Auparfum

Le Cri de la lumière

Parfum d’empire

Flacon de Le Cri de la lumière - Parfum d'empire
Coup de cœur
Note des visiteurs : (15 votes)
Connectez-vous pour noter ce parfum
Connectez-vous pour indiquer si vous portez ce parfum

Fiat lux

par , le 18 septembre 2018

Marc-Antoine Corticchiato a imaginé la voix lumineuse d’un chypre nimbé de muscs, entre ambrette cristalline, rose radieuse et iris nacré.

Un cri, c’est ce que provoque l’annonce d’une nouveauté chez Parfum d’empire, dont les lancements s’égrainent avec lenteur, laissant s’écrire des histoires odorantes, riches et soignées. Un cri, c’est aussi ce qui résonne à la vaporisation de ce nouveau chapitre. Une explosion aveuglante en forme de voix céleste portée par les aigus d’un reflet éblouissant.
C’est bien de la lumière dont il est question dans cette création. En flash, rayon ou éclat, sous toutes ses formes, comme symbole d’une renaissance en forme de manifeste : le parfum pour le corps, mais surtout pour l’esprit. L’ambrette illumine la tête de ses vapeurs blanches et cristallines, appelant l’iris nacré, et l’essence de rose radieuse et pétillante.

Un trio étincelant, contrasté par l’ombre d’un chypre nimbé. Un musc généreux et indélébile prolonge l’éclat d’une lueur carnée et douce qui ne veut jamais s’effacer. Indépendant et libre, Marc-Antoine Corticchiato ne suit aucune tendance, seulement ses idées. En résulte une parfumerie qui réinterprète les codes et travaille les formes. On devine ici un hommage à Aromatics Elixir, une filiation avec La Panthère de Cartier. Pourtant, Le Cri de la lumière est un parfum unique qui se déploie en confiance, optimiste, radieux et conquérant.

___
Eau de parfum 108 euros/50ml
Cette critique est parue initialement dans le 4e numéro de Nez, la revue olfactive

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

par , le 19 septembre 2019 à 12:38

Le genre de parfum de niche actuel que je déteste ; raide, sec comme un coup de trique, unisexe/masculin. Rien d’extraordinaire en ce qui me concerne.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Adina76

par , le 19 septembre 2019 à 06:49

Il y a bien longtemps que je n’avais porté Le Cri de la lumière. Suis-je influencée par ma découverte de Mémoire d’une odeur, mais dès vaporisation et de façon durable, je perçois désormais une note que j’ai du mal à décrire : entre l’huile de lin et la camomille qui donne confère au parfum une étonnante odeur de peau. Suis-je la seule à avoir ce ressenti ?

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 3 octobre 2018 à 13:38

Sa structure patchouli-rose en fait un beau chypre classique.
J’entrevois aussi un hommage au style Roudnitska dans l’usage des épices/prunol, mi-fruits confits/mi-animalité cuminique, repris de Femme de Rochas. L’association de ces deux facettes, avec un fond ciste labdanum, font penser à Aromatics Elixir.
En contrepoint, des notes vertes menthées et agrestes peuvent effectivement faire penser à la crème Nivea classique (un accord rose/menthe/lavandin).
Après quelques minutes les aldéhydes vont venir tirer la composition vers le haut, la rendant très diffusive. Mon regret reste de voir des ambres secs arriver aussi, autour des 15-20 min. Ils accompagnent bien l’aldéhyde mais le code "ambre sec" est désormais trop présent dans les parfums commerciaux et l’association mentale devient difficile à éviter.
A côté de Tabac Tabou, ce parfum me donne une impression d’inachevé, mais j’ai peut-être mal compris la direction souhaitée. Bravo en tout cas pour ce beau travail Marc-Antoine !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

ana

par , le 1er octobre 2018 à 18:49

Je pense que je vais passer de 2 à 4 étoiles, voire plus.
Ce Cri ne m’a vraiment pas emballé le première fois. C’était sympa mais rien d’extraordinaire. Rien pour faire autant de bruit.
Porté deuxième et définitivement troisième fois, j’ai changé d’avis.
C’est un de ces parfums qui, selon moi, grimpent. Qui vous conquirent à l’usure. Il faut le porter au moins une journée entière. Mouillette donne une idée générale ou il peut nous amener, la composition est cohérente, mais elle est que le début de l’histoire.
C’est n’est pas vraiment un iris, pas comme nous les perfumistas le voyons. La rose est bien plus mise en valeur.
Pour moi, c’est un parfum cosmétique, mais pas dans un sens douillet et confortable qui m’est particulièrement cher, non. Il est le parfum de la perfection cosmétique, l’image qu’on veut projeter au autres d’un être soigné, lisse, serein et à l’aise dans son rôle. Il me fait énormément penser à White Linen. Tout cette transparence, blancheur, lumière. Je le vois parfaitement devenir un de ces parfums qu’on porte quand on ne veut pas se parfumer au donner l’impression que nous sommes parfumés. Au bout d’un certain temps la structure chypré s’affirme. Quelque part au milieux.
Mais acteurs principaux sont les musc et les aldéhydes, c’est leur histoire.
Apres l’ouverture assez théâtrale, un fond aussi calme et majoritairement musqué se fait oublier bien avant sa fin. On peut décider d’en remettre une couche au passer à l’autre chose. Le Cri de la Lumière ne va certainement pas s’y opposer. C’est un parfum très poli. Comme une star de cinéma qui a pris sa retraite toujours au sommet de sa gloire, l’image et la légende sont restées intactes. Un peu figée et cireuse certes, mais elle n’est pas défigurée par la chirurgie esthétique au décrépite pas le passage du temps.
Comme Greta Garbo.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 26 octobre 2018 à 12:54

Je suis carrément d’accord sur cette sérénité qui émane du parfum ! Quelque chose d’à la fois reposé et attendrissant, mais qui a vécu, qui a beaucoup à raconter et qui ne se repose pas sur ses lauriers : toujours apprêtée, tirée à quatre épingles. Après tout, on est un chypre où on ne l’est pas ! C’est comme si revêtait l’aura d’une personne que l’on admire. D’ailleurs, je me sens jamais vraiment moi-même en le portant !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

S9

par , le 21 septembre 2018 à 20:11

Je trouve que 28, La Pausa (donc l’eau de toilette) est un iris froid et altier, un peu raide, à l’instar de Iris Silver Mist ; au contraire, il me semble que celui du Cri de la Lumière devient gras en s’adoucissant et en se fondant dans les notes cotonneuses.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 21 septembre 2018 à 19:20

Très étonnée de lire les commentaires ci-dessous. Raide ? Nivéa ? Cachou Lajaunie ? J’ai envie de défendre la beauté radicale de ce parfum, dont je n’ai encore pas fait le tour. Il entoure d’une énergie vibrante, radieuse et douce, je le porte souvent depuis sa sortie, c’est mon parfum préféré... de tous les temps (nuançons : pour l’instant).

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 21 septembre 2018 à 17:01

Je le trouve franchement raide, très sec, un unisexe qui vire plutôt sur le masculin que le féminin, pas pour moi, dommage.
La Pausa de Chanel EDP est iris de prédilection, très beau avec sa note cosmétique sans sucrerie.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 21 septembre 2018 à 20:20

Ah oui, 28 la pausa, très bonne comparaison ! Je crois que c’est le parfum qui se rapproche le plus du cri de la lumière, si on ne l’a pas senti.
Sauf que le cri de la lumière réussit à confier une puissance et une ténacité à l’accord, mais y perd du rendu naturel de l’iris.

J’allais dire "je préfère mettre plus de 28 la pausa, que cri de la lumière" mais c’est faux, car mon nez devient très vite anosmique à l’iris de 28 la pausa. Graindemusc avait le même problème.

C’est peut-être ça le secret de l’histoire :
Certaines personnes seraient vites anosmiques à un ingrédient "iris" de cri de la lumière, et privée de la beauté de cette composition ?

C’est bizarre les histoires d’intensités.
- Plus bas on parle du no18, qui est écoeurant pour S9 alors qu’elle aime l’ambrette. Peut-être parce qu’on cherche à trop mettre de no18. C’est une rose faite pour être pimpante pétillante et discrète au début. C’est comme une jeune femme sagement apprétée (savonnée, coiffée, coup de laque). L’ambrette est "alcool de poire" et aigrelette en tête, puis longtemps après elle se réchauffe se façon très érotique. L’ambrette prend alors les notes fruits rouge de certains grain de café torréfié, en duo avec la fève tonka, (et une odeur de sueur d’aisselle propre). On retrouve la même fille complèment décoiffée, riant sous la couette.
- Je suis en train de tester "l’eau du ciel" de Goutal. Je me suis même dit "Si Après l’ondée existait en EDP ce serait l’eau du ciel". (Il y a plus de néroli, mais sans l’accord oeillet, sans l’anis. Il y a beaucoup d’iris, prolongé par du miel. La qualité des matières premières est topissime. Pour défaut, sur la peau, l’effet final est un accord magnolia trop proche du parfum des lotions pour bébés et leurs couches -agréable mais ultra reconnaissable-. Il y a aussi une odeur de crème solaire (à cause de salicylates ?) qui fait sortir là-aussi le parfum de la parfumerie fine dans le resenti de l’inconscient collectif..

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Petrichor

par , le 20 septembre 2018 à 00:16

Je dois aller le réessayer. Et n’essayer que lui.

Car la 1ère fois, sur touche, je n’en ai vu que les défauts.
J’avais aussi de grandes attentes. Car Luca Turin lui a donné 5 étoiles. La blogosphère salue ce parfum. Et comme il est plus cher avec moins de millilitre, je me suis dit qu’on allait vraiment sentir l’iris et les roses.

Les défauts :
- Un accord crème nivea, à l’intensité centuplée, année 1910
- Une note "cachou lajaunie". J’aime ces bonbons, pourtant.
- Je n’ai pas senti les aspects naturels du beurre d’iris, ni vraiment les roses et l’ambrette. Tout est écrasé dans un accord massif qui ne m’a rien fait.

Bref, je réessairai, et ce sera tout ou rien.
Tout si le parfum s’ouvre dans son sillage.
Ou rien. Car je n’ai pas envie de sentir la parfumerie fonctionnelle et le bonbon de comptoir.

Comme bémol, je n’ai pas encore eu le déclic pour "Parfum d’empire".
J’ai "3 fleurs", qui ressemble à un centre de "Joy" de patou étiré à l’infini par un accord shampoing à la "j’adore" de Dior. Agréable 10s puis insupportable.
Je trouve les accords assez mastoc, alors que la niche m’a habitué à pouvoir retrouver les ingrédients naturels. Du coup, à mon corps défendant, je finis toujours par me demander si le créateur met autant d’ingrédients naturels qu’il le dit.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 20 septembre 2018 à 18:56

Re-testé ! Je veux modérer mon propos.

Déjà, les accords de "parfum d’empire" ne sont pas mastoc. C’est un mauvais mot. Ce sont des parfums avec un accord principal stable, distinct.
Ce qui est "mastoc", c’est ma façon de rester sur le carreau, et de rejeter en bloc. Pour l’instant je n’ai pas de chouchou. Pour chaque parfum et son accord stable, la façon d’évoluer -ou de ne pas évoluer- ne m’emballe pas.
Comme je ne retrouve pas l’effet "telle note naturelle, triomphante", et le plaisir hédoniste qui s’en suis. J’en déduis en creux que je trouve les compositions penchant un peu trop vers le synthétique, alors que je n’en sais rien.

Pour une fois, il est à propos de dire que c’est une question de goût. (D’ordinaire c’est l’excuse bateau pour éviter la critique de parfum. Nier qu’il y a des mauvais parfums.)
Marc-Antoine Corticchiato ne fait pas ses parfums comme la niche nous y a habitués, avec des compositions solinotes où les facettes naturelles de l’ingrédient doivent triompher.
Avec lui, chaque parfum présente un effort de créer un accord totalement nouveau en parfumerie. On est aux antipodes du "ma ligne a besoin d’une tubéreuse, je vais faire un "Fracas"", "faisons une eau fraîche à l’hédione à la "Diorissimo"", ou "faisons un ambre à la ambre 83, ça plaît à tout le monde".

Le cri :
L’accord principal est bien. Mais j’ai d’autres chouchous en terme d’iris. Ca manque de violon pour moi.
C’est l’aspect râpeux de l’iris qui ressort en "drydown". Je ne veux pas préjuger de la qualité d’iris employé, mais j’aime plutôt les iris avec une facette beurrée marquée, et fleuris. Au pifomètre je trouve que ça sent l’iris germanica marocain, pas l’iris pallida.
Pareil pour la rose, qui ici a un rôle de mécanisme interne au parfum : j’ai d’autre parfum où une rose joue un rôle "en interne" que je préfère.

L’aura du parfum est une douceur crayeuse. C’est à la fois un gros sillage, et à la fois "bon ton" à cause d’un rendu "crème pour les mains".
Je ne suis pas convaincu, c’est un volume sonore élevé mais un propos trop sage, je n’ai pas envie de projeter ça.

L’effet cachou n’est que sur la touche. Je ne sais pas d’où ressort cette paillette de vanille, presque réglisse ou rhum comme peut l’être l’absolu vanille.

Donc on retombe sur la question du goût personnel, et du style de composition qu’on apprécie.
En terme d’iris sec, je préfèrerai me rabattre sur "l’heure promise". ;-) Non je ne travaille pas pour Cartier. C’est probablement du à un biais cognitif : on se rabat sur ce qu’on connaît déjà.

Comme iris que je porte, il y a "Iris silver mist", n’importe quel Guerlain vintage, ou le vol de nuit actuel. Ou jubilation 25 en extrait. (vraiment la liste est longue). Et actuellement je m’essaie à "l’eau du ciel" de Goutal -qui va malheureusement être discontinué totalement-.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 20 septembre 2018 à 21:40

Bonsoir Petrichor :-)
Je n’ai certainement pas vos connaissances pointues en matière d’iris (bien que addict au N°19 depuis toujours) mais la première fois que je l’ai senti, j’ai cru que ce Cri était le descendant de Iris Silver Mist (qui m’impressionne) et du N°18 de Chanel (que je ne supporte pas).
Autant dire qu’on s’en prend plein les narines au premier sniff.
En fait j’ai eu un shoot d’ambrette je crois, je n’ai senti que cela les 10 premières secondes ; cela ne m’a pas déplu (j’ai à chaque fois la même sensation étrange mais si agréable lorsque je porte le magnifique / controversé Mon Parfum Chéri d’Annick Goutal) d’autant plus que çela s’est vite calmé, un iris doux et poudré (et non "in your face", c’est-à-dire sec et conquérant comme celui de iris Silver Mist d’après mes souvenirs) a pris le relais, et la composition a baissé d’un ton pour devenir plus claire et apaisée.
Le parfum m’évoque alors le dessin naïf d’un enfant, où un nuage bien blanc aux pourtours cotonneux viendrait se fondre dans un décor minimaliste et peu coloré.
Dans ce sens, ce parfum porte divinement bien son nom (que je trouve d’ailleurs magnifique) : de l’explosion criarde, on passe à l’apaisement, et la voie s’ouvre vers un ailleurs plus serein.
Le reproche que je lui ferais serait de passer trop vite d’un extrême à l’autre ; sur moi (j’ai vaporisé sur ma main l’échantillon précieusement gardé de l’an dernier) la composition semble s’évanouir subitement alors que j’aurais tant aimé qu’elle s’accroche encore un peu, que les notes alcoolisées et l’ivresse du début perdurent , que je sente le coeur de ce parfum sans avoir l’impression de passer directement des notes de tête à celles de fond, un peu trop sages, si délicatement poudrées ...

Une très belle création en tout cas, mais que j’avais trouvée au départ trop conceptuelle, limite importable, telle une création haute couture dont on admire le travail des métiers d’art et qui est davantage un plaisir des yeux qu’un plaisir au porté.
Une chose est sûre, le Cri de la Lumière doit se sentir plusieurs fois afin d’en apprécier toutes ces facettes.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 21 septembre 2018 à 19:31

S9. Vous me faites imaginer comment votre personnalité arrive à compléter le tableau du parfum. De mon côté, pour l’instant, je ne sais pas où me mettre, ou quoi recevoir, ou quoi apporter à "cri de la lumière".
J’aime votre allégorie du dessin d’enfant.

Ca me donne envie de rebondir sur une idée, je me dis que c’est peut-être un parfum à utiliser comme remède anti-miasme, une barrière protectrice. Ce parfum -à l’accord trop stable- est très fort sans être oppressant, ce qui est rare. Donc il peut remplir tout l’espace de notre tête, ne laissant plus de place à la grisaille. La grisaille est poussé au dehors. Je ne sais pas si vous avez l’idée : un peu comme quand on a du baume chinois on ne sent que ça, et c’est le plaisir du truc. On peut préférer avoir la tête pleine de blanc, comme la feuille du dessin d’enfant, que de compter les micro-agressions du quotidien. C’est comme sourire dans le métro parisien.

J’ai une astuce pour prolonger les notes de têtes : c’est de vaporiser sur le tissus plutôt que sur la peau. (mouiller une zone de 1-2cm)
Le tissus prolonge les notes de têtes fleuries, et c’est d’autant plus vrai quand il s’agit d’ingrédients naturels.
Certes, in fine, on finit toujours par en mettre sur la peau et le tissus, et certes, quelques rares parfums sont mieux sur la peau, mais le tissus c’est mieux, j’ai fait plein d’expériences.

Généralement c’est le cotton du t-shirt ou de la chemise à manche longue chez moi.
Je vise les bras car c’est la distance pour apprécier le sillage sans rendre trop vite son nez aveugle.
J’aime Joy EDT vaporisé sous le t-shirt, passé l’entrée "eau stagnante d’un vase de fleur", la rose, un peu tubéreuse un peu ylang, l’iris-carotte se condensent en bouffée parfumée quand on bouge.
J’aime le tissus car souvent il conserve aussi mieux les équilibré (chaud/froid ; propre/sale ; humide/sec ; mangeable/qui se mange pas).

Bref, le lieu où je teste le parfum, c’est au creux de la manche : la distance par rapport au nez, le tissus, la peau, la chaleur corporelle.

Donc essayez le cri de la lumière sur un bras. Ou peut-être sous le T-shirt, au niveau du nombril (il est tellement fort), pour une expérience intoxicante, dans le meilleur terme.

Autre idée, pour le porter dans la rue, le coup de la brume parfumée c’est pas mal aussi (chez soit/dans le magasin, vaporiser 3 fois devant soit, puis passer dans la brume, yeux fermé sans respirer et quitter la pièce (risque élevé de cécité olfactive)). C’est bien parce que ça permet d’être surpris par son parfum dans la rue, comme s’il venait d’ailleurs, et de le sentir "en bloc" et de façon fugace sur un temps assez prolongé.
Enfin, la blogueuse "boisdejasmin" joue aussi à acheter des lotions pour le corps sans odeur, et à y vaporiser un parfum avant de se l’appliquer. C’est son astuce "lait corporel maison". Je n’ai jamais essayé, mais j’imagine que ça peut marcher pour ce parfum.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 21 septembre 2018 à 21:29

Bonsoir Petrichor
Je vous remercie pour ces astuces parfumage et c’est vrai, pour l’avoir essayé, que se pschitter le poignet en le recouvrant immédiatement du tissu de la manche prolonge les effets du parfums et en donnent surtout une meilleure idée.
Je n’aime pas du tout les pschitts sur mouillette. Sur tissu uniquement cela donne un rendu partiel ; idem les pschitts sur peau ; le mieux est donc d’allier le tissu et la peau. Et de sniffer au fil des heures pour ne rien rater de l’évolution du parfum.

J’utilise quotidiennement une crème hydratante neutre après la douche , sinon peau de croco assurée et surtout démangeaisons très désagréables, et j’ai remarqué en effet que cela est le meilleur fixateur à bas coût d’un parfum, n’étant personnellement pas fan des produits dérivés que je trouve rarement à la hauteur.

Je suis très étonnée du pouvoir fixateur des cheveux ... avant hier soir j’imbibe plusieurs fois le bouchon de Vol de Nuit en extrait : j’en mets sur le poignet, le décolleté,derrière les oreilles, en remontant dans les cheveux.
Au réveil je ne le sentais quasiment plus ; nouvelle journée, nouveau parfum.
Dans le milieu de l’après midi, en nageant en piscine, et je n’arrêtais pas de sentir des bouffées de Vol de Nuit !
J’avais lu que les parfums tenaient bien dans la chevelure, mais je ne pensais pas à ce point ... jolie surprise en tout cas :-)
Je ferai l’essai de pulvériser le Cri entre vêtements et peau et de laisser (le charme ?) agir.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 22 septembre 2018 à 10:09

Vous parlez de "vol de nuit" porté la nuit. Ca me fait penser à mon test décisif pour savoir si j’aime un parfum : le porter en dormant. Dans les minutes de l’éveil, mon cerveau sent les parfums totalement, et sais tout de suite s’il aime ou n’aime pas.

J’interprète le phénomène en me disant que c’est "le cerveau reptilien" qui sent alors, sans inhibition du cerveau rationnel. Dans la journée, on ne sent pas sa propre odeur, on sur-analyse des parfums qu’on n’aime pas trop, et on a le nez "usé" à des notes répandues de lessives de vanille de cuisine...

Et un autre test c’est l’éventail. Poser une goutte de parfum sur le dos de la main prêt du pouce, tenir l’éventail dans la même main, et s’éventer. Choisir un éventail cheap en plastique et tissus, car les éventails rigident ne font pas les mêmes rouleaux d’air. Ca donne une très bonne vision d’ensemble d’un parfum, un effet 3D, et en plus ça ne cause quasiment pas de cécité olfactive : ça permet de kiffer son parfum très longtemps chez soi.

"J’utilise quotidiennement une crème hydratante neutre après la douche , sinon peau de croco assurée et surtout démangeaisons très désagréables "

2 astuces :
- le savon d’alep plutôt que les gel douches.
Tous les gels douches et shampoing contiennent le même ingrédient pour mousser, qui est un peu irritant, qui demande beaucoup d’eau pour partir totalement, et qui ôte trop le film lipidique de la peau. Au ressenti, le savon dur est un peu gras, mais 20 seconde après s’être sécher on a la même sensation de frais. Ils remettent un film de gras qui renouvelle le film hydro lipidique tout seul. (L’astuce vaut aussi si on se lave 30 fois les mains par jour, comme moi. Il faut un savon surgras)
La marque alepia a un site internet très bien. Ca veut mieux que faire 20 supermarché et 5 pharmacie en vain. C’est environ 5€ pour un vrai gros savon qui dure (fait que de l’huile d’olive et de l’huile de laurier, jamais de palme), et jusqu’à 2,50€ si on achète en lot, ils ont toujousrs des offres

- La lessive.
Les gens le savent pas mais le 2ème facteur d’irritation de la peau c’est la lesssive employée.
Déjà, la revue "que choisir" souligne que toutes les machines à laver "lave" bien, mais laisse encore trop de lessive sur les tissus. Le pire c’est les serviettes de bain qui restent gorgée de lessive (l’essoration n’est pas assez forte). Une astuce que vous pouvez tester, c’est de sortir votre ligne propre, remplir une caisse d’eau, et presser vigoureusement son linge 2-3 fois (en s’aidant du poid de son corps, comme on ferait un massage cardiaque), puis de refaire un cycle d’essorage dans la machine (et vider la caisse d’eau teinté de lessive et de fibre de vêtement ailleurs). Vous pouvez testez avec vos serviette de bain "propre" : toute l’écume qui va surnager c’est de la lessive et ses enzyme qui son rester, et quand vous vous séchez avec ces serviettes vous vous irritez.
Ou simplement de refaire un cycle d’essorage à la fin du cycle normal normal de lessive.
L’autre facteur c’est la lessive elle-même. Vous pouvez essayer une lessive "douce pour l’environnement" comme "l’arbre vert" comme moi (la normale basse température, genre hypoallergénique aussi), ou "la grenouille". Ils utilisent peu/pas de parfum, et limite les produits douteux. La seule odeur, neutre, de lessive, est juste un peu "champignon blanc" (car la production industrielle d’enzyme se fait à partir de champignon, au danemark... ça se voit que je digresse ^_^ !).
Pareil pour les draps, les assouplissant, etc. Le bicarbonate de sodium et le vinaigre blanc suffise à rendre l’eau moins calcaire, et le repassage (vapeur) aussi pour redonner de la douceur. M’enfin vous pouvez vous concentrer sur les sous-vêtements.
La dernière astuce lessive "majeure" est d’en faire soi-même : 60gr de savon de marseille/alep dans 2 litre d’eau. (chauffer 1l d’eau, raper le savon, laisser reposer, filtrer, rallonger d’1l ; utilisé un vieux bidon de lessive liquide). 2 avantages : une lessive sans enzyme pour la peau, ET pour les vêtements délicats (la soie (garder son brillant), les cachemires, les manteaux à duvet de carnard et oie). Même les vêtements les plus délicat supporte 5mn dans une caisse à l’eau la plus chaude du robinet (60°C), ça peut être utile sur les culottes en soie, si vous voulez éviter les enzyme mais bien lavé les sous-vêtement. Et si comme moi vous chinez les vêtements d’occasion, 5mn à 60°C c’est ce qu’il faut pour ôter tout risque de punaise de lit (et peut-être de puce et de poux). Dans la machine, c’est surtout les choc thermique "lavage à chaud, rincage à l’eau froide, répété plusieurs fois" et le remuage qui fait rétrécir et ternir les vêtements.

Vous savez tout.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 22 septembre 2018 à 12:44

Bonjour Petrichor
Décidément vous en connaissez tout un rayon ! Merci pour vos conseils et astuces.
En fait dans ma région l’eau est terriblement calcaire... donc favorise l’effet peau de crocodile. Et puis j’avoue que lorsqu’on prend l’habitude de se crémer régulièrement le corps, celui-ci doit certainement devenir plus exigeant et doit être plus facilement en manque de corps gras . C’est un plaisir pour moi et non une contrainte, donc pas de souci ; cela va de l’application quotidienne en été quand la peau est assoiffée, à deux ou trois fois par semaine le reste du temps.
Excellent le coup de l’éventail, je n’y aurait pas pensé . C’est Karl Lagerfeld version années 90 qui vous l’a conseillé ? lol
Désolée mais à la lecture de votre texte son profil noir sur fond blanc m’est apparu (attention, j’aime beaucoup Karl ; j’ai lu la BD Karl’s secrets, excellente, j’ai regardé ses confessions sur le divan de M.O Fogiel et j’envisage même d’acheter le T-shirt "Karl is my father").
En fait j’apprécie, depuis peu en fait, de porter un parfum après la douche du soir, avant de me coucher ; il est e’ailleurs toujours différent que celui porté la journée ; mais comme je bouquine au lit, je profite déjà du parfum en question ; cela se prolonge en dormant ; mais je sens bien le parfum en étant éveillée (je le précise suite à un commentaire narquois sur le fait de porter un parfum alors qu’on est endormi...). Et au réveil, en général ce sont ses effluves que je sens en me réveillant, donc la journée commence bien :-)

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 22 septembre 2018 à 12:48

Je n’y auraiS pas pensé*
rhooo

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 1er octobre 2018 à 12:44

Bonjour Petrichor,

Peut-être à cause de votre photo de profil, j’ai de la peine à vous imaginer porter une chemise...
Plus sérieusement, merci pour tous ces conseils sur le port de parfums. Je me demandais, puisque vous appréciez de porter les parfums à la fois sur le vêtement et la peau, comment faites-vous pour les pulls en laine ? J’ai constaté que la laine était un fixateur de parfums identique à la peau, ceux-ci étant généralement indétectables après une journée, contrairement aux autres tissus où le fond peut encore se faire sentir après des jours. Peut-être est-ce simplement sa nature "animale", qui lui donne une tenue comparable à la peau ? Pour le moment en tout cas, c’est un allié quand je vais faire des "raids" à Paris en parfumerie plusieurs jours de suite sans pouvoir prendre de rechange (vive les contraintes de bagage dans les avions...) : j’évite de traîner le M/Mink ou Black Afghano de la veille dans mes nouveaux périples.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 29 mars 2019 à 03:26

La laine comme support ? J’ai eu moins de bonnes surprises.

J’ai l’impression que la laine va agir comme un séparateur :
- d’un côté l’alcool et les notes de tête qui vont s’évaporer en un temps record,

- et de l’autre les ingrédients "gras", naturels -huiles essentielles-, qui vont rester dans les fibres.
Je trouve que ça déforme l’équilibre des accords, et que ça n’aide pas les fleurs.

Néansmoins je recherche parfois cet effet de "mise en sourdine" sur certains parfums trop riches. (ex : l’extrait de "Epic" d’Amouage ou n’importe quelle formule trop chevelue ; n’importe quel patchouli type "Aromatics elixir" de Clinique ; n’importe quel parfum trop lourd sur le benjoin, "l’eau lente" de Diptyque) Et puis c’est vrai que c’est pratique pour tester un parfum cher : on fait une vaporisation localisée et très généreuse dans le revers du manteau, ou sur l’écharpe, et on ramène l’odeur comme butin jusque chez soi.

Faute d’alcool, et parce que la laine c’est respirant sec et chaud, il n’y a plus que la chaleur du corps qui va projeter le parfum à petite distance. Pour une fois on peut se faire une idée de la conjugaison "tel ingrédient + chaleure corporelle" et du type de sillage que ça donne. (la prune, l’iris, le santal : pas la même odeur quand réchauffé par le corps)

"Peut-être à cause de votre photo de profil, j’ai de la peine à vous imaginer porter une chemise..." Ha-ha. Cet avatar est de la publicité mensongère, d’autant plus à la sortie de l’hivers.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

helianthe

a porté Le Cri de la lumière le 20 avril 2020

Sa note :
Adina76

Adina76

a porté Le Cri de la lumière le 19 septembre 2019

Nectars favoris : Ysatis, Calèche, Chamade, Miss Dior (l’originale), Misia, Arpège, Cabochard, Paloma Picasso, Mon Parfum chéri, Fidji, l’Air du Temps Mes regrets : Nina (1986), Fleurs de fleurs, l’Or (...)
ana

ana

a porté Le Cri de la lumière le 29 août 2019

Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Le Cri de la lumière le 22 juillet 2019

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Nez inexpert

Nez inexpert

a porté Le Cri de la lumière le 10 avril 2019

Adjoint au politicien Jean-Paul Martoni dans les années 90. Quelques années à l’ombre suite à un malentendu. Président du Comité pour rebaptiser toutes les rues. Membre fondateur de la Société de (...)
Sa note :
ana

ana

a porté Le Cri de la lumière le 14 février 2019

Sa note :
ana

ana

a porté Le Cri de la lumière le 25 janvier 2019

Sa note :
ana

ana

a porté Le Cri de la lumière le 19 novembre 2018

Sa note :

Bastien17500

a porté Le Cri de la lumière le 1er novembre 2018

Sa note :
ana

ana

a porté Le Cri de la lumière le 31 octobre 2018

Sa note :
ana

ana

a porté Le Cri de la lumière le 1er octobre 2018

Sa note :

amilune

a porté Le Cri de la lumière le 21 septembre 2018

Sa note :
Poupoune1607

Poupoune1607

a porté Le Cri de la lumière le 21 septembre 2018

Véto, blogueuse, accro aux bougies parfumées et aux parfums, je poursuis mon éducation olfactive ici et là.
Sa note :

à la une

Mon père, rapportez-moi une rose...

Mon père, rapportez-moi une rose...

J'aime l'aspect vert et naturel de la rose, celle que j'imagine est tout en ombre et lumière, vénéneuse et verdoyante, velouté et viride, sans oud ni accord chypré.

en ce moment

il y a 6 heures

"Safran troublant" de l’artisan parfumeur. A environ 60€ les 100ml, parce que la marque(…)

il y a 7 heures

Vous qui connaissez déjà les marques de niche, aviez-vous senti "Safran troublant" de l’artisan(…)

il y a 9 heures

Bonjour !! je pense à trois parfums : eau de protection d’état libre d’orange rose noir de(…)

Dernières critiques

Posthume - Son Venïn

Brasier viking

Audacious - Nars

Songe du lys

en quête de parfum

Vous recherchez un parfum pour vous ou pour un proche... Les Auparfumistas vous conseillent pour que vous trouviez la perle rare.

Je cherche un parfum

lectures

Odeurs

Odeurs

le 29 juillet 2019