Auparfum

L’Interdit

Givenchy

Flacon de L'Interdit - Givenchy
Réédition
Note des visiteurs : (10 votes)
Connectez-vous pour noter ce parfum
Connectez-vous pour indiquer si vous portez ce parfum

Breakfast at Givenchy’s

par , le 30 mars 2008

Comment dissocier L’Interdit du joli minois de son égérie Audrey Hepburn, pour qui Hubert de Givenchy décida de créer ce premier parfum, lancé en même temps que Le De (en clin d’oeil à sa particule) de façon plutôt artisanale à 500 exemplaires chacun, en 1957. Le parfum, à l’origine réservé en exclusivité à l’actrice, fut finalement destiné à une diffusion plus large, ce qui aurait fait dire à Audrey Hepburn quand M. de Givenchy lui annonça : « Mais je vous l’interdis ! » D’où le nom...
L’actrice, muse et amie du couturier, en acceptant de poser pour l’affiche publicitaire, aura ainsi été une des premières égéries du cinéma dans l’histoire de la parfumerie.
Cette histoire, imprégnée par l’élégance et le glamour très haute-couture du Paris des années 50, prend toute son ampleur lorsqu’on sent l’Interdit. On imagine littéralement Miss Hepburn dans un manteau Givenchy, des diamants Tiffany, une long fume-cigarette, ses yeux de biche et son sourire espiègle. Toute l’atmosphère d’une époque nous apparaît, dans une sensation de féminité, de sensualité et d’authenticité très marquées, bien que la formule ait bien sûr été retouchée pour son re-lancement. Je n’ose pas imaginer à quel point l’original pouvait être meilleur !
Le départ nous plonge dans un nuage de rose et d’aldéhydes qui nous évoque forcément Chanel N°5, mais qui immédiatement nous emmène vers un terrain beaucoup plus chaud et exotique d’épices et de fruits. Le poivre, le santal et l’encens se mêlent délicieusement à un accord fruité de pêche et de coco, crémeux et lacté. La fève tonka et l’iris prolongent l’effet cosmétique par leur note poudrée et sensuelle. Si les aldéhydes du départ peuvent repousser par leur aspect un peu démodé, il faut cependant essayer au moins une fois de porter L’Interdit pour en saisir toute la profondeur et apprécier son charme désuet.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Chanel de Lanvin

par , le 28 septembre 2019 à 09:10

L’Interdit Eau de Toilette, le nouvel opus.
Lorsque l’obscurité rencontre la lumière.
Du choc des contrastes, jaillit une féminité singulière, encapsulée dans une fragrance empreinte d’audace.
L’alliance éclatante d’une Tubéreuse et Fleur D’Oranger, troublées par l’addiction d’un pavot blanc exaltant, est attisée par un accord boisé Vétiver et Patchouli.
Une fleur blanche voluptueuse au cœur sombre et hypnotique.
Radieuse, exaltée.
La fleur underground émerge à la lumière.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

zapakh

par , le 19 septembre 2018 à 11:47

Bonjour,
J’ai découvert hier L’Interdit 2018 et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise. Au risque de froisser/agacer les nostalgiques de la version originale (que je n’ai pas connue, pas une question d’âge, je suis simplement passée à côté), je trouve cette "fleur underground" vraiment très réussie. Le parfum est d’une puissance ! Une fragrance très affirmée. Une diffusion à très large spectre (la touche d’essai posée dans mon salon déploie des effluves qui n’ont pas faibli depuis hier soir) ! Je le place direct dans la catégorie des Poison/Angel. Quelque chose me dit que ce parfum va cartonner et qu’on va beaucoup le sentir. Je trouve le visuel de la campagne très percutant, et l’égérie bien choisie. Je ne le porterai pas car il est vraiment capiteux, dans la lignée de D&G pour Femme. En tout cas, je suis curieuse de connaître l’avenir de cette sortie.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 13:18

Merci zapakh pour ce premier retour. Entendons nous bien : je suis toujours curieuse des nouveautés parfumées mais déplore que dans certains cas, les marques "tuent" un chef d’oeuvre pour pouvoir récupérer à bon compte le nom, l’image et la notoriété du jus supprimé. C’est manifeste ici puisque l’égérie choisie ressemble beaucoup à Audrey Hepburn. Ne peuvent elles pas "assumer" la nouveauté pour ce qu’elle est ?
Cela dit, j’irai probablement sentir la chose, mais sans grand enthousiasme. Poison passe encore, mais j’ai toujours fait un rejet d’Angel, modernisé ou vintage. Ce truc n’a jamais été pour moi qu’une grosse boule de chocolat ultra sucré et rance. Bref, je déteste.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 14:17

Bonjour Adina,
Oui, c’est étrange cette manie de dénaturer un parfum historique en n’en gardant que le nom (et parfois le flacon, etc.). Je n’y vois qu’une stratégie : conquérir une clientèle jeune, les "Millenials" qui a priori n’a pas connu "L’Original". (Miss Dior, Eau de Givenchy, etc.). Cette génération est au cœur des argumentaires de vente car elle représentera d’ici quelques années un pourcentage assez substantiel de la clientèle luxe. Exit donc les quadras, quinquas et autres baby boomers qui ont eu la chance, le privilège de connaître ces nectars d’anthologie. C’est se mettre à dos de nombreux clients fidèles à L’Interdit d’avant. C’est aussi sous-estimer la part de Millenials qui dans le lot a reçu une éducation olfactive et connaît bel et bien la version originale du parfum. Dommage. Et étrange, donc.
Personnellement, je n’en suis pas affectée outre mesure car je n’ai pas le souvenir d’avoir senti L’Interdit d’origine, donc je n’ai pas ce sentiment d’usurpation. Mais je vous comprends et je suis d’accord, la démarche est étrange.
En revanche, je ne trouve pas du tout que Rooney Mara ressemble à Audrey Hepburn. Je trouve la première sombre, rock, très cinéma allemand des années 1920 (!) là où la muse de Monsieur de Givenchy m’évoque plutôt l’impertinence, l’audace et la joie pétillante. Enfin, ce sont les images qu’elles me renvoient.
Quant au parallèle avec Poison et Angel enfin, je faisais plus allusion à la puissance de la fragrance, à son omniprésence dans les transports, et à sa dimension "clivante". Personnellement, Angel ne m’a jamais gênée, tout est dans l’art de le porter. J’ai même eu d’agréables surprises avec le Lancôme tant décrié.
A suivre !
Belle fin de journée.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 16:02

Bonjour,
Avec Angel comme avec Poison, tout est dans l’art et la manière. C’est comme une jupe en cuir et des bas résilles. Certaines peuvent et restent assez classe. Les autres font juste putes. Et s’agissant de ces deux fragrances, on ne dénombre plus les cagoles, les pré ménopausées, les ultra péroxydées UV-isées et les gamines mal rincées qui s’en sont arrosées comme maintenant d’autres le font avec LVEB & Co.
J’ai des souvenirs des années 80 où on ne sentait que Poison jusqu’à la boucherie ou la poissonnerie...
La tubéreuse me donne la migraine, par contre j’aime assez Angel, surtout depuis qu’il est moins porté. Et on ne peu pas lui contester sa place de précurseur et de produit clivant, qui a fait date et école.
Les lancements actuels (qui associent produit marketing sans risque, nom rentabilisé depuis longtemps et vestiges de notoriété), ils seront vites oubliés.
Je serais enclin à donner raison à une intervenante espagnole qui, sur fragrantica, estimait qu’une marque ne devrait pas survivre à son créateur. On éviterait les hérésies actuelles au sein du groupe LVMH...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 17:13

Hahaha, DOMfromBE, vous êtes cash ! J’adore.
Je me souviens bien des débuts de Poison, aussi. Il reste l’un de mes favoris malgré sa réputation. Et bingo, L’Interdit 2018, c’est tubéreuse-jasmin, me semble-t-il ;)
Dans les années 1990, il y eu la bourrasque Angel qui ne m’a pas dérangée, mais il y a aussi y eu la tornade Loulou (qui me piquait le nez).
Cette intervenante espagnole n’a pas tort. Par contre, chez Dior, cela s’arrête très vite, 1957, avec très peu de parfums créés du vivant du couturier : Miss Dior, Diorissimo...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 17:19

Et oui, avec moi, c’est toujours douceur et diplomatie, lol.
Dior, dans le temps, faisait vraiment rêver, mais je leur reproche de tout reformuler continuellement. Il me semble qu’ils sont les plus extrêmes en la matière et j’ai abandonné des parfums que j’ai pourtant adorés, comme Dune, qui a été mon doudou de son lancement aux années 2000. Ensuite, j’ai un bug, je n’y arrive plus. Et franchement je le regrette.
Quant au nouveau Joy, bof...
Sa principale qualité selon moi serait de détourner les achats de Noël de l’envahissante LVEB...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 19:18

J’ai bien ri ! Surtout à "j’aime assez Angel, surtout depuis qu’il est moins porté", parce que c’est un sentiment partagé. Enfin, je suis de la génération qui, dans les années 90, sentait Angel de la cours du lycée jusqu’à la sandwicherie. C’était une époque fascinante - pour un ado - mais c’est bien qu’elle soit passée. J’ai d’ailleurs récemment acquis un petit flacon d’Angel Muse, souvenir de cette époque révolue (plus que le Angel reformulé pour moi).
Lutens avait dit en interview qu’il ne souhaitait pas que ses œuvres lui survivent. On le comprend, quand on voit ce qui se passe alors qu’il prend à peine ses distances...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 23 septembre 2018 à 02:58

J’ai fait une pirouette dans ma tête pour me dire que Lutens exprimait peut-être autre chose.
Peut-être que Lutens ne veut pas mourir, du tout, jamais. Et donc la question pour ses parfums ne se posent pas.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 23 septembre 2018 à 12:14

Il faudrait que je retrouve les mots exactes de Lutens mais la question concernait, si mes souvenirs sont bons, le devenir de ses parfums "après lui". Sa réponse allait dans le sens "après moi, c’est fini, passez à autre chose", mais c’est sûr que Shiseido ne veut pas que la marque Serge Lutens meure. Le capitalisme et son présent perpétuel...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 27 septembre 2019 à 15:31

... ne pas oublier que Les œuvres de Serge Lutens sont d’abord celles de Christopher Sheldrake....

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 27 septembre 2019 à 20:40

Serge Lutens est directeur artistique, qu’on aime ou pas ses parfums, il a révolutionné la parfumerie avec Féminité du bois et Ambre Sultan.
Christopher Sheldrake est un nez, il est doué à retranscrire dans un labo de manière olfactive la VISION de Serge Lutens.
D’ailleurs il est passé chez Chanel et cette fois-ci en tant que directeur artistique où il n’a rien révolutionné du tout. Au contraire il a recyclé d’anciens classiques Lutens sauce Chanel. Bornéo 1834 est devenu Commandel, Bas de Soie / N°19 Poudré, Iris Silver Mist / La Pausa , Fleurs de citronnier / CHANEL 1957.
Le problème des grands nez, ils ne sont pas toujours de bons directeurs artistiques, le manque de créativité se fait souvent ressentir. Jean-Claude Ellena a composé ses meilleurs parfums commissionés comme First alors que ses plus mauvais sont ceux où il avait carte blanche ; le tristounet Jour d’Hermès, les Hermessences, toutes des redites qui tournent autour d’un accord de matière première avec du pamplemousse dedans.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 28 septembre 2019 à 01:15

Bon je vais quand même défendre ce pauvre Christopher Sheldrake réduit ici à l’état de banal outil ! C’est une vision instrumentale du parfumeur qui est à mon avis à dépasser si l’on veut comprendre ce qui se joue dans ces créations. Si Lutens a multiplié les partenariats avec Sheldrake, c’est bien parce que de simples briefs, aussi aboutis soient-ils, ne pouvaient pas suffire à construire la réussite d’une maison. Il faut voir aussi les choses das l’autre sens : les fantasmes de Lutens sont ce qui a permis à Christopher Sheldrake d’exprimer tout son savoir faire avec les matières premières et toutes ses réminiscences culturelles indiennes. Ils se sont probablement bien trouvés, c’est un beau tandem.
De plus, chez Chanel il n’est pas directeur artistique mais directeur de la r&d il me semble. La direction artistique c’est Polge père puis fils, et eux aussi semblent bien content de faire usage de la maîtrise de Sheldrake. La filiation entre Bornéo et Coromandel est certes indéniable, et on comprend que Chanel ait eu envie de faire ce genre de patchoulis. En dénominateur commun il y a ce travail sur la matière que Sheldrake domine, et heureusement les deux jus ne sont pas interchangeables. Pour la suite, le rapprochement entre Bas de soie et le 19 poudré me semble discutable, de même pour La Pausa, surtout qu’ISM n’est pas de Sheldrake.
Pour Ellena, il y a par contre conflit de goûts je pense : il renie de plus en plus ses premiers parfums et notamment First, là où vous trouvez votre bonheur. Ses recherches chez Hermès étaient probablement assez motivées par une volonté de prise de distance vis-à-vis de cette parfumerie, ça a eu ses hauts et ses bas mais il est clair que les amateurs de First n’étaient pas le public cible !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 27 septembre 2019 à 20:43

Très juste ! Lutens est le photographe-maquilleur-artiste multicasquettes photogénique destiné à incarner le produit. Les textes, euh, néo-romantiques qui accompagnent les parfums ne sont peut-être même pas de lui. Cela dit, sans ironie aucune, j’aime infiniment Chergui et Five O’clock au gingembre.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 29 septembre 2018 à 15:06

Également très surprise par cette édition 2018 !!
il a du caractère, une classe folle. Je vais me laissée tenter par un petit 30 ml.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Adina76

par , le 31 août 2018 à 14:38

Ça y est ! Givenchy s’attaque maintenant à son mythique Interdit. Je suppose qu’on a jeté l’original pour récupérer le nom et fourguer à la place une sentorette fruitée, girly, tellement plus tendance... Et à même de remplir les caisses. Hubert, au secours ... Givenchy aujourd’hui, comme YSL ou Nina Ricci, ça ne veut plus rien dire. Plus aucun lien avec l’ADN de ces maisons.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Jean-David

par , le 29 septembre 2014 à 09:38

Ma mère m’a donné son flacon des années 80, qu’elle n’avait jamais utilisé. Bonheur. Sentiment de jouir, encore quelques temps, d’un plaisir d’autrefois, destiné à disparaître, un plaisir raffiné et déjà... interdit.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 29 septembre 2014 à 13:45

Oh, le grand chanceux ! A force d’aimer ce parfum et de humer régulièrement mon petit flacon des années 2000 (apparemment la moins bonne version), je peux imaginer une édition plus fidèle à l’original et forcément splendide. L’Interdit et Le Dix font partie de ces quelques merveilles, aujourd’hui quasiment introuvables, qu’on irait déposer dans un coffre, à la veille des vacances, de peur de ne plus jamais les sentir si un incendie ou un énorme séisme venait à détruire notre maison ! Ma mère aimait se parfumer mais sans passion et plutôt au gré des sorties commerciales ou en suivant les échos de ses amies, soeurs ou belles-soeurs : en tant d’années, je ne lui connais que Vent Vert, L’Air du Temps, Fidji, Cristalle, un seul flacon hélas, O de Lancôme, Givenchy III, Quartz (aujourd’hui méconnaissable), Aire, Alliage... J’ai réussi il y a quelques années à lui faire porter un Guerlain : L’Instant, et c’était un miracle : il lui va à ravir ! Mais aucun chypre à la maison, aucun ambre, aucune tubéreuse, pas même une rose ! Je lui refile de temps quelques échantillons de nouveautés qu’elle porte distraitement...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 29 septembre 2014 à 15:23

Et bien Farnésiano, même en se désintéressant du parfum pour le plaisir personnel qu’il apporte, votre mère portait tout de même de fort belles choses : Vent vert, l’Air du temps, Fidji, Cristalle, Givenchy III, Quartz (pré-reformulation) et même le O de Lancôme tout à fait charmant. Je ne connais pas Aire et peu Alliage, mais c’est un beau tableau de "chasse familial" qui à de quoi rendre fier, même avec un seul Guerlain (un peu dommage pour les grands classiques de la Maison laissés de coté, mais tout de même...Vent vert avant les massacres successifs....)

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 30 septembre 2014 à 16:31

Merci, Hermeline, c’est gentil. Oui, de jolies choses malgré tout, dans cette brève énumération. Fan de toutes les créations de Germaine Cellier, je donnerais beaucoup pour sentir la version originale de Vent Vert. Ainsi que les " vieux " Balmain ( Jolie Madame, Miss Balmain, ...) avant leur disparition ou leurs " massacres successifs ", comme vous le déplorez si bien. Le dernier Vent Vert est peut-être joli, quoique, mais il me semble tellement transparent, et un peu vide. Où donc est l’herbe grasse du vif printemps qui sortait de l’humide hiver pour monter vers la lumière ? Bonne soirée.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 29 septembre 2014 à 21:29

C’est vrai, c’est une grande chance ! 120 ml de bonheur, et un flacon joli comme on n’en fait plus, très sobre, épuré, avec un charmant bouchon doré... *soupir*
Et le sentiment, à chaque utilisation, d’épuiser un peu plus ce reste de trésor. Mais vraiment, je ne veux pas garder cela comme une relique, mais l’utiliser : puisque la possibilité m’est donnée de m’immerger quelques temps dans ce passé, en vraie grandeur, c’est une expérience qu’il ne faut pas se refuser. En revanche, je garderai sans doute les dernières gouttes du flacon, intactes et captives, pour les respirer simplement quelquefois.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 29 septembre 2014 à 21:44

Très chouette ce flacon de l’Interdit, en effet. Profite en bien ;)

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 19 septembre 2018 à 23:35

Moi aussi, je le trouve vraiment chouette.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 16 décembre 2013 à 12:42

L’interdit.... le test du jour, sur extrait vintage s’il vous plait ! Une belle découverte, j’aime ce côté vieillot des parfums d’époque, o n a que trop rarement l’occasion de les sentir aujourd’hui dans notre quotidien et pourtant...
Passées les 1ères notes très aldéhydées (N°5 oui mais plus doux et moins puissant) viennent les épices et cette surdose de fleurs rouges, roses, et sans doute abstraites qui nous font tourner la tête. C’est chaud, fondant, captivant, avec cette petite odeur vieillote qui prend le dessus (de quoi s’agit il ? là je ne saurai répondre). Pourtant c’est doux et vraiment réchauffant, j’ai l’impression d’y retrouver une multitude de parfums d’aujourd’hui, combinés les uns aux autres.... Précurseur ce Hubert ? Avec une muse pareille il faut dire qu’il aurait eu tort de se priver ! Après quelques minutes, la ressemblance la plus proche me ramène à Shalimar, ce fond vanillé à tendance cuiré, chaud, sensuel, sexuel et énigmatique. Il est des notes de fond très ressemblantes derrière cet amas de fleurs omniprésent mais qui disparait au fil des minutes et des heures. Le parfum s’arrondit, en rassemblant toutes les matières nobles qu’il contient, il était, il est, il sera... une expression luxueuse et chargée de ce Paris des années 50, un pari surrané de luxueuses matières avec un semblant de THE n°5 qui se finit par un Shalimar endiablé, le rêve d’ailleurs sans doute.... C’est une magnifique découverte, dommage qu’elle paraisse définitivement trop "vintage" et ancrée dans son époque pour faire les devants de la marque dans les séphocibérionnaud ce qui au passage redorerait sans doute la marque tant égarée... L’interdit oui, de le râter, de passer à côté, de ne pas le connaître. Ce parfum est un musée du parfum de l’époque à lui tout seul, foncez découvrir cette merveille de modernité avant qu’on ne le puisse plus !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 16 décembre 2013 à 18:57

Merci, Guillaume, de faire revivre dans ce beau billet un merveilleux parfum que nous ne trouvons en rien démodé ou passéiste ! Comme il se serait agréable de sentir aujourd’hui des jeunes femmes porter ce joli bijou ?! Mon message à Newyorker ci-dessous s’adressait autant à vous ;-) Bonne soirée

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

zab63

par , le 29 mai 2009 à 17:17

En effet,c’est un nuage de fleurs, d’épices et de fruits qui me paraît très doux et très agréable...mais aussi très volatil et fugace. Cela doit évidemment dépendre des peaux. Je ne pense pas qu’il existe en extrait, malheureusement.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Yohan Cervi (Newyorker)

par , le 30 mars 2008 à 12:05

L’Interdit est selon moi un des plus beaux fleuri aldéhydé qui soit. Ce nuage de poudre, de fleurs et d’épices est admirable. Et c’est vrai que l’image du Paris des années 50 me saute immédiatement aux yeux, tout comme que le ravissant minois d’ Audrey Hepburn. Je lui reproche juste une trop grande ressemblance avec le N°5.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 16 décembre 2013 à 18:51

Bonsoir, Newyorker. Curieusement, je n’avais jamais pensé au N°5 en respirant et/ou en portant L’Interdit. Je vais me faire tuer par tous les fans du number one de chez Chanel mais je vais vous avouer, shame on me, que l’admirable N°5 ne m’émeut pas, demeurant pour ma part un inconditionnel absolu du 22 ! Mais c’est un autre chapitre... J’aime l’Interdit pour son côté plus poudré encore, et plus épicé, plus oeillet (note dont je raffole). Je le trouve aussi plus souriant, plus léger, plus libre. Il se situerait peut-être entre le N°5 et Le Dix, autre floral adoré, plus poudré encore, et qui l’a précédé de dix ans et que vous défendez si bien. Mon flacon de L’Interdit doit dater d’une petite dizaine d ’années et il ne bouge pas. Je ferais sans doute bien de tester la version actuelle ?

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 16 décembre 2013 à 19:22

Hello Farnesiano,
Vous répondez à un de mes messages datant de 2008 ! Argh !! J’ai horreur de relire mes anciens posts, je les trouve nuls ou approximatifs et surtout truffés de fautes d’orthographe. L’Interdit est plus dans la veine du Dix que du N°5 mais la parenté avec ce dernier reste tout de même importante. Mais il s’en démarque par une tête légèrement fruitée, une note d’œillet épicé et un fond plus poudré, il est aussi plus aérien. Seulement c’est un parfum qui a (encore une fois) été remanié à plusieurs reprises. Notamment en 2002, par Jean Guichard, qui en propose une interprétation un peu différente (peut être que votre flacon date de cette époque). En 2007, L’Interdit rejoint la collection "Les Mythiques" aux côtés de Givenchy III (un des plus beaux chyprés fleuris), de Le De, d’Organza Indécence (le meilleur parfum Givenchy de ces quinze dernières années), de l’Eau de Givenchy (qui sent la pâquerette, le muguet et l’herbe fraiche). Il est à nouveau reformulé, mais en se calquant sur la formule d’origine, en tenant compte évidemment des règlementations, et en utilisant des matières premières moins nobles. J’avoue que je connais mal cette version, je ne pourrai donc pas vous en parler sérieusement.
N’ayez pas honte de votre avis sur le N°5 ! Beaucoup de perfumistas lui préfèrent le N°22. Moi je préfère le 5, mais malgré mon admiration, je le porte rarement. Je possède l’extrait actuel, qui est vraiment très beau, mais je ne me sens pas vraiment "moi" quand je le porte, et je dois avouer qu’il m’angoisse même assez, il me met mal à l’aise, j’ai l’impression d’être endimanché. Je n’aime pas non plus porter mon extrait vintage années 80 (qui n’est vraiment pas la plus belle version). L’extrait des années 50 et 60 est extraordinaire, car plus chaud, plus riche et plus fourrure, mais malheureusement je n’en ai pas. Je crois en fait que j’aime porter l’EDT actuelle et contempler l’extrait pour sa beauté, son élégance et sa complexité.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 16 décembre 2013 à 19:38

Merci pour cette longue réponse et toutes ces précisions ! Vous êtes incollable ! Vous décrivez le 5 comme je le ressens : angoissant, étrange, un peu raide... mais finalement ne sont-ce pas là, entre autres, les qualités d’un parfum unique ? S’il nous paraît à la fois beau et dérangeant, c’est que le parfum mérite plus que le détour, c’est qu’on a affaire à une véritable création. Comme à leur époque, des Opium, Spellbound, et autres Obsession. Maintenant, je rêve de sentir L’Interdit original : qu’est-ce que ça doit sentir bon !
- Il faudra aussi que je félicite Opium, et toute l’équipe, pour cette merveilleuse refonte de votre site : la plus belle reformulation, de cette année ;-)
- Les parfums qui font peur... Y en a beaucoup ! Pour moi, le pire est Serge noire, même si j’en admire la facture.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 18 décembre 2013 à 14:51

Bonjour Farnesiano (merci pour vos félicitations, mais, moi, je ne fournis que du texte ici, d’autres œuvrent masqués de manière bien plus intense, mais, j’y reviendrai...) et New-Yorker.
Je ne vais pas m’immiscer dans votre discussion trop longuement (même si j’adore L’Interdit et sa plus grande profondeur de champ, sa chaleur et sa générosité [à l’image du No.22], tous deux plus délurés et rieurs que le No.5, dont la lumière et le trait sont plus froids et distants, mais plus limpides et proprement admirables à mon sens...).
Je précise juste que les personnes qui doivent être félicitées pour le "nouvel auparfum" sont Jeanne, Dominique (Domik ici) et Emmanuel (connu sous le pseudo de Manu parfois pour les "intimes), ce dernier étant très peu visible sur auparfum, mais étant l’une des clés avec Dominique d’auparfum, de son existence, de son fonctionnement interne, etc.
Donc, si des gens doivent être félicités, ce sont eux. ;-)))
Encore bravoOOoooOo.
A bientôt Farnesiano.

Ps : N’ayez pas peur de Serge Noire, vous verrez, un jour, vous l’aimerez vous aussi, comme vous apprécierez la très limpide et aveuglante lumière du No.5... ^^

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

mooggie

a porté L’Interdit le 26 décembre 2018

Sa note :

NellyL

a porté L’Interdit le 14 octobre 2016

Sa note :
Jean-David

Jean-David

a porté L’Interdit le 29 septembre 2014

à la une

Exit the King : un parfum de nouveau monde par État libre d'Orange

Exit the King : un parfum de nouveau monde par État libre d’Orange

Un nouveau chypre sème le désordre au 69 rue des Archives.

en ce moment

il y a 20 heures

Je suis bien d’accord. Le langage, c’est une production sociale, et en tant que le parfum et les(…)

il y a 21 heures

"même si l’odorat est dénué d’un langage qui lui est propre" Ce n’est pas parce qu’on a de la(…)

il y a 2 jours

Un petit bijou ce parfum, d’une profondeur et d’une très bonne tenue. En effet il fait penser à(…)

Dernières critiques

Eau capitale - Diptyque

Paris en bouteille

en quête de parfum

Vous recherchez un parfum pour vous ou pour un proche... Les Auparfumistas vous conseillent pour que vous trouviez la perle rare.

Je cherche un parfum

lectures

Odeurs

Odeurs

le 29 juillet 2019