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Givenchy - L’Atelier de Givenchy

Flacon de L'Atelier - Givenchy
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Cousu de fil blanc

par , le 23 juin 2014

Le nom est bien trouvé et fait sens avec la couture. Givenchy est devenue la marque outsider de couture qui fait couler pas mal d’encre.
Qu’en est-il de cette nouvelle collection exclusive, lancée après la série "Velvet" de Dolce & Gabbana il y a quelques mois mais, surtout, après toutes les autres marques depuis 2007 ?

Ambre Tigré

par Alexis Dadier

Un ambre nourri de vanilline et baumes. Il est assez crémeux, épicé floral et fruité. Mais, manquant de mordant, à l’évolution, il se révèle ressembler de plus en plus à Voile d’Ambre, d’Yves Rocher... Plutôt un top à motif tête de tigre H&M qu’une fourrure au pelage félin ou un top créatif couture. Joli, mais trop cher. Donc, dispensable.

Bois Martial

par Françoise Caron

C’est la démonstration que la seule juxtaposition de bois, d’épices, de notes fruitées expérimentales et peut-être d’encens ne font pas un parfum. Comme des Garçons, en termes de boisés androgynes, fait beaucoup mieux et pour bien moins cher depuis des années. Je devrais tenter d’avoir davantage de choses à vous décrire. Mais, non, ce parfum ne m’inpire rien. Juste le vide. Point.

Chypre Caresse

La caresse doit être si subtile que, personnellement, je n’ai pas ressenti quoi que ce soit. On est loin d’une transgression à la Like a Virgin. On est surtout très loin aussi de la sensation de prise de hauteur habituelle des chypres. Fruité et avec un patchouli cadavérique un peu râpeux, il rappelle Coco Mademoiselle, ou, plutôt, l’actuelle Miss Dior (ex-Chérie) sa copie. A moins que ce ne soit le shampooing Elsève pour cheveux colorés et ses notes fruitées, dont la poire a beau être shampooinesque, elle est au moins aussi jolie que ce parfum "exclusif". Oubliable (sauf pour qui voudrait payer près de 200 euros un soin capillaire).

Cuir Blanc

par Nathalie Lorson

Enfin, un parfum sympa ! Qui attire et égaye un peu la narine.
Normal, on dirait Opium pour Homme ou XS et une flopée d’autres fougères orientales métalliques mais rendues plus sympas à coups de vanille et d’épices pour le fun ! Donc, logiquement, cet accord d’équilibriste entre fougère tradi "de papa" et oriental baumé épicé plus "canaille" séduit et interpelle.
Mais, tant qu’Yves Saint Laurent conserve le pendant masculin de son féminin cultissime, vous pouvez obtenir deux flacons pour le prix d’un seul Givenchy...

Néroli Originel

par Sophie Labbé

Ressemble étrangement aux floraux plastifiés des années 90 et à Amarige de la même marque ou, plutôt, à Poème chez Lancôme dont la thématique était, justement, la fleur d’oranger et le néroli, et une tripotée d’autres dont Organza chez Givenchy toujours... Pas si laid, même si la fleur d’oranger - posée sur le fond ultra générique actuel, qui fait les beaux jours des trois quarts des parfums féminins, hésitant entre musc, patchouli "blanc" (comprendre "inexistant" si ce n’est par son râpeux) et sucraille vanillée - est aussi naturelle que Liza Minelli aujourd’hui quand elle est en concert. Toutefois, comme la chanteuse, cette composition possède une certaine lumière seyante et pas inintéressante. Simplement, il existe encore des propositions semblables en parfumerie grand public... pour beaucoup moins cher.

Ylang Austral

par Emilie Coppermann

En fait, c’est ce parfum-ci qui ressemble vraiment à Amarige. "Aussi" naturel que l’autre floral décrit un peu auparavant. En guise d’ylang, on découvre un floral blanc indistinct, très vaguement solaire, très peu crémeux, peu rayonnant et joyeux au final.
Même les "ylangs" des gels douches d’hypermarchés font mieux ; pourtant, on est loin du compte avec eux aussi. Mais, comme je l’expliquais dans l’article concernant l’Eau Mohéli, l’ylang semble une matière difficile à travailler en solinote quand elle doit briller seule.

Oud Flamboyant

par Pierre Negrin

L’autre seule proposition intéressante de la série est ce lancement, donc un oud. Il sent la castoréum, ses facettes olivâtres et cuirées chaudes et résineuses et possède au moins l’intérêt de ne pas faire grand public. Toutefois, cette sortie apparaît plus proche d’une base que d’un parfum. Sur la forme, il est donc juste dommage que cela s’apparente à de la "niche expérimentale pas aboutie". Il y avait de l’idée. Mais, il fallait prolonger le développement du sujet au-delà de l’introduction.
On peut s’interroger sur le fond à propos de l’intérêt d’un (énième) oud ici. On nous signifiera sûrement l’intérêt pour l’Orient d’un Hubert de Givenchy au prétexte qu’il aura été une fois en vacances au bord de la Méditerranée à Saint Tropez (exemple cité totalement au hasard) sous la volonté réelle, en fait, de vouloir ici aussi séduire le Moyen-Orient et son attrait qui paraît illimité pour le parfum. (Et, tant mieux, grâce à cette nouvelle clientèle, les muscs hygiénistes inconsistants à l’américaine ont dû faire un peu de place aux roses et ouds qui tapent ! Il est juste dommageable d’observer des techniques de séduction aussi peu discrètes. On croirait le dragueur beauf du coin en train de sortir le grand jeu (répété mille fois) à Pauline, notre meilleure amie, un samedi à 3 heures du matin !)

A moins de 100 euros les 100ml, je trouverais cela au mieux insignifiant, au pire totalement raté. A près de 200 euros, cela confine à l’indécence.
Nous commençons à nous habituer à cette parfumerie à deux vitesses, médiocre et moyennement chère pour les "masses" dans les hypers de la distribution que sont les nociphorarionnauds, plus qualitative (mais pas toujours) pour bien plus cher destinée aux originaux en quête du "Beau".
Sous prétexte de répondre à des attentes plus exigeantes en termes de qualité, des collections exclusives ne cessent ainsi de se développer pour nourrir cette nouvelle cible, plus mince mais au portefeuilles mieux fournis.
Parfois, tout cela est à la hauteur des discours autour de constructions plus complexes et de plus belles matières. Admettre de devoir payer bien plus cher que dans le passé pour obtenir des collections exclusives avec le présupposé d’une meilleure qualité, si cela n’est pas ma vision et se révèle peu démocratique, est un raisonnement économique qui se tient.
Mais, trop souvent maintenant, ces collections pompeuses sont simplement constituées avec des copies de ce qui se faisait en parfumerie grand public il y a tout juste vingt ans. A ceci près, cette "petite" différence : les prix vont maintenant du simple au double, au triple, voire bien au-delà.
L’Atelier de Givenchy, c’est cela. Proposer des parfums qui ressemblent à d’autres, ou même à de simples bases, pour bien trop cher. Seul avantage par rapport à la collection vitrine permanente : un peu moins de sucre, et c’est tout.
Chez Givenchy, comme chez Dior ou Kenzo aujourd’hui, il apparaît clairement qu’il vaut mieux scruter les pages de maroquinerie, d’accessoires ou de mode pour savoir ce qu’il est de bon ton de porter (pour qui a le portefeuille qui peut suivre) plutôt que de se hasarder à laisser traîner ses narines sur les flacons.
Mention "Médiocre" aussi attribuée aux flacons qui veulent la jouer "couture" tendance "Haute Couture" pour signifier "Haute Parfumerie", mais qui, en guise de flacons rappelant des bobines de fil de couturière, ressemblent à des accessoires pour jeux ludico-éducatifs pour enfants qui voudraient jouer à faire de la couture.
Serait-il possible de créer des flacons qui ne donnent pas l’impression d’être encore moins chers que le jus qui est versé à l’intérieur (Ah, ces capuchons en plastique instables autour des cols de flacons !) et doit valoir moins cher que la brique UHT de Multivitaminé du Leader Price du coin ?

Pour conclure, guidé par divers échanges que j’ai eus avec plusieurs rédacteurs, tout cela m’amène à poser un constat sévère.
Tout d’abord car, en proposant des produits "exclusifs" aussi médiocres (voire plus nuls encore que ce qui se fait déjà par ailleurs), on valorise un goût prétentieux pour "l’hyper-luxe" en réalité hyper banal, de personnes qui probablement, ensuite, vous diront que ce que vous portez n’est pas un "vrai" parfum puisque, elles, connaisseuses de parfumerie "d’exception" portent des choses qui "ne sentent pas ça alors que c’est de l’exclusif et du rare". A proposer des parfums aussi banals dans un circuit plus ciblé, on ne fait que caresser le snobisme dans le sens du poil et on scie encore un peu davantage la possibilité de proposer une parfumerie plus exigeante (tout en augmentant encore un peu plus les marges déjà énormes effectuées sur des produits dont bien moins de 10% sont représentés par la fragrance !).
Ensuite, comme on l’a déjà vu souvent, que ce soit en parfumerie fine ou fonctionnelle et comme j’en discutais déjà dans le sujet consacré aux parfums "mal nommés", nombreux sont les lancements qui semblent en totale inadéquation entre le discours énoncé et les faits.
Qu’est-ce-qui pousse des décideurs à faire certains choix aussi lamentables et peu judicieux ?
Je ne vois malheureusement à cette question que deux réponses possibles.
Soit des décisions sont prises de manière voulue en tout état de cause, et si certains choix sont faits, c’est qu’ils sont validés de manière volontaire. Ainsi, si des produits de qualité médiocre correspondant à une parfumerie grand public de moindre qualité sont sélectionnés, c’est par une sorte de malhonnêteté et un cynisme plus ou moins assumé. ("Pourquoi donner de la confiture aux cochons ?", quand bien même cela serait très cher...)
Soit il existe un problème dans la chaîne de décisions entre le commanditaire qu’est la marque et la société de composition censée répondre à un cahier des charges et des attentes.
En effet, peut-être certains choix sont-ils faits naïvement, en dépit d’une certaine connaissance. Peut-être ne sont-ils pas voulus sciemment. Mais, alors, cela démontre un tel amateurisme qu’on ne pourrait qu’en conclure que certains en fonction, ne sont au final pas à leur place.

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par , le 26 février 2017 à 22:59

Quelqu un a t il teste Gaiac mystique de givenchy ? J aimerais avoir vos avis / opinions ?
merci d avance

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ancien membre

par , le 22 juillet 2014 à 16:05

Ce qui me choque le plus c’est l’absence d’originalité de cette ligne de parfums qui comme bien d’autres reprend sans rien innover le concept Serge Lutens ; thèmes olfactifs autour d’une matière première, généralement l’ambre, le cuir, le bois...
Heureusement qu’il est lui passé à autre chose depuis, d’ailleurs je suis persuadée que dans quelques années, ces grandes marques dépourvues de toute imagination, de nouveau se mettront à copier ses noms de parfums actuels et vous verrez on aura des Fille de Dior er Orpheline de Givenchy.

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par , le 25 juin 2014 à 09:19

"On croirait le dragueur beauf du coin en train de sortir le grand jeu (répété mille fois) à Pauline, notre meilleure amie, un samedi à 3 heures du matin !)"

ah ah ah opium c’est tout à fait ça, image très pertinente.
On comprend bien que les marques veuillent séduire ce marché, il faut bien vivre et vendre . Mais ça n’empeche pas de le faire intelligemment en proposant des compositions un peu pensées, réfléchies, novatrices meme si elles surfent sur le meme thème. Ce genre de collection me déprime. parce qu’en plus les gens qui vont avoir les moyens de s’offrir ça vont etre persuadés de porter du beau, alors que non précisément.

Plus largement, ça me fait écho avec un article sur le vin que j’ai lu hier dans els inrocks, où le parallèle avec le parfum et l’agro alimentaire est assez pertinent et déprimant. Bientôt toutes les grandes appellations type bordeaux auront vu leur prix tellement grimper qu’elles seront réservées à une élite, sauf qu’elles n’auront plus la meme qualité qu’avant , ayant été récupérées par des géants du luxe, ayant viré les paysans de leurs terres et perdu le savoir-faire qui en faisait l’âme. Je trouve qu’on observe qq chose de similaire dans le parfum. Toutes ces marques à la dior estampillées luxe où la qualité est de moins en moins au rdv.... mais ça berne tout le monde c’est pas grave.

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par , le 25 juin 2014 à 21:20

Bonsoir Tambourine.
Merci beaucoup, c’est gentil ! ;-)

Ton parallèle avec la mondialisation de la production de vin est très juste : des produits vendus plus chers, promus dans des JT lénifiants tarte à la crème, qui sont de moins en moins de bonne qualité, mais, tant mieux/pis, puisque les gens qui ont les moyens de les acheter n’ont pas les connaissances pour les apprécier et veulent, surtout, non pas du beau et du bon, mais du qui claque et qui pète pour s’afficher...

Ce que tu expliques plus haut, c’est exactement cela ; cette collection met un nouveau ver dans la pomme : elle fait passer pour pointu et luxueux ce qui est d’une banalité déjà affligeante ou à peu près habituellement pour 2 à 3 fois moins cher. Là où ces lancements me gênent le plus, c’est que cela modifie le différentiel du goût de chacun. Quand il y avait des parfums médiocres en grand public et corrects en niche, cela me navre démocratiquement, mais, je comprends le raisonnement. Mais, proposer des produits aussi insignifiants dans un secteur qui se vante de sa plus grande qualité, cela aura pour effet de modifier encore davantage les repères.

Avec cette collection, on vient d’atteindre un nouveau niveau plus bas ! Et, c’est en niche en plus. En fait, cela pourrait être pire, La Vie est Belle vendue pour 170 euros, ce serait encore creuser un peu plus la tombe du parfum. Mais, je regrette déjà d’avoir écrit, pas d’idées, non, non, surtout pas d’idées aux fossoyeurs de la parfumerie... ;-)
Bonne soirée.
Opium

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par , le 26 juin 2014 à 15:14

Bonjour tambourine, bonjour à tous.

"Ayant viré les paysans de leurs terres", voilà ce qu’il manque de nos jours, des paysans du parfum, des artisans passionnés indépendants des impératifs économiques, des obligations de marges ahurissantes pour contenter les marchés financiers. Des artistes de la parfumerie comme un Van Gogh devant sa toile face à sa folie créatrice loin de toute pensées mercantiles, certes il crevait la dalle.
Bon en mesurant mon délire ou propos remontons le temps. Les Guerlains étaient certes des commerçants mais avant tout des créateurs de parfums passionnés, et leur fragrances étaient associées à leurs noms. Coco Chanel de même, et la liste est longue. Coco Chanel n’est plus là, les Guerlains ne sont plus à la tête de leurs entreprises et là encore la liste est longue. Ces maisons étaient dans l’excellence et non dans le but de contenter tout le monde, crédo du marketing. Il reste encore des artistes à la tête de leurs entreprises qui prennent des risques dans leurs fragrances, ces petites maisons en dehors des modes qui sont associées à leur nom également je pense à Naomi goodsir et ses chapeaux avec son Bois d’Ascèse extrême et quasi introuvable. Mais les plus bels exemples de paysans, d’artistes de la fragrance étant peut-être Vero Profumo, Parfum d’Empire, feu Mona Di Orio, Iunx qui sont directement associés aux noms du nez en l’occurrence eux-mêmes et qui sont en dehors des modes.

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grand'ourse

par , le 25 juin 2014 à 06:48

bonjour,
Mais pourquoi/comment un truc cher arrive à être moyen ?
J’aimais beaucoup Rose absolue d’Y. ROCHER, environ 50€ pour celui/celle qui aurait l’idée saugrenue de l’acheter à plein tarif (politique commerciale de cette maison : pratiquer des remises à longueur d’année). Et le flaconnage sobre fait bonne figure dans ma collec.
On peut donc faire très bien (à mon nez, peut être pour un public plus averti techniquement est-ce une daube immonde, hein) à pas cher.
Donc pourquoi pas au moins aussi bien avec beaucoup plus de budget ?
Mon compagnon (qui a bien du mérite) essaie depuis un moment de me faire comprendre le concept de segmentation, que c’est important pour certains d’acheter un truc cher, pour des raison d’appartenance à une CSP ou quelque chose comme ça (idem pour les fringues) : je conçois donc qu’il faille faire cher pour plaire. OK. Check. Fort aussi pour que tout le monde le sente bien, genre il faut plein le nez comme plein les yeux avec tes sapes. Donc cher et fort, jusque là j’arrive à suivre.
Mais pourquoi pas bon, en plus ? Avec un vrai budget, il serait impossible de contenter un public exigeant en plus du public en recherche de reconnaissance sociale qui est ciblé ?

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par , le 25 juin 2014 à 21:15

Bonsoir Grand’ourse
"Fort", dans les cas qui nous occupent, pas vraiment je crois, je dirais plutôt : "insipide"... ;-)
Bien entendu, on peut faire du très joli voire du beau pour moins de 50 euros et, parfois, beaucoup moins de 50 euros même... ;-)
Là, il ne s’agit pas de contenter un "public exigeant" je crains, il s’agit juste de satisfaire un public surtout pas exigeant, mais qui a un budget 2 à 3 fois supérieur aux autres. ;-)
Comme dit plus bas, trop de marques sont probablement sur un même créneau, celui de la niche, qui est bien mince ; alors, il faut racler au plus large sans, oOoh, non, surtout pas, se différencier !
Bonne soirée à vous.
A bientôt.
Opium

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par , le 3 juillet 2014 à 09:03

Bonjour Opium,
merci de votre réponse.
Si je comprends bien (je schématise à mort, mais c’est pour me fixer une base et in fine comprendre le cher pas beau), le cher pas différencié est une stratégie des parfumeurs catégorie niche sous catégorie opportuniste qui vise le pouvoir d’achat de la CSP+ dont la petite entreprise ne connait pas la crise.
OK, mais je ne vois toujours pas pourquoi pas faire du beau avec autant de moyens ?
Est-ce parce qu’un parfum "bon" pour un connaisseur est nécessairement clivant et donc ratisserait moins large ? Faire cher et médiocre serait donc le but (d’oh !) ?

Bon, et pourquoi pas un flaconnage qualitatif au moins ? Si c’est pour montrer sa tune, le flacon figurera en bonne place sur le lavabo voire la baignoire (comme dans les visiteurs, film des années 90 où un flacon de N°5 finit tragiquement) pour que personne ne puisse le louper et donc se doit de "claquer".
Même moi, qui garde mes flacons au chaud (enfin au frais, mais vous m’aviez comprise) je pleure sur le bouchon de Mitsouko (plastoc cheap, juste pas possible). En même temps, j’imagine bien que la conception du bouchon est un pur morceau de bravoure : il subit maintes manipulations, choit à l’occasion (et si stocké dans sdb souvent sur carrelage, chez moi c’est dans dressing sur granito, ce n’est pas mieux) et en même temps doit rester raccord avec le reste du flaconnage, s’inscrire dans une certaine continuité esthétique pour les flacons anciens (donc pas de zamac pour mon Mitsouko qui doit rester transparent), etc. Mais quand même, un truc moulable/injectable transparent pas moche, ça doit bien exister ?

Au plaisir de lire vos revues sensibles et foisonnantes (chez vous au moins, aucune économie de moyens ;D).

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par , le 3 juillet 2014 à 11:29

Bonjour, Grande Ourse,

nous avons appris, lors de la conférence sur le flaconnage qui s’est tenue lundi dernier au Printemps Haussmann, que le bouchon est la partie la plus chère du flacon, car les moules pour le plastique coûtent bien davantage que les moules pour le verre...

Cela explique que le bouchon semble parfois un peu "en dessous" de la réalisation du flacon et aussi que, pour certains flacons, nous ayons le même format de bouchon pour plusieurs formats de flacon, car ça permet à la marque de faire des économies.

C’est peut-être pour cela que le bouchon de Mitsouko vous semble "cheap" ? En même temps, comme vous le dites, il doit être prévu pour résister aux chocs, aux chutes et donc, le verre n’est pas une option ;-)

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par , le 4 juillet 2014 à 10:39

bonjour,
cherchez vous donc à complexer un peu plus la provinciale en moi ?
Des conférences dans vos grands magasins ? Crévindiou, c’est pô par chez nous qu’sa arriverait ma bonne dame.
Plus sérieusement, votre explication est très intéressante, j’adore les aspects techniques, c’est fascinant : merci de l’info. Je rêvasse à l’idée d’aller visiter l’usine Guerlain, depuis l’embouteillage jusqu’au peignage en règle de la frange de Shalimar...
Je me pose depuis quelques jours une question existentielle (au moins) : comment font tous nos intervenants ici pour préserver si bien leur bel organe ? A moi, mon appendice (à qui pourtant je ne demande pas le degré de virtuosité atteint par beaucoup ici) joue souvent des tours : entre les allergies, les virus, etc., pas un mois ne se passe sans au moins quelques jours anosmie (j’en sors à peine, d’où le questionnement) : si vous avez des trucs, pouvez-vous faire tourner SVP ?

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par , le 4 juillet 2014 à 11:33

Je compatis plus que vous pouvez imaginer. Ma tuyauterie supérieure est défaillante aussi. Des sinusites incessantes. Et des gouttes changent l’odorat...Personnellement, si je ne fait pas de sport, je suis bonne pour la casse. Je surveille l’alimentation dans la mesure du possible. Sport m’aide de dormir mieux, relativiser plus, mes sensés sont plus aiguises, l’esprit plus clair et vif. Forcement, la nourriture a un meilleur gout et le nez est plus heureux.
Je n’ai pas trouvé de remède miracle, il fallait que je trouve le temps, l’énergie et de la motivation pour faire du sport.

Si quelqu’un a une meilleur solution, je suis prenante. Un meilleur rendement ; effort/ résultat.
Maintenant, il faut qu’on arrête, avant que ça devient un blog de santé, allaitement et macrobiotique...Jeanne sera pas contente, hein.

Et je trouve que plupart des plastiques dans la parfumerie sont cheap et moches. J’ai une association avec des vieux tupperware jaunis et collants. Beurk. Flacon de Lou Lou est une monstruosité. Chez YSL le plastique a souvent cet aspect-la. Nu a mérité un meilleur flacon que celui d’origine. Et des nouveaux exclusives, au comment on les appelle déjà (Yvresse, Nu, Y), c’est mieux, mais ils ont doublé le prix aussi...
Concours le flacon le plus moche s’impose. ;D

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Jeanne Doré

par , le 24 juin 2014 à 21:47

Bonsoir à tous, je suis bien d’accord avec toutes vos analyses et conclusions, c’est assez désolant, et triste, mais tellement représentatif.

Ce qui me surprend le plus, c’est cette discrétion sur les parfumeurs dont parle Juliette, alors même qu’ils sont choisi de prendre des parfumeurs plutôt connus, à succès et auteurs de jolies choses pour la plupart, pourquoi les cacher ??
D’ailleurs, ce n’était pas évident à trouver comme info, le communiqué de presse n’est clairement pas transparent avec cet aspect. On dirait en effet qu’ils veulent noyer l’info dans un vaseux "c’est le fantôme de M. de Givenchy qui l’a fait" (on dirait la pub sur le flacon de La Vie est Belle, c’est la même logique...)

Concernant les équipes de développement, le processus est (malheureusement) simple : chez le client, sortis de leur école de commerce, les équipes marketing n’ont aucune idée, mais comme ils ont la pression pour remonter la barre (les chiffres ne sont pas fameux...) ils mettent eux-même la pression aux maisons de parfums, qui à leur tour doivent faire du chiffre pour remplir les caisses qui ne débordent pas non plus, c’est donc délicat pour eux de tenir tête à un client potentiel en lui disant ce qu’il devrait faire, ils préfèrent courber l’échine, exécuter bêtement le brief idiot sans trop remettre en question les choix, le but étant uniquement de remporter le marché, point barre, peu importe ce qui est dans le flacon à la fin.

Après, on peut aussi supputer que les équipes de développement dans les maisons de parfums sont parfois davantage recrutées pour être copain-copain avec les équipes marketing chez les clients (même école de commerce ? même lieu de vacances ?) et n’ont donc pas forcément plus d’idées sur ce qu’il faudrait mettre dans le flacon !

A quand une coalition de tous les évaluateurs, commerciaux et parfumeurs de toutes les maisons de parfums pour s’élever contre les briefs débiles !?

Bref, c’est pas gagné...

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par , le 25 juin 2014 à 00:02

On est bien dans un cercle sans fin... Certains se laissent faire en n’y connaissant rien, et les autres se laissent faire aussi parce qu’autrement ils n’ont pas de sous. La joie quoi.
Moi je dis qu’on devrait faire une pétition sur Avaaz : Le soulèvement des évaluateurs. Je suis sûre que cela aurait beaucoup d’impact ! :)

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par , le 25 juin 2014 à 00:48

Ou comme tu le dis tout le temps, le changement ne viendra pas de l’industrie...

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par , le 25 juin 2014 à 10:52

Je pense surtout qu’on va monter une multinationale du parfum qui va concurrencer TOUTES les autres tellement elle va être trop bien. Et puis elle sera au top dans la formulation, bien sûr, mais aussi dans l’éval, le conseil aux marques, pour les accompagner de A à Z dans leurs développements de produits pour ce"ux qui ne connaissent rien mais qui voudraient de la qualité tout en se démarquant.
 
Sauf que bien sûr : qualité se démarquer = pas franchement la recette du succès
 
Un vrai cercle vicieux, comme tu le dis Juliette !

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par , le 25 juin 2014 à 21:07

Bonsoir Jeanne.
Je ne vais pas revenir sur ce que tu as écrit, on s’y croirait ! J’adhère, malheureusement, à tout. (On a l’impression d’assister à certaines réunions...)
Le seul point que je vais développer est celui de la difficulté de la négociation, de la situation de groupe. Effectivement, comment signifier au client qu’il raconte n’importe quoi et n’est pas cohérent ? "Le client est roi !", n’est-ce pas ? Il est facile, dans un entretien en groupe, de se laisser déborder par les intervenants. Et ce, d’autant plus qu’il s’agit des clients, qui ont tous les droits puisqu’ils gèrent la bourse et l’ont en main.
Je suis d’accord avec Patrice : qualité = moins gros chiffres commerciaux.
En niche, cela ne devrait pas poser problème puisque la niche devrait être, pour part, en dehors des raisonnements commerciaux. Mais, ce n’est plus le cas aujourd’hui...
Le problème est peut-être qu’il y a trop de marques de niche. Avec une cible limitée, la prolifération des marques fait qu’elles saturent encore plus vite que celles du grand public. Résultat : la niche sature et "daube" comme le grand public d’il y a 20-30 ans afin de tenter de se rentabiliser malgré tout, pendant que la parfumerie grand public s’effondre en termes de qualité dans sa presque globalité...
Et, donc, il faudrait définir une niche de la niche qui respecte l’esprit des avant-gardistes initiaux. ;-)
Bref, comme tu le dis, c’est pô gagné...
Bonne soirée tout de même.
Opium

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Nymphomaniac

par , le 24 juin 2014 à 20:57

Il faut dire aussi que les noms des parfums sont assez alimentaires et apportent une dimension onirique plutôt réduite : ambre tigré, bois martial, chypre caresse, cuir blanc, néroli originel, ylang austral, oud flamboyant.

Je pourrais même gratuitement proposer mes services pour les aider à trouver la suite, si toutefois cela perdure : rose carmin, violette diaphane, orange éternelle, géranium vital(ité), lys boisé, vanille câlin, ...

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par , le 24 juin 2014 à 21:08

Pour le coup, je suis pour que vous ajoutiez aussi à quelques gouttes de sang et de sperme dans les flacons à l’occasion ;) (parce que là juste on se fait chier à mourir !)

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par , le 25 juin 2014 à 21:03

Bonsoir Nymphomaniac.
Nous avons appris une chose : il ne faut JAMAIS donner d’idées comme ça sur internet ; après, certain(e)s peuvent en faire une (triste) réalité et elles deviennent concrètes parfois. ^^
Est-il utile de développer cette gamme encore ?
Belle créativité de votre part : postulez, vous seriez bon en marketing ! Orange Eternelle, ça fait tellement soap opera que cela pourrait fonctionner ! ;-)
A bientôt.
Opium

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euskalpyth

par , le 24 juin 2014 à 11:19

Merci pour ce bel article détaillé, Opium !

J’avoue, à ma grande honte, que j’avais complètement oublié cette collection sur laquelle nous avions déjà échangé... Je ne suis même pas retourné demander des échantillons, c’est dire (pour ceux qui me connaissent) si je me suis désintéressé du sujet -

J’irai quand même les re-sentir à l’occasion, car je me souviens que le chypré avait un peu attiré mon attention, mais c’est bien le seul du lot, et compte tenu :
- des prix ^^ (Mais qui donc se drogue chez Givenchy ?)
- du cinoche développé autour de ce lancement, comme les mini-touches pré-parfumées en forme de bouton, parce que "ça rappelle l’univers de la couture" mais "on ne peut en prendre que deux" : attention, il faut bien choisir - ou y aller plusieurs fois ;-p
- du discours sur les matières nobles ("ah oui ? Et Monsieur de Givenchy et Gentleman, les deux historiques, alors, c’est des matières pas nobles ?" Oups, désolé, monsieur le vendeur : je ne voulais pas vous embarrasser avec ma question...)
- de la qualité "très moyenne" (dirons-nous, pour ne froisser personne) de l’ensemble,
je pense que cette collection va vite sombrer dans l’oubli salutaire qu’elle mérite.

Oui, je suis dur, mais des fois, on n’a pas le choix !
Je ne vais pas faire mon Jicky avec Narcisse bleu, mais plutôt qu’être obligés d’aller au Séphora des Champs Elysées (ou chez Harrods, au choix !) pour découvrir cette ligne Atelier couture hors de prix et sans intérêt, allez plutôt sentir le Cerruti 1881 bella notte pour homme qu’on trouve partout, qui est pas cher et qui est magnifique !

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par , le 24 juin 2014 à 12:42

J’ai beau chercher de Liège à Bruxelles : Bella Notte toujours non disponible en Belgique...

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par , le 24 juin 2014 à 17:26

c’est pas la peine de chercher Cerruti n’est plus disponible en Belgique.

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par , le 24 juin 2014 à 17:49

- Merci, Frédéric. Je sens que je n’en dormirai pas, ma notte ne sera pas bella !
En revanche, avis aux amateurs, Pour un homme de Caron, longtemps introuvable, a réintégré les rayons de Planet P.
- Aujourd’hui, je me redélecte de Déclaration d’un Soir : l’enchantement permanent. Et quel fond ce soir, comme si, en fin de nuit, une fraîche et délicate rosée s’était posée avant l’aube sur un bois de rose séché par le vent tiède de la veille... Une réelle merveille, on ne le dira jamais assez, qui supporte tous les climats.

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par , le 25 juin 2014 à 21:01

Bonsoir Farnesiano
Je suis désolé pour l’absence de Cerruti 1881 Bella Notte pour Homme en Belgique.
Merci Frédéric d’effectuer la veille belge à ce propos. ;-)
Déclaration d’un Soir est parfaitement bien décrit : quel plaisir de vous lire (et à porter bien entendu)... ;-)
Passez une agréable soirée.
Opium

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par , le 25 juin 2014 à 20:59

Bonsoir Euskalpyth.
Avec plaisir ! ;-)
Cet oubli est fort compréhensible.
Quant à la dureté, elle est légitime ici ; critiquer n’est même pas drôle tant il n’y a presque pas de débat avec ces exemples puisque, olfactivement, l’opinion se fait globalement si vite... ;-)
Cerruti 1881 Bella Notte pour Homme est une excellente idée, il est juste dommage que la marque ne soit pas distribuée en Belgique...
Allure Homme Edition Blanche, on aime bien ici, on le conseille souvent ce joli citron pas du tout Paic, on le préfère à Bleu en tous les cas ! J’en ai même un fond de flacon ; simple mais bien fichu, ce parfum m’a accompagné quelques années... ;-)
A bientôt.
Bonne soirée.
Opium

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Le Nez Bavard

par , le 24 juin 2014 à 11:13

Très bel article, je rejoins mes compères pour te dire que je te suis sur toute la ligne.
Et je crois bien que je rejoins aussi Alexis pour dire que le ton est presque un peu trop positif pour cette collection, qui mériterait amplement de se faire démonter note par note et fil à fil.

Je me rappelle que lorsque nous l’avions senti ensemble aux Champs-Elysées, je m’étais hasardée à demander au vendeur qui avait signé cette collection. On m’avait répondu qu’on ne savait pas, mais que de toute façon, ce n’était pas grave, "parce que c’est Givenchy le vrai créateur, c’est lui qui avait l’idée"... -_-

Rien n’est pire qu’un tel discours, qu’une telle incompétence, assortie d’une qualité aussi catastrophique en parfum, pour continuer d’enterrer la créativité et le parti-pris en parfumerie. Quant à la possibilité pour une marque de pouvoir présenter une telle farce, je crois que tes deux derniers points sont liés.

Ceux qui savent (ou qui devraient savoir, au minimum, un peu plus) ne cherchent pas à s’exprimer ou à faire passer un quelconque message, ils ne sont pas payés pour faire du marketing ou pour créer une image de marque, mais bien pour apporter du "conseil" et un "savoir-faire" olfactif. Ce savoir-faire et ce conseil doivent se plier en tout point aux désirs du client, aussi médiocres et restreints soient-ils.
Le client, la plupart du temps (Givenchy pour le cas qui nous occupe), ne sait pas ce que peuvent vouloir dire "effets de matières" ou même "raideur" olfactivement parlant. Certains parfumeurs le savent. Mais qui emploie ces termes avec eux ? Qui, dans les maisons de coutures (ou les autres), est capable de soutenir une VRAIE conversation olfactive avec l’équipe de parfumeurs et d’évaluateurs qui vont produire les jus par la suite ? Bien peu. Il y en a, mais très clairement, ils ne sont pas chez Givenchy. Dans ce cas, nous sommes dans la configuration de ton 2e point : les responsables du développement parfum chez les marques ne comprennent rien à rien en parfum et ne sont pas à leur place.

Mais, et c’est là où le bât blesse, quand bien même quelques personnes en poste chez le client comprendraient de quoi ils parlent en matière de parfum, le groupe ou la marque pour qui ils travaillent n’en a sûrement rien à faire de proposer de "beaux" parfums et de travailler sur une véritable identité ou signature pour leur marque. L’objectif est bien de vendre, et de vendre toujours plus à ceux qui achètent. Et qui achète ??? ... La plupart du temps, ceux qui ont de l’argent, mais pas forcément du goût. Et de toute façon, plus ça va, plus j’ai l’impression que le goût se raréfie à mesure que le portefeuille se rempli...
(Et on notera qu’aujourd’hui, seule 3 marques grand public à la santé financière incontestable et à l’image ultra-luxueuse, continuent de vouloir proposer une parfumerie à la hauteur de leur nom et de leurs créations en couture/joaillerie/whatever. Je vous laisse lancer les paris sur les noms, mais je pense que nous savons tous de qui il s’agit.)

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par , le 24 juin 2014 à 13:01

J’en suis à 5, avec un 5ème plus faible quand même.

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par , le 24 juin 2014 à 13:50

J’en vois 4 le cinquième n’étant pas un couturier ou un maroquinier. Mais le quatrième n’est pas un grosse maison de parfumerie.

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par , le 24 juin 2014 à 16:48

Je vais être le bonnet d’âne : je n’en vois que 4 (le 4ème n’étant ni couturier ni joaillier, juste parfumeur)

Je vais au coin...

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par , le 24 juin 2014 à 17:19

Ouais je pense qu’on pense aux mêmes... Hermès Cartier Chanel Guerlain (et j’avais potentiellement Prada, même si c’est plutôt faible ces derniers temps chez eux, et pour Chanel j’émets quand même de sévères réserves pour le mainstream depuis 2007)

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par , le 24 juin 2014 à 23:58

On était d’accord sauf que j’avais enlevé Guerlain, car elle a toujours été une maison de parfums, et Prada, car c’est encore un peu tôt pour le dire, et il est vrai, un peu inégal... ;-)

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par , le 25 juin 2014 à 09:42

Ouais, j’avais bon pour mes 4 !!!! Pas si bonnet d’âne que ça, tout compte fait ;-)

(je n’avais pas pensé à Prada, mais je connais assez mal les parfums de la marque : il va falloir que je me penche sur la question..)

Pour le mainstream Chanel depuis 2007, je tiens tout de même à signaler le magnifique (et je pèse mes mots) Allure homme édition blanche dont j’ai l’impression qu’il est très sous-estimé (simple mais efficace, discret mais avec une tenue étonnante, classe et élégant mais sans ostentation et d’un prix très abordable, avec, en plus, 3 contenances de flacon pour satisfaire tout le monde) -
Un peu de lecture sur le sujet, pour le plaisir : http://www.auparfum.com/Allure-Homme-Edition-Blanche,297#.U6p9TFMWnJs

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par , le 25 juin 2014 à 20:57

Bonsoir Miss Poivrebleu.
Merci beaucoup pour tes gentils mots, c’est adorable. ;-)
Et dire que je me trouvais plutôt dur...

Je ne vais pas faire trop long car, comme tu le sais toi aussi, je suis totalement d’accord avec toi. Je ne ferais que te répéter si j’élaborais. Donc, je vais juste revenir sur un seul point qu’il me semble utile de compléter et rien d’autre (pour une fois ^^). ;-)

Aaaah, l’arnaque au créateur supputé ! Depuis quand les fantômes font-ils de la couture ?
L’incompétence générale est telle que cela, en sus de la fumisterie, relèverait presque d’un sentiment d’inintérêt, comme si on se moquait au final de tout cela... Mais, alors, pourquoi lancer cette collection puisque personne n’y porte attention dans le vaisseau amiral de LVMH qu’est le Sephora des Champs-Elysées (personne ne s’agissant de quoi il s’agit et, manifestement, n’en ayant que faire...) ? Je t’avoue que je n’y comprends pas grand chose...
La solution, telle que tu la décris, semble "insoluble" je crains... Mais, ton analyse est fine et ô combien réaliste et juste...

Pour les marques, j’avais bon aussi, z’avais trouvé ! Yeaaahh ! !! ! ^^
Merci.
A très vite.
Opium

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Jicky

par , le 24 juin 2014 à 03:24

Bon, superbe article hein Opium, j’ai déjà eu l’occasion de te le dire. Je le trouve limite trop positif comme je le disais en réponse à Patrice.

En fait, quand j’ai vu et senti ça, j’avais l’impression de voir une sorte d’anomalie de dimension de réalité. Je m’explique : j’avais l’impression qu’on était dans un monde où les exercices d’écoles ont lieu dans la vraie vie, où tu achètes des baignoires avec des trous de 5cm de diamètre, où ça ne dérange personne d’acheter 25 pizzas pour son ami Paul et où - donc - les exercices d’école de marketing pour mettre en place une "collection de grande marque" pompeuse est finalement mise sur le marché. C’est ça pour moi L’Atelier de Givenchy : 6 parfums lancés par trois gars de 17 ans qui sont à l’école, qui après une recherche Wikipedia sur les collections exclusives de parfums, écrivent en 3 phrases un concept. Un flacon, un prix, une vague histoire pseudo en phase avec la maison et des parfums qui sentent vaguement "bon". En trois heures c’est plié. Sujet du bac ES de l’année prochaine. Je ne parle pas des 25 449 ème solinotes de l’histoire de la parfumerie. Mon temps est précieux, il est 3h18 et je vais devoir me coucher sinon demain je vais être irascible avec ma petite sœur chérie d’amour (et sinon vous n’aurez pas l’épisode 2 de la saga Guerlain). Et c’est déprimant.

Bref, j’attends que Newyorker nous parle de sa Cologne à la violette à 3,90€ les 250ml qui est d’une justesse parfaite. C’est... *petit calcul*... 108,9 fois moins cher et 3 fois plus beau et bandant que la collection réunie. J’ai mal à ma parfumerie.

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par , le 25 juin 2014 à 20:52

Salut Jicky.

Merci beaucoup pour ton commentaire et tes compliments, cela fait plaisir. ;-)
Lorsque je me suis relu, je me suis trouvé assez dur. Donc, si tu me trouves "sympathique", c’est que cela doit être finalement plutôt pas trop mal situé.
Mais, je comprends que tu trouves l’article presque trop positif tant cela est "mauvais". Comme je l’ai écrit, en parfumerie grand public à 70 euros, ce serait médiocre ; avec 100 euros de plus, c’est... pire ! ^^

Ma pondération a, comme toujours, juste pour but d’asseoir une critique argumentée, étayée qui permette d’être crédible.
Mais, je comprends et rejoins complètement ton analyse : on croirait avoir en face de soi le projet en cours d’année d’élèves moyennement inspirés. En fait, non, c’est vache : pour avoir senti des trucs d’étudiants, quelle que soit la thématique donnée, c’est très souvent mieux !

Je crains que tu aies été irascible hier finalement. Pour la Saga, on devrait être dans les temps, mais, c’est chaud. Bref, c’est booooonnn. ;-)

Ah, la Cologne à la violette de Newyorker : vraiment pas chère du tout et qui vaut dix fois les "Giventrucs". Et, quand je dis "dix fois", j’ai pesé vraiment mes mots ; elle vaut en qualité mieux que l’intégralité ou presque de cette collection. Vivement Noël prochain, histoire de parler de choses jolies et pas chères du tout. ;-)

Cette collection fait mal car, comme je l’ai expliqué, qu’une parfumerie à deux vitesses se dessine est navrant. Mais, que dans le sillon de l’exception de la niche et des collections exclusives qui sont là pour ne pas laisser fuir les client(e)s désabusé(e)s vers cette même niche, Eldorado d’une qualité et créativité supérieures (en théorie), que dans ce sillon donc, on retrouve une collection entière aussi lamentable, là, il y a un problème ! Tout ou presque est nul dans cette collection ! Pour ce prix-là !
Et, surtout, tout est si "mainstream" ; je n’apprécie pas ce mot, mais, ici, c’est le terme qui convient. Pas juste "accessible" car, pour moi, certains produits sont tellement affligeants qu’ils n’en sont même plus accessibles.

Cette collection a un avantage : elle permet de caler comme nouvelle collection "rare", "Haute Parfumerie", "Belle Parfumerie", "d’exception", "d’auteur", "créative" la pire, la moins bonne, la plus ratée.
À côté, cela me rend plus indulgent envers des collections, pourtant assez moyennes, comme celle de Yves Saint Laurent : pas transcendante, opportuniste, mais, qui respecte de manière paradoxale des codes malgré tout un peu plus culottés et osés d’une parfumerie de niche, quand bien même ces codes seraient appliqués de manière répétitive un peu automatique.

Merci pour ton commentaire.
Passe une bonne soirée.
Opium

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Patrice

par , le 24 juin 2014 à 00:18

Je ne me lasse pas de cet article. Je le lis et le relis, même si tu nous l’as déjà lu mille fois de vive voix...
L’analyse de la fin est très juste, tu sais que je suis de ton avis, et à bien de nombreuses reprises on nous a prouvé qu’il y avait un gros problème dans les chaines de décision...
Certains acteurs (car ce ne sont pas les marques à proprement parlé, souvent), d’ailleurs, ne sont pas capables d’assumer les bouses qu’ils sortent lorsqu’on leur met le nez dedans ; ne serait-ce même que pour une savonnette ! Le pire, c’est qu’ils en sont conscients, parfois. Mais pourris par l’argent, il faut taire tout cela et laisser émerger seulement la part de rêve de la parfumerie.
 
Allez, on ouvre les paris : il y a quoi dans ces flacons en prix de concentré ? 3€ ou 4€30 à tout casser !

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par , le 24 juin 2014 à 01:24

Je te trouve bien généreux... 2€ à tout casser.

Bon sinon je trouve l’article quand même très positif par rapport à la gamme. Mais je reste d’accord sur toute la ligne, du début à la fin.

(et quand je dis positif, ce n’est pas une erreur de frappe).

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par , le 24 juin 2014 à 17:17

Alexis je te trouve encore génereux, à mon avis nous sommes à 2 euros si l’on compte le prix de la fabrication du flacon en plus.
Sinon je suis tout à fait d’accord avec tout ce qui à été dit, aussi bien pour l’article que pour les commentaires. Ce qui me désole surtout n’est pas qu’ils sortent de tel merde mais c’est surtout que les gens les achètent et ne parvienent pas à différencier une oeuvre d’art d’un caca dans un flacon. C’est seulement quand les gens réaliseront qu’ils se vaporisent de merde que l’on pourra retrouver de belle créations. Certains acteurs valident de la merde en effets mais ils ont raison s’ils n’ont pas besoins de se casser le crâne pour faire fortune, les gens achèterons quand même.

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par , le 25 juin 2014 à 20:47

Bonsoir Chernabog. A mon tour de te souhaiter la bienvenue sur auparfum, je suis content de te retrouver ici.
(Salut encore Jicky, mais, toi, je te réponds plus haut juste après...)

Eh oui, l’hypothèse d’une attitude cynique est bien probable. Pourquoi se casser les pieds à proposer des produits risqués qualitatifs ? Même si c’est pour plus cher. Autant proposer une version calibrée comme um flanker moyen d’Amarige, comme cela, pas de dépenses en sus et, on pourra toujours se vanter d’avoir créé quelque chose en respectant une cohérence de groupe avec références au sein de la marque. ;-)
Le plus navrant sera quand, ensuite, des gens ayant acheté ces produits "exclusifs" pour bien plus chers imagineront, et (nous) soutiendront, que telle chose est belle et qualitative puisque c’est Givenchy, c’est "exclusif" et c’est plus cher. Trois (bonnes ?) raisons d’y croire. Alors que, c’est juste là pour satisfaire et nourrir la dichotomie de gens qui voudraient se croire singuliers / exceptionnels mais ne souhaitent porter que des choses communes qu’on habille du terme "originales" ; flatter le snobisme de certain(e)s en somme. ;-)
En fait, il est facile d’imaginer une foule de raisons à tout cela.

Encore bienvenue à toi.
A très bientôt.
Opium

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par , le 25 juin 2014 à 20:45

Bonsoir Patrice.

Merci beaucoup ! Ça me fait plaisir ce que tu me dis au début de ton message. ;-)

Oui, je sais parfaitement bien que tu partages totalement mon analyse et ma conception de la chose. Et que cette situation peut paraître absurde, même pour une savonnette...

Quand on sait qu’en parfumerie grand public il y a des marques qui exigent de ne pas dépasser 50 centimes par flacon en prix du concentré, je ferais bien le pari sur 1,25 ou 1,50 euro ; la marque pourra ainsi toujours se vanter d’avoir mis 2 fois à 2 fois et demi plus de budget. Si on atteint les 3 ou 4 euros, c’est que la société de composition ce sera faite plaisir sur ses marges à elle. ;-)
Il est quand même dingue de se dire que certains produits de grande surface pourraient contenir dans leurs bouteilles ou packs des produits qui coûteraient presque le même prix pour ce qui est versé dedans (je n’ose pas imaginer qu’un jus bio coûte plus cher, nân, je ne veux pas l’imaginer... ^^) que tout cela, revendu à un prix inférieur à 5 euros.
Bref. Réfléchir à tout cela est presque déprimant au final.

Et puis, il ne faudrait pas trop révéler que ce que l’on vend comme : "Le parfum, c’est du rêve* !" doit être traduit en fait.
* : Remplacer "rêve" par "business". ^^

Au moins, cette collection fait gloser un peu. ;-)
Merci encore pour ton commentaire.
Passe une bonne soirée.
Opium

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