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Les femmes qui se parfument doivent être admirées de loin

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A l’époque de Zola et Maupassant, la mise en garde fait presque l’unanimité. Cet essai met en lumière les présupposés qui furent à l’origine de l’inquiétude face à la femme parfumée.

A travers l’étude des héroïnes de trois romans – Nana de Zola (1880), Notre cœur de Maupassant (1890) et L’Eve future de Villiers de L’Isle-Adam (1886) –, Sophie-Valentine Borloz s’intéresse à la manière dont le discours scientifique et moral lié aux odeurs est, à la fin du XIXe siècle, absorbé et restitué par les écrivains.

On découvre qu’à cette époque, où la parfumerie triomphe, se démocratise et va devenir une industrie, le parfum génère toujours une certaine méfiance, voire un sentiment de danger... surtout lorsqu’il est porté par une femme qui n’en respecterait pas les règles d’usage et de dosage !

Les femmes qui se parfument doivent être admirées de loin, Sophie-Valentine Borloz, éd. Unil-Archipel Essais, 108 pages, 14 euros.

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Adina76

par , le 25 janvier 2019 à 18:30

Bonjour à tous,
AuParfum est bien taquin je trouve : l’ouvrage est épuisé ! Je viens d’acquérir l’un des deux exemplaires d’occasion sur Amazon. Rien à la Fnac, rien sur eBay. Où l’art de susciter la frustration !

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Duolog

par , le 19 janvier 2019 à 11:56

J’ai hâte d’aller y jeter un œil, ce genre de considérations a souvent été glissé ici et là dans des études monographiques (par exemple dans Proust et le monde sensible de Jean-Pierre Richard), mais la perspective comparée est prometteuse !

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par , le 21 janvier 2019 à 17:47

Je viens de dénicher sur le Tube une courte vidéo d’introduction à ce texte par l’essayiste, blonde diaphane à ne porter que l’iris le plus propret mais voix à la Marie-Chantal qui fleure plutôt l’opulence racée d’un Chanel... (De toute évidence, mes préjugés parfumés opèrent aussi à travers un écran.)

Bref, je viens de relire Notre cœur, c’est un roman presque anosmique (Maupassant n’est pas Zola) mais j’y ai relevé quelques indications piquantes sur la classification des femmes par les parfums que les hommes du monde voudraient leur voir porter : je note par exemple que si l’iris est chic et fin, la verveine n’est « pas compliquée » ; les eaux chyprées sentent le propre et peuvent s’offrir aux servantes qu’on aide à monter en graine (de maîtresse)... Quant à l’air marin, il paraît avoir une grande puissance érotique. On n’oubliera point que Maupassant canotait comme un fou furieux !

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par , le 21 janvier 2019 à 20:57

Ah merci pour l’info, je suis allé voir la vidéo. Oui, ces filles policées et diaphanes, les études littéraires en sont remplies ! On apprend à aimer leur charme... Elle brouille les pistes en parlant de son dernier achat mais on l’imagine porter une petite eau proprette ; ceci dit il faut se méfier, j’ai une collègue d’un genre pas éloigné qui porte assez bien l’eau des merveilles d’Hermès !
Intéressant en tout cas cette association inattendue à l’air marin...

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par , le 22 janvier 2019 à 09:13

J’ai embaumé les amphithéâtres d’Angel et d’Ultraviolet, quand j’étais en Lettres ! (Brune diaphane, ça existe ?) Pivoine Magnifica aussi, le printemps venu. Et Provocative Woman, d’Elizabeth Arden, que je n’ai jamais trouvé provocant, au demeurant, mais que je portais bien.

Il faut dire que dans les cours de Lettres de mon époque, à Lyon, l’étudiante moyenne était plutôt du genre hippie fâchée avec le déodorant, ou sage créature Lancôme-et-Cacharel. Je ne pense pas que Maupassant eût trop apprécié.

Quant au caractère aphrodisiaque de l’air marin, je soupçonne une idée personnelle de l’auteur mêlée à des considérations de son temps sur les bienfaits de l’air pur, revigorant, équilibrant, que les hygiénistes prescrivaient aux femmes languissantes ainsi qu’aux maladifs.
Il doit y avoir un fond de Romantisme aussi là-dessous qui perçoive dans la force des marées une sauvagerie presque animale, et donc fatalement érotique, contraste violent de la retenue affichée en société.

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par , le 22 janvier 2019 à 23:39

Ah, je suis passé en lettre à Lyon aussi, de temps en temps... Brune diaphane, bien sûr que ça existe, pour moi en tout cas, j’ai connu de belles gothiques qui portaient Angel.
Maupassant aurait sans doute trouvé plus de poésie dans les sages créatures lancômées que dans les hippies, mais Zola aurait peut-être décrit avec verve les communautés de hippies fâchées. J’imagine ça avec amusement...
Belle analyse de l’air marin aphrodisiaque en tout cas, je n’avais pas vu les choses sous cet angle !

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