de rue, c’est plein de petits vendeurs coincés entre les biscuiteries traditionnelles(speculoos) et les artisans chocolatiers (pralines).
Il y un peu de TamDao, de Sensuous, de Samsara mais c’est surtout des références culinaires. Il y a aussi Praline de Santal et Cadjméré de Parfumerie Générale qui s’en rapproche beaucoup.

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Opium

par , le 17 mars 2013 à 21:19

Bonjour à tou(te)s et à Jeanne.

 

Jeanne, je te l’ai déjà écrit, en lisant ton article, tout m’a semblé parfait. Tu as soulevé différents points mieux que je ne l’aurais fait.
Je partage totalement et le point de vue en demi-teinte à propos du parfum et le questionnement quant à la parfumerie de niche et à son positionnement.
Bravo et merci encore pour cette lecture !

 

La parfumerie de niche moyenne d’aujourd’hui s’apparente au mainstream d’il y a dix ans en termes de qualité et de pratiques alors qu’elle devait y pallier : moindre respect du client, du parfum en tant qu’objet pérenne (certaines franges de la niche discontinuent plus vite que les marques grand public), moindre valeur créative et "artistique" des fragrances. En fait, comme le grand public, la parfumerie de niche se fait à deux vitesses aujourd’hui. Il y a à prendre et à jeter.

 

Le lancement de ce produit interroge : S’agissait-il, avec Dries..., de trouver un petit frère à Musc Ravageur qui, avec sa vanille à la cannelle, doit être l’un des cartons des ventes des Editions de Parfums Frédéric Malle ?

 

Il y a deux manières, au moins, de se construire son point de vue dans le cas présent :

 

- Pour une proposition des Editions de Parfums Frédéric Malle, c’est un "moindre Malle"... #jeudemots
Dries Van Noten paraît insuffisant par rapport au reste de ce qui est proposé par cette marque considérée par beaucoup comme l’une des toutes meilleures. Et, on se dit que, si Malle aussi cède aux sirènes des "gourmands" efficaces, alors, c’est un signe. Et que, les cuves à caramel et barbe à papa ne sont pas du tout prêtes à s’arrêter pour les marques concurrentes si même une "marque sérieuse et crédible" comme les EdPFM se met aux gourmands.

 

- Par rapport aux différents gourmands proposés, c’est, malgré tout, et avec quelques réserves techniques, l’un des meilleurs depuis longtemps. Quoique, Vanille de Réminiscence est pas mal du tout...
Donc, c’est bien un "moindre mal" que ce "moindre Malle". [C’est un peu comme Madonna : oui, elle est gonflante, exaspérante, "control freak" toussa ; mais en concert, en show, cette "machine" met toujours, malgré sa froideur chirurgicale, une sacrée race à toutes les wannabe qui ont trois fois moins que son âge même quand elle est juste, elle, "moyenne" par rapport à son top perso... Bref, fin de la digression... ^^]
Les EdPFM ont pris pour habitude, sauf en de très rares exceptions artys expérimentales, de reprendre les prototypes de la parfumerie "classique" et de les améliorer pour en faire LES meilleurs dans leur catégorie en les travaillant de manière plus ou moins traditionnelle : les solinotes Vétiver Extraordinaire, Une Fleur de Cassie, Carnal Flower (pour la tubéreuse), En Passant (le lilas), Une Rose, Lys Méditerranée... ; les accord bi-matières Noir Epices (mandarine et cannelle des grands parfums orientaux), Lipstick Rose (accord cosmétique rose-violette) ; les compositions avec Iris Poudre (pour les aldéhydés poudrés) et Portrait of a Lady (pour les roses boisées orientales et animalisées)... [Jicky et Maowel (Salut à vous deux !) ont échangé également fort justement à ce propos déjà.]
Maintenant, nous avons LE gourmand revu et corrigé par Malle et, même si cela surprend et déçoit de la part de cette marque, il faut avouer que c’est bien mieux que les derniers Givenchy ou autres gourmands vraiment médiocres. Serge Lutens, depuis longtemps, propose plusieurs parfums gourmands. Et, je dois admettre que, par exemple, Rahät Loukoüm est une tuerie totale avec ses cerises à l’alcool et ses amandes grillées poudreuses ! Donc, après tout, pourquoi pas ?

 

Mmmhhh, eh bien, juste parce que si, en comparaison de ce qui se fait en termes de gourmands, ce riz soufflé entre "Rice Krispies", spéculos et pop corn au caramel au lait (le pop corn industriel qu’on peut acheter au cinéma dans des sachets en plastique, que je trouve à la fois meilleur et plus vite écœurant), pourrait être une bonne idée, il y a un je-ne-sais-quoi qui ne va pas et me dérange.
L’odeur d’épices, au début, surtout sur touche car sur ma peau cela ne dure pas du tout, est, il faut l’avouer, délicieuse. Elle est superbe à retrouver sur un pull ou un t-shirt le lendemain !
Mais, alors, pourquoi ne peut-on en profiter ? Effectivement, j’ai observé que ce parfum, s’il est détecté très facilement par celles et ceux qui nous entourent, semble créer un phénomène de tolérance ultra rapide pour son/sa porteur/euse (les matériaux et muscs qui le composent probablement ?). Son sillage se fait insidieux. On l’oublie durant des quarts d’heure entiers, puis, il vient vous appuyer sur l’épaule en tapotant dessus de manière répétée quelques minutes, comme un gamin hyperactif exaspérant, à la limité de l’écœurement, comme si j’avais abusé sur les galettes de riz au tarama et Nutella ou du lait chaud avec mes tartines au p’tit-déj’, puis se barre alors que j’ai le "cœur au bord" durant, à nouveau, des quarts d’heure entiers. Le sillage, comme l’a écrit Tambourine, est trop rasant pour qu’on se détecte soi, à moins de se renifler à même la peau continuellement. Et, pendant ce temps là, notre sillage fait le plaisir, ou indispose, celles et ceux qui nous entourent.
Voici un parfum dont on ne profite pas ! Alors que, peut-être, risque-t-on de le surdoser, croyant ne pas "diffuser", alors qu’on assomme, exaspère et en dégoûte, par exagération, les gens qui nous entourent. Je soupçonne Dries d’avoir un fort potentiel d’ennui pour l’entourage si on ne fait pas attention au dosage. Sinon, eux pourront en profiter. En fait, c’est comme si les gens qui entraient au contact de la "bulle olfactive" dont parle Patrice, en la crevant telle une bulle de savon, la faisaient diffuser en la dispersant. Mais, celui ou celle qui est au centre de la bulle n’en profite pas, isolé(e) qu’il/elle est de l’aura émise.
On croit ne pas diffuser, alors on a la main lourde sur le vapo, on le vide fissa, et, pendant ce temps, nos proches nous détestent peut-être...
En fait, si vous aimez Dries Van Noten, offrez-le à un proche, vous le sentirez mieux en sillage sur quelqu’un d’autre qu’en le portant.
Entendons-nous bien : avec le parfum, je ne fais pas œuvre sociale. Si on me sent et qu’on apprécie ce que je diffuse, tant mieux. Mais, d’abord et avant tout, si je paie et vaporise un parfum sur ma peau et mes vêtements, c’est pour le sentir, pour "me" sentir, pour que, moi d’abord, j’en profite ! Et j’assume bien cette part d’égoïsme ! ;)
Or, Dries... ne satisfait pas à cela.
Élaborer un parfum durant deux ans avec maints allers-retours pour que techniquement le produit ait les défauts qui ont été énumérés : sacré "jet lag" ! ^^

 

Le dossier de presse précise qu’il y a eu entente parfaite sur ce choix, qu’il plaît à tous les intervenants sans demi-mesure. Je ne sais pas pourquoi, mais, pourtant, un truc cloche...
Je ne sais pas quoi penser de ce parfum. Et, je me demande, s’il ne s’était pas s’agi d’un parfum Malle si on n’aurait pas tout simplement dit juste rapidement "Bof !". Mais, là, on lui trouve des circonstances atténuantes car on se dit que, "Non, Malle ne peut pas voir raté son parfum..." Après plusieurs semaines, je ne parviens toujours pas à me faire un avis définitif...
La seule chose dont je suis sûr, c’est que depuis quelques mois, la Vanille de Réminiscence, qui a l’air plus simple mais est plus "franche", m’a accompagné plus facilement avec grand plaisir durant cet hiver. Et, elle, tout le monde la sent. Même moi ! ^^
Jeanne : encore un big big "Bravo !"
Opium

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