Auparfum

La Couche du diable, les braises de l’enfer par Serge Lutens

par Jeanne Doré, le 27 juin 2019

Serge Lutens présente un nouvel oriental dans sa « Collection noire », à l’inspiration démoniaque et... moyen-orientale ?

« Mettre en demeure le diable ne suppose plus l’enfer. La terre déjà y pourvoie !
“À grand feu” n’est plus de mon goût ce jour.
Préférant aux flammes la braise, mon remords regagne la nuit. »

Comme à son habitude, Serge Lutens évoque son nouveau parfum avec ses mots... qui parleront à qui pourra les entendre.

Pour incarner ce nouvel oriental, un personnage satanique est dépeint, le sourcil oblique, grimaçant, et portant « une longue cape noire ouverte sur le rouge d’un collant gainant le corps et le crâne ». Mais peu d’éléments olfactifs sont officiellement dévoilés, si ce n’est un accord d’oud et de ciste, qui « compose ici la couche d’un premier remords aussi démoniaque que somptueux. »

Il faut noter qu’il s’agit là de la première incursion de l’oud au sein de la marque, qui était sans doute une des seules à ne pas avoir encore succombé à la tentation de cette matière emblématique du marché moyen-oriental.

La Couche du diable est présentée dans la lignée des quatre grands orientaux de Lutens : Fleurs d’Oranger, Ambre Sultan, Chergui et Vétiver Oriental, dans l’idée d’un retour aux sources.

Après La Beauté du diable des Liquides imaginaires lancé au printemps, il semblerait que l’inspiration méphistophélique aie la côte en 2019...

La Couche du diable, 180 euros/100ml, 120 euros/50ml, disponible dans les boutiques Serge Lutens et à partir de septembre dans les parfumeries sélectives et grands magasins.

Premières impressions

Une très bonne cuvée. L’oud se fait discret et plutôt au service d’une signature qui demeure très Lutens, avec des notes de rose, d’immortelle, de labdanum, et des inflexions de pruneau et de tabac. Un bon petit diable !

Où acheter ?

La marque citée dans l'article (Serge Lutens) est disponible dans les boutiques partenaires de notre annuaire des points de vente parfums de niche listées ci-dessous :

Santa Rosa

Toulouse (31)

Serge Lutens

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Aristide

par Aristide, le 19 octobre 2019 à 17:40

Hé hé hé ! Alors que, à propos de la pub TV du dernier YSL les claviers se délient, rien sur le nom du dernier SL ? J’aime certains parfums du Beau Serge. J’en porte deux régulièrement. Et, connaissant ma faible nature, je veille à ne surtout pas devenir un fanatique sectaire de l’Eglise de Lutensologie. Amis arômaphiles, en ces temps difficiles, gardons le plus précieux : notre sens de l’humour ! Sérieusement, je ne suis quand même pas le seul sur ce site à trouver les appellations "Dent de lait", "Renard constrictor" et "La couche du diable" désopilantes ?

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par Iridescente, le 19 octobre 2019 à 18:13

Je ne sais plus si c’était Duolog ou notre Belge favori à tous sur ce site qui m’en avait parlé la première fois, au détour d’une discussion passablement humoristique, aussi j’ai cru un moment que La Couche du Diable était une invention à lui ; j’ai mis assez longtemps à saisir, même après avoir découvert qu’il s’agissait d’un authentique Lutens, qu’on ne me parlait pas des Pampers de Lucifer.

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par Aristide, le 20 octobre 2019 à 10:19

Ah ! Me voilà rassuré. Des Pampers : mais oui, "avec le petit élastique, là" !

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par Duolog, le 19 octobre 2019 à 19:25

Si si c’est drôle, mais je pense que Lutens (l’homme) a un côté pince sans rire qui fait que lui aussi s’amuse de ces titres face au sérieux du reste de la parfumerie. C’est peut-être aussi une sorte de bravade : "la marque est tellement culte que même ça on peut le faire".

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par Aristide, le 20 octobre 2019 à 10:26

Merci pour votre retour et votre intéressante hypothèse. Peut-être est-elle infondée ; que, quand doit être nommée une Nouvelle Fiole, le Sultan Serge le Magnifique réunit ses vizirs autour du Grand Narguilé Ambré ; et que, après des heures dévolues à mâcher les nuages, dans une révélation céleste, le Divin Blaze surgit. Mais j’aime à croire que vous êtes dans le vrai. Lutens serait alors un éternel gamin facétieux, ravi d’affubler au second degré des flacons qui seront achetés au premier degré par certains fidèles extatiques, et feront sourire les autres. L’esprit est la politesse des sultans.

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Aristide

par Aristide, le 17 octobre 2019 à 06:21

Feuilleté hier soir le Magazine du Monde daté du 12 octobre dernier, dont les premières pages de droite sont dévolues aux annonces commerciales. Après Jaeger-LeCoultre puis Hermès, voici Noël avant l’heure : en pleine page 11, sur un fond incandescent, SERGE LUTENS, "La couche du diable" ! Et là ... Lucifer en personne a dû venir chatouiller notre esprit critique, car le potentiel comique de ce nom nous a fait nous gondoler un bon moment, mon conjoint et moi. Vraiment, réussir à vendre en bouteille les remugles d’un lange diabolique (ou d’un plumard infernal, au choix), à 120 euros les 50 ml qui plus est : du grand art !

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par Don SALUSTE, le 8 septembre 2019 à 09:47

Essayé hier, mais cette odeur de cumin, très alimentaire, me dérange vraiment !

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par Guillaume83, le 7 septembre 2019 à 20:55

Cela fait 3 jours que je passe volontairement au sepho du coin pour me pschitter le poignet copieusement de ce nouveau jus et a chaque fois la même impression : j’aime et j’aime pas. La première image qui me vient à l’esprit bizarrement c’est je pourrai mettre ce parfum le jour où je vais voir un ennemi, or je n’en ai pas peut être une ex que je voudrai incommoder ?!? Le départ est clivant un feu de je ne sais quoi de dérangeant, intrigant avec un côté répulsif, fort a la pulvérisation puis le tout se calme pour finir de façon presque crémeuse et arrondie et cela devient beau et presque addictif. Un parfum pour les jours où l’on a envie d’être fort, malheureusement la tenue n’est pas au rdv 5 h plus tard il n’y a plus rien après 3 pschitts, c’est dommage je pense qu’il méritait sa chance car je le trouve très singulier et plus facile a porter que le participe passé que j’aime beaucoup et qui lui est indélébile mais que personne n’apprécie (du moins dans mon entourage), je vais continuer de le tester je le verrai tellement bien cet hiver devant un bon feu de cheminée en dégustant un bon verre de vin rouge bien tanique

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Emma Bovary

par Emma Bovary, le 7 septembre 2019 à 13:04

Ce parfum, que j’ai essayé aujourd’hui, m’évoque à la fois les bûches qui crépitent dans l’âtre et l’encens qui se confondrait avec l’encaustique dans une cathédrale. C’est un oriental mystérieux et réconfortant qui nous donne envie d’être en hiver. Je l’adore.

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DOMfromBE

par DOMfromBE, le 11 juillet 2019 à 18:27

Je l’ai senti aujourd’hui au Printemps de Lille.
C’est du vrai tonton Serge ! Noir, théâtral et je suis convaincu qu’il ravira les amateurs de tentures en velours rouge cramoisi... un effet encens de cathédrale.

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monbazarunlimited

par monbazarunlimited, le 5 juillet 2019 à 14:09

Très déçue par les dernières créations de la maison Lutens (depuis Jeux de Peau !) j’ai pourtant à chaque nouvelle sortie voulu croire que le charme opérerait de nouveau.

Je suis allée hier soir dans la boutique de la rue Saint-Honoré, qui la propose en avant-première (tout comme au Palais Royal), et ENFIN j’ai retrouvé ce que j’aimais chez Serge Lutens !

Totalement en accord avec Jeanne... L’oud est plutôt discret, et permet surtout d’apporter du coffre aux autres matières premières. La rose vient bien plus tard sur ma peau, mais je me suis régalée d’y reconnaître le labdanum, le tabac... et surtout cette note très fruitée qu’apporte le pruneau.

C’est un parfum qui évolue très bien, même sous grande chaleur et qui est à la fois charnel et un brin sophistiqué.

Ayant craqué sur Iris Silver Mist au final (ma peau ne le "papiérise" plus, youpi !), je vais encore me donner le temps de le tester grâce à la miniature offerte en boutique.

Mais quel plaisir d’aimer à nouveau un nouveau Lutens !

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Beer luc

par Beer luc, le 27 juin 2019 à 14:10

Ayant quitté l’univers de Lutens pour des raisons parfois partagées ici,avec ce nouvel opus très bien mis en exergue par Jeanne,je serai tenté de le découvrir .

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