Auparfum

La Couche du diable, les braises de l’enfer par Serge Lutens

par , le 27 juin 2019

Serge Lutens présente un nouvel oriental dans sa « Collection noire », à l’inspiration démoniaque et... moyen-orientale ?

« Mettre en demeure le diable ne suppose plus l’enfer. La terre déjà y pourvoie !
“À grand feu” n’est plus de mon goût ce jour.
Préférant aux flammes la braise, mon remords regagne la nuit. »

Comme à son habitude, Serge Lutens évoque son nouveau parfum avec ses mots... qui parleront à qui pourra les entendre.

Pour incarner ce nouvel oriental, un personnage satanique est dépeint, le sourcil oblique, grimaçant, et portant « une longue cape noire ouverte sur le rouge d’un collant gainant le corps et le crâne ». Mais peu d’éléments olfactifs sont officiellement dévoilés, si ce n’est un accord d’oud et de ciste, qui « compose ici la couche d’un premier remords aussi démoniaque que somptueux. »

Il faut noter qu’il s’agit là de la première incursion de l’oud au sein de la marque, qui était sans doute une des seules à ne pas avoir encore succombé à la tentation de cette matière emblématique du marché moyen-oriental.

La Couche du diable est présentée dans la lignée des quatre grands orientaux de Lutens : Fleurs d’Oranger, Ambre Sultan, Chergui et Vétiver Oriental, dans l’idée d’un retour aux sources.

Après La Beauté du diable des Liquides imaginaires lancé au printemps, il semblerait que l’inspiration méphistophélique aie la côte en 2019...

La Couche du diable, 180 euros/100ml, 120 euros/50ml, disponible dans les boutiques Serge Lutens et à partir de septembre dans les parfumeries sélectives et grands magasins.

Premières impressions

Une très bonne cuvée. L’oud se fait discret et plutôt au service d’une signature qui demeure très Lutens, avec des notes de rose, d’immortelle, de labdanum, et des inflexions de pruneau et de tabac. Un bon petit diable !

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par , le 28 août 2020 à 16:59

Finalement je révise mon jugement un peu hâtif sur ce Lutens...ayant adopté fille en aiguille que je trouve très intéressant, j’y retrouve un terrible air de famille avec une grande différence de prix...je le porte ce soir grâce à un échantillon qui se fond parfaitement avec cette atmosphère de fin d’orage Luciférien...(dans le 78, ça a pété). J’aime beaucoup !

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Solance

par , le 12 avril 2020 à 18:50

Pour moi, un beau jus à la croisée de Fille en aiguilles du même papa (je le trouve très pin et fruits confits) et de Sahara Noir, le beau et puissant jus de Tom Ford, racé et fumé juste comme il faut.

Réussi même si pas un champion de tenue....

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par , le 12 avril 2020 à 19:29

Ne trouvez-vous pas que La couche du diable c’est le même parfum que Cannibale (Section d’or extrait de parfum), à l’identique mais dans une concentration EDP ?

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par , le 14 avril 2020 à 04:17

Je ne sais pas, @X-15, je n’ai jamais senti Cannibale.

A vrai dire, avant le confinement, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu le temps de faire une virée "découverte de nouveaux parfums"et maintenant, ce n’est plus d’actu....

D’ailleurs, même si j’en avais eu l’opportunité, pas certaine que j’aurais jeté une narine à un jus dont je considère le prix comme complètement indécent...

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par , le 14 avril 2020 à 09:31

J’avais reçu une miniature de Cannibale lors de mon achat du gratte-ciel L’Innommable et je les ai testés tous les deux, c’est bien le même parfum. Cannibale est plus intense et profond, une seule goutte suffit. Il est somptueux.

Je trouve un peu injuste que tout le monde qualifie les prix de ses Extraits de parfum d’indécents dans la mesure où au ml (450 euros les 50ml) c’est le même prix que les extraits Guerlain et même moins cher que The Night de Frederic Malle.
La seule différence c’est qu’à la sortie de sa Section d’or Serge Lutens a dit que le luxe n’a pas de prix. Il aime provoquer et on le lui pardonne pas ce genre de désinvolture. À l’inverse, la communication chez Frédéric Malle justifie le prix en fonction des matières premières d’exception, enfin ce genre de petit discours. Serge Lutens lui ne joue pas à ce petit jeu. Il s’amuse mais on lui fait payer, il faut le punir.
J’ai testé les derniers extraits Guerlain en éditions limitées qui sont très chers et rien d’autres que du floral fruité sur du musc blanc. Ne cherchez pas la guerlinade d’antant, elle n’existe plus.
Ça c’est indécent !

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par , le 14 avril 2020 à 15:28

Je ne fais absolument rien payer à Lutens dont j’aime nombre de jus, essentiellement les anciens à prix encore acceptables.

Je refuse tout autant de considérer the Night ou autre parfum ou extrait à prix délirant.

Je sais que tous les perfumistas ne sont pas d’accord sur ce sujet, moi je refuse d’aller au delà d’un certain prix payé et d’engraisser les maisons qui produisent ces jus à prix d’or. J’ai vécu dans l’un des pays les plus pauvres de la planète et pour moi, rien ne justifie de ne pas garder les pieds sur terre et la valeur des choses.

Encore plus en ce moment où la seule chose essentielle me paraît être la santé, la solidarité et la vie...

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par , le 14 avril 2020 à 16:17

Lutens vit dans sa luxueuse médina au Maroc et descend toujours au Ritz à Paris. Je suis certaine qu’il a conscience d’être privilégié et qu’il vit dans un pays où les gens n’ont certainement pas les moyens de s’offrir ses parfums.
Je refuse de tomber dans le socialo-égalitarisme qui culpabilise. Quant à la grande pauvreté, nombre de pays asiatiques s’en sont sortis en cinquante ans pour devenir des géants économiques, tandis que d’autres ne décolleront jamais. À un moment donné il faut savoir se prendre en charge. Pourquoi croyez-vous que les allemands et néerlandais refusent de mutualiser la dette européenne (principe de solidarité) ? Ils savent très bien que ce seront eux qui paieront à tout jamais le laxisme des pays du sud de l’Europe, y compris la France. Et ils ont raison !

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par , le 14 avril 2020 à 16:33

Sans rentrer dans des sujets qu pourraient faire débat pendant des heures, on peut regretter, voire même être choqué des prix pratiqués par Serge Lutens... et Frédéric Malle (et tant d’autres), surtout quand on a eu la chance, comme moi, d’être cliente des deux maisons dès l’ouverture de leur boutiques. Je ne parlerai pas de la Section d’Or de Lutens, très chère pour ce qu’elle est, et qui de toute façon va être incessamment être mise en sommeil. Par contre, voir passer mon Tubéreuse Criminelle dans la collection Gratte-ciel et faire du 100% d’augmentation, désolée mais je ne valide pas. D’autant que pendant longtemps, SL a été le meilleur rapport qualité/prix de la parfumerie de niche.
Même souci avec Carnal Flower, des EPFM, qui a atteint un prix hallucinant.
Je fais très attention avec les extraits. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas trop aimé celui de Coromandel. Mais j’avais craqué il y a une dizaine d’années sur celui d’Habit Rouge, et je ne l’ai jamais regretté, malgré le prix (250€ je crois, et j’en ai encore).
Je suis une dingue de parfums, mais je refuse aussi de dépasser une certaine limite, surtout quand je peux trouver une très jolie tubéreuse signée Zara / Jo Malone CBE à 25,95€ les 90ml, ou même les très belles éditions 1+1 proposées par la Revue Nez (29€ le 15 ml).
Mettre le prix pour financer le packaging et le marketing, non merci !

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par , le 14 avril 2020 à 17:46

Serge Lutens et Frédéric Malle ont été rachetés par des grands groupes (Shiseido, Estée Lauder). L’industrie du luxe obéit à des critères de maximisation des profits qui n’ont rien à voir avec ce qui pratiquait autrefois. Ce n’est pas pour rien que toutes ces boutiques sont Rue du Faubourg Saint Honoré où 90% de la clientèle est étrangère. Les LVMH etc vont là où il y a de l’argent. Je suis désolée de vous le dire mais Serge Lutens et Frédéric Malle aujourd’hui ne s’adressent plus vraiment aux passionnées du parfum comme à leurs débuts mais à la clientèle qui s’achète des sacs Hermès, se chausse en Rick Owens et s’habille en Saint Laurent !

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par , le 14 avril 2020 à 18:45

Ça fait un moment que Lutens et Shiseido font chemin commun. Ça n’excuse en rien les changements de stratégie commerciale récents, et ça les flinguera.
Tant pis pour eux et tant mieux pour les jeunes maisons plus imaginatives, innovatrices, et proches de leur clientele passionnée, qui elles pratiquent des prix bien plus raisonnables que les SL et autres EPFM, sans bénéficier du même héritage (mais finalement, mieux vaut ne pas en avoir que de trahir le sien).
Et rendons hommage à certaines grandes maisons qui ont des directeurs artistiques dignes de ce nom : Gucci et Céline permettent de garder un peu de foi quant au respect des beaux parfums à la filiation prestigieuse.

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par , le 14 avril 2020 à 19:01

Certes, mais il est fort probable que les jeunes maisons d’aujourd’hui passent dans le giron des grands groupes à leur tour dès qu’elles auront du succès et qu’elles vaudront quelque chose.
Quant à Céline, c’est une marque LVMH dont le nouvel espace parfums se trouve Rue du Faubourg Saint Honoré et pas chez Sepho dans une galerie marchande de banlieue. J’aime beaucoup cette collection, L’Eau de Californie me tente bien !

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par , le 14 avril 2020 à 19:12

Céline montre l’exemple... On peut avoir oignon sur une des plus chics rues de Paris et rester fidèle à son ADN. Le luxe, il n’y a pas de honte a l’aimer. Et les prix des parfums sont justes par rapport à la qualité des creations dirigées par Hedi Slimane.
Personnellement, je suis fan de Dans Paris, La Peau Nue et Cologne Française.

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par , le 14 avril 2020 à 19:35

En même temps, je doute que la stratégie commerciale de Céline relève uniquement des décisions d’Hedi Slimane. Il est comme les autres, directeur artistique, point. Déjà en nommant Hedi Slimane chez Céline, LVMH ont le choix de faire de la marque un Saint Laurent bis, c’est à dire même clientèle.
C’est une très belle marque mais là encore qui cible principalement ses propres clients.
Même si Tubéreuse Criminelle est passé en flacon gratte-ciel à 290 euros (il est sublime), tout le monde peut quand même trouver Clair de Musc, Vétiver Oriental et Datura Noir dans n’importe quel Sepho en France. Les Céline, c’est une clientèle qui achète du luxe.

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par , le 14 avril 2020 à 21:49

Mais qui s’intéresse à la parfumerie de niche, et l’achète, met forcément les pieds dans le luxe... Et achète du luxe ! Mais luxe ne veut pas forcément dire taper dans le portefeuille. C’est avant tout un savoir-faire, une distribution plus confidentielle, l’utilisation de belles matières premières (nous savons tous que le prix d’un parfum est impacté par le packaging mais aussi par les dépenses liées au marketing, pub, etc, propres au mainstream). Lutens aux tous débuts était un peu plus cher que les parfums "classiques", mais c’était une autre qualité, une véritable originalité et donc... du luxe à excellent qualité-prix.

Le parfum, même dans le luxe, est censé être un centre de profit. Céline a sans doute laissé carte blanche à Slimane, mais il aura des comptes à rendre si ça ne marche pas suffisamment. Mais qu’au moins Céline le laisse faire à son idée en rupture avec la concurrence est un bon signe... À moyen terme !

Je ne comprends pas pourquoi vous voulez opposer luxe et mainstream, surtout quand une marque comme Lutens vend une partie de ses parfums sur les deux marchés, celui de Sephora le mettant dans une zone ++, avec des prix supérieurs à ceux de Parfum d’Empire, par exemple.. D’ailleurs, le début de la chute, pour moi, date pile de ce moment où SL s’est implanté dans les Sephora-Marionnaud-Nocibé.
Le choix de "déplacer" Tubéreuse Criminelle dans une collection hors de prix, hyper "show off" niveau packaging (qui ne rentrerait pas dans ma bibliothèque de parfums, d’ailleurs) est pour moi totalement arbitraire. Mais comme la formulation va être prochainement revue, mon deuil sera sans doute plus facile à faire.
Heureusement qu’il me reste une version Vintage !

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par , le 14 avril 2020 à 21:50

Pignon sur rue (et non oignon ! ;-))

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par , le 14 avril 2020 à 22:03

C’était drôle, "oignon sur rue", je me demandais si vous l’aviez fait exprès.

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par , le 14 avril 2020 à 18:17

J’aime toujours vos choix de pseudos, X-15.

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par , le 14 avril 2020 à 19:03

Merci Nez inexpert !

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par , le 15 avril 2020 à 08:17

Je ne pense pas que Lutens habite la médina qu’il a fait rénover.
Elle se visite, et ses grandes salles ne sont pas très privatives. Elle a un côté ascétique malgré le luxe (la végétation y est plus fun). Le processus, c’est-à-dire faire venir et faire vivre une foultitude de corps de métier d’art, a du davantage intéressé Lutens que la finalité de posséder le lieu et d’y vivre. C’est comme ça que j’interprète le "j’ai dépensé sans compter". Je ne soupçonne pas Lutens d’être déconnecté de la réalité.
Je pense que c’est l’inverse, que c’est par mimétisme avec la clientèle très riche qu’il joue à leur réserver une petite ligne de parfums très chers.

Votre discours sur le mérite ("se prendre en charge") des pays d’asie qui sont sortis de la misère m’exaspère un peu.
A par si vous pensez à la Corée du sud, votre propos est vraiment déplacé.
Le commerce de l’opium a ravagé la région sur deux siècle. Elle a financé la colonisation britannique comme française jusqu’à l’abolition. Un des mérites des communistes chinois fut d’être farouchement anti-opium. (ça reste une dictature.) Tchang Kaï-chek était un mafieux qui recevait l’argent des mafieux et tuait les grévistes de gauche. Hong-kong, Taiwan, Shangai, (et les pays-bas -et leur sandwich hollandais-) sont des paradis fiscaux qui vampirisent leurs voisins. Le Japon et l’Allemagne, malgré les crimes contre l’humanité commis, on ne leur a pas réclamé leur dette de guerre au sortir du conflit. Ils ont eu un tant d’avance sur leurs voisins pour reconstruire leur puissance industrielle et leur économie. Il s’agissait d’éviter l’humiliation des vaincus de la 1GG qui a été un des facteur de la 2GG.
Le paysan cambodgien, laotien, ou thaïlandais du nord, coincé dans le triangle d’or, ne s’en est pas aussi "bien sorti". La CIA y fermait les yeux sur le traffic d’opium, même sur la consommation des soldats américains. Le vietnam s’est pris une guerre par proxi.
Bref, la géopolitique régionale ne s’y limite pas à dire ouhlala le racisme anti-riche est la cause de la misère, vive le libéralisme débridé.

Vous trouvez Cannibale intense ? J’ai trouvé la "section or" peu concentrée. Il ne faut pas comparer avec les éditions limitées Guerlain, ils répondent à un calendrier acceléré de commande pour alimenter les boutiques de nouveautés pour les touristes. Il faut comparer avec l’extrait de Jicky, Vol de nuit, Chamade...

La guerlinade n’a jamais existé. C’était une rumeur chez les clients.
(On y mettrait quoi ? Bergamotte, rose, jasmin, iris, oppoponax, vanille, fèvre tonka, benjoin... les ingrédients les plus fréquents de la parfumerie classique.)
(Ce serait plutôt les facettes "bouquet garni" de Jicky, L’heure bleue, et Après l’ondée qui sont un pré-carré de Guerlain)

Céline n’est pas une marque Saint-Laurent bis. Céline est encore portée par le succès de Phoebe Philo, (au pifomètre c’est dix ans d’hégémonie mode, et tout le monde se voyait dans ses manteaux). Slimane ne pourrait couler le navire à lui seul.
Saint-Laurent, la marque, avait de gros problème d’identité, et Heidi Slimane n’a rien arrangé. Et la branche cosmétique appartient à L’oréal, qui traine la sale réputation de radiner sur le prix des formules.
Je suis tout de même très reconnaissant à Hedi Slimane pour son vestiaire masculin très intéressant et les beaux parfums qu’il a laissé chez Dior.

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par , le 15 avril 2020 à 09:48

C’est bien la première fois de ma vie que je lis que la guerlinade n’a jamais existé, enfin bon, c’est pas grave dans la mesure où la marque est morte et effectivement tous ces flacons éditions limitées rose pâle et rose bonbon à 800 euros sont sans grand intérêt.

J’ai rencontré à Londres la très jeune et dynamique directrice anglaise de Shiseido / Serge Lutens qui a passé une journée l’été dernier chez Serge Lutens avec tous les représentants internationaux (Singapour, Hong Kong, Russie) . Elle m’a surtout parlée de la baignoire en forme de cercueil qu’il faut remplir et vider avec une amphore. Elle venait juste de rencontrer les gens du site NetaPorter, ce qui est exactement la clientèle qu’ils veulent cibler.
J’ai la série des miniatures en plusieurs exemplaires de la Section d’or : Bourreau des fleurs est très puissant, de trop, très écoeurant, je fus obligée de prendre une douche. L’incendiaire, Cannibale et Veilleur sont puissants, par contre Cracheuse, Renard et Haleine sont très en sourdine et à mon avis les moins réussis de la gamme. Elle semble être en sommeil depuis l’apparition des gratte-ciel mais Lutens ne supprime jamais ses parfums. Miel de bois existe toujours. Je poserai la question la première fois. La marque développe énormément le maquillage qui marche bien à l’étranger. Les foulards de soie sont magnifiques aussi. J’ai acheté le bleu avec les têtes déformées de fantômes et ça interpelle tout le temps les gens quand je le porte.

Céline est une de mes marques préférées. J’ai deux sacs et un manteau époque Phoebe Philo, des boucles d’oreilles Hedi Slimane. Par Saint Laurent bis, je voulais dire plus commercial que du temps Phoebe Philo, moins conceptuel, voire article récent du Financial Times à ce sujet. Bernard Arnault a engagé Hedi Slimane pour très rapidement passer de 1 milliard de chiffre d’affaires à trois.
Voilà, encore une fois, on en revient toujours à la même chose, le profit !

J’ai évoqué l’essor spectaculaire des nouveaux géants aquatiques (Chine, Singapour, Hong Kong, Corée) en comparaison avec des pays pauvres et qui seront toujours pauvres et à la traîne et vous partez dans du hors sujet Vietnam et trafic d’opium... ?
Je vous prie par ailleurs d’éviter de me faire la leçon avec votre ton condescendant. Je ne suis pas votre élève.

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par , le 15 avril 2020 à 10:13

Merci à tous de rester cordiaux.
Il serait dommage de supprimer ce fil.

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par , le 24 avril 2020 à 17:04

Je ne suis pas un expert de la litote, mais vous enterrez un peu vite Guerlain.

Je défends aussi Lutens. La marque propose, le public dispose.
Bourreau des fleurs m’attirait le plus. C’est drôle car j’ai une défense similaire pour la ligne "les heures" de Cartier, où certains parfum de la ligne ont l’intensité d’un extrait, ce qui compense presque leur prix. (VI, XII, XIII)
Je trouve toutefois que Bourreau des fleurs reste dans l’ombre de L’heure défendue, en terme de cacao.

Je pars sur le principe que si on apprécie le parfum comme une oeuvre d’art, on sépare l’appréciation de tel parfum, et ensuite on traite de la question du prix.
L’inconvénient de la section or, c’est que les connaisseurs y ont retrouver des accords commun à d’anciens Lutens -comme souvent chez Lutens-, et eux ont vécu l’époque des Lutens à prix raisonnables, pas à 450€.

"C’est bien la première fois de ma vie que je lis que la guerlinade n’a jamais existé"
Il y a beaucoup de bobards dans le passé historique que s’inventent les marques. (Guerlain est presque une exception. La DA de l’époque avait conscience, en commandant la création du parfum "Guerlinade", qu’elle entérinait un mythe. Elle était transparente sur le sujet.)
Les historiens ne se penchent pas là-dessus. Et ce n’est pas la priorité de la répression des fraudes. Il n’y a que si un concurrent s’estime lésé et fait un procès, que ce genre de question peut faire l’objet d’un débat légal. (Et pas forcément un débat public, puisqu’il existe la justice arbitrale).

La captation de l’argent et du pouvoir s’accompagne souvent d’un discours auto-justificateur, notamment d’un discours sur le mérite. C’est pourquoi j’ai eu du mal à laisser passer le "se prendre en charge" sans rien dire.

L’abolition du commerce de l’opium ne s’est fait qu’à l’aube de la décolonisation, dans les années 1950-1960. C’était hier. Je ne sais pas comment tu aurais vu la libre concurrence, si dans les années 1940 1950 une puissance étrangère zombifiait encore ta population.

Les paradis fiscaux facilitent la corruption des classes politiques, l’évitement de l’impôt par les grands propriétaires, et le blanchiment de l’argent du crime. Il est plus dur de développer une économie, quand seule la taxation de la classe moyenne permet de développer écoles, routes, hôpitaux. La technique du transfert de prix (transfer pricing) s’ajoute à la corruption, pour empêcher les pays pauvres de bénéficier de l’exploitation de leur ressources.
La réussite des gagnants de la mondialisation est donc enviable, mais je n’irais pas jusqu’à les tenir comme modèles, et à dire aux pays pauvres de "se prendre en charge". Parce qu’on a tous une responsabilité, et que ça revient à cacher la poussière sous le tapis.

Ca s’applique aussi au parfum. Le propre du capitalisme, c’est de croire qu’on achète son flacon à son prix normal, qu’on l’a mérité, et qu’il sort de nulle part. Certaines matières premières viennent de pays où les salaires sont très bas (Comores, Indes, Egypte, etc.), et les protections sociales inexistantes. Alimenter des alambic c’est parfois accroitre la déforestation de son île. Le pic de l’extinction du musc c’était les années 1960-70. Les civettes étaient en cage, comme pour la fourrure d’élevage. Le santal blanc années 90. Ce n’est pas forcément des italiens en règle qui ramassent la bergamote en Calabre. Les eaux usées des industries chimiques posent de gros problème de recyclage. Et on a tendance à délocaliser notre pollution.

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par , le 28 août 2020 à 17:01

Totalement d’accord avec votre commentaire ! et il se marrie parfaitement avec la fraicheur humide d’un fin d’orage...

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Aristide

par , le 19 octobre 2019 à 17:40

Hé hé hé ! Alors que, à propos de la pub TV du dernier YSL les claviers se délient, rien sur le nom du dernier SL ? J’aime certains parfums du Beau Serge. J’en porte deux régulièrement. Et, connaissant ma faible nature, je veille à ne surtout pas devenir un fanatique sectaire de l’Eglise de Lutensologie. Amis arômaphiles, en ces temps difficiles, gardons le plus précieux : notre sens de l’humour ! Sérieusement, je ne suis quand même pas le seul sur ce site à trouver les appellations "Dent de lait", "Renard constrictor" et "La couche du diable" désopilantes ?

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par , le 19 octobre 2019 à 18:13

Je ne sais plus si c’était Duolog ou notre Belge favori à tous sur ce site qui m’en avait parlé la première fois, au détour d’une discussion passablement humoristique, aussi j’ai cru un moment que La Couche du Diable était une invention à lui ; j’ai mis assez longtemps à saisir, même après avoir découvert qu’il s’agissait d’un authentique Lutens, qu’on ne me parlait pas des Pampers de Lucifer.

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par , le 20 octobre 2019 à 10:19

Ah ! Me voilà rassuré. Des Pampers : mais oui, "avec le petit élastique, là" !

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par , le 19 octobre 2019 à 19:25

Si si c’est drôle, mais je pense que Lutens (l’homme) a un côté pince sans rire qui fait que lui aussi s’amuse de ces titres face au sérieux du reste de la parfumerie. C’est peut-être aussi une sorte de bravade : "la marque est tellement culte que même ça on peut le faire".

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par , le 20 octobre 2019 à 10:26

Merci pour votre retour et votre intéressante hypothèse. Peut-être est-elle infondée ; que, quand doit être nommée une Nouvelle Fiole, le Sultan Serge le Magnifique réunit ses vizirs autour du Grand Narguilé Ambré ; et que, après des heures dévolues à mâcher les nuages, dans une révélation céleste, le Divin Blaze surgit. Mais j’aime à croire que vous êtes dans le vrai. Lutens serait alors un éternel gamin facétieux, ravi d’affubler au second degré des flacons qui seront achetés au premier degré par certains fidèles extatiques, et feront sourire les autres. L’esprit est la politesse des sultans.

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Aristide

par , le 17 octobre 2019 à 06:21

Feuilleté hier soir le Magazine du Monde daté du 12 octobre dernier, dont les premières pages de droite sont dévolues aux annonces commerciales. Après Jaeger-LeCoultre puis Hermès, voici Noël avant l’heure : en pleine page 11, sur un fond incandescent, SERGE LUTENS, "La couche du diable" ! Et là ... Lucifer en personne a dû venir chatouiller notre esprit critique, car le potentiel comique de ce nom nous a fait nous gondoler un bon moment, mon conjoint et moi. Vraiment, réussir à vendre en bouteille les remugles d’un lange diabolique (ou d’un plumard infernal, au choix), à 120 euros les 50 ml qui plus est : du grand art !

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par , le 8 septembre 2019 à 09:47

Essayé hier, mais cette odeur de cumin, très alimentaire, me dérange vraiment !

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par , le 7 septembre 2019 à 20:55

Cela fait 3 jours que je passe volontairement au sepho du coin pour me pschitter le poignet copieusement de ce nouveau jus et a chaque fois la même impression : j’aime et j’aime pas. La première image qui me vient à l’esprit bizarrement c’est je pourrai mettre ce parfum le jour où je vais voir un ennemi, or je n’en ai pas peut être une ex que je voudrai incommoder ?!? Le départ est clivant un feu de je ne sais quoi de dérangeant, intrigant avec un côté répulsif, fort a la pulvérisation puis le tout se calme pour finir de façon presque crémeuse et arrondie et cela devient beau et presque addictif. Un parfum pour les jours où l’on a envie d’être fort, malheureusement la tenue n’est pas au rdv 5 h plus tard il n’y a plus rien après 3 pschitts, c’est dommage je pense qu’il méritait sa chance car je le trouve très singulier et plus facile a porter que le participe passé que j’aime beaucoup et qui lui est indélébile mais que personne n’apprécie (du moins dans mon entourage), je vais continuer de le tester je le verrai tellement bien cet hiver devant un bon feu de cheminée en dégustant un bon verre de vin rouge bien tanique

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Emma Bovary

par , le 7 septembre 2019 à 13:04

Ce parfum, que j’ai essayé aujourd’hui, m’évoque à la fois les bûches qui crépitent dans l’âtre et l’encens qui se confondrait avec l’encaustique dans une cathédrale. C’est un oriental mystérieux et réconfortant qui nous donne envie d’être en hiver. Je l’adore.

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DOMfromBE

par , le 11 juillet 2019 à 18:27

Je l’ai senti aujourd’hui au Printemps de Lille.
C’est du vrai tonton Serge ! Noir, théâtral et je suis convaincu qu’il ravira les amateurs de tentures en velours rouge cramoisi... un effet encens de cathédrale.

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monbazarunlimited

par , le 5 juillet 2019 à 14:09

Très déçue par les dernières créations de la maison Lutens (depuis Jeux de Peau !) j’ai pourtant à chaque nouvelle sortie voulu croire que le charme opérerait de nouveau.

Je suis allée hier soir dans la boutique de la rue Saint-Honoré, qui la propose en avant-première (tout comme au Palais Royal), et ENFIN j’ai retrouvé ce que j’aimais chez Serge Lutens !

Totalement en accord avec Jeanne... L’oud est plutôt discret, et permet surtout d’apporter du coffre aux autres matières premières. La rose vient bien plus tard sur ma peau, mais je me suis régalée d’y reconnaître le labdanum, le tabac... et surtout cette note très fruitée qu’apporte le pruneau.

C’est un parfum qui évolue très bien, même sous grande chaleur et qui est à la fois charnel et un brin sophistiqué.

Ayant craqué sur Iris Silver Mist au final (ma peau ne le "papiérise" plus, youpi !), je vais encore me donner le temps de le tester grâce à la miniature offerte en boutique.

Mais quel plaisir d’aimer à nouveau un nouveau Lutens !

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Chanel de Lanvin

par , le 27 juin 2019 à 14:10

Ayant quitté l’univers de Lutens pour des raisons parfois partagées ici,avec ce nouvel opus très bien mis en exergue par Jeanne,je serai tenté de le découvrir .

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Vraiment envie de l’acheter à l’aveugle celui la !

il y a 13 heures

Bonjour, On m a conseillé ce parfum car j ai porte longtemps Muse de Mugler mais que je(…)

neovand a commenté Essence

il y a 22 heures

Merci pour cette info Ana. En plus, le prix reste intéressant. Je suis toujours surprise de(…)

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le 29 juillet 2019