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Le Tabac Blond

Caron

Flacon de Le Tabac Blond - Caron
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Volute de cuir

par - , le 8 septembre 2013

Le Tabac Blond

1919. La France et ses alliés négocient les accords de paix avec l’Empire allemand. Le pays commence à revivre. Les horreurs de la Grande Guerre laissent place à une période d’euphorie et d’optimisme où l’on a soif d’oublier et de profiter des plaisirs immédiats de la vie. Un monde a disparu. Après cinq années passées à assumer seules les tâches de la vie, les femmes ont bien changé, elles s’émancipent et s’affranchissent. Dans ces prémices des années folles, certaines d’entre elles, qu’on commence à appeler les garçonnes, se mettent à conduire, à fumer, revendiquant l’égalité des sexes. Elles imposent un nouveau code vestimentaire où les frontières des genres s’estompent. C’est dans ce contexte que Caron va introduire sur le marché le premier parfum à dominante cuir de l’Histoire. Suite au succès fulgurant en France et aux Etats-Unis du Narcisse Noir lancé huit ans plus tôt, Caron est devenue une entreprise prospère gérée par Ernest Daltroff, créateur des parfums et Félicie Vampouille, responsable de la création des flacons et des écrins. Perplexe face à cette évolution de la condition féminine, Daltroff destine dans un premier temps son parfum aux hommes.

Trop novateur et sophistiqué pour ces messieurs qui de toute manière se parfument peu, ce sont ces femmes d’un genre nouveau qui vont immédiatement l’adopter. Très vite, avec l’appui de Félicie, il est repositionné et vendu en tant que parfum féminin. Le Tabac Blond est une évocation du tabac de Virginie (Etat du sud-est des Etats-Unis), doux et sucré, que les américains introduisirent en Europe à cette époque et qui fut immédiatement prisé par les femmes pour se démarquer des hommes et de leur tabac brun. Parfum d’un genre nouveau, cette réminiscence des bouffées de fumées évanescentes, répond alors à merveille à ce nouveau désir de transgression.

Le Tabac Blond est une métaphore olfactive car il ne contient pas une seule fleur de tabac. Figuratif et complexe, c’est aussi un des premiers parfums à ne pas copier les éléments de la nature. Daltroff souhaitait en effet s’éloigner des normes académiques de l’époque pour créer une fragrance mystérieuse, abstraite et floue...Comme une volute de fumée.

 

 

Qui rappelait le sillage d’un tabac âcre quelques mètres au loin.
Complexes, sèches et aromatiques, hésitant entre thym, laurier et estragon mais aussi épicées amères de poivre et amères de girofle (comme à l’habitude chez Caron), et de cumin peut-être, ces volutes se font vaporeuses et aériennes.
L’ombre de Cuir Mauresque se dessine rapidement avant de s’assécher pour former en filigrane cette sensation de fumerolles lointaines. D’abord franchement goudronneuses, elles deviennent moins cuirées et plus tabacées.
Au final, ce n’est pas tant un "tabac" gras inspiré par l’Amsterdamer, assez habituel en parfumerie de niche aujourd’hui, mais plutôt un "cuir".
Radical, Le Tabac Blond reste très moderne en s’apparentant à ce qui se fait de mieux en termes de parfums cuirés sans compromis avec son odeur de pneu et de gomme. Ainsi, il n’est pas sans évoquer Bandit, Cabochard et Gomma d’Etro avec leur cuir vert aromatique franc du collier nourri à l’isobutyle quinoléine, une matière au nom aussi rêche que son rendu est brutal. Arrondi par tilleul et iris qui renforcent l’aspect poudré et sec et par une note d’ylang ambrée vanillée en filigrane qui apporte moelleux et gras, le parfum presque centenaire de Caron n’est pas sans rappeler alors Bulgari Black, aussi tenace que lui par du patchouli et les muscs autorisés à l’époque. Malgré son œillet, fleur un peu datée aujourd’hui, il est encore moderne près de cent ans après sa sortie. Le Tabac Blond transcende les âges et les genres. Parfum de luxure, lascif, opulent et décadent, il m’évoque tour à tour un sulfureux boudoir sadien et des visions arabisantes d’un harem et de ses odalisques. Le parfum favori d’Andy Warhol est assurément un monument de la parfumerie française.

 

 

Tabac Blond
Suite à la mort de ses fondateurs, la maison Caron a traversé la seconde moitié du 20ème siècle avec plus ou moins de bonheur, évitant de justesse à plusieurs reprises la fermeture. En 1998, a lieu un énième rachat. Le groupe Alès devient propriétaire de la belle endormie et Richard Fraysse, le fils du créateur des parfums Lanvin, devient le nez maison. C’est à partir de cette période que les parfums de la maison subissent d’importantes reformulations. Depuis le début des années 2000, Tabac Blond a perdu au fur et à mesure des réécritures successives, l’essentiel de sa note cuirée sèche.

 

Pour autant, il n’en est toujours pas devenu manifestement tout à fait qu’un tabac ; il serait plutôt également un ambre cuiré. Ainsi, dans un effet à la Cuir d’Oranger de Miller Harris, le zeste d’une mandarine confite et grasse se fait daim épicé et doux. Tabac Blond hésite aujourd’hui entre un cuir doux, un tabac et un ambre. Assez beau, mais, très différent de l’original, sec, alors que l’actuel, gras et épais, s’il n’avait une bonne louchée de vanille en trop, serait probablement assez subtil.
Car(on)icatural de la "caronade" avec son œillet, ses épices et ses baumes épais : ce qu’on lit partout est tout à fait vrai.

Après un moment, Tabac Blond ressemble énormément à Cuir Mauresque. Une pointe d’originalité en moins, et un poudré amandé de mimosa apparenté à Farnesiana et Pour Un Homme en sus avec une note de girofle très œillet qui, elle, trace la trajectoire En Avion. La parenté flagrante avec Cuir Mauresque est d’autant plus sensible que la nouvelle version de Tabac Blond est bien plus ambrée que sa version ancienne.

Ainsi, en comparaison, s’il paraît plus accessible et commercial, la version actuelle de Tabac Blond est bien plus caricaturale que la version originale. Mais, surtout, semble un poil plus datée quoique toujours fort agréable pour qui n’a pas connu ce parfum mythique auparavant.

Tabac Blond ressemble à s’y méprendre à l’une des plus belles références de Serge Lutens. Mais, Le Tabac Blond, lui, parfum créé en 1919, avait cette force de parvenir à m’évoquer ces moments où, après être sorti de chez moi, je traverse la porte en verre de mon immeuble et descends la dernière marche donnant sur la rue, une vague volute de fumée du tabac d’un passant encore existante mêlée à l’asphalte et au béton de la ville me signifiant alors que je suis bien au XXIème siècle. Il m’est encore incroyable d’imaginer que ce parfum, disparu sous cette forme aujourd’hui, a près de cent ans. Aujourd’hui encore, peu arrivent à la cheville de cette merveille !

[Les parfums évalués sont un extrait datant de 1947 et un extrait de 2013.]

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Adina76

par , le 25 mars 2020 à 18:05

Bonjour Farnesiano et Nez inexpert bonjour à tous,
Quelle horreur que ces disparitions ! Le magnifique Nocturnes a purement et simplement disparu, tout comme Nuit de Noël et Fleurs de rocaille !!! Bref tous les jus mythiques ! Ah non ! C’est comme si Guerlain supprimait de son catalogue Shalimar, Mitsouko et l’Heure bleue. C’est vraiment n’importe quoi !

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Farnesiano

par , le 25 mars 2020 à 14:18

Suis-je en train de vivre un cauchemar ou suis-je simplement malhabile ? En a-t-on déjà parlé ici ? Je viens de consulter le site de la maison Caron et je n’y trouve plus mes chers Tabac Blond, Or et Noir, En Avion, Farnesiana, La Violette Précieuse, Acasiosa, Poivre, Alpona et autres French Can Can. La Tubéreuse devient " merveilleuse " dans une nouvelle formulation. Quant à la si belle Rose de naguère, la voilà cachée sous l’ébène ou l’ivoire. Vas-y voir...
Je suis dépité : une vraie razzia sur ma chnouf !

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par , le 25 mars 2020 à 16:23

J’ai aussi remarqué ce nettoyage au kärcher. Plus de coffrets 6 x 10 ml non plus. Gestion rationnelle ? On ne saurait s’attendre à moins de la part d’une Rothschild.

La bonne nouvelle pour vous, Farnesiano, c’est qu’on annonce de nombreuses déclinaisons de La petite robe noire, La vie est belle et Miss Dior, avec plus de fruits et de vanille.

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par , le 25 mars 2020 à 20:59

Ce soir, c’est moi la fontaine... de larmes ! Bon, je me console tout de même : mon petit stock Caron ne prend pas une ride. En supprimant ses classiques, la maison mère, elle, se fane et vieillit mal.

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par , le 11 juin 2019 à 11:16

Mythique et magique, pour moi, malgré de probables reformulations au cours des décennies, c’est une merveille. Sans doute l’un des plus beaux parfums que j’ai peu découvrir.

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par , le 21 avril 2018 à 08:34

Bien, cette critique passionnante de Tabac Blond date de 2013 et je ne sais ce que sentait TB cette année là, mais dans le dernier Nez, TB est présenté comme l’archétype du parfum à dominante "cuir" alors que l’EdP vendue actuellement par Caron n’a plus aucune note "cuir", mème secondaire. Si jamais, En avion EdP dans la nouvelle réédition a une facette "cuir" bien reconnaissable. Il serait peut-ètre bon d’en avertir les lecteurs d’autant que vos jolis schémas se veulent clairement didactiques. Je ne savais où adresser cette remarque aprés avoir commencé à lire le dernier Nez que j’attends toujours avec impatience.

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par , le 9 juillet 2017 à 08:11

Je l’aime. Je l’ai découvert il y un an environ et, avec "Poivre", c’est le parfum fontaine que je préfère même si j’ai aussi un faible pour "French Cancan". "Tabac blond" est voluptueux, profond, tout à fait envoutant. Je trouve qu’il est très très élégant et je ne vois aucune note qui détonne. Je l’ai essayé et vraiment il m’a séduit profondément. C’est vrai qu’un extrait de parfum est un investissement mais le jour où je franchirai le pas, je pense que "Tabac blond" sera mon choix.

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Yohan Cervi (Newyorker)

par , le 6 novembre 2014 à 00:00

Hermeline, je vois que vois portez le Tabac Blond ce soir, bravo ! :) Vous avez toute mon admiration !

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par , le 6 novembre 2014 à 00:05

Je n’ai hélas pas accès à la version vintage (difficile à trouver), mais l’actuel reste malgré ses défauts fort beau. Profitons de ce qui reste de la Maison Caron pendant qu’il en est encore temps.

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par , le 6 novembre 2014 à 00:37

Oui, oui, j’entendais bien qu’il s’agissait de la version actuelle, mais ça me fait tout de même plaisir :).
Vous portez l’extrait ?

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par , le 6 novembre 2014 à 15:25

Hier soir, c’était en effet l’extrait. Comme vous, et contrairement à Alexis,j’aime plusieurs Caron. Malgré les reformulations malheureuses, il y a encore de belles créations. J’ai une petite quantité du Narcisse noir des années ’80, je n’ai jamais senti une fleur d’oranger aussi peu innocente (et c’est presqu’un euphémisme). Dans les versions anciennes, Nuit de Noël est aussi un beau parfum. Et puis Infini, Bellodgia, Farnésiana, Alpona... J’ai fais le test du "mélange" Tabac blond et un peu de Poivre, mais je dois garder la main légère avec celui-ci (la tubéreuse qu’il contient)sinon migraine assurée. Bien ravie de compter parmi les défenseurs de Caron.

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Daltroff

par , le 10 juin 2014 à 23:30

Voila ce que je viens d’apprendre, la maison Caron a une nouvelle direction en la personne du fils de Patrick Ales (les fils qui reprennent les affaires du pere, ca se solde bien souvent par des desastres d’ampleur phenomenale !). La nouvelle strategie est la suivante ; les extraits de parfum dits parfums fontaine vont progressivement tous disparaitre, deja Poivre, N’Aimez Que Moi, Pois de Senteur ainsi que plusieurs autres parfums ne figurent plus sur le site Caron dans la categorie parfums fontaine. Tabac Blond et En Avion restent pour le moment commercialises en extrait et en Eau de Parfum. Plus grave encore, Narcisse Noir retire de la vente dans toutes ces concentrations, n’oublions pas qu’il s’agit du parfum emblematique de la marque ! Le nouveau packaging de la marque est lui tres loin de l’idee grand luxe Caron, plus en phase avec l’esprit actuel parfumerie de niche. Les nouvelles creations, des versions flankerisees de parfums mythique, Piu Bellodgia, une rose shampooineuse legerement epicee en tete avec aucune remanence vient remplacer la disparition de Bellodgia etc.
J’etais inquiete depuis deja une dizaine d’annees quant a l’avenir de la maison Caron. Sans doute, l’impossibilite des proprietaires a repositionner la marque en la reactualisant tout en faisant honneur aux codes maison. Des boutiques avec un acceuil ambiance funeraire, des reformulations qui n’ont cesse de defigurer ces parfums legendaires, parce que lorsque Tabac Blond actuel ressemble a un mauvais Cuir Mauresque, les gens achetent le vrai Cuir Mauresque et laissent tomber la version mediocrement reformulee.
Cette maison est a mes yeux morte aujourd’hui. Je me console en reconstituant une collection de parfums Caron dans leurs flacons d’origine ; Poivre, N’Aimez Que Moi, Narcisse Noir...je recherche TB, En Avion et bien d’autres encore.
Je regrette egalement l’indifference generale des bloggeurs et des forums parfums au sujet de la maison Caron.

Emma

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par , le 10 juin 2014 à 23:44

Je vais mettre de côté ma posture anti-Caron pour déplorer avec vous ces tristes nouvelles que vous annoncez Emma. Autant que le packaging change, bon, si ça peut les aider, ok. Mais arrêter Le Narcisse Noir, non. Déjà parce que c’est un des plus grands parfums au monde (bon, c’est la deuxième fois que je le dis pour deux parfums différents en un e même soirée mais même). Et en plus parce que c’est très joli et encore assez accessible pour la clientèle d’aujourd’hui à mon humble avis (encore faut il savoir le vendre).

Bref, il va falloir essayer de se bouger le popotin.

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par , le 11 juin 2014 à 00:05

Emma,
Mon sang n’a fait qu’un tour à la lecture de ton post. Je suis vraiment choqué. Je me doutais bien qu’il y avait un problème depuis la récente refonte du site. En effet, plusieurs parfums fontaine, les créations mythiques de Daltroff et Morsetti, n’apparaissent plus en ligne. Je pensais naïvement qu’il ne s’agissait que d’un oubli temporaire, mais il semble que ce ne soit pas le cas. Ce sont plusieurs chefs d’œuvre de la Haute Parfumerie française qui disparaissent, ces parfums que j’aime tant et qui ne cessent de me fasciner. Tous les deux nous collectionnons les vintages de cette maison, malheureusement de plus en plus rares et de plus en plus chers. Mais même si les reformulations de certains grand classiques de la maison m’attristaient, je ne souhaitais pas la disparition de ces parfums légendaires. Dès demain, je contacte une personne que je connais qui travaille à la direction chez Caron et je vous tiens tous au courant. J’espère que comme Patou, Caron renaitra de ses cendre un jour. Il faut impérativement préserver ces grandes créations qui ont marqué la parfumerie moderne. Merci pour ton annonce, je t’embrasse.

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par , le 11 juin 2014 à 09:15

oh la la mais c’est affreux ! tiens nous au courant nez yorker, quite à faire un post public à ce sujet histoire de les faire, peut etre, réagir ?

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par , le 19 juin 2014 à 20:53

New Yorker,

En sais-tu un peu plus aujourd’hui ? Je crois savoir ma source tres fiable, puisqu’il s’agit d’une personne qui travaille (la ou tu dois bien imaginer ou). Il y a une personne aujourd’hui sur Beaute-Test qui a passe l’apres-midi avec un responsable Caron au Printemps, Manuel Ramos. Selon lui les rumeurs sont infondees, pourtant les faits sont la. Il dit ne pas avoir eu de conversation a ce sujet avec Patric Ales, hors selon ma propre source ce monsieur n’est plus veritablement aux commandes de la maison Caron, c’est son fils qui vient de reprendre l’affaire en main.
Et comme cette charmante personne de BT n’y connait pas grand chose, ca a du etre facile de lui repondre que non, bien sur que non ! Elle ne semble pas avoir demande des explications a propos des reformulations non plus.

Toujours est-il que :

Extraits disparus du site et retires de la vente (sauf pour certains, pas tous, a la demande en boutique jusqu’a epuisement) :

Narcisse Noir
Poivre (sauf en edition limitee a 2000 euros en boutique)
Pois de Senteur
Acaciosa
Alpona
Bellodgia
Narcisse Blanc
Or et Noir
Rose de Caron
Tubereuse

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par , le 11 juin 2014 à 15:16

Consternant !
Encore un pan de la parfumerie qui part en lambeaux... Caron s’en va rejoindre Lanvin, Lancôme, Rochas et Balmain !

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par , le 18 juin 2014 à 23:22

Emma ce que vous dites est vraiment triste et chagrine beaucoup d’entre nous, en revanche vos sources sont elles fiables ? Car personne d’autre ne semble vraiment au courant. Êtes-vous certaine que c’est vraiment le cas ? Au fond de moi j’ai vraiment du mal à l’accepter, j’espère sincèrement que ce n’est pas réellement le cas.

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par , le 24 juin 2014 à 17:17

Bonjour à tous,
Je représente la marque Caron et j’ai lu avec attention tous vos commentaires ; je vous propose de vous apporter aujourd’hui des réponses.

Pour certains d’entre vous qui s’interrogeaient sur les parfums « fontaine », sachez qu’ils sont présentés sur le site uniquement dans leur version eau de parfum. Ils sont donc vendus pré-remplis dans 2 contenances.
Les versions extraits sont réservées à nos boutiques et à quelques parfumeries haut de gamme en France et à l’étranger.

Les parfums historiques comme par exemple Narcisse Noir, Fleurs de Rocaille, Nuit de Noël sont présentés en version extrait dans leur flacon d’origine ; ils restent bien entendu le patrimoine de la marque et sont toujours proposés en boutique.
Ils n’apparaissent pas non plus le site car ils n’y sont pas vendus. Nous allons prochainement apporter des modifications sur le site web pour préciser ces points qui peuvent, nous le comprenons, prêter à confusion.

Sachez que l’équipe Caron est ouverte à la discussion avec tous les passionnés de parfum.

Nous serions ainsi ravis de vous accueillir dans une de nos boutiques afin de vous expliquer plus longuement l’histoire de la Maison Caron, son catalogue et sa distribution et également pour répondre à toutes vos interrogations.

N’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : caron-web@alesgroupe.com, nous lisons tous les mails et vous répondrons aussi vite que possible.

Espérant avoir répondu à vos attentes nous vous souhaitons d’agréables moments parfumés.

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par , le 25 juin 2014 à 20:11

Bonsoir Caron Officiel.
Bienvenue sur auparfum.

Merci pour ces explications qui me paraissent claires, précises et assez complètes.
Nous allons donc, Newyorker et moi, pouvoir rédiger un article en commun sur Narcisse Noir.
Je pense que, puisque c’est un peu notre référence et notre spécialiste de Caron ici, il va se charger de vous contacter pour organiser ce rendez-vous. C’est une excellente idée je crois. Merci d’avoir pensé à cela.

Et, merci pour votre attention et votre message.
A bientôt peut-être.
Bonne soirée.
Opium

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par , le 8 juillet 2014 à 12:20

Les rumeurs courent vite, merci de nous avoir éclairé sur le sujet Caron Officiel, nous voici soulagé.

Chère Opium, me voici doublement ravi de voir qu’un article sur Le Narcisse Noir s’apprète à voir le jours. J’ai hâte de pouvoir lire ça !

Passez une bonne journée !

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Yohan Cervi (Newyorker)

par , le 27 janvier 2014 à 16:04

Pour ceux que ça intéresse, si vous souhaitez retrouver un peu le Tabac Blond d’antan, vous pouvez essayer de superposer Poivre (de Caron) en extrait sur le Tabac Blond extrait actuel. Le parfum devient plus radical et gagne en profondeur, en piquant, en mordant, la note girofle est plus présente et plus épicée. Ce fut pour moi une très bonne surprise. Ce n’est pas le Tabac Blond d’origine, bien sûr, mais on s’en rapproche un peu.

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par , le 28 janvier 2014 à 00:41

Look at all the fuck auparfum gives : clique

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par , le 28 janvier 2014 à 00:45

Tu sais quoi ? ===> voilà

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par , le 28 janvier 2014 à 00:47

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par , le 28 janvier 2014 à 00:53

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par , le 28 janvier 2014 à 00:55

Ça c’est pour toi : cadeau.

Ensuite, pourquoi est ce que tu nous dis pas quand tu portes Tobbaco Vanille pour dormir ?? Ca nous "intéresse" tout autant tu sais...

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par , le 28 janvier 2014 à 01:00

Voilà la réponse d’Ernest Daltroff : http://media.tumblr.com/tumblr_meiu8c0tTX1rokmr1.jpg

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par , le 28 janvier 2014 à 01:01

Voilà la réponse d’Ernest Daltroff : media.tumblr.com/tumblr_meiu8c0tTX1rokmr1.jpg

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par , le 28 janvier 2014 à 01:02

(J’ai dû enlever le http:// sinon auparfum grillait que je trollais et je publiait pas...)

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par , le 28 janvier 2014 à 01:14

Fous moi la paix toi, et laisse moi me toucher l’eugenol ! Le mec il porte Elle l’aime de Lolita Lempicka et il vient faire la belle. Bête à bouffer du foin ! Sinon j’adore Bob l’Eponge !!! :) Et tu serais mon Patrick.
http://image.blingee.com/images17/content/output/000/000/000/663/587488989_2036596.gif?4

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par , le 28 janvier 2014 à 01:38

Dixit le gars qui porte Tobacco Vanille au même moment alors que je suis en N°19...

(sinon c’est pas juste, il a pu la publier sa photo lui !!)

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par , le 28 janvier 2014 à 03:26

Bonsoir cher Newyorker, je pense que votre proposition de superposition des extraits Poivre et Tabac Blond exige l’activation du bouton ’Signaler un abus’ ! ;))
Je n’ai jamais acheté un parfum "vintage" d’une parce j’ai eu peur des odeurs qui se sont fanées, qui ont tourné et même du fait de ne pas les respirer comme on les sentait à l’epoque, dans un environnement olfactif plus "naturel", plus "animal", moins aseptisé d’odeurs et moins pollué...Votre extrait de 1946 provient d’ou ? ("Je l’ai acheté le 3 mai 1946 à la boutique Montaigne et je l’ai mis dans mon Frigidaire. Et a l’Osmothèque". D’accord...)

Bravo en tout cas pour ce bel article, ca m’a donné envie de me caresser la peau avec une goutte de Tabac Blond !

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par , le 28 janvier 2014 à 15:25

Bonjour 5:55,
Merci pour votre commentaire ! Et content de vous avoir donné envie de vous caresser la peau avec quelques gouttes de ce parfum :).
De tous mes achats vintages, aucun, absolument aucun n’avait viré. Seuls trois d’entre eux sont un peu douteux mais acceptables malgré tout. Comme on en a déjà parlé à plusieurs reprises, il y a des règles à respecter pour éviter les déconvenues. Mais je ne vais pas vous pousser à rechercher et à acheter ce genre de parfums, ça en fera plus pour les autres ;). Plus sérieusement, vous passez à côté de très, très belles découvertes qui coutent parfois moins cher que des parfums vendus actuellement en parfumeries. Mais ça peut s’arracher aussi à prix d’or, tout dépend de ce que l’on cherche, bien sûr.
Les Tabac Blond ont été achetés dans différents endroits. Celui des années 40, je l’ai trouvé dans un salon de flacons de parfums. Celui des années 50 et celui des années 60 ont été achetés à l’Hôtel Drouot, aux enchères.
Mais je le répète, on peut trouver de belles pièces dans des vide greniers (Diorella années 70 payé 1,50 euros...).
La reine des bonnes affaires ici c’est Zab63 :).
Sinon je vous assure qu’il est inutile de se coller le nez à une fosse septique pour apprécier ces parfums à leur juste valeur :). Ce qui est passionnant justement pour moi, c’est de les sentir "hors de leur contexte", on se rend mieux compte du décalage par rapport à notre époque, et ils n’en sont que plus captivants et plus beaux finalement. Mais certains sont tellement intemporels qu’ils auraient pu être créés la veille (Vacances de Patou par exemple). J’avoue que je trouve dommage, quand on aime la parfumerie classique et que l’on s’intéresse à son histoire, de passer à côté de tous ces parfums. Alors parfois on me dit "Il existe l’Osmothèque pour ça". Oui mais le problème c’est que c’est galère pour y aller, que c’est cher, qu’ils ne sortent pas toutes les merveilles des frigos, que c’est très protocolaire et qu’il arrive parfois que vous ayez chez vous un parfum plus beau que leur reconstitution. C’est le cas pour les Caron par exemple. L’Osmothèque ne possède pas les versions d’origine des grandes créations de Daltroff ! Leur reconstitution du Tabac Blond est, à mon nez, une version intermédiaire des années 90 voire du début des années 2000. Et puis surtout, on ne peut pas les porter ! :)

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par , le 28 janvier 2014 à 15:55

Si tu le permets, Newyorker, j’ajouterais aussi que dans le cas des parfums non discontinués, l’Osmothèque nous fait sentir les extraits envoyés par les Maisons, et qui ne sont donc pas des reconstitutions fidèles.

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par , le 28 janvier 2014 à 16:40

Oui, tout à fait Thierry ;), et c’est selon moi la principale limite de l’Osmothèque. Tant que le parfum est toujours produit, les maisons envoient ce qu’elles veulent.

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par , le 28 janvier 2014 à 11:41

Pourquoi pas ! Je vais essayer cette astuce ! J’ai déjà à mon actif,pas mal de manipulations, parfois sacrilèges, pour retrouver le TB d’antan..alors pourquoi pas celle-là !

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par , le 28 janvier 2014 à 15:28

Vous me direz ce que vous en avez pensé Lolo. Il me semblait bien que vous étiez adepte des mélanges pour retrouver le TB d’autrefois. ;)

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Sun Jae

par , le 10 janvier 2014 à 19:06

Heu, c’est normal que Tabac Blond, Farnesiana et d’autres ne se trouvent plus le site officiel de Caron ? o_O

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par , le 11 janvier 2014 à 01:24

Je viens de regarder, et en effet, la première fois, en cliquant dans la rubrique "Haute Parfumerie", les parfums fontaines n’apparaissaient pas, j’ai réactualisé la page et tout apparait comme par magie !

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par , le 11 janvier 2014 à 13:01

OK, merci. Je traîne mon adorable mari à Paris ce mercredi prochain pour voir l’expo Cartier (en échange je lui ai promis qu’on irait voir la magasin de jouets Lulu Berlut), j’en profiterai pour aller jeter un oeil à la boutique Caron av. Montaigne (et sentir Narcisse Noir en extrait, peut-être que ma peau réagira différemment) et aussi Serge Lutens au Palais Royal. Ca va chauffer la Visa ça !

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par , le 11 janvier 2014 à 13:22

Alors je vous conseille vivement la boutique Caron du boulevard Saint-Germain qui est vraiment top, évitez si possible la boutique Montaigne avec ses vendeuses fardées comme des camions volés et aussi aimables qu’une porte de prison.
Et je veux absolument votre retour après ce petit périple, n’hésitez pas à tout sentir, et en extrait, please !

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par , le 11 janvier 2014 à 13:38

Merci pour le conseil NewYorker, je rectifie l’itinéraire donc ;)

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par , le 27 janvier 2014 à 19:58

Très curieux de sentir ce mix Tabac-Poivre... Tu fais bien de le souligner, Newyorker, l’accueil Caron, Montaigne ou Elysée, m’a toujours laissé perplexe. Et cette impression que les vendeuses ne semblent guère passionnées par les parfums de la marque. Étais-je mal tombé ? Le touriste que j’étais ne leur parut-il pas assez élégant ? Avenue Montaigne, j’ai même cru les faire ch.... alors que la boutique était vide ! Puissent-elles nous lire ce soir :) Content de te retrouver sur AP !

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par , le 28 janvier 2014 à 01:34

Hello Farnesiano ! Toi au moins tu as plus de goût que Jicky/Jacky gros beauf. C’est vraiment dommage cet accueil parce que ça fait beaucoup de tort à la marque. Oui, elles sont désagréables ou blasées et on a vraiment l’impression de les faire chier. Et leur naïveté au sujet des reformulations est du niveau de Oui-Oui. "Ah non Monsieur, le Tabac Blond n’a pas bougé depuis 1919, ça doit être votre nez".
Je te conseille vraiment la boutique bd Saint-Germain et le corner du Printemps, là, elles sont géniales et vraiment gentilles.

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par , le 28 janvier 2014 à 12:06

Je plussoie, n’ayant pas eu le temps d’aller jusqu’au blvd St Germain comme recommendé, on a été à la boutique de l’Elysée en passant vite fait. On a eu une dame qui avait l’air de très fort s’ennuyer de la vie et à qui j’ai eu envie d’offrir un beretta histoire qu’elle en finisse plus vite. Elle m’a fait sentir les extraits d’un air de détachement digne d’un moine bouddhiste expérimenté. Les fontaines, perdues au milieu des loques abominables vendues dans la même boutique, avaient l’air délaissées et toutes tristes. On est ressorti de là vite fait, ça m’a enlever toute envie de sentir de quoi que ce soit chez elle. Je préfère aller voir mon ami David le Magnifique à Wevelgem ou attendre une prochaine visite parisienne.

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par , le 23 septembre 2013 à 15:39

Merci pour cet article chers Opium et Newyorker !
C’est toujours un plaisir de vous lire, vous dépeignez encore une fois avec finesse un odeur mais aussi une époque, une esthétique, et des personnages que l’on aurait aimés rencontrer ! Ou pas...j’aime à m’imaginer ce gros Daltroff (oui gros forcément) avec sa belle misogynie vintage se faire chiper son parfum par Félicie Vampouille (ce blase ne s’invente pas, si je prends un pseudo un jour ce sera celui-là) et sa bande de copines déchaînées à gros cigares ! (j’aime les caricatures). C’est un peu Alain Chabat dans Gazon Maudit grand macho devant l’éternel se faisant piquer sa femme par Josiane Balasko,lesbienne troublante et frondeuse...j’assume totalement mes références culturelles. Et plus sérieusement, par rapport à la version actuelle, c’est sûr elle a été très simplifiée, je ne sais pas ce que vous en pensez mais disons que si l’on a jamais senti l’ancien, cela reste un beau parfum qui me plairait s’il sortait aujourd’hui.C’est justement arrivé à une amie à moi qui s’est du coup payée l’extrait, et c’est quand même un peu fort parce qu’à 180 euros je crois les 50 ml je le sens à peine sur elle ! Donc franchement vilain vilain Caron...et toc

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par , le 4 octobre 2013 à 10:58

Bonjour Oud à l’Amour. (Quel pseudo sympa ! ^^)
Bon retour sur auparfum.
Merci pour vos adorables mots quant à notre tentative de description d’une odeur, d’une époque, d’une esthétique et des personnages donc qui ont permis tout cela ! (Rien que ça ! Vous nous attribuez des qualités de rédaction que je ne suis pas sûr de posséder... ^^) New-Yorker a fait un travail monstre de recherches pour que cela soit aussi justement documenté. Rédiger avec lui a été un joli moment de plaisir ; un peu stressant car il s’agissait d’être doublement à la hauteur : à la hauteur de ce parfum mythique et à la hauteur de New-Yorker et de ses gigantesques connaissances. Mais, il a été indulgent avec moi, cela a été un vrai plaisir immense et un peu un challenge aussi. Donc, je suis ravi que ce texte à quatre mains vous plaise.

 

J’apprécie tout particulièrement votre description d’un Daltroff ventripotent subodoré et d’une Félicie Vampouille, rebelle avant l’heure qui ne s’en laisse pas compter, très "Gazon Maudit"... ;-))

 

A propos de Tabac Blond, c’est exactement cela : on s’est imaginé ce que l’on aurait ressenti si nous n’avions jamais eu l’occasion de connaître "LE" Tabac Blond dans son incarnation la plus pure. Et, nous nous sommes dit qu’il dénotait assez et avait suffisamment d’atouts dans sa besace actuellement pour être séduisant pour certain(e)s, comme c’est le cas pour vous.

 

C’est assez dingue de ne pas le sentir sur votre amie. Mais, j’ai tendance à observer qu’on ne détecte jamais assez un parfum qu’on apprécie sur soi (et, qu’à l’inverse, ceux que l’on déteste semblent nous "coller au train"... ^^). Mais, en général, pas de problème de ce genre sur les autres lorsqu’il faut détecter leur sillage. Alors, là, dans votre cas, mystère et boule de gomme... Peut-être est-ce dû aux notes ambrées lourdes du Tabac Blond, si épaisses qu’elles se replient sur la personne qui les porte. La solution serait peut-être de tenter l’eau de parfum, moins concentrée, elle sera peut-être moins sourde et compacte, plus diffusive alors. Autre avantage : elle sera moins chère ! ;-)
Encore merci beaucoup.
Tenez-nous au courant.
Opium

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par , le 4 octobre 2013 à 15:48

Cher Opium,
Effectivement Newyorker nous ravit une fois de plus par le partage de ses connaissances !
A ce propos, je me suis souvent fait la réflexion que je trouve assez beau que par un "simple" vecteur sensuel et sensoriel qu’est le parfum, la possibilité d’un monde littéraire et artistique s’ouvre, en l’occurrence ici avec votre article sur Tabac blond, vous ouvrez un champ de recherche historique. Je pense que l’on peut être surpris à quel point c’est un très fort vecteur culturel qui permet d’accéder à tout un champ de connaissances mais également à un rapport très pointu au langage, j’ai souvent entendu dire par des passionnés de parfum que cette passion leur avait permis d’accéder à un autre niveau de langage parlé et écrit, plus littéraire. J’ai été moi-même assez surprise de retrouver lors de conférences sur le parfum des références, ou une manière de parler des choses, très proches de mes (bons) cours de khâgne.
Toute cette petite digression pour dire que 1. C’est formidable, non seulement le parfum nous parfume, mais il nous rend meilleur durablement 2. Je lance une question polémique : est-ce une passion finalement destinée uniquement à une classe élitiste, du moins intellectuellement, qui ne fait qu’étendre un rapport à la culture qu’elle possédait déjà, donc un cercle qui se referme à mesure qu’il se cultive ? Ou a contrario le parfum peut-il être un véritable moyen d’éducation, un moyen d’accès à la culture, existe-t-il des ateliers parfum en milieu scolaire (je ne parle pas ici des ateliers olfactifs pour enfants de notre versaillaise Osmothèque vous l’aurez compris) ? Je ne connais pas suffisamment, ni le parfum, ni le milieu, pour répondre à ces questions, mais vos réponses m’intéressent car je pense humblement qu’il y a une carte à jouer via le parfum dans l’éducation au beau, d’autant plus que, comme on peut le lire souvent sur ce blog, les parfums qui buzz (Infectus ou Plus belle la vie) tirent de plus en plus vers le bas.
Voilà, cela m’intéresserait d’avoir différents avis, et toutes mes excuses si vous avez déjà eu mille fois ce débat sur le blog, je ne le suis que depuis un an.

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par , le 16 octobre 2013 à 18:31

Bonjour Oud à l’Amour.
Ne vous excusez pas, vos questions sont fort pertinentes, et jamais posées ici je crois, au point de ne pas être certain de pouvoir y répondre sans démontrer des choses que vous savez déjà.
Je vais, malgré tout, tenter cela en répondant à chacune des deux questions que vous avez posées. Mais, je vous demande la plus grande indulgence à mon égard. #pression

 

1 - Le parfum nous parfume et nous rend meilleur(s).
Si seulement... Heureusement, parfois, c’est tout à fait vrai.
Bon, je vais faire presque comme à l’école, thèse, antithèse, argumentation et contre-argumentation.
Le parfum nous parfume, et encore que, pas toujours ni longtemps dans notre société qui ne supporte plus grand chose et le parfum pas plus que le reste. (En effet, les "petites" odeurs qui durent une à deux heure(s) et sont décelables à 0,5 millimètre de la zone de vaporisation peuvent-elles être nommées "parfums" ? Mais, il s’agit là d’un autre débat bien que fort intéressant...)
Mais, si l’on imagine que cette proposition est juste et qu’on peut l’accepter, le parfum, donc, nous parfume : ok. Mais, nous rend-il meilleur ?
En tous les cas, il améliore notre quotidien ou nous le flingue pour peu que l’on n’apprécie pas ce qui est porté. Donc, avant de nous améliorer personnellement, il améliore notre cadre de vie immédiat, notre bulle psychologique en quelque sorte, en la rendant "mieux parfumée"...
Il est vrai que, parfois, on constate un élargissement du besoin de connaissances dans des domaines très variés (tels les lettres, la peinture, etc), comme si, accroître ses/nos connaissances dans ces domaines permettait d’améliorer l’appréhension de l’objet parfumé.
Mais, il est vrai que le parfum, par ses écueils, nous incite à aller scruter au delà du parfum. Son vocabulaire, son champ de références, tout son univers fait appel aux synesthésies, aux autres sens, à d’autres symboles que lui-même. En cela, il nous améliore car il ouvre nos perspectives et accroît nos connaissances, notre appréhension du monde et nos performances. Plus nous sommes "connaisseurs", plus nous sommes capables d’acquérir rapidement et efficacement de nouvelles connaissances, dans des domaines aussi divers que la cuisine, l’architecture, la peinture, l’écriture, la musique et bien d’autre formes d’arts...

 

2 - Le parfum comme passion destinée à une seule classe élitiste, du moins intellectuellement, qui ne fait qu’étendre un rapport à la culture qu’elle possédait déjà, donc un cercle qui se referme à mesure qu’il se cultive ? Ou, a contrario, le parfum peut-il être un véritable moyen d’éducation, un moyen d’accès à la culture ?
[Cette question est particulièrement juste, déstabilisante et bien posée !]
Curiosité
En fait, j’ai souvent constaté que les passionné(e)s de parfums sont des personnes qui s’intéressent énormément à tout un tas de choses, son plus ouverts dans de nombreux domaines culturels. Il sont avides d’apprendre, de se cultiver. Et, profitent de leurs apprentissages dans un thème précis pour le répliquer dans d’autres circonstances.
Parfum comme 2ème intérêt/passion, secondaire d’abord
De la même manière, si le parfum devient chez certain(e)s un centre d’intérêts majeur, si ce n’est le plus grand, il a le plus souvent, étant culturellement et socialement le moins médiatisé et internalisé, été précédé par d’autres passions très très variées.
Ces deux éléments iraient plutôt dans le sens de la première hypothèse de la question : le parfum serait simplement un révélateur pointu des intérêts divers de personnes culturellement à la recherche d’enrichissement, assez peu nombreuses dans leur quête de satisfaction de leur besoin de divertissement et d’accroissement de leurs connaissances. Ces personnes, partageant certains intérêts communs, son amenées à plutôt s’entendre les unes avec les autres, refermant peu à peu le cercle peu large des "initié(e)s", et se retrouveraient uniquement entre personnes de bonne entente. Dans ce cas, on pourrait légitimement s’interroger sur l’utilité de tenter d’ouvrir la connaissance vers d’autres, puisque l’on échange qu’entre soi.
Toutefois, heureusement, quelques exemples peuvent aller dans l’autre direction...
Exemple contradictoire - L’Opéra et Paris
Je vais, ici, me servir d’un exemple des plus simples qui vaut ce qu’il vaut et, partant d’un cas particulier, ne peut pas forcément être généralisé.
A Paris, lorsqu’il a été fait le choix de construire un deuxième opéra, les voix ont été très nombreuses pour s’élever contre ce projet qui se révèlerait, pensait-on, ruineux pour la ville, incapable d’absorber le public correspondant à deux salles de ce type en son sein. Tout le monde pariait contre l’utilité de la chose.
Je ne reviendrai pas sur la réalisation même de l’Opéra Bastille, tel n’est pas le lieu ici, il y aurait fort à dire pourtant. Mais, avec quelques aménagements, des tarifs réduits pour les jeunes, des tarifs avantageux pour celles et ceux qui se décident tôt, on a vu de nouveaux publics fréquenter l’opéra. Moins de costumes-cravate, des tenues plus simples, des gens en t-shirt. Cela retire un peu du charme exceptionnel que cela avait auparavant. Mais, cela permet à un plus grand nombre de personnes, à un public moins élitiste, d’avoir accès à ce type de spectacles qui était bien très élitiste auparavant. Donc, l’élargissement, même pour ce type de culture assez absconse, est possible. Et, pourtant, il est reproché aux programmations de l’Opéra de Paris d’être parmi les plus pointues et difficiles à appréhender. Pas assez grand public, trop torturées. Alors, si cela a fonctionné dans un chamo de connaissances aussi peu partagé (que l’opéra classique et contemporain), pourquoi une ouverture ne serait-elle pas disponible pour le parfum ? Bien entendu, ne nous leurrons pas, on le voit bien en comparant divers lieux d’échanges, les attentes ne sont pas les mêmes selon les publics. Sur auparfum, plutôt que d’aimer les parfums, c’est à dire ces objets interchangeables et périssables à l’envi, on aime LE parfum, objet que l’on respecte et révère, quand bien même on ne le comprend pas toujours. Il y a bien un certain déterminisme, mais, à force d’effort, certains cas particuliers, ce que l’on nomme des individus, pourront s’extraire des effets de masse et des determinismes pour apprécier des choses plus éloignées de leurs centres d’intérêts.

 

Voici ma tentative de réponse. Il semble bien, selon moi, que le parfum n’est pas qu’un "simple" vecteur sensoriel et sensuel, fort heureusement... ;-)
Bon, je me suis relu. Peut-être que je tente de me convaincre et que nous fonctionnons en vase clos, entre personnes faites pour s’entendre, sans réelles possibilités d’élargissement de nos cercles de proches. Je ne sais pas vraiment. Peut-être fais-je la poule qui refuse de voir la réalité en face. Mais, ainsi, le monde me paraît plus beau et acceptable. #politiquedel’autruche
Votre interrogation était fort utile et pertinente. En bon psy de formation qui conserve ces/ses travers, je préfère les questions aux réponses, les interrogations aux certitudes. ^^
Merci pour ces interrogations qui forcent à s’extraire de sa zone de confort.
Bonne fin de journée. A bientôt.
Opium

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par , le 16 octobre 2013 à 21:17

Re-Bonsoir Oud à l’Amour, à toutes et à tous.
En me relisant et après en avoir discuté avec Jicky, je crois qu’il y a bien un trait commun aux amatrices et amateurs de parfums très passionné(e)s qui les caractérise dans leur cercle restreint.
C’est la curiosité . Pas une simple curiosité annoncée pour faire bien, non, une vraie curiosité qui ne s’étale pas mais est bien là.
Curiosité qui, probablement, explique que quelques illuminé(e)s se soient penché(e)s sur des flacons et aient vu/senti parfois dedans, autre chose que du discours marketing ou de simples odeurs. Que quelques-un(e)s ont découvert, dans ce qui intéresse si peu de monde de manière aussi intense, une invitation à découvrir d’autres mondes, une vérité sensible, et d’autres choses parfois insensées pour la plupart... ;-)
Bonne soirée encore.
Et merci pour cette invitation à tous ces questionnements.
Opium

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par , le 18 octobre 2013 à 23:31

Modestement, ce soir, quelques impressions. Oui, la curiosité nous pousse à aller sans cesse au-delà de ce que nous connaissons, à découvrir des parfums inconnus, à revisiter plus tard d’anciens parfums amis ou non, avec notre nez plus ou moins expert qui lui aussi évolue, s’affine, s’enrichit... Nous caractérisent, nous les perfumistas, l’inlassable recherche de nouveaux éblouissements via des accords inédits, le besoin et l’espoir de croire que telle nouveauté d’une bonne maison, dont on a lu un une vague compte-rendu, constituera sinon une véritable révélation, au moins un plaisir neuf. Oui, nous caractérise aussi l’établissement permanent de correspondances entre le parfum et les autres arts tels que
- la musique (évolution du parfum entre la première vaporisation et les notes de fond quelques heures plus tard sur la peau ou un vêtement = une symphonie, ses trois ou quatre mouvements, ses thèmes et leurs développements, ses circonvolutions pour atteindre l’éblouissante coda finale / ou bien ce sera une longue page musicale en forme de sonate mono-bloc basée sur la reprise incessante de deux ou trois mesures hypnotiques sans réelle évolution (Musique d’ameublement d’Erik Satie).
- le dessin, ou la peinture et son infinie palette de formes et de couleurs, pas uniquement associées aux fleurs qui forment le coeur d’une composition * ( on dira de tel parfum qu’il nous paraît sec, vif, acéré, tranchant, piquant, contrasté noir et blanc ou au contraire arrondi, souple, moelleux et de couleurs chaudes ; tel autre sera plus simple, léger, esquissé comme une aquarelle ou visant à l’essentiel, un Ellena par exemple. Un autre encore sera lourd, sombre, tragique ou baroque, exubérant, chargé d’intentions et fascinant de complexité, etc.
- les arts de la scène : parfum théâtral, de diva, de star, de riche acteur russe et barbu enfoui sous une épaisse fourrure d’hiver ou de jeune débutante aux joues roses et fraîches comme une aube de printanière...
- la littérature en général et la poésie en particulier : je constate avec ravissement que la plupart des parfums chroniqués sur AP semblent raconter aux chroniqueurs une belle histoire ou plus simplement évoquer avec force métaphores et autres figures de style, des moments poétiques, des instants merveilleux qui ont marqué leur esprit et leurs sens.
Cet amour et ce besoin de correspondances entre les arts sont typiques des esthètes, qu’ils soient solitaires ou non. Baudelaire, Verlaine, Huysmans, Proust, pour ne citer qu’eux, ont écrit de si belles pages, de si beaux vers sur le parfum, les senteurs, le monde infini des odeurs. Et là, inévitablement, on demeure non pas entre intellectuels mais entre esthètes et poètes de l’insaisissable. Notre domaine n’explore que le fugitif mais notre mémoire, et certains flacons de qualité traversent le temps pour notre plus grand bonheur. A nous de partager cet amour du parfum comme on va ensemble au concert, au cinéma, au musée ou à l’opéra. A nous de critiquer autour de nous les mauvaises sorties commerciales, à nous de réagir aux slogans ridicules qui vantent à la télé et dans les magazines des ersatz de parfums, à nous de justifier à nos proches que Tabac Blond, Sables, Grand Amour, Arabie, ISM, Vol de Nuit, Héritage, Portrait of a Lady, Ambre russe, Fougère bengale et Bois d’Ascèse sont de merveilleuses créations sur lesquelles les parfumeurs ont trvaillé et travaillé jusqu’à obtenir la concrétisation parfaite d’une idée, d’un projet défini. A nous de crier haut et fort que tous ces parfums n’ont pas de sexe et que les garçons comme les filles peuvent les porter ! Combien de parfums n’ont pas traversé le temps grâce au " bouche à oreille "... Combien de merveilles passent à travers les âges sans publicité ou presque !
* Pour revenir aux correspondances entre les arts, je repense tout à coup à Olivier Messiaen qui sous-titrait bon nombre de ses oeuvres musicales par des noms de couleurs, celles-ci souvent associées : violet, rouge-orangé, bleu, jaune, brun, rouge vif, etc. Le vocabulaire dont nous disposons pour décrire un parfum, se révèle infini parce que le parfum lui-même est infini (de Caron ou non ;-)) Pour ne citer qu’un exemple, j’en reviens à ce que j’appelais ici il y a quelques mois la fameuse ligne dorée de chez Guerlain, ce fil d’or qui transforme un parfum en véritable objet de lumière et de contemplation. Vive le Parfum ! Farnesiano

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par , le 21 octobre 2013 à 20:25

Bonsoir Oud à l’Amour, Opium, Jicky, bonsoir tous ^^
J’ai beaucoup aimé cette discussion et je voudrais y ajouter "mon grain de sel"...si vous le voulez bien ^^
Je dirais d’abord que face à un parfum le curieux et passionné (et un peu dingue) des odeurs que je suis se pose en "spectateur ", en "découvreur" comme je peux l’être face à un film, un roman, une sculpture , une pièce de théâtre, une symphonie, un opéra, un tableau, etc et je cherche à comprendre les émotions qui se lèvent en moi (positives ou négatives) ...Et cette intuition du "beau" (ou du "moche" ^^) je vais essayer de la communiquer en partageant des émotions proches de celles que j’ai pu connaître avec un film, un roman, une sculpture , une pièce de théâtre, une symphonie, un opéra, un tableau, etc ^^ Je préfère toujours décrire, partager une émotion esthétique ou olfactive à l’aide d’émotions (image, odeur, bruit, saveur, toucher) plustôt que décrire le processus de création aussi beau soit il ( technique picturale, emploie du subjonctif, composition faite de note ou de molécules, mise en scène ou mise en abîme, etc ^^)...Je préfère décrire les choses telles qu’elles apparaissent (fondé sur une description du vécu qui privilégie le point de vue du sujet, son histoire, sa singularité) et non telles qu’elles sont construites...
Ce n’est donc pas simplement par manque de "culture olfactive" (qui peut être cruellement nulle ^^) que j’utilise des associations d’images, de mots, de notes pour parler d’un parfum mais c’est un choix : je me préfère esthète que chimiste (même s’il faut de tout pour faire un monde...La preuve ? Ma vie professionnelle est en "blouse blanche" et je cours et j’écrit des articles scientifiques par nécessité ^^)
Le beau et le bon se partage d’abord...pour éveiller la curiosité.....les explications du pourquoi et du comment pourront venir ensuite ^^ (pourquoi est ce si barbant à l’école parfois ?^^)

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par , le 21 octobre 2013 à 22:52

- Vous exprimez parfaitement, AdRem, la façon dont vous appréhendez le parfum et tout le processus de la découverte. En fait, chaque parfum est une rencontre, et cette rencontre, je l’envisage personnellement comme celle d’un paysage, d’un site, d’une saison, d’une lumière particulière, d’une oeuvre d’art, ou mieux encore, comme celle d’une personne ou même d’un visage. Et Dieu sait si personne n’est pareil ! Les innombrables qualificatifs auxquels nous recourons ont, comme vous le soulignez si justement, rapport avec les sens, avec tous nos sens. Curieusement, plus j’avance dans la vie, plus ceux-ci semblent se développer, s’affiner, s’enrichir. Le travail de la mémoire sans doute.
- Pensé à vous tout à l’heure et ai suivi votre conseil en me rendant dans une parfumerie pour re-sentir Roadster que je n’avais pas compris à sa sortie il y a quelques années. Cette menthe tonitruante m’avait fatigué à l’époque. Aujourd’hui, j’ai découvert ce cuir doux qui apparaît en finale. Masculinissime mais de la belle ouvrage, vraiment. Et quelle tenue. Comme quoi, en parfumerie comme ailleurs, il faut toujours revisiter les classiques.

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par , le 18 octobre 2013 à 16:22

Le Tabac Blond d’avant ...? Simple : un pchitt du jus actuel + un pchitt de Cinéma d’Yves st Laurent et vous aurez (presque) le Tabac Blond d’antan ......

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par , le 18 octobre 2013 à 18:29

Etes-vous sérieux ? Hoo il faut que j’essaie !!

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par , le 18 octobre 2013 à 19:02

Bonsoir Lolo,
Hum....Je me demande si nous parlons du même parfum :)
J’ai du mal à imaginer que l’on puisse obtenir un cuir sec en superposant sur un ambré vaguement cuiré, un gros ambré crémeux et floral.
Mais en tout cas c’est intéressant, à essayer, même si c’est un peu sacrilège ;)

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par , le 19 octobre 2013 à 12:04

Je vous l’accorde. Néanmoins Tabac Blond n’ayant plus de tabac que le nom...il faut bien essayer quelquechose. Je ne suis pas à un tripatouillage près, parfois heureux, parfois carrément désastreux, mais là je m’y suis presque retrouvée. Peut-être aussi une question de peau. La mienne fait ressortir la note cigarette de cinéma et celle ambrée de Tabac Blond.
Avez vous essayé Fourreau Noir de Lutens ? Après l’ambre et l’encens, il subsiste un effet Dunhill sur gant de peau assez fascinant. Les gants de ma maman quand elle revenait des réceptions ou elle avait fumé pas mal...

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il y a 2 jours

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