Auparfum

Mon père, rapportez-moi une rose...

Vous cherchez désespérément votre parfum idéal, pour vous ou pour un être cher ? Vous ne vous retrouvez pas dans les conseils donnés en magasins ou les articles dans la presse ?

Pour qui : pour moi

Âge : 34 ans

Sexe : une femme

Budget : 220 euros

Ville : Paris

par , le 7 août 2020

Bonjour à tous,

Comme vous avez pu le constater par le choix du titre de ma recherche, je suis tout comme la Belle de Cocteau à la recherche d’une rose. J’en ai porté bon nombre, y compris des roses tendres et légères comme Un zeste de rose des parfums de Rosine, des roses épicées comme Rose poivrée de The Different Company, des roses suaves et orientales comme Portrait of a Lady des Éditions de parfum Frédéric Malle... J’ai même tenté le pur attar de rose sur santal. J’ai aimé tous ces parfums et les ai portés avec un plaisir infini mais aucun n’a su me révéler à MA rose car si j’aime les parfums avec une certaine présence, j’aime l’aspect naturel et vert de la rose. J’en ai assez de l’accord rose-oud que je sens de plus en plus, ou des chypres où la rose n’est plus maîtresse, comme Nahéma. J’ai testé Une rose de Frédéric Malle mais à mon grand regret celui ci tourne plus à l’omelette à la truffe sur ma peau qu’à l’esprit de la rose.

Or, la rose dont je rêve me ressemble. J’ai beau être calme d’apparence, aimer l’atmosphère feutrée des bibliothèques, la solitude des jardins clos, les promenades le long des dunes, je possède un côté plus sombre et incisif. Ma rose, telle que je l’imagine, est tout en ombre et lumière, vénéneuse et verdoyante, velouté et viride. J’imagine un rosier touffu, débordant du parfum des fleurs en floraison mais également tout en suc, sève, feuilles, épines et tiges d’un beau vert sombre. Il est caché près d’un mur de vieilles pierres à demi écroulé et mangé de lierre et de ronces. Il pousse dans une terre noire, grasse, rendue humide par la présence non loin d’un ruisseau dont on peut voir les perles d’eau détremper les plantes sauvages qui se déploient près de son lit. Non loin de ce rosier la végétation a repris ses droits et ce n’est qu’un fouillis d’herbes folles, de baies sauvages et vénéneuses où l’on croit deviner un plant de belladone. Toute cette flore dégage une odeur verte, presque piquante, sur laquelle la pleine fragrance des roses révèle toute son ampleur.

Ces roses sont tout à la fois le baiser de l’amant et la morsure d’une lame. Ce parfum n’est pas celui des jeunes filles en fleur, ni celui des sultanes alanguies dans leur harem. C’est celui d’une fée Unseelie [1], dangereuse et mortelle. Ou celui d’une sorcière, maîtresse des philtres. L’imprudent qui sentirait ses effluves comprendrait, comme la Belle, qu’une rose peut être promesse d’amour ou de mort.

Image : Jean Robie, Flowers and fruit, 1877.

[1Dans la folklore écossais, les fées de la cour Unseelie sont les plus mal intentionnées envers les humains

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Farnesiano

par , le 10 août 2020 à 08:33

Bonjour Sekhmet, j’arrive un peu tard... À la lecture de votre texte, tout de suite m’étaient venus à l’esprit les quelques parfums suivants :

Experimentum Crucis d’État libre d’Orange,
Eau de protection de la même maison et Opus X d’Amouage, déjà cités,
Nevermore de Frapin,
Bloody Wood des Liquides Imaginaires,
Voleurs de Roses chez L’Artisan Parfumeur,
Une Rose chyprée d’Andy Tauer,
No Sport de la Parfumerie Moderne et Salute de Parfum d’Empire, tous deux parfaits par temps chaud.
Pour les grands soirs, je vous propose l’étrange et festif Dom Rosa des Liquides Imaginaires.
Belles découvertes !

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par , le 9 août 2020 à 13:10

Bonjour, alors je vous conseillerai :
- Rose opulente de Maitre parfumeur et Gantier, une rose verte et charnue
- Mademoiselle de Maison Godet, un vrai concentré de rose
- Zelmis d’Oriza Legrand pour une rose presque confite
- Rosa de chez Santa Maria Novella une rose verte et poudrée

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Petrichor

par , le 8 août 2020 à 23:07

"Safran troublant" de l’artisan parfumeur.

A environ 60€ les 100ml, parce que la marque l’arrête, je me suis dis qu’il était temps de faire du stock. *Ahem* encore plus de stock.

Quand Mathilde Laurent parle du cashmeran, elle raconte qu’elle l’aime au point qu’elle pourrait se baigner dedans. C’est un peu mon ressenti vis-à-vis de Safran Troublant. De tous les parfums vaporeux de Olivia Giacobetti (L’aether, Passage d’enfer, etc.), c’est celui où je me sens le plus chez moi, et paradoxalement à l’épreuve car mis en valeur.

C’est mon Olivia Giacobetti préféré. J’aime son santal lactée et rosé. J’aime sa séduction subliminale. J’aime qu’il arrive à faire un truc neuf et différent avec la rose et la vanille. J’aime qu’il bouscule les lignes du gourmand par le médicinal du safran ((et de la myrrhe ?)) et l’ardence des épices (poivre, muscade, gingembre). J’aime que son sous-dosage permette d’en mettre 1 à 10 pschitt sans trop se poser de question. J’aime son côté "étole maternante, douillette et chaude". J’aime que tous les avis des sites l’aime bien, j’aime son côté futé et pas apprécié à sa juste valeur.

Donc il disparaît. Autant en avoir un demi-litre d’avance. Plutôt qu’un flacon d’Aether, ou un Aristia de Lubin, je stoppe ma course folle pour me prendre 5 flacon de safran.

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par , le 9 août 2020 à 11:07

J’ai senti Safran Troublant il y a quelques années et si les souvenirs sont exacts il est très boisé-baumé presque gourmande sur le fond avec une belle vanille qui dure un certain temps sur la peau. Je vois qu’il suscite votre enthousiasme et Je vous comprends car, même si la tenue n’était pas exceptionnelle, j’ai porté deux parfums de l’Artisan Parfumeur avec beaucoup de plaisir (Havana Vanille et Al Oudh). Dzonghka m’avait également beaucoup ému, je lui trouvais un côté contemplatif.

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par , le 9 août 2020 à 21:08

J’aime la façon dont vous parlez de Safran Troublant, cela donne vraiment envie de le sentir, mais parmi tous les éloges on lit aussi beaucoup de critiques sur sa tenue, très frustrant si on ne le sent plus au bout d’un quart d’heure...
Sinon je me demandais s’il fallait privilégier l’ancienne version, avant le flacon noir.

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par , le 9 août 2020 à 21:11

Je précise juste que je réponds à Petrichor.

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par , le 10 août 2020 à 12:35

Version courte :
Pascale, en dépit des critiques ça et là, Safran Troublant vaut le coup. (surtout à 60€ les 100ml)

Version longue :
La version récente était pareille, en flacon noir. Je l’ai senti l’an dernier, et aucun soupçon ne s’est éveillé en moi. A mon avis, les anciens flacons ont juste maturé comme le vin. ((exemple de soupçon : Dzonkgha (moins iris ?), Drôle de rose (pu de plaisir ressenti, pu de vrai rose ?), ne sentait plus vraiment pareil l’année où ils ont été soldé))

La ténacité est celle de "premier figuier EDT". J’utilise cette comparaison, parce que je l’aime aussi, et le préfère à l’EDP (qui rajoute des notes fruitées féminines sans réellement aidé à la rémanence). Avec un nez exercés, on a vraiment toute les nuances et la lisibilité du parfum (tête, coeur, fond santal aussi). Il suffit d’en mettre deux fois plus, et d’en remettre en milieu de journée, et franchement ils sont très beau sur toute leur évolution. ((Comparé à "Passage d’enfer", qui est problématique, car on emplifie le côté sapinette et ambroxan, au détriment du lys et du résineux l’encens. Bref, il n’est pas "amplifiable"))

Et bien, avec les critiques, il faut toujours deviner ce qu’a fait a personne qui écrit. Il y a une gradation dans la valeur de l’avis : si la personne l’a testé rapidement sur touche < ou sérieusement sur elle toute une journée < si elle a eu un décant ou flacon dont elle ne s’est pas servi < ou a un flacon qu’elle a porté souvent.
Rajoute au mérite de la personne si la personne a l’air érudite, et retire à leur mérite si c’est un blog et elle prend des pincette extraordinaire pour ne vexer aucune marque et créateur.

Safran troublant sent bon. L’intensité et la lisibilité sont entre satisfaisante et clairement bonne si on en met un peu plus. (C’est pourquoi, au prix soldé, y’a pu de raison de se plaindre)

Les gens le testaient après avoir senti d’autres parfums. Or ST a de la vanille et de la rose, qu’on trouve dans beaucoup de parfum, donc les gens ne le percevait plus quand ils en venaient à le tester.
ST n’est pas tonitruant sur la touche (comparé à un Mugler, ou à Tocade de Rochas pour rester dans le thème "rose vanille"), donc les gens ne lui ont pas donné sa chance. Ils ont aussi des préjugés sur les odeurs de nourriture (cf tout en bas).
C’est aussi un santal blanc de référence pour moi. Les gens tournaient autour des lutens pour le santal, or lutens trichouille avec des notes caramel et noix de coco (pour dire vite) pour cacher l’écart avec le santal blanc. Avec ST au moins, on a les facette rose et lacté qu’on attend d’un santal blanc indien de mysore.
Ca reste un parfum vaporeux.

Mon expérience s’arrête vis-à-vis des pâtisseries indiennes, risotto au safran, ou des poissons cuisinés au safran : je ne connais pas ces mets, et peut-être que c’est ça qui a freiné certain amateurs.
Mais ST est trop équilibré pour faire juste "odeur de nourriture". C’est aussi pour ça qu’il est amplifiable en mettant plus de spray. Il fonctionne très bien sur les tissus, qui a tendance à maintenir plus souvent les équilibres que la peau seule (par exemple une chemise de cotton fin).

Les blog que je préfère l’ont aimé voire ovationner : ambregris, poivrebleu, graindemusc, kafkaesque (ang), boisdejasmin (ang), luca turin et tania sanchez dans leur livre. La moyenne des avis est anormalement bonne sur makeupalley et basenotes (4/5) (d’habite plus il y a d’avis plus la somme des avis s’enlisent autour de 3 à 3,5/5). Donc je pense que ce sont les débutants qui ont mal jugé ST, à la va-vite. Genre, les jeunes qui veulent absolument en avoir pour leur argent, et veulent un parfum gourmand au sillage monstrueux avec plein de note de fond problématiques. Ils ont trouvé Safran troublant trop "poli". Pourtant, la séduction des parfums marchent mieux par le subliminal, quand la personne en face ne sait pas pourquoi elle se sent bien, et qu’elle ne se doute pas encore qu’on manipule son cerveau par son nez. De la même manière, l’érotisme (la suggestion) peut être plus titillant en comparaison de ce que la pornographie peut avoir de trop direct.

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par , le 10 août 2020 à 18:40

Merci, Petrichor, pour la version longue riche en précisions, j’avoue que je pourrais craquer rien qu’en lisant « parfum vaporeux » ; )

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par , le 10 août 2020 à 05:38

Bonjour Petrichor
Vous parlez si bien de Safran Troublant ... nous sommes deux amoureux de ce parfum.
Je l’ai beaucoup porté cet hiver en "parfum de nuit" car ce superbe parfum de peau est si sensuel qu’il m’enveloppe pour de douces nuits...
Je n’étais pas censée en stocker davantage (j’avais un 100ml neuf) mais le tarif imbattable que vous avez mentionné + mon amour inconditionnel pour ce parfum + sa disparition ont fait que j’ai encore fait du stock.
Faible que je suis. Cinq flacons d’un coup, alors là vous m’avez soufflée !
Pour ma part, deux autres flacons devraient me suffire pour profiter de cette merveille ensorcelante et troublante, l’adjectif a vraiment été bien choisi, pour de nombreuses années.
Je ne porte que celui-ci de la marque, c’est mon préféré avec Méchant Loup et Dzongkha.
Je pleure son départ, Olivia Giacobetti a créé une splendeur peut être pas assez reconnue comme vous dîtes.

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par , le 10 août 2020 à 12:49

Dormir avec Safran Troublant : comme je vous comprends !

Avec l’expérience, on doute qu’il existe des parfums qui arrivent à être à la fois réconfortant & enveloppant, doux & présent, tout en gardant leur magie. Safran a un côté "parfum fourrure sans fourrure".

5 flacons : j’ai fait un peu de math.
J’ai la trentaine, avec 5 flacons (+2 de stock, + 1 entamé) j’arrive autour d’1 flacon par décennie.
C’est mon compte en banque le facteur limitant :D
Les sites discount ont aussi l’avantage de proposer un droit de retour. (14 jours après réception) (L’avantage des produits sous blister). C’est de la paperasserie, mais au moins si j’ai déc*nné, ou si en ouvrant un flacon le parfum a tourné, je peux renvoyer les autres.

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par , le 8 août 2020 à 20:00

Bonjour !! je pense à trois parfums :
- eau de protection d’état libre d’orange
- rose noir de byredo
- rose of no man’s land de byredo

Bisousss

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Dilettante

par , le 8 août 2020 à 12:53

Bonjour Sekhmet, dans toutes les suggestions de nos camarades il manque "Calandre" de Paco Rabanne. Une rose métallique pas vraiment réaliste mais qui suggère le côté froid et vert qui vous tient à cœur.

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par , le 8 août 2020 à 15:22

Il me semble avoir entendu qu’il ressemblait à Rive Gauche. Est-ce le cas ?

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par , le 9 août 2020 à 06:28

On retrouve plusieurs notes de "Calandre" dans "Rive Gauche" mais pas ce côté vert/métallique. L’effet est sensiblement différent. Il a (comme "Rive Gauche" d’ailleurs) la qualité d’avoir été créé a une époque ou le marketing n’était pas la religion qu’il est aujourd’hui et son caractère est très, très affirmé. Je pense qu’on aime ou qu’on déteste. Il est encore produit mais peu porté de nos jours.

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par , le 9 août 2020 à 11:13

Il est vrai que le travers que l’on peut avoir dans une recherche de parfum est de délaisser les très belles créations qui ont fait la signature olfactive d’une maison en raison d’une méfiance pour les derniers lancements souvent insipides ou les reformulations hasardeuses. Je n’aurais jamais été de moi-même vers les parfums Paco Rabanne don’t Je trouve beaucoup des dernières créations extrêmement vulgaires mais je vais revoir de ce pas mes a priori pour ce parfum.

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par , le 19 août 2020 à 15:30

Dans les grandes marques qui lancent des atrocités (presque toutes) il faut souvent chercher dans leur "classiques" des années 50 à fin 70 (lorsqu’ils sont encore produits). On y trouve des merveilles. Sauf si l’on a ces préjugés sur leur côté "démodé". Pour ma part je m’en fiche car ce sont souvent des parfums créés de façon beaucoup plus libre (un peu comme les parfums de niche d’aujourd’hui) et sans le marketing qui asphyxie toute création de nos jours.

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par , le 19 août 2020 à 18:37

Sur les stands Dior et Guerlain au Printemps Haussmann, Saks Fifth Avenue etc. où désormais tout est rose pâle ou rose bonbon, les testeurs des classiques sont cachés dans les tiroirs, faîtes comme moi, demandez pourquoi !

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par , le 20 août 2020 à 16:31

Les classiques ne sont achetés que par les clients de longue date hélas... On ne nous les propose jamais. Il n’y en a que pour les nouveautés (très souvent) clinquantes ou alors fades et interchangeables. Ceci dit il faut faire attention car certains classiques ont été dénaturés à l’extrême. J’ai acheté l’"Eau Fraîche" de Dior qui était une sublime cologne chyprée (passée maintenant dans la collection "Les parfums de Monsieur Dior") et ma déception a été terrible... Est-ce dû à la législation qui interdit quasiment la mousse de chêne ? Je n’en sais rien mais la vivacité, l’élégance et l’esprit de cette cologne (autrefois mixte, aujourd’hui vendue pour féminine) sont perdus à jamais.

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par , le 20 août 2020 à 18:32

J’ai acheté Dioressence de la collection Les Créations de Monsieur Dior, j’en suis quand même très satisfaite de pouvoir trouver en 2020 un tel classique même s’il a été retouché. Par contre, je sais pas ce que rend L’Eau Fraîche.

Le coup des classiques cachés dans les tiroirs aux comptoirs des grands magasins c’est vraiment nul. Ça fait très Here’s our dirty secret. Faut surtout pas écorner la nouvelle image qui s’efforce de rajeunir le plus possible Dior et Guerlain avec leurs jus rose pâle et rose bonbon. La clientèle des classiques étant à leurs yeux négligeable et définitivement pas l’avenir n’a qu’à bien se tenir. Je vous jure qu’est-ce que ça fait con voire humiliant de demander un testeur caché dans un tiroir quelque part tout en bas que les vendeurs mettent dix minutes à trouver !

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par , le 20 août 2020 à 22:00

"les classiques cachés dans les tiroirs"
Je commence à me demander si ce n’est pas une question de marge.

En supermarché, les produits à hauteur de vue et de bras des clients sont ceux où le distributeur fait le plus gros bénéfice.
Ces deux dernières années, en parfumerie, je vois plus souvent des enseignes qui ont la place en rayon, et qui cachent pourtant des parfums dans les tiroirs, ou derrière une 1ère rangée de parfum.
Par exemple, "Mon guerlain" ne sentait pas très cher. Seule sa lavande m’avait l’air naturelle. Le budget formule ne me semble pas le même que pour les classiques. Même remarque pour les "l’eau quelque chose" de Chanel et les originaux.

D’ailleurs, j’ai l’impression qu’il y a une baisse du nombre de parfums proposés en magasin. J’ai une poignée de Marionnaud en songe, et heureusement qu’il y a la niche dans les différents galeries lafayettes pour contrer ça.

A une époque, les parfumeries cachaient le testeur d’extrait dans les tiroirs, donc j’y associe de bons souvenirs. C’est comme ça que j’ai senti "Vol de nuit" en extrait la 1ère fois.

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par , le 8 août 2020 à 12:47

Désolée, j’ai répondu en prenant le fil de la discussion par la fin (suis sur mon téléphone HIHI).
Je verrais très bien la nouvelle Rose Ivoire de Caron avec son côté piquant et ses facettes à la fois sombre et lumineuse que vous recherchez.

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par , le 8 août 2020 à 15:18

Rose Ivoire ? Je ne sais ce que vaut le parfum mais le nom est superbe !

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par , le 8 août 2020 à 17:31

Le nom est magnifique et colle bien à la nouvelle image de la marque. C’est une création nouvelle génération (suite au rachat par un nouveau propriétaire). Les nouveauté Caron ne reprennent plus le fameux accord olfactif riche, sombre et opulent célèbrement connu sous le nom de Caronade. Un nouveau nez maison a été engagé. J’ai testé Rose Ivoire, je n’ai pas aimé au début, uniquement parce que j’affectionne la maison Caron et son héritage et que j’ai du mal quand on fait table rase du passé. Toutefois, après avoir mûrement réfléchi, il faut bien reconnaître qu’elle est très belle cette rose. C’est sur ma liste de prochains achats. Essence de rose bio. À tester également Rose Ébène, plus chaude et épicée.

Enfin, essayez Radical Rose de Matière Première d’Aurélien Guichard qui sortira en septembre au Printemps Haussmann. Annoncée déjà comme la rose avec la plus forte concentration d’essence de rose (elle aussi bio) sur le marché.

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par , le 9 août 2020 à 09:38

"Castaña" de Cloon Keen Atelier ressuscite une partie de l’accord marron glacé des Carons. Certes, il faut oublier l’huile essentielle de clou de girofle -et l’accord oeillet- des Caron, mais pour le reste, Castaña réussit son pari. Il me rappelle l’effet praliné et jasminé qu’a perdu L’heure bleue.

C’est un parfum en sourdine, comme souvent avec les mimosa basés sur des extraits naturels (vrai cassie, vrai jasmin). Et contrairement à "Fleur de cassie", j’ai tout de suite eu le déclic. Son auteur est Delphine Thierry, à qui on doit certains Lubin.

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par , le 9 août 2020 à 11:23

Tiens, je n’ai porté qu’un seul Caron (Tabac Blond) mais je ne me rappelle pas de cette caronnade. Cependant, la mention accord marron-glacé, effet praliné et mimosas ont piqué ma curiosité. Ce n’est pas le but de cette "en quête" mais par nostalgie pour L’heure Bleue j’irai jeter une narine sur cette création. Je n’ai pas accrochée non plus à Une Fleur de Cassie mais je l’ai senti après reformulation et d’après ce que j’avais lu, ce parfum a été massacré. A se demander ce qui passe par la tête des maisons de parfumerie.

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par , le 9 août 2020 à 11:15

Radical Rose ? Plus haute concentration de Rose ? Mais je dois absolument le sentir !

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par , le 8 août 2020 à 07:32

Bonjour
Pareil que Duolog, je ne suis pas spécialiste de la Rose, ni très amatrice des parfums fleuries, mais je me rappelle avoir sentie Rosamonda de J.U.S et avoir été très agréablement surpris par ce par parfum. Il sent vraiment comme la rose sur le rosier dans un jardin sauvage : pétales, pistil, tiges feuilles, et racines compris !
Sinon, il a aussi Ecstasy de TIZIANA TERENZI, mais c’est plus un parfum d’hivers, un très bel oriental, une rose de Noël féerique et sombre , où se mêle pins résineux, bois anciens, encens et épices : atmosphère conte de fée garantie !

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par , le 8 août 2020 à 11:16

Cette Rosamunda a l’air d’avoir tout pour me plaire ! Je suis ravie de découvrir en plus de nouvelles maisons de parfum. Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur cette rose ? Je trouve très peu de critiques sur Internet concernant ce parfum. Je garde également en tête votre rose de Noël même si Je suis plus en recherche d’une rose naturelle.

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par , le 8 août 2020 à 12:31

J.U.S est une toute nouvelle maison de parfum, très très niche, et très cher ;), Je me rappelle ne l’avoir vu et sentit qu’au Printemps beauté Paris, et je ne crois pas que sur leur site ils proposent des échantillons.
Pour Ecstasy , c’est possible via le magasin Jovoy et son site qui propose des échantillons sur presque tous les parfums à des prix raisonnables.
D’ailleurs pour trouver son parfum de niche , même en habitant loin de Paris bien pratique ce site :) !
Pour en revenir à Rosamonda, je me rappelle avoir été vraiment surprise par le côté " rose
sauvage dans la fraîcheur du matin ", même si ce n’est pas mon style de beauté (je suis plutôt parfum boisé
encens sec sans sucre), j’avais été assez impressionnée. Par contre aucune idée de la tenue ni de l’évolution sur peau ; je ne l’ai pas essayé.
Attention ne pas confondre avec le Rosamunda de Laboratorio Olfattivo, autre parfum de rose ( mais plus ambré je crois) , beaucoup moins cher par ailleurs.
Et plein de belles découvertes à vous dans votre quête du parfum idéal !

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par , le 8 août 2020 à 12:39

Mais mais mais, je viens de voir que vous habitez Paris , et que votre budget est confortable donc courrez vite au printemps beauté !
D’autre part il me semble que les flacons de J.U.S sont rechargeables ( à quel prix je ne sais pas ) !

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par , le 9 août 2020 à 11:24

Je ne suis actuellement pas sur place, mais dès sur l’occasion se présentera j’irai de ce pas avec force enthousiasme !

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Duolog

par , le 7 août 2020 à 23:07

Votre description m’a fait penser à une jolie rose récente : Rosamonda de J.U.S.
Elle est à la fois ensoleillée, colorée, et gorgée de sève, épineuse, forte de sa verdeur. Pour ne rien gâcher, le flacon est ravissant ! A sentir, si vous ne connaissez pas.

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par , le 8 août 2020 à 11:18

Cela fait deux fois que cette rose revient dans la conversation ! Je sens que Je ne vais pas tarder à commander un échantillon tant elle m’intrigue. Merci pour votre réponse.

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Nez inexpert

par , le 7 août 2020 à 22:06

Votre description m’évoque un peu Ma rose de Fragonard et Soir d’Orient de Sisley. Eventuellement Perles de Lalique, encore que le côté camphre-patchouli ne colle pas avec le cahier des charges... Je suis peut-être complètement à côté de la plaque. Le Frago m’a vraiment interpellé.

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par , le 8 août 2020 à 11:22

Alors j’ai déjà eu l’occasion de sentir Soir d’Orient de Sisley mais, dans mon souvenir, il me semble avoir senti un très puissant accord de Oud que je tiens pour l’instant à éviter. Perle de Lalique me semble également très chyprée. En revanche la rose de Fragonard pourrait bien m’intéresser. J’ai lu qu’il s’agissait d’un floral boisé musc. L’avez-vous porté ?

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par , le 8 août 2020 à 16:39

Curieux, je ne sens pas d’oud - mais cf. mon pseudo.

J’ai porté Ma rose. Floral boisé, oui ; musqué peut-être mais pas à outrance. Il m’a conquis sans coup férir pour me rappeler les terrains de camping corses de mon enfance : difficile pour moi d’en rendre compte objectivement. Je me suis entretenu avec la parfumeuse, Mme Muracciole, et elle et moi n’y sentons pas la même chose.

Au fait, une maison se consacre à la rose : les parfums de Rosine. Ce serait bien le Diable si vous n’y trouviez pas votre bonheur.

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par , le 8 août 2020 à 16:55

Au temps pour moi : pour l’oud de Soir d’Orient, vous avez raison.

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par , le 9 août 2020 à 11:25

Simple curiosité : qu’y sentait la créatrice de Ma Rose ?

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par , le 10 août 2020 à 16:45

Prosaïquement, les notes annoncées par la maison : citron, rose, menthe, cèdre, etc.

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Petrichor

par , le 7 août 2020 à 21:29

"L’heure fougueuse" de Cartier répond à presque tout, sauf à être centré "rose".
Elle a un bouquet floral riche et décadent (bourgeons de cassis, feuille de magnolia, rose), prolongé par des notes positivement dérangeantes et vertes, un peu sorcières (narcisse, foin, vétiver).

(En pas cher, dans le rôle du fleuri intimidant, un "First" de Van cleef d’occasion fera l’affaire. Même soucis : pas centré sur la rose. Cassis, narcisse, (jasmin-rose), castoreum.)

"Lyric woman" d’Amouage ?
"Rossy de Palma, Eau de protection" d’état libre d’orange ((je ne l’ai pas senti))

En mainstrem :
"La fille de Berlin" de Lutens ? (Rose rouge généreuse, rose sang, note de sève verte, ambrette)
Piquer "Déclaration d’un soir" de Cartier aux hommes ?
"Kelly calèche" en EDP d’Hermès. C’est une vraie rose, sur un fond vert de notes potagères, pour le dire vite. (En exclusif, Hermès a Galop sur le même thème, mais on y met le doigt dans la confiture)

"Coco noir" de Chanel, quitte à adopter un parfum à l’écriture pas très lisible, mais très portable. (agrumes, rose, (jasmin, (cassis, (géranium))).
"Rive Gauche" d’YSL ? "Aromatics elixir" de Clinique ? "Knowing" de Lauder ?

"Paris" d’Ysl ? (Comment ça, je trolle ? :D )

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par , le 8 août 2020 à 11:31

Tiens, je suis intriguée par l’évocation de l’heure fougueuse : j’avais lu quelques critiques à sa sortie et il me semblait qu’il était présenté comme un cuir animalisé. Vous avez piqué ma curiosité et je pense que, même s’il n’est pas centré autour de la rose, j’irai le sentir. J’ai déjà eu l’occasion de sentir la Fille de Berlin mais ce ne fut pas un coup de coeur même si je reconnais la beauté de l’ouvrage. De même pour Lyric Woman d’Amouage. Je ne connais pas en revanche l’eau de protection. J’ai senti par le passé les derniers parfums mainstream que vous évoquez mais aucun ne m’a correspondu. Je les trouvais le plus souvent trop touffus et manquant d’épure.

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par , le 8 août 2020 à 16:19

Je rejoins P. sur L’heure fougeuse et recommande aussi de le découvrir. Il n’est pas si tanné que ça puisqu’il évoque l’écurie dans son ensemble.

P., avez-vous comparé la nouvelle version, l’e.d.t., à l’original ?

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par , le 8 août 2020 à 22:28

Vous qui connaissez déjà les marques de niche, aviez-vous senti "Safran troublant" de l’artisan parfumeur ? C’est une rose médicinale et douillette. On passe souvent à côté, car il faudrait presque ne sentir que lui dans la boutique, pour en saisir les nuances.

C’est une rose qui prend l’inflexion médicinale du safran, l’odeur est vaporeuse. Il y a un effet riz-au-lait vanillé prolongé par un joli santal. Chose rare, le santal me semble naturel. Il n’y a rien de gnangnan, car il y a un équilibre avec des épices verts et chauds : poivre, muscade, (cardamone, gingembre).
C’est directement plaisant, presqu’érotique, abstrait, et à jamais énigmatique. (C’est mon parfum préféré d’Olivia Giacobetti).
Je conseille d’en mettre beaucoup sur la touche (genre 8 pschitt), et pareil dans le revers d’une manche (pour avoir le rendu sur le tissu et la peau).

Il était dans la "vente exceptionnelle" de la marque à 58€ les 100ml, car elle arrête ce parfum. Il devrait apparaître sur les sites de discount aussi. Raison de plus pour s’en asperger.

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