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Iris Gris

Jacques Fath

Flacon de Iris Gris - Jacques Fath
Les Classiques - Les grands disparus
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Iris Illusionniste

par , le 21 janvier 2015

Il est amusant de voir que dans le milieu de la parfumerie, l’iris, une des rares fleurs majoritairement bleue dans la nature, n’est pratiquement jamais associée à ladite couleur mais presque systématiquement accolée au gris et ses dérivés argentés.

Lancé en 1947 pour finalement être arrêté au milieu des années 50 (des suites de la mort de Jacques Fath et d’un coût terriblement élevé), Iris Gris aura eu une durée de vie bien trop courte pour avoir été réellement influent sur la parfumerie. Néanmoins, son influence chromatique se pose là : en parfumerie, l’iris sera une fleur grise.

C’est même plutôt logique : le bleu, par son côté consensuel et lisse, n’a pas l’austérité pleine de nuance du gris, tantôt sombre, tantôt brillant. Et l’iris n’est pas la fleur la plus accessible de la terre d’un point de vue olfactif, elle qui est sèche, terreuse, vieillotte, et dont les quelques références alimentaires ne font rêver personne.

C’est pourtant par des facettes gourmandes que Vincent Roubert, créateur de Knize Ten ou de L’Aimant de Coty, choisit d’assouplir l’iris d’Iris Gris. Trop rêche, trop sec, l’iris seul n’est pas l’odeur la plus facile à aborder. Voilà de quoi rappeler le problème de Jacques Guerlain souhaitant assouplir et rendre confortable la structure du Chypre pour créer Mitsouko. Et dans les deux parfums, c’est la note de pêche qui a permis de résoudre ce défi.

L’extase annoncée arrive alors comme un souffle. L’effet fruité lumineux et plein de vie éveille les soupçons : son réalisme détournerait même l’attention du spectateur s’attendant à découvrir un parfum construit autour de l’iris. Et l’évidence commence à apparaître : avec ses apparitions, ses disparitions et ses détournements de l’attention, Iris Gris a tout de la prestidigitation.

Le jeu entre l’odeur apportée par la C14 (la molécule sentant la pêche) et l’iris n’est pas de l’ordre de la concurrence, mais de la complicité. De la malice, même. Chacun vient tout de suite donner une profondeur et une véritable texture à l’ensemble, tentant parfois de faire oublier l’autre mais n’oubliant jamais de se répondre. Les facettes poudrées et violettes de l’iris procurent des nuances et un toucher presque palpable à l’odeur fruitée, qui perd un peu en innocence et finit par s’assombrir véritablement. Parfois, une nouvelle idée vient apporter un peu de piquant au spectacle : des notes épicées sombres comme un gris nocturne ou encore des notes boisées allant de la candeur d’un splendide santal de Mysore à un vétiver plus tortueux.

Iris Gris est-il le plus bel iris ayant jamais existé ? Ceux qui le connaissent aiment dire que c’est le cas. Cependant, aussi polémique que cela puisse paraître, son concurrent direct possède une beauté formelle et un aboutissement artistique dans le registre de l’iris lui donnant une légère avance. Mais il est toujours plus facile de passer derrière direz-vous, à juste titre.

Aussitôt apparu, aussitôt disparu. Et la légende commença. Iris Gris est assurément une des plus belles pièces de l’Osmothèque qui, consciente du trésor qu’elle possède, n’hésite pas à le faire sentir lors de ses conférences. C’est un des parfums les plus incroyables de noblesse qu’il soit possible de sentir. Et au-delà du tour de force et de la signature qu’il impose, il parvient à briller, à s’insinuer dans votre tête et à devenir inoubliable.

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Thin white duke

par , le 16 janvier 2017 à 18:19

« Iris gris » voilà un joli nom, un nom qui semble surgir du passé…Comme les noms de ces parfums disparus ô combien évocateurs. Ainsi j’ai longtemps fantasmé sur le parfum « Sous le vent » de Guerlain, je me demandais ce que pouvait bien renfermer un si joli nom croisé tant de fois au hasard de lectures sur la maison Gurlain. Et un jour, lors d’une journée découverte à l’osmothèque de Versailles, après nous avoir fait sentir différentes matières premières emblématiques, l’animateur de la journée nous invite à découvrir quelques parfums disparus. Parmi ceux-ci se trouvait « Sous le vent ». La touche parfumée passait de mains en mains et j’allais découvrir ce qui m’avait fait rêver durant toutes ces années. J’étais à la fois curieux et presque intimidé comme pour un premier rendez-vous. J’avais maintenant la touche en mains et là…Déception ! J’avais tant attendu ce moment ! Certes le parfum sentait bon mais ce n’était pas l’odeur que je l’avais imaginé, odeur que je n’aurais pas su décrire d’ailleurs. « Iris gris » le nom sonne très bien, j’en ai entendu parler la première fois il y a quelques années. Je portais « Iris gris » celui de Jean-François Laporte à l’époque où je distribuais ses créations à Marseille. C’était un masculin très poudré. J’ai su qu’un parfum du même nom avait existé chez Fath et que Maître parfumeur et gantier avait dû pour cette raison rebaptiser le sien « Iris bleu gris ». Je me suis toujours demandé à quoi il pouvait ressembler et votre article m’éclaire en ce sens. J’avais tout imaginé sauf la pêche ! J’espère qu’il me sera possible de le sentir un jour ainsi que tous ces parfums dont les noms parlent à notre imaginaire, « Le jardin de mon curé » de Guerlain, « Ambre antique » ou « L’aimant » de Coty ou le « Dandy » d’Orsay…

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billieH

par , le 12 février 2015 à 18:39

Qui connaît Irissime de Jacques Fath ?

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par , le 12 février 2015 à 19:00

Bonsoir BillieH,

Je connais Irissime de Jacques Fath et pour être franche, je vous le déconseille. Certes le prix est vraiment abordable mais le flacon est assez chargé et le parfum très décevant. L’iris est écrasé par des notes poivrées, le bois de cèdre y est vraiment quelconque. La tenue est moyenne. Bref, j’ai été très déçue. J’espère que mon avis tranché a pu vous éclairer un peu.
Bonne soirée !

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par , le 12 février 2015 à 19:20

Bonsoir Tamango, merci de votre avis, j’avais fantasmé un digne héritier d’Iris Gris que je ne sentirai sans doute jamais. Je trouve le flacon assez laid mais je ne voulais pas préjuger...sinon j’ai reçu Blanc de Courrèges, c’est un petit plaisir ! Bonne soirée

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par , le 12 février 2015 à 19:29

Moi aussi je l’ai reçu grâce à votre tuyau. Encore merci. Quant à Iris Gris, je n’ai pas eu le plaisir de faire sa connaissance mais au vu des éloges que j’ai pu lire le concernant, Irissime, à mon nez, ne semble pas lui arriver à la cheville. Bonne soirée !

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Cymoril

par , le 25 janvier 2015 à 12:50

Très intéressant Jicky, merci !
Mais alors, j’ai beau essayer, je n’ai envie que d’une chose : hurler "je hais la C14" !!!
j’en ai encore eu confirmation hier, je n’y arrive pas, je ne suis pas si loin de la nausée avec elle.
Ceci expliquerait il mon hermétisme à Iris gris ?

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par , le 27 janvier 2015 à 17:09

Salut Cymoril !
Que penses-tu de Femme ou Mitsouko ?
Sinon, moins flagrant, Jungle de Kenzo contient également de la C14.
Quand tu dis "je hais la C14" tu dis ça après avoir sentit la matière première seule ou en composition ? Par ce qu’il y a plein de matières premières que je supporte difficilement toutes seules mais peuvent apporter beaucoup dans un parfum.

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par , le 28 janvier 2015 à 14:24

Bonjour Chernabog,

"Malheureusement" si la C14 m’est quasi insupportable en matière seule, cela s’arrange bien peu lorsqu’elle s’accorde dans une compo : sa trace m’incommode toujours à la longue, il y a quelque chose qui finit toujours par être en conflit avec... Moi ! C’est comme si je me glissais dans un costume qui ne m’appartenait pas.
J’aime Femme mais dans ses versions bien cumin, tout comme j’aime Mitsouko dans celles très boisées : il me faut une grosse contre-balance... Mais je ne les porte pas au final, je ne me les suis jamais approprié, l’accord du fruit me dérange vraiment (mais en fait tout ce qui va être du côté "fruit jaune" me gêne en général !), un effet bocal de fruits au sirop, macérant et dégoulinant :-p
Sur d’autres ça va bcp mieux, il y a même une perversité de ma part à aimer et être étonnée par l’attrait de la chose.
Donc c’est surtout une question d’appropriation, je peux trouver une compo jolie mais elle ne me touchera pas si la note est marquante, j’aurai toujours envie de virer ce "truc qui gache tout" !

Jungle, je n’ai qu’un vague souvenir, dont je ne suis même pas sure, qui me dit avant tout : trop de sucré...

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par , le 28 janvier 2015 à 23:58

Bonsoir Cymoril,

Sans prétention ni condescendance de ma part, je pense que ton rejet des notes fruits jaunes se portera beaucoup mieux le jour où tu auras porté Honey de Marc Jacobs pendant toute une journée. Entière. Même le soir.

Affectueusement,

your beloved Jicky =)

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par , le 29 janvier 2015 à 18:15

Mon bien-aimé Jicky,

Je te remercie pour cet élan altruiste vis à vis de mon petit souci. Toutefois ces médecines modernes me font un peu peur et cette posologie me semble bien lourde pour ma nature fragile : je n’ai, hélas, pas ton endurance. Je pense que je me contenterai de voir ce rejet hiberner doucement sans le titiller le moins du monde.
Mais si un jour je porte Honey, je te promets de venir te sauter au cou chaleureusement (juste avant que le tueur engagé pour me supprimer en cas de sénilité n’accomplisse sa tache). J’espère que le relent de vomi qui m’accompagnera ne te dérangera pas trop...

Ton amie dévouée, Cymoril :)

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potra

par , le 22 janvier 2015 à 18:45

Salut Jicky :)

Quel bel article... On fait comment pour se faire enfermer à l’osmothèque ?

merci en tout cas pour le voyage en te lisant !

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Chernabog

par , le 22 janvier 2015 à 01:38

C’est marrant mais maintenant que j’y pense il n’y a jamais eu d’autres iris fruité en parfumerie ? Peut-être que je me trompe mais je n’en ai pas en tête. Et quel dommage, tellement beau !

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par , le 22 janvier 2015 à 02:22

Cher Nabog (mon dieu ce qu’elle est nulle...)

Dans le registre d’Iris Gris, ouais il y en a très peu je pense... Je vois à la limite Mon Parfum Chéri, qui est très iris et bien prune. Mais sinon je vois pas trop dans ce registre là. Et je pense aussi à Coque D’or de Guerlain qui est un accord iris - pêche aussi sur le départ, mais qui est aussi très ambré sur le fond (et qui est aussi disparu donc bon, disons qu’en terme d’influence c’est assez maigre).

En revanche, si tu lorgnes vers les poudrés cosmétiques, tu en trouves pas mal. Des parfums comme Lipstick Rose ou Insolence (plus violettes qu’iris cela dit) ont un peu de ça. Mais ils sont clairement moins iris quoi...

Tu as bien raison, c’est d’une beauté assez ouf.

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par , le 23 janvier 2015 à 11:29

Hahahhaa non c’était très vif et cette petite blague me permet de bien commencer la journée !
En effet je n’avais pas pensé à coq d’or mais oui lui aussi disparu et moins fruitée.
Et oui pour les cosmétique ils sont en règle général plus violette qu’iris.

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par , le 21 janvier 2015 à 23:36

Tout est dit Jicky : bravo pour cette merveilleuse description en termes particulièrement appropriés.Fana de Iris gris (que j’ai la chance de posséder), je lui donne 4 étoiles mais il en mériterait 5 et la mention "Chef d’oeuvre".

Cependant, je pense que nous ne serons jamais d’accord sur un point (sur lequel d’ailleurs les critiques ne s’accordent pas non plus lol). Iris gris est-il supérieur à Iris silver mist ? En ce qui me concerne, incontestablement OUI.Son accord iris-pêche et ses effluves fruitées me donnent un plaisir que ne me procure pas ISM.Au contraire, le côté métallique, froid, et qui me met mal à l’aise de ce dernier fait que je n’en ai jamais été un passionné, tout en reconnaissant le travail effectué par Serge LUTENS.En cela, effectivement, ISM est un très grand iris mais loin du tour de charme magique de la création de Vincent Roubert.

Mais, les divergences d’opinion entre passionnés ne permettent-elles pas des échanges passionnants (surtout lorsqu’il s’agit de fragrances d’une telle valeur ?)  ;-)

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par , le 21 janvier 2015 à 23:41

J’ajoute également que cela me donne une idée de mon parfum à porter pour demain.Muchas gracias donc ;-)

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par , le 22 janvier 2015 à 01:03

Salut Aryse,

Tout d’abord, merci pour vos compliments qui sont très flatteurs venant de vous, qui connaissez et possédez Iris Gris !
J’ai justement pensé à vous en rédigeant cet article, et encore plus lors du paragraphe où j’évoque l’éventuelle suprématie d’Iris Gris. Comme la question en soi n’est pas très importante, j’évoquais justement ce point pour qu’il y ait débat et qu’un bel échange entre ceux qui connaissent les parfums évoqués puisse avoir lieu :)

J’ai laissé quelques éléments de réponse dans le texte pour annoncer ma position sur la question. Ainsi, dans le registre de l’iris en parfumerie, je comprends parfaitement qu’on place Iris Gris en tête. Son statut, sa chronologie, sa rareté et tout simplement son indicible qualité font de lui un incontestable chef d’oeuvre.

Néanmoins, sans envisager l’aspect "plaisir" du parfum en tant que parfum à porter, mais simplement en regardant les qualités plus artistiques et techniques des deux parfums, Iris Silver Mist me semble encore plus incroyable. C’est que, ce qui fait la qualité première d’Iris Gris, c’est son surdosage d’iris et la qualité utilisée (on parle de plus de 30% d’iris dans la formule, ce qui est considérable - le mot est faible). C’est cette audace de création qui permet d’imposer une véritable colonne vertébrale iris au parfum, où viennent se greffer d’autres matières texturantes et liantes, ainsi qu’un contrepoint de pêche, permettant quant à lui d’arrondir le parfum, lui donner une dimension peau plus humaine et de permettre d’instaurer un "dialogue" au sein même du parfum.

La démarche de Lutens est légèrement différente et plus radicale, à la fois dans le rendu et dans la construction puisque dans ISM, aucun contrepoint n’est proposé à celui qui sent, qui porte le parfum. Tout dans ISM est là pour évoquer l’iris, le soutenir, le célébrer, le vénérer pourrait même t-on dire. Et c’est là que techniquement, ISM est beaucoup plus complexe et intellectualisant dans le registre de l’iris, là où le traitement de l’iris dans le parfum de Jacques Fath est plus "simpliste" (je me fais vraiment violence en écrivant ça, c’est à la limite du blasphématoire, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur pour la démonstration). Ici, la surdose d’une seule matière ne suffit plus, il a fallu déformer, soumettre d’autres matières en jouant sur tout ce qui est possible pour un parfumeur : jeu sur les synthétiques et les naturels, sur les concentrations, les dilutions, les surdoses, les associations, les fractions et les évaporations.

D’un côté, on a donc une surdose d’un naturel splendide (soutenu par des molécules plus classiques tout de même, ionones et cie), de l’autre, on a à la fois cette surdose, mais en plus de ça tout une réflexion sur la palette du parfumeur et l’iris (si on arrête seulement cette réflexion à un degré technique, sans aborder donc des aspects plus abstraits).

Après, et vous le dites très bien dans votre commentaire, en terme de plaisir là différence est notable. Iris Gris a cette humanité, cette chaleur que n’a pas forcément ISM (même s’il n’est pas non plus dénué de toute parcelle d’humanité non plus) et un confort dont ne bénéficie pas vraiment ISM, lui qui, dans sa radicalité, a moins songé aux contingences premières de la parfumerie.

Enfin, je le redis, cette question polémique est purement posée pour le débat ;)

Merci beaucoup pour votre témoignage Aryse !

(et vive l’odorat ! et l’iris ! qu’il soit gris, bleu ou argenté !)

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par , le 22 janvier 2015 à 11:29

Bonjour Jicky,

Bon, bin là encore vous (te) lire est un plaisir et les arguments parfaitement détaillés.

En effet, la question en soi de la suprêmatie de l’une ou l’autre de ces 2 merveilles est secondaire, d’autant qu’elle ne sera probablement jamais tranchée avec certitude.

Mais, effectivement, nous nous plaçons dans un point de vue un peu différent, comme tu l’indique si bien : pour moi, le plaisir olfactif passe avant la construction et c’est bien ce qui motive mon attirance pour Iris gris.

Et, quoi qu’il en soit, je te rejoins : l’iris est la source de fragrances vraiment divines pour l’odorat...D’ailleurs pour cette journée froide mais ensoleillée, je profite d’Iris gris en le portant.

Bonne journée.

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par , le 22 janvier 2015 à 12:05

Je suis d’accord avec Aryse. Sans posséder le trésor, je l’ai senti à l’osmothèque lors de la dernière journée portes ouvertes, et je le préfère de loi à Iris Silver Mist, que je trouve très, très froid. Je préfère les parfums qui réchauffent ;-)

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par , le 22 janvier 2015 à 16:16

Pas mieux ! ;-p

Je trouve ISM très "beau" en tant que "modèle d’iris", à admirer et à connaître pour la culture parfumesque, mais autant j’aime le sniffer abondamment, autant je n’apprécie pas de le porter car je trouve effectivement froid et pas "confortable" (j’ai une version 2002 en décant : je ne sais pas s’il a changé depuis),

alors que l’Iris gris (que je ne possède hélas pas : je l’ai juste senti à l’osmothèque, et je me souviens que l’odeur sur mouillette avait tenu plus de 15 jours !!!), j’adorerais le porter !!! Il est juteux, il est doux, il est rond, presque chaud alors qu’ISM me semble hiératique, angulaire et presque humide (une atmosphère/ambiance que je retrouve d’ailleurs dans Relique d’amour d’Oriza L Legrand)

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Doblis

par , le 21 janvier 2015 à 23:19

Merci Jicky pour ce bel article, cette belle promotion de l’iris.
C’est vrai que, quand j’ai senti Iris Gris à l’Osmothèque, j’ai, en effet, tout de suite pensé à Iris Silver Mist qui fait partie de mes parfums préféré chez Lutens, une évidence, un indispensable. C’est propre, très propre malgré l’aspect terreux de l’iris.
J’aime son aspect sec mais souple. Il me fait penser à un alcool de poire curieusement.
D’où peut-être le coté "alimentaire" dont vous parlez.
Pour moi, l’iris évoque plus un blanc velouté que le gris en fait. Et le bleu a été utilisé pour Hiris d’Hermès, un magnifique autre iris indispensable, peut-être encore plus "propre", presque "lessivier".
L’iris est un cocon, une douceur poudrée classieuse qui peut se porter toute l’année.
Autre point fort des soliflore "iris", il ne semblent pas trop touchés par les reformulations qui font perdre leur âme à certains parfums.
Et pour en revenir au coté alimentaire, si quelqu’un sait où je peux trouver un sirop d’iris, je suis preneur. Il y a quelques années, j’avais trouvé un sirop de miel à l’iris qui était une tuerie avec le Champagne :-)

Donc si vous pouvez assister à une conférence de l’Osmothèque, Iris Gris est bien entendu un indispensable à sentir, tout comme Fougère Royale. Mais en général, ils sont proposés d’office.

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par , le 22 janvier 2015 à 01:12

Bonjour Doblis !

Le lien avec ISM est quasi-systématique, ce sont deux parfums qui se répondent tout en posant des questions différentes pour mériter d’exister tous les deux (comme le suggère l’échange avec Aryse, ci-dessus).

C’est amusant que vous évoquiez l’alcool de poire puisqu’effectivement c’est une facette de l’iris. Je ressens, à titre personnel, plus cet effet dans Iris Silver Mist (notamment au départ, où j’ai vraiment cette impression de liquide de poire qui vient se déposer le bas du couteau venant de découper la poire en question). C’est même intéressant en terme de texture puisque la poire a un côté farineux jusque dans sa chair qui me semble très pertinent de rapprocher d’une des nombreuses facettes de l’iris en matière première.

Aucune idée pour le sirop d’iris, mais si quelqu’un sait, mon anniversaire c’est dans pas longtemps (#subtilité).
(je sais juste que Santia Maria Novella fait un dentifrice à l’iris super sympa d’après les échos, mais j’ai jamais eu l’occasion de le tester...)

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par , le 22 janvier 2015 à 22:26

Bonsoir Jicky,
Chez SMN je ne connais pas le dentifrice à l’iris mais seulement la poudre d’iris avec laquelle on peut aussi se brosser les dents.
C’est assez étonnant mais surtout très boisé/sec.
Mais bon, dans les 2 cas, impossible de les associer au Champagne hélas :-)

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par , le 23 janvier 2015 à 16:09

Ah oui c’est ça !

Boisé et sec, ça ne m’étonne pas...

Merci de l’info Doblis.

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par , le 23 janvier 2015 à 19:42

C’est le rhizome réduit en poudre quoi.
Ca sert également pour le peeling mais je préfère en dentifrice, bien plus rigolo :-)

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a porté Iris Gris le 22 janvier 2015

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