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Loverdose

Diesel

Flacon de Loverdose - Diesel
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overdiabétose

par , le 19 juin 2012

A-t-on le droit de tirer sur une ambulance ? Oui, si cette ambulance est conduite par un sociopathe qui a décidé de tout fracasser sur le trajet des urgences en empruntant une voiture volée.
En quoi Loverdose est-il "dément" au sens premier du terme ? Par le sucre à en rendre fou un pâtissier. En quoi est-il une usurpation ? Par l’usage de la copie, ou peu s’en faut, mais, cela, on l’abordera ensuite...

Loverdose, beaucoup seront d’accord ici, nous tend l’intitulé pour se faire battre. En fait d’amour à foison, c’est plutôt une succession de bluettes hollywoodiennes toutes plus pop corn et écoeurantes issues du cinéma américain de vacances d’été qu’il nous est donné de sentir ici. Et, cela porte un nom : un blockbuster. Ecoeurant, mais qui plaît au plus grand nombre. En général, je ne critique que les parfums que j’apprécie, petit travers personnel contre lequel je vais m’appliquer à remédier avec la posologie loverdosienne. Cette critique-ci, c’est, au moment de sa rédaction, celle du meilleur lancement, le "number One" quoi, de l’industrie de la parfumerie en 2011 !

Vous avez survécu à l’envahissement des power house des années passées qui ont cartonné, à Opium et à Poison, même à Angel, voici ce qui pourrait vous achever. Grosse, grosse différence : ceux-là, bien que surpuissants, étaient intéressants, et, finalement, au vu des sorties hyper-glucosées qui ont eu lieu depuis, se révèlent a posteriori, plutôt équilibrés même s’ils ont beaucoup incommodés "de leur temps". D’équilibre, alimentaire, nutritionnel, architectural ou parfumesque, il n’est absolument pas question ici.

De quoi s’agit-il alors ? De vendre un parfum comme on vend les dérivés des mêmes bonbons dont on gave les enfants au cinéma ou devant la télé avant de les mettre au régime car, finalement, après ces années de délires caloriques, ils ne ressemblent pas aux pages des magazines qui leur dictent leurs lois.

La simplicité de la formule va me contraindre, une fois n’est pas coutume, à une critique plutôt courte, nouvel exercice de style qui peut se révéler utile.

Vous l’avez compris, Loverdose sent tout ce qui est fait pour plaire à la jeunesse, ou aux néo-jeunes qui refusent de se voir vieillir : le sucre, la vanille, les notes boisées-ambrées qui ont tant de succès depuis Allure pour homme (le premier), Boss Bottled, Armani et son Code et "autres lingots". Ici, la formule "magique" à succès plutôt utilisée pour les hommes ces dix dernières années est ré-attribuée aux formules dites "pour femme" dont elle était issue.

S’il n’y avait tout ce sucre en overdose, peut-être parviendrait-on à sentir les agrumes en tête et le coeur de fleurs blanches décrits dans la pyramide fournie officiellement (jasmin et gardénia, mais où êtes-vous ?). Personnellement, c’est comme ces desserts qui pourraient être plutôt bons, mais un peu ratés car ils sont tant dosés en sucre qu’aucune autre saveur ne parvient à se démarquer... Personnellement, j’ai tendance à tapoter mes chouquettes et churros pour ressentir le goût de la pâte qui les composent (déjà bien assez grasse et lourde en soi).

Ah, si, une note se distingue clairement toutefois, et, c’est là que le bât blesse... Une facette parvient à émerger malgré tout... Une note de réglisse et d’anis caramélisée et vanillée, qui transmet une légère amertume, une sensation un peu baumée, apporte son originalité, sa profondeur, libère un peu le parfum. Et, rappelle, surtout, de manière plus que furieuse et hurlante, un autre parfum à très gros succès des années 90, que l’on trouvait déjà too much, mais se révèle, donc, au final, bien mieux équilibré et réussi : Lolita Lempicka éponyme. Il rappelle aussi La Petite Robe Noire de Guerlain, créée par Delphine Jelk, qui, revue par Thierry Wasser dernièrement pour une sortie en mainstream, rappelle elle aussi beaucoup Lolita Lempicka. Mais, en plus équilibré(e) avec ses notes d’amande et de cerise senties si souvent déjà.

Loverdose révèle deux problèmes actuels de la parfumerie mainstream : l’ascendant du sucre pour (jeunes) adultes en mal de régression, de calories à cause des régimes à répétition dont ils choisissent de se recouvrir à défaut de les avaler ; et, la copie entre marques, la forme olfactive n’étant pas protégée, ou un twist d’une form(ul)e à succès suffit à définir une soi-disant originalité dans l’acte de création. Là, où, il me semble que Kokorico n’est qu’une forte inspiration de A Men, mais plus qu’une inspiration de L’Instant Extrême pour homme de Guerlain, Loverdose nous rejoue le coup de la copie éhontée au culot d’un succès des années 90. En moins bien, mais encore plus efficace.

Loverdose, mêmes notes, mêmes deux premières lettres dans le nom apposé, même code couleur violacé... Loverdose, c’est surtout "L’overdose de Lolita" ! Ou, comment s’assurer un succès à moindres risques et coûts. Mais, aussi, comment démontrer qu’un truc insupportable pour beaucoup dans le passé peut être bien plus insupportable quand il est raté. Lolita Lempicka a connu un grand succès, il continue d’ailleurs à très bien se vendre. Une excellente raison pour une marque soucieuse d’arrivisme sans foi ni loi d’imposer un succès féminin aux côtés de ses masculins qui ont déjà "cartonné" ! Si Guerlain a fait le choix de sortir en mainstream La Petite Robe Noire, ce n’est probablement pas pour rien...

Fortement déconseillé aux diabétiques, aux personnes soucieuses de leur ligne et de leur santé... et aux personnes au palais et au nez sensibles !

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Opium

par , le 2 juillet 2012 à 19:38

Bonsoir Hermeline et Tangerine.

 

Poison a empoisonné la vie de bien des gens dans les années 80-90, tout comme l’usage en "overdose" de Opium probablement. Le problème des parfums opulents et capiteux, des parfums à forte personnalité, un peu tonitruants et polarisants, c’est qu’ils sont toujours sur-puissants ; leurs porteuses/teurs leurs sont en général fidèles, parfois même à toute la gamme créée autour. Le cerveau, en plein état d’adaptation à cette information récurrente et monotone, sature et crée des phénomènes d’habituation. D’où, l’impression de ne pas se sentir, qui pousse à "augmenter les doses", jusqu’à l’insupportable pshittage de trop pour l’environnement immédiat (proches, transports...).
Alterner permet d’éviter cela. J’ai même constaté, moi qui suis amoureux d’orientaux opulents et de power houses, qu’avoir diversifié mes goûts aux verts, aux colognes et aux floraux, m’a permis de re-sentir (ressentir) à nouveau mieux mes vieux compagnons en modifiant mon seuil de sensibilité.
Maintenant, quand je "pshitte de manière nucléaire", c’est voulu (dans le but de "cleaner" l’environnement...). ^^
Mais, de l’usage et abus des parfums puissants, il a déjà été beaucoup discuté ici et ailleurs. Bref.
Les meilleurs parfums doivent être utilisés avec modération. Les moins bons, moins que cela encore... ;-)

 

Hermeline, merci pour vos informations quant au marché américain.
Que les "lessives parfumées", onéreuses pour ce qu’elles sont, diminuent un peu en Amérique du Nord est une bonne nouvelle.
En revanche, que les hyper-glucosés, surpuissants uniquement par la graisse et le sucre qui les caractérisent, continuent à plaire et de plus en plus, n’en est pas une, pour moi, en tous les cas... Zut !
Mais, le sucre plaît en Europe et en Amérique du Nord. A force de se priver, certain(e)s occidentaux/tales doivent sur-compenser en achetant des substituts sucrés alimentaires sous forme de flacons à 100 euros... Et, après tout, chacun(e), malgré ma critique, est bien libre de faire ce qu’il veut. Mais, c’est la lourdeur de cette tendance déjà lourde en soi qui est un peu horripilante. Avez-vous remarqué comme les odeurs dans les parfumeries ont changé en 10 ans ? Avant, ça sentait la poudre et les fleurs à outrance. Aujourd’hui, ça sent le sucre en sirop et les bonbons aromatisés. Parfois, cela m’empêche même de faire mes tests dans les Nociphorarionnauds, tant mon nez est pris dans la cassonade ! ;-)

 

Hermeline : Je crois que le "petit nom" que vous avez attribué à Loverdose est ce qu’on appelle un lapsus... Le cri du coeur en somme ! ;-)
Merci pour vos félicitations. J’espère que, malgré vos examens et cours à réviser, vous pass(er)ez d’agréables moments ici... ;-)

 

A bientôt.
Opium

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par , le 3 juillet 2012 à 01:08

On dit du sucre qu’il est addictif : plus on en mange, plus on a envie d’en manger. La même chose serait-elle vraie des parfums ? Plus on se vaporise de senteurs sucrées, plus on a envie de forcer la dose… Et plus les marques donnent dans la surenchère…

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par , le 3 juillet 2012 à 16:01

Bonjour Tangerine.
Votre hypothèse est très intéressante. Je crains que cette théorie du "serpent de sucre qui se mord la queue" ne soit assez juste.
Regardez comme les habitué(e)s de parfums très gourmands, très sucrés, ont du mal à percevoir certaines notes, comme les hespéridés, les notes vertes ; toutes les notes plus subtiles semblent ne pas être détectables par certain(e)s.
A l’opposé, les amateurs de parfums plus transparents et délicats vont, eux, souvent, être incommodés par la moindre présence de sucre. Même si ce n’est qu’en très faibles quantités (un benjoin, une vanille, un baume, même fondu, pourront déclencher la nausée).
J’espère que la théorie de l’addiction du sucre peut s’arrêter. Je suppose que oui, malgré tout. L’écoeurement doit pouvoir pointer le bout de son nez. Comme un trop-plein, une crise de foie des douceurs parfumées qui orienterait vers des choix moins caloriques.
Allez, soyons confiants (utopistes / rêveurs ! ^^)...
Bonne journée.
Opium

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par , le 3 juillet 2012 à 17:44

Chypre Palatin ?

 ;)

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par , le 4 juillet 2012 à 11:25

Salut Jicky.

 

Tout à fait. Chypre Palatin, la nouvelle sortie de MDCI réalisé(e) par Bertrand Duchaufour est un très bel exemple d’appréciations diverses quant à la structure.
On peut n’y voir qu’un chypre fruité somme toute assez classique, quoique fort beau, avec une identité olfactive forte qui le distingue malgré tout des Mitsouko, Que sais-je ? et autres merveilles chyprées fruitées "hystoriques*" à la pêche, à la prune ou à la framboise (mais, très différents des jus actuels, entendons-nous bien...).
Mais, on peut aussi bloquer sur l’association entre cette même note de fruits et les baumes (benjoin, opopanax, baumes, vanille, ciste vanillé - ambré) qui révèlent un fond de tarte frais avant cuisson un peu pâtissier...
Tu connais mon point de vue : Je sens très bien l’aspect gourmand de ce néo-rétro-chypre fruité ayant décrit cette note dès le deuxième test sur peau. Mais, ça ne me gêne pas vraiment. Alors que d’autres, dont toi, hein, je crois, un peu plus... ;-)
Donc, l’appréhension de ce que l’on nomme "gourmand" est assez subjective. La tolérance aux notes qui y renvoient, également.
Mais, si tous les "gourmands" pouvaient avoir comme notes gourmandes en ligne de mire ce Chypre Palatin, on serait quand même dans un environnement bien dé-glucosé.
#crushtotal
#tropcher

 

Par ailleurs, une sortie dont parle Jeanne dans un de ses commentaires à propos des nouveautés à venir, semble subir le même effet. Et, il est du même auteur... Ah, ce Séville à l’Aube... Alors, fleur d’oranger loin d’être pâtissière, barbe à papa, guimauve et pâtisserie orientale ; ou, un peu dessert à la Duchaufour (à la "Traversée du Bosphore") malgré tout ? Verte et épicée ou un peu plus naïve : Pour moi, même si j’y décèle le même type de fond baumé vaguement pâtissier "à la Duchaufour" du moment, cela reste une réussite totale quoi qu’il en soit ! Comme pour toi... ^^ Et puis, comme toujours, certaines notes (vertes et épicées,ou plus jaunes et gourmandes) se révèlent davantage que d’autres selon les peaux.
Mais, là, je m’égare un peu et sors du propos. Et, je crois qu’un article va être, bientôt, publié sur cette petite merveille qui doit sortir dans quelques semaines maintenant...
#hâte
Bon, avec tout ça, qu’est-ce que je me prends en dessert ?

 

Bonne journée Jicky.
A très vite.
Opium

 

Ps : Petite précision lexicale.
* hystoriques : historiques qui rendent hYstériques !

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par , le 3 juillet 2012 à 18:27

Hello,

Oui sans doute, aujourd’hui tout est " gourmand " : parfums sucrés, baumes corps au chocolat, masques visage à la guimauve, gommage corps pain d’épices. Inversement, en haute chocolaterie, on fait très souvent l’inverse : chocolat aux fromages, à la violette, à la rose, chocolat titré à 99 % de cacao etc... Les macarons de l’été chez Dalloyau : abricot et framboise-nougatine-groseille, très classique donc.
Il semble que pour le consommateur moyen, il y ait en effet surdose de sucre avec des références cheap ou faciles alors que pour les autres le choix soit différent. Finalement et malheureusement tout ça est très logique et dommageable pour la santé et ici en l’occurrence surtout le goût !

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par , le 4 juillet 2012 à 11:50

Bonjour Mado33.

 

Merci pour votre message qui m’a mis l’eau à la bouche... ("Miam !")
Votre analyse ets intéressante. On est quelques-uns à se plaindre des noms à rallonge de parfums cheaps qui tentent de "faire bien" avec les noms pompeux de leurs flankers à 1 euro de matières premières dans le flacon vendu 100 euros ("Very Trésor Midnight Irresistible Rose and Iris - Poison, Chérie - Récolte de Jasmin Spectaculaire d’Inde 2011 - Patchouli Effeuillé à la Main et Benjoin du Laos - Eau Formidable Extrême Délicate Summer Ensoleillé par l’Ylang 2012"). Mais, vous nous rappelez que le luxe, pour se distinguer du tout-venant (entendre par là, le "non-luxe") doit se créer une identité forte avec créations originales et noms en référence (alambiqués).
Cela a été très vrai des menus gastronomiques dont les noms s’étalaient, depuis des années, sur deux lignes et nécessitaient le temps d’une digestion pour leur lecture, mais, cela devient très vrai en pâtisserie, vous avez raison.
Mais, tout n’étant qu’un éternel recommencement, je parierais bien sur un retour, pour certains, à une certaine forme de simplicité, de modestie, de raffinement subtil.
On en discutait avec un ami lors de Noël dernier : Il devient très difficile de trouver une simple bûche de Noël de qualité au beurre, mais, toute simple. Cela doit être dû à ce que vous nous expliquez. Il faut être original, se démarquer, faire correspondre l’offre aux attentes des acheteurs/teuses. Donc, on propose des bûches plus légères (sans crème au beurre, cette "bombe" pour les hanches qui, en plus, ne fait plus assez raffiné), avec des structures plus complexes (un fond parliné, 37 couches toutes différentes pour justifier le prix de la chose finale).
Mais, je dois avouer que, parfois, en l’assumant, une vraie bonne bûche toute simple et bien grasse et sucrée, bah... j’adore ! Tout comme j’adore les mokas. (Re-"Miam !")
Mais, c’est probablement l’amateur de versions originales plutôt que de flankers, et l’appréciateur, parfois, de "parfums de la honte" qui fait le choix de les assumer (comme les Eaux calonées d’Issey, Brut 33 et son odeur de "papa", un peu cheap, collier autour du cou, mais, si originale encore aujourd’hui, et autres parfums de Cacharel), ce sont, donc, probablement, mes goûts hétéroclites qui doivent guider cette cohérence finalement pour l’appréciation à la fois de choses belles et complexes, mais, parfois aussi, de choses moins jolies peut-être, mais satisfaisantes et toutes simples.
Bon, sur ce, je vais descendre et me prendre un truc à la boulangerie, mais, ce ne sera pas un macaron avec composition et nom à rallonge, ni viennoiserie alambiquée créée pour ne pas faire viennoiserie. Peut-être un flan. Juste un flan. Nature.

 

Bon, j’arrête là mes digressions culinaires, mais, après tout, en parlant bouffe et sucre, on reste dans le thème initial je crois... ;-)
Merci pour votre commentaire.
Bonne journée Mado.
Opium

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par , le 27 juin 2012 à 15:53

Poison a été porté par trop de gens, et vaporisé en trop grande quantité. Si on sait rester parcimonieux, il se fait épicé, envoûtant… Angel a connu (et connaît encore) le même problème.

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Hermeline

par , le 26 juin 2012 à 20:45

Pardon,

Il ne m’inspire tellement pas que je l’ai mal orthographié : Loverdose donc et non Overdose. Toutes mes excuses.

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Hermeline

par , le 26 juin 2012 à 20:42

Bonjour,

Je n’ai pas encore senti le parfum que vous décrivez, en fait que vous décriez plutôt (sans jugement), mais il semble appartenir à une de ces deux tendances des parfums populaires en Amérique du Nord notamment : Les "je sens propre, mais après ?" et les hyper-sucrés comme cet Overdose (juste le nom.., seigneur !). La première tendance, assez forte dans les années 90, semble s’atténuer un peu (du moins, je crois), et ici je ne fais pas référence aux colognes ou aux eaux fraîches que j’affectionne l’été dans la mesure où elles ont de la finesse et un minimum de complexité, mais je pense à ces jus insipides qui sentent la lessive. Ce n’est certes pas agressant, mais cela m’apparaît couteux pour juste sentir propre (le savon fait très bien ce travail, alors...). L’autre tendance, celle de l’hyper sucré commenté ici par l’exemple d’Overdose, est hélas en progression. Pour ma part, je les range rapidement dans la catégorie "déclencheur de migraine" et je les évite donc. Poison me faisait le même effet (la migraine) quoique je dois lui reconnaître de la profondeur. Un des problèmes avec ce dernier fut d’être trop populaire, donc trop porté. Quelqu’un le portait dans un endroit peu aéré et hop, migraine presqu’à l’instant.

Je ne risque donc pas d’essayer Overdose, trop dangereux pour moi. C’est un peu lâche, mais bon...
Il y a pourtant certains parfums que je rangerais, peut-être à tort, comme "capiteux" que j’apprivoise assez bien, Améthys par exemple que je ne porte qu’en saison froide (j’ai lu qu’un des blogueur l’aimait pour l’été).
Merci à tous pour vos avis et surtout à vous Jeanne. Je viens de découvrir ce site et j’ai déjà de la difficulté à le quitter malgré la préparation des cours en histoire médiévale qui m’attend et me réclame.

Au plaisir

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par , le 22 juin 2012 à 22:03

Globalement d’accord avec cette critique. Mais il ne faut pas amalgamer les notes boisées et/ou ambrees avec les néo-jeunes qui refusent de se voir vieillir !

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par , le 23 juin 2012 à 17:27

Bonjour LordVoldemort.

 

Tout d’abord, merci pour votre retour.

 

Ensuite, je vais me permettre de rebondir sur votre commentaire.

 

Je n’ai pas cité, dans ma critique, les termes "notes boisées - et/ou - ambrées". Les termes "et/ou" n’apparaissent pas. J’ai bien écrit "boisées-ambrées" avec un simple tiret entre les deux termes, cela est important. Je ne m’exprimais pas à propos des notes boisées seules ou ambrées seules. Si elles devaient s’adresser aux seul(e)s "néo-jeunes qui refusent de se voir vieillir", ce sont des pans entiers de la parfumerie que l’on ne vendrait plus.
J’ai bien spécifié les notes à la fois ambrées et boisées modernes, précisant que les parfums se situaient dans une période allant de Boss Bottled et Allure pour Homme (premier du nom) à Black XS et One Million en passant par Armani Code et bien d’autres durant la première décennie des années 2000. Il s’agit de cet accord entre notes ambrées et notes musquées de bois de synthèses, de type "Ambrox™", "Ambroxan™", "Cédramber™" et autres. Il s’agit de ces matières qui donnent cette sensation à la fois ambrée et de bois qui diffusent de manière intense, qui chauffent, soufflent, et qui rentrent dans les narines comme par force. Le meilleur moyen pour savoir de quoi je parle est de sentir ces parfums et de les comparer.
Or, il se trouve que la plupart de ces parfums, dans leurs plans de communication, s’adressent de manière préférentielle à une clientèle plutôt jeune. Les publicités des bois ambrés de type One Million s’adressent, en général, plutôt à une clientèle jeune qu’au cadre dynamique un peu plus âgé.
De la même manière, certains floraux délavés fruités et sirupeux s’adressent, dans leurs plans de communication, plutôt aux jeunes filles, le plus souvent, qu’à la maman. Les publicités pour certains parfums sont assez parlantes. Mais, ce ne sont que des généralités, il y a, bien entendu, des exceptions. Une généralité n’exclue pas exception à la règle.
Et, fort heureusement ! C’est un porteur du N°5, de Shalimar, de Diva, de Coco, de Mon Parfum Chéri, de Chaldée, de Insolence aussi ; mais, également d’objets "plus classiques" concernant mon genre, comme les vétivers de Guerlain et Givenchy, Allure pour Homme justement, car je lui trouve un certain confort - un des rares cas où une version masculine me séduit davantage que son équivalent féminin - , Infusion d’Homme... Mais, encore, KoKoRico, A Men et autres masculins plus délurés. J’ai même porté One Million lors de sa sortie. Mais, aujourd’hui, je ne sens plus que ces fameux "bois qui piquent", et, bien que je reconnaisse que le parfum est très signé, car très reconnaissable, fort original, et, ça, c’est très bien (d’après mon humble avis), ce monobloc de bois-ambrés me lasse un peu aujourd’hui. Je lui préfère d’autres parfums originaux, moins "rentre-dedans" je dirais.
Pour autant, je ne me travestis pas à chaque fois que je change d’identité olfactive. Tant que le parfum nous va, je suis pour que chacun(e) fasse ce qu’il veut, avec les raisons propres à chacun(e) de faire tel ou tel choix, quel qu’il soit. Tant qu’on aime et qu’on se sent bien, après tout... Homme ou femme, jeune ou plus âgé(e), discret/ète ou déluré(e)..., une seule règle : "No rules" (Opium™). ;-)
Les habitué(e)s du site savent, je crois, à quel point j’évite les amalgames trop rapides et à quel point je pondère mes propos. Mais, pour parler au plus grand nombre, il est nécessaire de faire appel à des regroupements, des images mentales facilement partagées par un certain nombre. Sinon, on ne parle plus d’analyse de groupes portant du parfum, on parle d’individualités. Mais, cela, c’est d’ordre du récit personnel. Et, sur auparfum et ailleurs, on le fait souvent. On raconte sa propre histoire avec tel ou tel parfum. Je le fais, moi-même, très régulièrement. Il me faut, parfois, pour être clair et précis, être imagé et mettre un peu en cases. Mais, ce qui est valide majoritairement, ne veut pas dire que cela fonctionne toujours individuellement, au cas par cas. On prescrit des médicament en espérant que la posologie et la prescription vont fonctionner. Pourtant, parfois, cela échoue. Il en est de même des analyses que l’on peut être amené à faire. Le titre qu’on m’a octroyé, ici, de "statisticien des opiacés parfumés" doit laisser quelques séquelles... ;-)
Ainsi, si les boisés pour femme sont une tendance qui existe réellement depuis Féminité du Bois, l’appel aux notes ambrées, vanillées très marquées, avec des bois de synthèse a mis, elle, à peu près dix ans de plus pour réellement émerger. De même que cette même association chez les hommes. Il a fallu conserver la féminité des parfums féminins boisés, malgré tout, par certaines notes douces. Et, on s’est permis de libérer les hommes du carcan macho - viril des fougères aromatiques et autres boisés-frais qui tenaient le haut du pavé en donnant une touche de féminité, de gourmandise et d’originalité avec des notes ambrées, vanillées, voire même fruitées actuellement. Ainsi, Black XS L’Excès For Him et Spicebomb, quand j’ai eu l’occasion d’interroger des proches, ont tous révélés un aspect très féminin pour ceux qui m’en ont parlé. Ce avec quoi je concorde. Les codes changent régulièrement, en parfumerie comme ailleurs. Et tant mieux, cela évite la lassitude et ouvre le champ des possibles...

 

Je me suis permis une longue réponse car il m’a semblé utile de préciser certains points. Et, afin d’éviter que l’on puisse percevoir des choses que je n’ai pas écrites. ;-)
Je vous souhaite une excellente journée.
Opium

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par , le 23 juin 2012 à 17:32

Ps : Oups ! En lançant l’édition de mon commentaire, j’ai vu une erreur à la fin... Il faut lire "ont tous révélé un aspect..." sans "s" après "révélé"... Mais, il doit y avoir bien d’autre erreurs ou "coquilles"... Je vous prie de bien vouloir ne pas m’en tenir rigueur. Je ne les repère, la plupart du temps, qu’après l’édition de mes commentaires et critiques... ;-)
#malédictiondelasyntaxedelaconjugaisonetdel’aurreuteaugrâffe

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par , le 22 juin 2012 à 18:58

bonsoir je poste mon méssage sur cette conversation en cours pour vous dire que le nouveau chanel sortira en août et son nom sera COCO NOIR ;par contre je ne connais pas sa composition affaire à suivre.Je suis sure d’avoir vos commentaires à son sujet. Au plaisir de vous lire

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par , le 23 juin 2012 à 16:27

Bonjour RoseJasmin.
Merci pour votre message concernant le lancement du futur Chanel, Coco Noir selon des probabilités de plus en plus certaines.
Nous avons eu l’occasion, déjà, d’en discuter dans les échanges de deux critiques concernant le N° 5, d’une part, et Coromandel, ensuite, tous deux des parfums Chanel par ailleurs, ce qui nous permet, bien que l’on dérive déjà des thématiques principales (les thèmes des sujets initiaux), de rester dans une certaine logique concernant au moins la marque.
Dans la critique du N°5, les échanges ont eu lieu courant mai : les rumeurs hésitaient alors entre deux intitulés possibles pour le futur lancement.
Dans la critique de Coromandel, les échanges ont eu lieu il y a quelques jours à peine. L’un(e) des participant(e)s indiquait déjà Coco Noir comme futur nom du parfum à venir.
Il est possible qu’un sujet d’actualité soit créé concernant cela, afin d’éviter de "polluer" trop lourdement les critiques déjà rédigées. Mais, cela réside entre les mains de Jeanne qui est fort occupée actuellement.
A bientôt.
Opium

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Opium

par , le 22 juin 2012 à 10:50

Bonjour.

 

Mado33 : Dans l’univers du parfum, un jeu de mots "sexy et classy" est souvent plus vendeur pour préserver l’aura "luxe" que l’on souhaite voir attribuée aux parfums.
Toutefois, une marque comme Etat Libre d’Orange a démontré qu’une bonne dose d’humour, de trash, de second degré, pouvaient ne pas nuire aux parfums. Mais, les leurs sont bons et révèlent des jus de bien meilleure qualité que d’autres, dont on nous vante le luxe à coups d’égéries et de flacons dorés. Mais, dans lesquels, au final, on sent au mieux un bouquet floral "lavassiel" (Opium™), au pire, des bois et muscs de synthèse qui décapent le nez ! Ainsi, Charogne, Rien, Putain des Palaces, Don’t Get Me Wrong Baby, I Can’t Swallow (je vous laisse faire la traduction pour celui-ci, je n’ose point l’écrire en français), Vraie Blonde, Noël au Balcon, Fat Electrician et d’autres encore, méritent qu’on s’y attarde pour d’autres raisons que leurs intitulés résolument voulus comme provocateurs.
Mais, chez ELO, il a été fait le choix de prendre le discours bien trop souvent pompier et pompeux de la parfumerie à rebrousse-poil. Discours où, sous couvert de mots grandiloquents et d’un champ lexical gonflé à la prétention, on sent des fragrances navrantes de qualité. Est-il nécessaire que je rappelle pour combien on met de matières premières dans les flacons ? Non, je vais m’abstenir. Inutile de se refaire du mal... ;-)
Pour conclure à propos des dénominations, j’avoue aimer plutôt les noms français dans les parfums (et assume la part de chauvinisme qu’il y a là-dedans, mais, juste dans ce cas). Sauf dans quelques cas comme My Sin ou Scandal de Lanvin... Mais, il faut dire que dans certains cas, les fragrances sont tellement belles que l’on aurait envie d’autoriser n’importe quel nom, même ridicule ou sans classe !

 

Doudou : Je suis désolé que le grand succès de Loverdose vous l’inflige à ce point dans votre environnement immédiat. Cela confirme bien les chiffres de succès de ce "sirop", euh, "parfum". Eh oui, le maltol et l’éthyl maltol (sucre) sont bien des molécules collantes en même temps que diffusives. Angel, en exploitant ce potentiel, en est le premier et le meilleur exemple encore aujourd’hui, 20 ans après son lancement ! Ce qui est une qualité technique peut devenir le cauchemar quotidien de certain(e)s...

 

Hangten : Je ne connais pas Blue Sugar d’Aquolina. Je ne connais que la version Pink de la chose. Qui m’a renvoyé à deux termes : "sucre" => "maltol". Pink Sugar me semble être au maltol/sucre, ce que Not A Perfume est à l’Ambroxan, Diorissimo au muguet et Une Rose à la rose : un solinote... [Mode "Humour de perfumista" ON]
N’ayant peur de rien, je testerai ce Sucre Bleu.
Et, pour te répondre : Je ne me permettrai jamais de crier d’effroi à la prononciation du nom d’un parfum, aussi "infâme" semble-t-il être pour une partie de la communauté des fadas de parfums. J’ai, moi aussi, mes parfums de la honte, mes doudous régressifs et mes calonés sereins - zens réconfortants. Donc, non, mouah, je ne hurlerai pas. Le mauvais goût des uns, toussa quoi...
*se pshitte de A Men sans se cacher*
Par ailleurs , ton explication est fort jolie et touchante. Parfois, un parfum c’est aussi dire m*rde, pas qu’aux autres, mais, aussi, au bon goût. Alors, à ce moment là, le "machin, "truc" ou "sirop", permet de remettre les pendules à l’heure ! Et, parfois, le lâcher prise, il n’y a rien de tel. Tant que cela est fait avec conscience et pas trop fréquemment, moi, ça me va bien. J’en suis adepte aussi. ;-)
*re-pshitte encore A Men*
Je ne peux que te conseiller d’aller renifler le parfum dont la critique est faite ici. Il ne faut pas mourir idiot ! Mais, fais attention à la prise de poids et à l’asphyxie...

 

Jle : Merci pour ta dévotion... Il fallait oser ! ;-)
Et, surtout, MERCI pour ton retour ! C’est ENORME ! MOUAHAHAHAH comme on dit aujourd’hui en langage communautaro-virtuel FaceBookien.
Tu m’as fait éclater de rire hier soir, et, en te relisant ce matin, rebelote : Je me marre !
D’habitude, j’applique ta maxime bricolée, je te cite : "Qui aime bien châtie bien, qui n’aime pas n’en parle pas"... Mais, au vu des réactions depuis quelques jours, et pour la marrade que tu nous fournis, je crois que la vachardise (justifiée, hein ? !) nous va plutôt bien. En tous les cas, elle te rend excellent.
J’espère qu’on ne t’a pas sorti de l’avion pour attentat au bon goût malgré tout, ou tentative d’asphyxie des passagers et personnels à bord ! ;-)
Je suis ravi pour Lolita Lempicka. Cette marque ressemble un peu à Mugler dans l’esprit je trouve. Elle innove, fait son bout de chemin et gagne en crédibilité. Mais, ses créations restent moins invasives / envahissantes que les Mugler. Autre point commun entre les deux : Les flankers sont souvent super bien foutus. Minuit Noir, très très réglisse, sorti en 2010, était une tuerie de réglisse anisée caoutchouteuse et sombre. La dernière mouture, plus poudrée - violette, est très jolie aussi tout en restant dans l’esprit néo-romantique cher à la marque.
J’espère que ta fille appréciera la pomme Lolita. ;-)
Quant à Candy, en cette période de Bac, je propose le sujet suivant : "Est-il possible de créer autour du sucre sans en ressortir collant et nauséeux ? C’est rare, mais, oui ; Candy !" L’un des rares bonbons qui ne colle pas trop sous la dent et n’est pas hautement cariogène. Sa petite touche rétro - chic "à la Andrier" le rend joli et fort agréable.
Un ami a eu une théorie suite à la sortie des deux premiers By Kilian destinés à l’Asie dans la série des Asian Tales, je le cite à peu près : "Aujourd’hui, les gens ont besoin de payer (trop) cher pour des trucs qui sentent et font pas cher du tout !" [A méditer...]
J’adore ta "morale de la morale"... En fait, non, je n’aime pas qu’on en tire tou(te)s cette conclusion navrante, mais, l’énoncer ainsi m’a fait bien rire encore. Bref.

 

Tambourine : Merci pour tes impressions... Angel, tant qu’on n’y trempe pas une louche entière, c’est comme beaucoup de desserts, on n’est pas écoeuré ensuite. ;-)
Avez-vous remarqué comme une cuillère de Nutella savourée sur la longueur n’a pas le même goût que quand il en est avalé des cuillèrées entières à toute vitesse. Dans un cas, un aspect noisette apparaît. Dans l’autre, ce n’est qu’un chocolat huileux.
Les parfums opulents, plus que les autres, nécessitent qu’on sache les doser afin d’en percevoir toutes les facettes. Sinon, ça vire au brouhaha cacophonique, puissant et percutant, soit, mais, informe aussi. Alors que, par petites touches, cela peut être divin. Par exemple, quand on effectue un test attentif avec une application réduite, sur un seul petit bout de peau, on parvient à distinguer des notes que l’on s’étonne par la suite de moins ressentir lors du passage à l’application "réelle". Probablement du fait que certaines notes en écrasent d’autres qui finissent étouffées...

 

Sur ce, je vous souhaite une excellente journée.
Opium

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par , le 22 juin 2012 à 18:20

Merci pour tes réponses aussi précises que plaisantes, Opium ! Tu prends soin de nous, et j’aime beaucoup tes mots, toujours choisis.

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par , le 23 juin 2012 à 16:12

Salut Hangten.
Avec grand plaisir !
Merci à toi pour ton retour. Savoir que je vous suis un peu utile, et agréable à lire, m’enchante... ;-)
Passe un bon week-end (mais, fais attention à ton nez si tu décides de tester l’objet dont il est question ici, c’est pire qu’un uppercut !).
A bientôt.
Opium

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par , le 24 juin 2012 à 09:47

Hello,

Je parlais des vernis à ongles pour les jeux de mots, à 10 € le flacon je ne sais pas si c’est du luxe, plutôt une méthode en effet qui marche bien mais qui m’amuse aussi ! Pour les parfums c’est douteux et de mauvais goût. Loverdose c’est non seulement de mauvais goût mais parfaitement indigne de la parfumerie. Idem pour ce que vous appelez " le lingot " à bon escient, nul mais vendeur. J’ai eu l’occasion d’emmener ma jeune voisine chez Sephora, elle s’est arrêtée sur Mango, Sheer Beauty, Miss Dior, le lingot justement, XS ( la suite je ne sais plus ) et Amor Amor forbidden kiss. Les Jardins d’Hermès l’ont écoeurée d’emblée, bref la jeune génération "normalement constituée " va logiquement vers Loverdose and co.
Pour le maquillage, il est de même difficile d’échapper au formatage, le maquillage vraiment high end ne se trouve qu’à Paris et là il faut compter dans les 70-80 € pour des quads d’ailleurs somptueux, Chanel est à 47 € environ...
Si les grandes marques de parfums s’égarent à des fins commerciales, bien souvent le reste suit ( pas toujours cependant ) car les pigments n’ont rien à voir avec les matières premières utilisées en parfumerie.

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par , le 2 juillet 2012 à 19:10

Bonsoir Mado33.

 

Merci pour votre ressenti concernant l’humour et ses modes d’application souhaités ou pas.
Je vais dériver un peu du vernis à ongles, sujet que je maîtrise moins que vous je crois (LOL), pour en revenir au parfum et à une discussion que j’ai eue avec un ami. Il m’expliquait que, pour lui, seuls les noms français étaient utiles et renvoyaient suffisamment à l’idée du luxe et à une identité forte.
J’aurais eu tendance à abonder dans son sens, mais, des parfums comme "Miss Dior", "My Sin", et d’autres, m’ont fait reconsidérer mon propos.
Comme vous le dîtes Mado, parfois, un peu d’humour, ou, une mise en abyme du parfum comme un repli sur soi, peuvent être utiles. "Mon Péché", dans l’intitulé plus bref et plus crypté pour nous, francophones, "My Sin", prend comme une aura supplémentaire de mystère pour ce parfum si animal et qui a des choses à cacher/révéler.
En fait, jeux de mots, humour, dérision, 47ème degré, sont des éléments qui peuvent apporter au discours d’un objet à vendre, pour peu qu’ils soient appliqués à bon escient, au bon endroit, et, avec talent. Eléments qui semblent faire défaut ici.

 

A propos de votre jeune voisine, il est normal, quand on est jeune, d’être attiré par des marques signifiantes pour soi. Hermès ou Chanel ne veulent rien dire pour les plus jeunes. Les marques de leurs jeans et de leurs polos sont bien plus impliquantes pour elles et eux. J’espère juste que baigner dans des boisés musqués transparents pseudos-néo-virils répliqués par millers pour eux, et dans des fruitchoulis délavés en fleurs mais surdosés en sucre pour elles, ne laisseront pas trop de traces plus tard dans la capacité des futur(e)s adultes à apprécier des univers, disons, plus "matures"...

 

Bonne soirée ;
Opium

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par , le 22 juin 2012 à 09:58

je te rejoins sur les surprenantes facettes qu’on peut trouver à un parfum opulent lorsqu’il est porté à petites doses :

j’ai uen amie qui porte angel de temps à autre et à très petite touches : sur elle c’est ausi un patchouli sombre, légèrement chocolaté, mais clairement plus un parfum boisé que sucré. Et c’est joli, comme ça.

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jle

par , le 21 juin 2012 à 22:24

Oh vache, c’est dur et il fallait oser. Je crois que l’on atteint avec Loverdose des sommets de mauvais goût moderne, entendez par là façonné comme une pizza Domino’s, comme le Loft ou encore comme des fraises Tagada, n’en déplaise à ceux qui se régalent avec ces avatars synthétiques et caoutchouteux.

 

Loverdose est remarquablement mal fait, horriblement faux, maquillé comme un mauvais débutant chez Michou et surtout sent tellement mauvais que l’on a l’impression à chaque pschitt de plonger la tête dans un chaudron plein de chewing gum Lidl en train de sortir des fioles et autres bidons de matières inavouables, bref, c’est un triste produit de notre temps, fait pour plaire en empilant sans grâce les pires clichés consuméristes.

 

On a beau se laver avec des gels douches qui puent, se mettre du déodorant qui pue, mettre des parfums d’intérieur et de toilettes qui puent, vivre dans des villes qui puent et boire des sodas qui souvent puent, ce n’est pas une raison pour aller acheter le parfait complément olfactif à tant de mauvaises odeurs, la synthèse idéale de ces horreurs pour s’en couvrir...Et pourtant !!

 

Suivant en cela les conseils d’Opium, j’ai été sentir Lolita Lempika, la version eau de parfum "standard" et bien m’en a pris, je vais en acheter un flacon pour ma fille de 11 ans. C’est tendre, très frais, bien fait, pas si sucré que ça et vraiment original et portable. J’ai aussi été sentir à nouveau La Petite Robe Noire version mainstream et rien n’y fait, je ne comprends pas comment Guerlain a pu sortir une telle mièvrerie glucosée et loin des standards de cette maison. Cette harmonie de noisettes au caramel et de cerise aussi fausse qu’une Amarena Fabbri me laisse pantois. Quelle faute de goût... Je me suis donc rabattu sur Candy de Prada et c’est peut être le moins mauvais des ouvertement "tendres et trendy" même si c’est vrai qu’il ressemble trop à l’Infusion d’Iris pour être une vraie création.

 

Bon, moi qui déteste critiquer, je me suis sans doute trop laissé aller, mais si vous saviez à quel point ça sent mauvais sur la tablette du siège d’avion à côté de moi, vous comprendriez mon courroux. Mon pauvre voisin du siège 21C n’a de cesse de regarder d’un œil torve les 4 touches d’où s’echappent ces étranges flaveurs... Généralement je fais mienne cette maxime bricolée "Qui aime bien châtie bien, qui n’aime pas n’en parle pas". Promis, la prochaine fois mon silence sera intersidéral et infini !! C’est tout ce que mérite ce truc.

 

La morale de la morale ?? Beurk !!!

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par , le 21 juin 2012 à 22:39

J’adore ta critique JLE ! Il va quand même falloir le renifler, le truc, pour ne pas mourir idiot !

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hangten

par , le 21 juin 2012 à 21:57

Euuuuuuuuuuuh ! Je crains de me faire étriper, mais au vu de ta critique, Opium, le bidule ressemblerait-il à Blue Sugar, d’Aquolina ?
Je possède ce sirop un peu barbe à papa, avec réglisse, anis me semble-t-il, et un départ un peu agrume, le tout dans un flacon cylindrique bleu. Et pour poursuivre, j’aime bien ce machin, effectivement dans mes phases un peu régressives, mais aussi parce qu’il est rassurant comme un doudou. Il ne débouche sur aucune méditation, aucun plaisir d’esthète, mais il offre un peu de répit dans ce monde de brutes, où l’on est très contraint...
Voilà, c’est dit ! Vais-je entendre les hurlements de mes amis du site, marqué que je serai du sceau de l’infamie en ayant craqué pour un machin suuuuuuuuuuuuuuuuucré ?
Pour ma défense, vous aurez tout de même constaté que je ne parle pas de parfum, mais de machin, au mieux de sirop ! Peut-être ces termes choisis sauveront-ils ma tête, me reléguant dans un glauque purgatoire !

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par , le 23 juin 2012 à 18:36

Naaaaaaaaaaaaaan !!!!! Pas toi Hangten Paaaas toiii !!!!!

 

*choeurs lyriques déchirés*

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par , le 24 juin 2012 à 00:59

Promis, je vais me soigner à coups d’antidiabétiques ! ;-) Mais tu sais, j’aime plein de choses bien ! Là, c’est vrai, j’ai dérapé avec Blue Sugar : je devais être dans un très grand état de faiblesse quand j’ai goûté au bidule, une dose de sussucre a eu raison de mon âme, que j’ai vendue pour pas cher au diable !

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