Auparfum

Parfum & confinement : racontez votre quotidien

par , le 28 mars 2020

Le coronavirus et le confinement qu’il induit bouleversent nos vies. Le virus a même, selon certains malades, le pouvoir de nous faire perdre le sens de l’odorat et du goût. Mais cela change-t-il notre manière de nous parfumer ? À vous de nous le dire.

Si votre travail ne vous impose pas de continuer à aller travailler dans un hôpital, un magasin d’alimentation, ou encore sur un chantier, pour permettre aux autres de vivre, alors vous êtes forcément confiné chez vous, à la ville ou à la campagne, à télétravailler, à éduquer, à stresser, à hurler, ou à vous ennuyer.
Sur les réseaux sociaux, nombreuses sont celles qui racontent comment elles abandonnent maquillage, épilation, soutien-gorge… et d’autres le rasage, la douche, parfois même les vêtements.
Mais continue-t-on à se parfumer de la même manière lorsqu’on vit en confinement ? Seul ou à plusieurs ?
S’asperge-t-on d’eau de Cologne comme on se badigeonnerait de gel hydroalcoolique pour chasser le virus ? Utilise-t-on plus d’huiles essentielles ? Ou d’épices dans sa cuisine ? Fait-on brûler plus de bougies ou de bâtons d’encens pour se sentir entouré ?
Choisit-on un parfum pour se sentir rassuré, réconforté, rafraîchi, réchauffé, ou pour avoir l’illusion de s’évader ? Ressort-on un vieux flacon du placard pour se remémorer un passé lointain, voire un être éloigné ? Est-ce le moment de profiter de tous ces parfums peu compatibles avec l’open space, et que l’on n’osait plus porter par peur d’incommoder nos voisins de bureau ? Ces parfums peuvent-ils par ailleurs nous garantir la distance minimum de sécurité lorsqu’on se retrouve dans une file d’attente ? Enfin, se sent-on démuni si l’on est parti précipitamment s’exiler ailleurs, sans avoir pu emporter tous ses flacons avec soi ?...

Racontez-nous votre quotidien parfumé de confiné.

— 
Photo : Daphnez - Recluse derrière sa forteresse parfumée par Olivier David

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Gabrielle Badach

par , le 8 avril 2020 à 23:10

Je suis rentrée en catastrophe après 9 mois à l’étranger, j’avais volontairement terminé mes parfums avant mon départ. Résultat je suis confinée avec aucun parfum, ça me manque vraiment donc j’utilise ma collection de miniatures... Je m’en mets minimum avant de boire mon café dans le jardin (First de Van Cleef ou Yvresse d’Yves Saint Laurent), et Coromandel de Chanel avant de dormir.

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par , le 9 avril 2020 à 09:13

Quelle histoire ! D’où à l’étranger rentrez-vous ? En attendant, avec First de Van Cleef et Yvresse d’Yves Saint Laurent, vous êtes sûrement en très bonne compagnie. Vous me donnez très envie de les porter pour le coup ;-)

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Adina76

par , le 3 avril 2020 à 12:44

Bonjour à tous,
Avez-vous identifié les flacons présents sur la photographie qui illustre le dossier ?
A gauche, on aperçoit le regretté Envy de Gucci, le N°5 de Chanel - à moins qu’il ne s’agisse du N°5 l’Eau - des bougies Annick Goutal au centre ... mais à droite, je donne ma langue au chat .... des propositions ?

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par , le 3 avril 2020 à 13:14

Bonjour Adina76,la seconde bougie est celle de Parfum D’Empire ( Lys Casablanca ),situé au milieu entres les deux bougies : Tom Ford "Plume Japonais " et sur l’extrême droite Tom Ford "Black Orchid ".
Hélas le dernier situé dans le fond à droite ...mystère.

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par , le 3 avril 2020 à 14:09

La Cologne de Mugler ?

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par , le 6 avril 2020 à 08:02

Oui, La Cologne Mugler en vaporisateur

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par , le 3 avril 2020 à 14:12

Un autre Tom Ford. Black orchid ?...

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sikkim

par , le 1er avril 2020 à 22:07

Confinée et sans télétravail, mais censée remplacer un absent parmi ceux dont la présence reste indispensable. Je ne quitte la maison pour mes courses que pendant mon heure de pause, puis en fin de journée. Mais je fais tout au ralenti, toilette, petit déjeûner, rangements, lecture au soleil dans le jardin avec mon copain un merle tranquille et qui manifestement ne me craint pas, et surtout je savoure le silence qui s’est abattu sur le quartier et le bleu du ciel qui respire enfin.

Côté cuisine, et je ne sais pourquoi, je fais une fixation sur la roquette dont je dévore quantité cuite ou crue en accompagnement de tout ce qui me tombe sous la main. Je dévore aussi kiwi, citron et compote de pomme maison très parfumée agrémentée de gingembre et pignons de pin ou de noix. Par contre mon envie de pain d’épices maison se voit contrariée par l’absence totale de farine dans les rayons des commerces alentours.

Côté senteurs, comme l’air est actuellement encore assez froid et sec pour c’est du beau Spellbound d’Estée Lauder que je m’enveloppe. Le Spellbound actuel se montre moins riche que celui que je trouvais à Paris jusqu’à il y a 15 ans, mais il n’a rien perdu de sa tenue. Senteur rare, intemporelle, qui se porte comme bijou mystérieux.

Pour les prochaines semaines dont j’imagine qu’elles seront plus chaudes j’ai commandé, et à l’aveugle, Quelques Fleurs d’Houbigant, à l’aveugle car n’ayant aucune idée de ce que à quoi ressemble l’écriture de cette maison. J’ai laissé faire mon imagination. On verra.

Enfin, côté musique les superbes textes de l’italien Simone Christicci ma fixation du moment.

J’espère que pour vous ce confinement se passe bien et que, au moins, il vous épargne les fatigues des transports.

Cordialement,

sikkim

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par , le 31 mars 2020 à 18:31

Bonjour,

Bon rétablissement à vous et votre ami Sensucht nach dem duft.

Entre mon obsession de tout désinfecter plusieurs fois par jour, y compris les courses livrées à domicile et le courrier (c’est pratiquement un travail à plein temps !), j’en profite pour me parfumer notamment avec les parfums que j’ai un peu délaissés ces derniers temps. Mais pourquoi est-ce toujours ceux que je n’ai pas ou que je n’ai plus que je veux ? Aujourd’hui par exemple, j’avais en tête de porter Ivoire de Balmain, je l’avais même en extrait, et que je n’ai plus. Du coup je l’ai commandé sur eBay (le site fonctionne encore), j’ai hâte qu’il arrive. J’en ai également profité pour acheter la version 2012 que personnellement j’aime beaucoup aussi. En attendant Quelques Fleurs L’Original d’Houbigant fera l’affaire !

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Sehnsucht nach dem Duft...

par , le 31 mars 2020 à 17:25

Merci Adina76 ! Cela m´a fait du bien de pouvoir raconter mon histoire ici, sur Auparfum, une histoire qui se finit bien pour mon conjoint et moi. Toutes mes pensées également à celles et ceux qui se battent actuellement contre ce virus. Vive l’odorat !

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Adina76

par , le 31 mars 2020 à 14:41

Bonjour à tous,
Tous mes voeux de rétablissement Sehnsucht nach dem Duft à vous et votre conjoint. Toutes mes pensées à ceux et celles d’entre nous touchés par le virus. Prenez soin de vous !
Pour ceux et celles d’entre nous qui ont la chance d’être bien portants et seuls, un point positif au confinement solitaire, c’est, ainsi que le souligne euscalpyth, la possibilité de se livrer à toutes nos expériences parfumées de façon débridée, sans souci du ou des autres. C’est aussi une saison charnière ou le retour du printemps me donnerait envie de parfums floraux, de légèreté, alors que la température frisquette invite dans les faits à continuer à se réfugier dans des parfums plus chauds, d’autant que bientôt il me faudra les abandonner avec regret. Saison incertaine où chaque année, c’est le même dilemme : basculer vers des parfums plus légers, aériens et lumineux quand on aspire à l’insouciance, ou continuer à se lover dans des parfums "chauds", "cocons", qui j’avoue sont parmi mes préférés mais qu’il me faudra quitter pour de longs mois dès que la hausse des températures les rendra à mon nez infréquentables et insupportables. Ne sachant que choisir, je penche tantôt vers l’une ou l’autre catégorie - le superbe Deux amours hier, Morah aujourd’hui - avant que l’arrivée souvent brutale de la température ne me précipite vers des eaux beaucoup plus estivales .... et je me mets finalement à regretter la trop courte durée de la saison intermédiaire, tempérée qui m’empêche de porter suffisamment mes beaux floraux, trop légers à mon goût quand il fait froid, trop envahissants quand la température monte. Je remercie les parfums pour me permettre de m’évader dans des réflexions superficielles, mais dont la légèreté aide au quotidien. Je sais que mon propos agacera certains dans le contexte actuel - qu’ils ne m’en tiennent pas rigueur - et en distraira d’autres. Vive l’odorat !

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Solance

par , le 31 mars 2020 à 10:49

Bonjour,

Pour ma part, j’ai une position un peu complexe sur le sujet parfum/confinement/crise.

J’ai plutôt envie de porter des parfums doudou pour calmer mon inquiétude qui monte. Au premier rang desquels Jeux de peau de Lutens mais aussi mes tubéreuses préférées comme Fracas ou Fragile (je n’ai presque plus de Carnal Flower snifff :() car la tubéreuse est mon pilier et mon repère éternel.... Pas la disponibilité d’esprit et l’envie pour des découvertes ou des essais....

D’un autre côté, et j’assume tout à fait un décalage avec d’autres perfumistas, je considère le parfum comme un bien "non essentiel" et à ce titre par exemple, j’ai été presque choquée qu’1 Btesteur avec qui j’étais en transaction juste avant le confinement ne me relance pour finaliser notre vente et l’envoi associé.

En effet, je fais partie des personnes qui seraient favorables à un confinement strict pour minimiser les pertes humaines de l’épidémie et penser que je participe à maintenir une activité de la Poste ( et donc de ses employés) pour de telles transactions non vitales, me met particulièrement mal à l’aise. Je vais finaliser cette transaction qui semble tarauder mon interlocuteur mais vais ensuite me retirer dans ma bulle, avec mes petites réserves, par décence pour cette période où le parfum passe en arrière plan pour moi....

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par , le 27 avril 2020 à 22:49

Hello Solance,

Je me reconnais tout à fait dans ce que vous évoquez.

Comme beaucoup de monde ici, le parfum est pour moi un puissant anti-dépresseur, et dès que j’ai un coup de mou, je pars surfer sur AuParfum, Now Smell This, Bois de Jasmin, etc... C’est dire si je salive déjà à l’idée de (re)découvrir le Parfum Couture de Scherrer, que j’imagine juste parfait avec son fond boisé réconfortant dans cette étrange période.

Pourtant, grande adepte également des achats sur BT (où je crois vous avoir du reste déjà croisée ;-), je ne peux pas me résoudre à y commander décants ou flacons en ce moment. J’y pense souvent comme à un geste-refuge, mais l’idée qu’il y a derrière des personnes qui vont prendre des risques pour assouvir mes désirs non essentiels me fait sans cesse repousser l’acte d’achat.

Vivement la fin, que ce Jean-Louis devienne mien ! ;-)

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Sehnsucht nach dem Duft...

par , le 31 mars 2020 à 10:46

Paris, samedi 15 mars, en me réveillant, je décide d’aller acheter Ylang 49 du Labo, je l’ai porté toute la semaine grâce à un échantillon, il m’obsède… A 11h, me voilà devant la boutique. Fermée. Je vais boire un café à l’angle de la rue, reviens trente minutes plus tard, la boutique est enfin ouverte. J’achète mon précieux. Le soir, je ressens des frissons dans tout le corps, je vais me coucher. Dans la nuit, la température monte, 39°5, je transpire…

Dimanche matin, j’ai très mal à la tête, une température à 38°5 constante, des frissons, une hypersensibilité de la peau, mal aux reins… Je vis avec un médecin, il a peu de doute, il en est même sûr, c’est le Covid 19. Incrédule, je reste toute la journée au lit, parfumé à Pot Pourri de Santa Maria Novella, la cologne que je mets lorsque je me sens malade pour aller mieux. J’ai toujours pensé que ce mélange aromatique de lavande, romarin et thym telle une potion magique, soignait, aidait à respirer, à se détendre, donnait de la force à qui le portait.

Lundi, les odeurs ont quelque chose de différent, c’est étrange, c’est effrayant. La fièvre est tombée mais les sensations fébriles sont toujours là. Le midi, je suis troublé par l’odeur du vinaigre balsamique dans ma salade ! A-t-il tourné ? Je n’en sens qu’une odeur d’alcool ! Je n’arrive pas à manger. J’ai l’impression qu’un filtre atténuant et déformant a été placé sur mon nez. Je décide de me parfumer à Rien d’Etat Libre d’Orange, je veux des odeurs fortes, pour me rassurer. Rien. Je ne sens plus rien.

20h, l’annonce du confinement tombe, seuls les commerces de premieres nécessités resteront ouverts. Je me dis que j’ai bien fait d’acheter Ylang 49 avant le Covid 19 !

La panique me prend mardi, je n’ai pas le nez bouché, je respire normalement mais je ne sens plus rien du tout. J’essaie frénétiquement des parfums sur mes bras, des parfums forts, des parfums reconnaissables - Gentry Jockey Club, Rien Intense Incense, Incense Rosé, Cuir Ottoman, N°19, Santal 33, Corsica Furiosa - aucune odeur. Plus de goût non plus. Je ne reconnais même plus le sucré du salé ! Des idées noires m’envahissent. Mon ami appelle une amie médecin ORL, lui explique la situation. Elle me préconise de faire des exercices dès à présent, sentir des odeurs simples. Il s’agit de lire le nom du produit - VANILLE, CAFE, ANETH, THYM, CANNELLE, CLOU DE GIROFLE, LAVANDE, CORIANDRE, VINAIGRE LEGER, MENTHE, CUMIN - avant de le sentir pour donner le temps au système sensoriel d’associer les deux informations. C’est le nerf olfactif qui ne fonctionne plus, les neurones qui ne connectent plus, cela arrive lors de certaines grippes, lors d’un traumatisme crânien… Ca revient, ou pas, on ne sait pas, ça devrait revenir, c’est ce que je comprends, j’espère, j’ai peur.

Mercredi, mon ami reçoit à son hôpital un mail d’une équipe mixte ORL- infectiologue issue de plusieurs hôpitaux de région parisienne à propos de cas d’anosmie brutale post-virale dont le lien avec le Covid 19 reste à confirmer mais semble de plus en plus probable. Cette équipe lance une étude sur ce phénomène , mon ami m’y inscrit, je dois aller me faire tester dans un premier temps à l’Hôtel Dieu. A 18h, j’y suis. Coton tige géant dans la narine gauche, les résultats me seront communiqués demain par téléphone.

Au levé, jeudi, je fais consciencieusement mes exercices. Je ne sens toujours rien, mais je me concentre, je me remémore les odeurs, je pleure. Je lave mon nez comme on me l’a conseillé avec du chlorure de sodium, 500 ml par jour à la seringue*… J’hésite à quand même me parfumer… Je ne le ferai pas. J’ai peur de fatiguer inutilement mon nez et de brouiller ma rééducation.
19h32, le téléphone sonne. : Covid +.

Vendredi, je regarde le carton du Labo avec l’Ylang 49 que j’ai mis dans le réfrigérateur samedi dernier… Covid 19, ça pourrait être le nom d’un de leurs parfums… La même nomenclature ! Mon ami tombe malade à son tour. Je n’ai pas récupéré l’odorat mais le goût semble revenir.

Tout doucement, la vanille, oui, je la sens, le café, la cannelle aussi ! Cela revient, je le sais, je le sens ! Nous sommes samedi 22 mars. Mon ami a eu une grosse fièvre cette nuit mais semble mieux supporter le virus, il va déjà mieux. Je n’ose pas encore me parfumer, j’ai peur de perdre le peu d’odorat récupéré… Je porte tout à mon nez, je sens, je sens, je sens.

Dimanche, il est temps de se parfumer de nouveau. Je réussis brillamment tous les exercices de rééducation. Je les aime ces odeurs. Je sors du réfrigérateur le flacon d’Ylang 49, la vendeuse m’avait dit d’attendre au moins trois jours, cinq dans l’idéal, pour le porter… C’est bon, je suis à J+8. Mon ami a perdu l’odorat à son tour. Chouette ! Je pourrais porter tous les parfums qu’il n’aime pas le temps que ça revienne pour lui « Tes cuirés là, ça sens trop fort ! » . Je le sais maintenant, oui, pour lui aussi, ça reviendra, l’odorat.

* attention : j’ai appris par la suite qu’il n’était pas conseillé de se laver les narines.

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par , le 31 mars 2020 à 13:15

Merci pour cette lecture, c’est un peu triste mais passionnant, le meilleur semble à venir !

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par , le 31 mars 2020 à 17:20

Merci beaucoup pour vos mots ! Le meilleur est à venir... Prenez soin de vous.

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par , le 1er avril 2020 à 07:44

Quel témoignage... heureusement tout se finit bien pour vous ;-)
Ce qui fait peur avec ce virus c’est qu’il ne frappe pas tout le monde de la même manière, c’est la loterie : là où certains s’en rendront à peine compte avec des symptômes légers, d’autres seront en grande souffrance et en mourront.
Ce côté aléatoire ajoute à l’atmosphère anxiogène qui règne depuis 3 semaines, quand on a pris (enfin) conscience en France que le virus serait aussi pour notre poire et ne restait pas dans des pays fort lointains...
Perso je vis bien ce confinement car je suis extrêmement privilégiée : grande maison, grand jardin, et la nature à portée de main.
Je profite de mes fleurs, j’observe les insectes (une autre passion) et les oiseaux (ça y est, la huppe fasciée est de retour, je l’ai entendue l’autre jour ; notre petit rouge queue noir qui dormait juste devant la porte d’entrée est parti pour nicher).
Je pense beaucoup aux confinés des villes, en appartement. Là c’est une autre affaire...
Niveau parfumage, pas de changement... je fais surtout en fonction de la météo et de mon envie du jour.
Le samedi 14 je n’étais pas dans une parfumerie (d’ailleurs oui vous avez bien fait de vous offrir un parfum avant la fermeture des magasins !) mais je suis sortie du cinéma et c’était surréaliste de ne voir strictement personne dans l’immense hall du cinéma à 18h30 à la fin de ma séance... je suis ensuite allée dans une librairie et j’ai acheté Vol de Nuit (eh oui, quand le parfum vous fait découvrir des romans... j’en reparlerai dans la rubrique dédiée) que j’ai lu dès le début du confinement qui a suivi ; j’ai ensuite mangé avec un copain au resto, c’était quasi désert, on savait que dans quelques heures tout ça fermerait... c’était si étrange.
Je profite comme l’a dit Adina76 hier des dernières semaines où le temps parfois maussade nous donne envie de porter des parfums doudou... j’attends également l’arrivée de la douceur printanière pour profiter d’autres délices parfumés ; et lorsque les journées sont entre deux, j’ai tout un tas de parfums de mi-saison...
Les parfums sont un refuge parmi d’autres pour supporter au mieux cette période où nous perdons vite nos repères.
Les petits plaisirs quotidiens nous aident à mieux vivre ce confinement.

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euskalpyth

par , le 30 mars 2020 à 10:50

Pour ma part, je vais travailler (car je n’ai pas internet à la maison, donc télé-travail pas possible), mais comme tous mes collègues télé-travaillent et sont chez eux, je suis seul au bureau, et du coup, c’est lâchage total sur les parfums (notamment vintage) que je n’ose pas porter d’habitude, de peur de les incommoder : Mitzah de Dior, Angel de Mugler, Aziyadé de Parfum d’Empire, Bel-Ami d’Hermès... C’est le bonheur !!
 ;-p

J’ai même profité de cette solitude pour amener une bougie au bureau : Rhubarbe et coing de Durance, qui donne bien la pêche !

Et pour me réconforter à la maison, j’ai des bougies aussi, mais plus douces : j’alterne principalement entre Gomme arabique et Cramoisi de Iunx, et Incense de Byredo (trois Giacobetti)

Et je vous rassure : j’ai des parfums pour tenir, comme vous tous, j’imagine, même si le confinement devait durer 5 ans...
 :-)

Bon courage et gardez-vous en bonne santé !

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Farnesiano

par , le 29 mars 2020 à 21:33

Bonsoir à tous,
Ne pas se négliger, bien sûr, chaque matin shampooing et rasage de près pour garder le sourire aux lèvres en s’apercevant dans une glace, même si les années... Confiné physiquement certes, mais tant de parfums me font voyager ! Parmi d’autres occupations, le rangement, le tri et un classement de dizaines d’échantillons s’imposait depuis trop longtemps. L’occasion de belles redécouvertes (Biche dans l’Absinthe et Sous le Buis, Yohji, Nemo, L’Anarchiste, les 10 Opus d’Amouage, les Atkinsons (le si printanier Bouquet nuptial),L’Eau Illuminée de Delrae, Racine, Route du Vétiver, Parfum d’Habit du Maître Gantier & Parfumeur, Chypre Mousse, les Ballerinas de Rosine, les Jardins d’Écrivains, les Aedes de Venustas, les Neela Vermeire (Mohur...), d’innombrables Rosine, les 3 Kapsules de Karl Lagerfeld, et tant de vieux petits tubes de chez Nicolaï, Frapin, L’Artisan, Lubin et autres Beaufort...
Quatre parfums (re)testés par jour : une vaporisation sur chacun des poignets le matin, même rituel le soir. Je m’octroie le privilège d’une certaine paresse tout de même dans l’organisation de la journée afin de profiter de ces moments qu’à tort on dit perdus. Savourons-les. Coupons la télé, la radio, les infos en continu. Un peu de passivité, voire de lascivité ne nuira à personne, sans excès bien sûr. Est-ce un péché, pensais-je ce matin. Tout à coup, l’idée a traversé mon esprit de dresser la liste de mes 7 péchés capiteux. Dans le désordre : Femme, Habanita, Tabac Tabou, Nahéma, ISM, Rien, Mon Parfum chéri. Puis, établir celle des flacons à emporter sur l’île déserte : les précités plus En Avion et la tubéreuse de Caron, Jicky, Mitsouko et Habit Rouge, Le N°19, Cuir Ottoman, Dolce Vita, Sables, Ambre Fétiche, L’Heure exquise, Équipage, Iris Bleu Gris, Profumo, Rose d’Homme et Rose Kashmirie, Gold Homme et Lyric Man, Passion boisée, Patchouli Intense de Nicolaï, Coriandre, Désarmant, Jubilation Woman, Givenchy III et Spellbound. J’oubliais une cologne ! Celle « à la française » de l’Institut Très Bien, à la fois si chic et si naturellement belle, élégante et odorante comme un jardin... à la française. Ces listes, à l’instar du questionnaire de Proust, évolueront sans doute avec le temps, au fil des découvertes, aujourd’hui elles sont le reflet d’un confinement auquel je veux donner toutes les couleurs, tout le relief et toutes les mélodies du monde infini des odeurs.

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par , le 30 mars 2020 à 07:31

33 parfums pour l’île déserte, vous poussez l’ascèse à son comble. Et comme bouquins, la collection Folio ?

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par , le 30 mars 2020 à 08:26

Pourquoi pas ! Non, plus simplement La Pléiade, transportée par paquebot de croisière, non confiné of course ;-)
PS. C’est curieux, je me plains sans cesse de ma mémoire mais les noms de parfums, eux, ne l’ont pas quittée. Ni le souvenir de leur senteur...

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par , le 30 mars 2020 à 10:44

Ce n’est pas une île déserte, c’est un moyen de transport bondé !

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