Auparfum

Parfum & confinement : racontez votre quotidien

par , le 28 mars 2020

Le coronavirus et le confinement qu’il induit bouleversent nos vies. Le virus a même, selon certains malades, le pouvoir de nous faire perdre le sens de l’odorat et du goût. Mais cela change-t-il notre manière de nous parfumer ? À vous de nous le dire.

Si votre travail ne vous impose pas de continuer à aller travailler dans un hôpital, un magasin d’alimentation, ou encore sur un chantier, pour permettre aux autres de vivre, alors vous êtes forcément confiné chez vous, à la ville ou à la campagne, à télétravailler, à éduquer, à stresser, à hurler, ou à vous ennuyer.
Sur les réseaux sociaux, nombreuses sont celles qui racontent comment elles abandonnent maquillage, épilation, soutien-gorge… et d’autres le rasage, la douche, parfois même les vêtements.
Mais continue-t-on à se parfumer de la même manière lorsqu’on vit en confinement ? Seul ou à plusieurs ?
S’asperge-t-on d’eau de Cologne comme on se badigeonnerait de gel hydroalcoolique pour chasser le virus ? Utilise-t-on plus d’huiles essentielles ? Ou d’épices dans sa cuisine ? Fait-on brûler plus de bougies ou de bâtons d’encens pour se sentir entouré ?
Choisit-on un parfum pour se sentir rassuré, réconforté, rafraîchi, réchauffé, ou pour avoir l’illusion de s’évader ? Ressort-on un vieux flacon du placard pour se remémorer un passé lointain, voire un être éloigné ? Est-ce le moment de profiter de tous ces parfums peu compatibles avec l’open space, et que l’on n’osait plus porter par peur d’incommoder nos voisins de bureau ? Ces parfums peuvent-ils par ailleurs nous garantir la distance minimum de sécurité lorsqu’on se retrouve dans une file d’attente ? Enfin, se sent-on démuni si l’on est parti précipitamment s’exiler ailleurs, sans avoir pu emporter tous ses flacons avec soi ?...

Racontez-nous votre quotidien parfumé de confiné.

— 
Photo : Daphnez - Recluse derrière sa forteresse parfumée par Olivier David

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derby13

par , le 17 mai 2020 à 09:23

Bonjour, `
Je n’ai pas retrouvé le dossier "Le parfum fait son cinéma" alors je poste ici, puisque le sujet a un lien avec le confinement.
Sur youtube, Madonna a posté pendant le confinement une vidéo où elle "chante" dans sa salle de bain. Derrière elle on aperçoit des étagères chargées de flacons de dont on devine les marques : Artisan parfumeur, Diptyque, Frédéric Malle, ByRedo (?)... Mais impossible de savoir de quels parfums il s’agit exactement. Avez-vous une idée ? Certains auront peut-être de meilleurs yeux que moi !

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par , le 7 mai 2020 à 19:18

Bonjour à tous
Je ne sais si c’est ce confinement mais un fait est certain, j’avais envie d’un parfum à la vanille et j’aimerais commander celui de Réminiscence sur le site Origines parfums mais j’aimerais savoir si ce site est fiable ?
En effet j’ai entendu parler de contrefaçon le concernant.
Qu’en est-il ?
Merci d’avance de vos réponses.

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par , le 7 mai 2020 à 21:14

Bonjour Nastassja640,
Aucun problème avec le site Origine Parfums. C’est l’un des sites en ligne auprès desquels j’ai très souvent - peut-être même le plus souvent- commandé et il n’y a rien à redire : choix vaste, prix très compétitif, service efficace et rapide. Je n’ai jamais reçu le moindre article qui puisse ressembler à une contrefaçon. Tout est authentique.

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par , le 8 mai 2020 à 09:27

Bonjour Adina76
Merci beaucoup pour votre réponse.
Belle journée ?

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marieofthevalley

par , le 22 avril 2020 à 16:43

Bonjour à tous, je suis nouvelle sur AP. Depuis quelques semaines, je passe mes journées de confinement à vous lire (chroniqueurs et parfumistas).
Après avoir passé des nuits à lire et relire "les cent onze" je me suis littéralement fait une obsession des parfums. Je me suis mise en quête du parfum de ma vie, du parfum qui dit : "voilà qui je suis".
Je m’adresse à vous ici car c’est l’occupation numéro 1 de mon confinement. Après avoir envoyé un "en quête de parfum", je me demande néanmoins si la rubrique est toujours éditée au vu des dernières dates de publication. Etant d’une nature très impatiente je vous soumets donc ma requête ici (merci à ceux qui prendront le temps de me lire) :
Je m’appelle Marie, j’ai 21ans et je vais bientôt commencer une formation de fleuriste (une autre de mes passions). Je suis très curieuse, extrêmement espiègle et je m’émerveille de tout. Je suis sensible et tous mes sentiments sont exacerbés. J’adore dessiner, peindre, écrire, en bref : j’adore CREER. Physiquement, je ne suis pas très grande (1m58), j’ai la peau très très TRES claire et je ne bronze jamais. J’ai les yeux bleus, des cheveux bouclés très volumineux (châtains clairs avec des reflets dorés/roux). Je suis de corpulence normale, voir fine. Je suis tatouée sur les hauts des bras, les côtes et la cheville (tatouages de tous les styles, relativement loufoques).
J’adore les végétaux, la nature, la mer, la forêt, la campagne... Si j’étais une fleur je serais le muguet, si j’étais un fruit je serais la groseille, si j’étais une couleur je serais couleur glycine, si j’étais une chanson je serais L-O-V-E de Nat King Cole. Je rêve de trouver un parfum duquel je puisse dire : "si j’étais une odeur je serais...".
Mon odeur "madeleine de proust" doit être la pluie d’été ou les odeurs de sous-bois humide lors des cueillettes de champignons.
Je n’aime pas les parfums entêtants ou opulents. Je n’aime pas du tout les parfums sucrés. J’aimerais beaucoup trouver un parfum frais mais femme. Je n’en peux plus des parfums de "fille". Je voudrais que mon parfum dise : "oui, je suis espiègle et mutine, oui je suis pétillante et je ressemble à une poupée de porcelaine mais je suis aussi une femme, une vraie !". Néanmoins, je le veux frais, léger, avec une petite touche de sensualité.
J’ai porté Nomade de Chloé mais je le trouve quelconque et bien trop sucré (à l’époque je prenais le premier parfum qui "sentais bon" pour ne pas trop embêter les vendeuses), j’ai porté Eau Belle d’Azzaro mais je l’ai porté ayant 16ans et il fait trop jeune fille. Je porte Like This d’Etat libre d’orange en ce moment mais je l’ai acheté dans un moment ou j’avais besoin de réconfort et maintenant je le trouve trop "gourmand" voir "culinaire", pas assez frais, pas assez moi. J’adore vraiment Like This mais ce n’est pas moi.

J’espère vraiment que vous pourrez m’aider car je suis totalement perdue. Merci beaucoup !

- Marie.

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par , le 27 avril 2020 à 21:05

Bonjour !
En vous lisant je pense immédiatement à In love Again d’Yves st Laurent, à l’ombre dans l’eau de Diptyque, ou cassis frénésie, sa petite sœur, plus abordable, de Roger et gallet.

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par , le 27 avril 2020 à 23:18

Bonjour.
Tout d’abord, merci pour votre réponse.

Je viens d’aller voir la description de "in love again" Yves Saint Laurent que je ne connaissais pas du tout et quelle surprise : il semble (sur le papier) parfait pour moi ! Merci beaucoup, vous avez parfaitement compris ce que je cherche, maintenant j’ai extrêmement hâte d’aller le sentir (j’en trépigne d’impatience) !
En ce qui concerne "l’ombre dans l’eau" j’avoue que je louche dessus depuis un petit moment et j’attends avec impatience de pouvoir le sentir également !
Merci beaucoup pour vos conseils avisés ?

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par , le 28 avril 2020 à 08:18

Bonjour !
Je suis ravie d’avoir pu vous aider. Ces trois parfums sont vraiment très beaux et bien construits, j’espère que vous y trouverez votre bonheur. Pour la pétillance et le côté mutin, je les trouve parfaits ! De plus ils sont assez peu portés.

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par , le 28 avril 2020 à 10:54

Bonjour à vous et bienvenue parmi nous :)
De votre présentation je retiens le côté nature, aussi je pense à Jicky de Guerlain en edp, Aôd de Lostmarc’h et son petit côté "journée à la plage devant l’océan", et en fruité je reviens toujours à Amethyst de Lalique, une jolie mûre fraîche, feuilles et fruit, très estivale.
Voilà c’est tout, bon courage pour vos recherches !

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par , le 28 avril 2020 à 16:04

Bonjour.
Encore une fois, quelle jolie surprise pour moi de me sentir aussi comprise !
Votre sélection me semble extrêmement pertinente. J’ai hâte de sentir le monument qu’est Jicky (avant je n’imaginais même pas pouvoir porter ce genre de chef-d’oeuvre mais vous m’avez intrigué).
Merci d’avoir pris le temps de me lire et d’avoir répondu avec autant de justesse. Je vous ferez mon petit débriefing dès que j’aurai senti ces jus.

- Marie.

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par , le 28 avril 2020 à 15:56

Bonjour,
J’ai fais mes petites recherches sur "cassis frénésie" également et encore une fois j’ai l’impression que vous avez tapé dans le mille.
Je vous fais un retour dès que je suis allée sentir toutes ses merveilles ! Merci encore.

- Marie.

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par , le 28 avril 2020 à 17:43

Vous savez que Roger et gallet est une marque distribuée en pharmacie ? Si par hasard vous aviez à vous y rendre, ce serait l’occasion avant l’heure de le rencontrer !
Belles découvertes à vous ! Et bienvenue dans cette communauté de passionné/es !

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par , le 28 avril 2020 à 17:48

Je ne savais pas ! Je dois effectivement me rendre en pharmacie dans peu de temps. Pour la première fois de ma vie j’ai hâte d’y aller.
Merci, votre communauté me plaît énormément ! Vos échanges sont très enrichissants.
Merci à vous tous !

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par , le 16 mai 2020 à 15:13

Mon odeur "Madeleine de Proust" doit être la pluie d’été ou les odeurs de sous-bois humide, je pense à Après l’Ondée de Guerlain bien sûr

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par , le 21 mai 2020 à 17:01

Bonjour,
Je viens de sentir "in love again" que je trouve MERVEILLEUX !!! Merci pour vos conseils !
J’ai voulu sentir Après l’ondée mais il ne l’avait plus... J’ai senti "Quatre" de Boucheron que je trouve très médiocre, trop classique, trop lourd. Et j’ai senti "Habit rouge" pour mon compagnon qui est sublime !

Merci pour vos précieux conseils, "In love again" est parfait !

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par , le 21 mai 2020 à 20:28

Parfait ! Profitez bien de ce petit bijou ! :-)

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par , le 22 mai 2020 à 17:12

Bonjour, énorme revirement de situation olfactif !
Je suis retournée en parfumerie aujourd’hui et je suis tombée totalement amoureuse de Mitsouko ! J’ai enfin trouvé mon parfum de peau, mon identité olfactive ! J’ai sélectionné Shalimar comme parfum de soirée et d’occasion que je trouve extraordinaire et Rose Pompon de Goutal en parfum frais !
Je suis tellement heureuse pour Mitsouko, je suis subjuguée, émerveillée, comme hypnotisée. Je ne peux m’empêcher de sentir mon poignet.
J’ai senti Après l’ondée que je trouve fabuleux mais la vendeuse m’a dit qu’ils allaient bientôt l’arrêter... je suis si triste... J’aurais aimé l’avoir en parfum frais...

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par , le 23 mai 2020 à 10:22

C’est un vrai revirement en effet ! Mais c’est ce que j’apprécie avec nos chers parfums, ils suscitent des émotions, des ambiances très différentes et j’aime en avoir plusieurs pour coller au "moment".
Tout est permis et tout est possible, quelle liberté... :-)

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Déborah

par , le 22 avril 2020 à 10:02

Bizarrement, moi qui étais si volage en matière de parfums, je n’en ai gardé que trois depuis le début du confinement, un surtout : le cri de la lumière de Parfum d’Empire. C’est mon parfum doudou, mon antidépresseur quotidien. J’en use et abuse et vois mon flacon se vider avec inquiétude. Il faudrait peut être en faire un stock, comme pour les pâtes. Désolée, en ce moment, pour moi, j’j’ai honte, mais c’est un produit de première nécessité, pour ne pas sombrer dans l’angoisse et le chagrin de ne plus voir et toucher mes petits enfants. Dire qu’avant ce satané confinement, je n’aimais que les parfums à l’oud ou au patchouli ! Les deux autres parfums qui trouvent grâce à mes yeux certains jours sont l’extrait de parfum Oud de Kurdjian et Ganymède de M. À. Barrois.
Je crois que je vais définitivement m’en tenir à ce trio dans un éventuel après-confinement : ils m’auront tellement aidée à dépasser l’angoisse et la peur de mourir...

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ana

par , le 21 avril 2020 à 19:18

Bonsoir chers amis confinés.

Je veux, d’abord remercier notre Sehnsucht nach dem Duft qui nous a fait part de son expérience avec cette saloperie de virus. C’était simple et profondément personnel. Vous m’avez préparé et rassuré quand au mienne. Rhume, sinusite et finalement virus. Quand j’ai perdu goût et odorat, pendant seulement 3 jours, je savais à quoi j’avais affaire. Température 3 jours suivants et une respiration laborieuse pendant environs une semaine.
Et j’etais sage, j’ai respecté scrupuleusement tous les règles, j’ai une santé fragile...

Je suis en quarantaine jusqu’à la fin de la semaine ; et parfaitement consciente de la chance que j’avais avec ma version abrégée de ce virus. J’en suis toujours très fatigué, mais j’ai l’accès à l’internet et à cette fabuleuse communauté. Pour l’instant, mon plus grand probleme est ; un de mes sites préférés, Origines P, propose des alléchantes promotion sur les Malles, Goutal et je peux faire des fabuleux dégâts sans sortir dehors.

Quand on est malade, le simple fait de se laver et changer est un defis presque insurmountable, ça se fait en étapes et avec une sieste à la fin. Une tasse de thé dans un pyjama propre avec peu de parfum et on se sente comme un être humain au nouveau.

La tisane à la menthe m’a aidé plus que tout autre chose avec la respiration et la nausée générale. J’ai continuée de me parfumer, avec un peu plus de précaution et des affaires propres, poudrés, floreaux aldehydés. Mes réserves de Estée, N°5, Eau Première et Ombre Rose ont sérieusement diminuées.
Je prépare une expédition au supermarché du coin à la fin de la semaine.

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par , le 22 avril 2020 à 05:59

Bonjour Ana,
Votre commentaire est touchant ; imaginer que les simples gestes du quotidien deviennent à ce point une épreuve ça fait peur...
Quand le corps est diminué à ce point et certainement le moral avec, ici les amoureux des odeurs que nous sommes comprenons à quel point un parfum peut sauver une journée, redonner un peu le sourire, faire du bien tout simplement, avec d’autres réconforts que sont la sensation de propreté et le plaisir des papilles si c’est encore possible.
Le plus difficile semble être derrière vous mais je vous souhaite néanmoins un bon rétablissement.
PS : tout comme vous j’ai vu les promos sur origines ^^ eh oui c’est bien tentant.

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par , le 26 avril 2020 à 16:28

Bonjour Ana,
Cela me fait plaisir de savoir que mon écrit a pu vous aider dans cette épreuve. C’était en effet mon but en faisant part de mon expérience qui s’était bien fini de rassurer... Prenez soin de vous, et, vive l’odorat !

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lililatigresse

par , le 16 avril 2020 à 10:44

Bonjour à tous,

Comme la plupart d’entre vous je partage ce besoin de senteurs hespéridées, d’effluves un peu "herbeux", mais j’ai aussi besoin de soleil. Sans aucun parfum dans mes bagages (je suis, ô sacrilège, partie de Paris la veille de l’annonce du confinement pour la Normandie), j’ai profité d’un passage à la pharmacie (rien à voir avec la fameux virus) pour me procurer l’eau de Lotus Bleu de Roger&Gallet, que je portais il y a longtemps. Un peu méfiante quant à mes souvenirs, je n’ai pas été déçue : dès la vaporisation les notes fraîches d’agrumes ont fusé, pour rapidement se transformer en un cœur floral où j’ai pu percevoir fugacement la rose et la fleur d’oranger. Mais déjà les notes de fond ont fondu sur moi : patchouli, oliban et vanille m’enlacent telle une étole légère, procurant sur mon moral les effets des rayons du soleil sur ma peau. Après un mois sans me parfumer, chose qui n’arrive jamais d’ordinaire, je suis revenue à la vie en quelque sorte, en refaisant des choses que j’aime et qui m’apportent du plaisir. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Je n’en sais rien, mais je compte bien rattraper mon retard (progressivement, pour éviter de me noyer dans le Nil...). En diffusant autour de moi ses senteurs florales et printanières, cette jolie eau fraîche rend décidément ce terne quotidien plus lumineux.

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par , le 13 avril 2020 à 07:31

Climat étrange : les températures quasi estivales et l’ambiance plombée provoquent chez moi un besoin de parfums légers. Je me suis quasi étouffé en mettant Bel-Ami vétiver l’autre jour et Vétiver de Guerlain passe à peine, lui qui était souvent mon parfum d’été.

Avant le confinement j’avais fait quelques achats dont Pour un homme parfum. Aïe, lui aussi je le trouve trop lourd. Je crois que c’est dans ma tête en fait. Au moins ce n’est pas un signe d’anosmie, c’est juste psycho ou psychiatrique (youpi !)

Je trouve ma thérapie grâce à Jicky edp : mon parfum de confinement. Je ne l’ai jamais autant porté. Merci l’ancêtre dont le fond poudré me ravit.
Quand je ne teletravaille pas je porte Guerlain homme eau boisée dont le duo vetiver-citron vert (du citron, du citron !) me rafraîchit et me soutient sur place au boulot. Je l’ai découvert avec la canicule de l’été dernier. Sa tenue est très bonne sur moi et son vétiver est un des plus beaux de la parfumerie de masse, du moins à mon avis.
Avec ces deux Guerlain je me console. Il m’en reste assez.

La situation actuelle fait reconsidérer ses stocks. Petit stock pour moi mais suffisant avec les échantillons.
Je regarde mon placard de la salle de bains comme ma bibliothèque désormais : un stock de sources de plaisir et d’émotions. C’est déjà bien, même si je voudrais plus. Mais patience, cela viendra. Jicky prouve bien que le temps est relatif. Merci l’ancêtre.

Bonjour chez vous, comme disait un autre confiné célèbre.

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par , le 13 avril 2020 à 21:32

bonsoir vous avez acheter "pour un homme " de caron l’eau de parfum c’est bien ça ? comment est il par rapport à l’eau de toilette ?la lavande est elle toujours aussi présente ?

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par , le 15 avril 2020 à 13:44

Bonjour Kinou.
Le Pour un Homme que j’ai est neuf avant confinement. Il est noté comme « parfum » et, je crois, remplace la version « impact ».

Le flacon est fumé noir vers le haut, très beau et l’emballage est aussi plus élaboré.

Pour en revenir au jus : on (re)découvre Pour un Homme avec une meilleure concentration et peut-être de plus belles matières : la lavande et la vanille rayonnent. J’ai l’impression qu’un fond d’ambre a été ajouté.

Tout ceci est plus capiteux : on arrive plus vite sur les notes de fond, avec un effet papier d’Arménie assez plaisant, mais qui ne fait que passer au profit des muscs en fin (j’aime moins).

Avez-vous essayé Jicky qui a un petit air de famille ? Une superbe lavande, une belle vanille, mais une construction plus « facettée », moins fondue que le Caron...que paradoxalement je trouve plus daté et conventionnel.

La tenue respective est est sans mesure : bien 8 heures pour le Caron (mais bon, ses notes de fond, aïe) contre un petit 3-4 heures pour Jicky en edp (!), mais j’en remets. Le flacon historique aux abeilles est lui aussi une merveille. Sur les vêtements la tenue des deux est plus égale : plus d’un jour.
Et puis, la superbe guerlinade en fond...je fonds.
En tous cas deux superbes parfums qu’il est stimulant de comparer.

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par , le 15 avril 2020 à 19:25

La Guerlinade, ça n’existe pas ♫
Ca n’existe pas ♪

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par , le 16 avril 2020 à 07:12

Ils sont terribles ; - )

C’est vrai que la guerlinade est un peu une arlésienne. À part le parfum éponyme (bien postérieur à Jicky d’ailleurs) elle semble être une idée reconstruite après coup pour justifier l’air de famille de certains Guerlain lié à l’utilisation de bases assez proches.

Le fait que Shalimar serait dérivé de Jicky auquel on aurait ajouté de la vanilline (comme pour les crêpes ??) est aussi peut-être une légende commode.

Restons basique : Jicky sent bon et sa base poudrée me plaît.

Précision aussi : je n’ai jamais connu Jicky dans son flacon d’origine, qui reste utilisé pour l’extrait. Je l’ai découvert dans son flacon recharge moche à insérer dans le flacon de voyage que je n’ai jamais acheté tellement il était clinquant. Je suis heureux que soit utilisé maintenant le flacon abeilles des eaux de Cologne historiques. Très décoratif dans la salle de bains.

J’ai constaté qu’au passage l’eau de parfum avait un peu changé : les notes animales me semblent moins mises en avant.

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Jane B. Root

par , le 12 avril 2020 à 11:08

Comme Isabelle003 j’ai besoin de citron, de citron et encore de citron. Je m’asperge d’Eau de Rochas plusieurs fois par jour. J’ai abandonné mes autres "usuels" pour des jours meilleurs. Knowing, Chloé (le premier, celui de Karl Lagerfeld), Séville à l’aube dorment dans le noir, confinés en attente de droit de sortie.
Mais l’odeur qui me manque le plus est celle de mes chevaux dont je suis privée momentanément. Leur absence est douloureuse, physiquement. Je voudrais pouvoir comme à mon habitude plonger mon nez dans leurs pelages. Milan et son odeur mâle, âcre, une odeur de sauvignon à son apogée. Alise et son odeur de foin et de fleurs des prés séchés et qui me bouleverse à chaque fois que je la respire. Qui s’intensifie avec la transpiration après le travail et qui se niche juste là derrière ses oreilles duveteuse et où je sais exactement la trouver. Ju et son odeur de vieille Dame un peu sur le retour mais qui jette encore des feux de thym, de menthe et de curcuma dont je parsème ses rations. Dido et ses relents d’ail qui m’accueillent dès que je franchis la porte des écuries. Là aussi j’en mets de bonnes rasades dans sa ration quotidienne et qui exsudent par tout son corps au printemps et en été.

C’est un tel manque je respire en cachette mes gants d’équitation et qui ont collecté toutes ces odeurs mêlées. Mon nez les distingue, les sépare, les retrouve. Mon nez travaille et s’améliore dans cet exercice. Et je comprends tant et mieux le métier de gantier-parfumeur.

Et que dire de l’odeur de ma fille absente ? Qui a choisi de se confiner avec nos chevaux dès le début, préférant un habitat ô combien spartiate à la séparation. Son odeur de bébé que je garde en moi et retrouve parfois sur elle 24 ans après. Son odeur de jeune fille, Petite robe noire de Guerlain qui inonde sa chambre de jeune femme certaine de ses choix quand tout à coup j’ouvre son armoire pour ranger quelque chose. C’est si abrupt que je dois m’asseoir sur son lit un moment. Et respirer, respirer, respirer encore.

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par , le 12 avril 2020 à 11:44

Merci Jane b. Root pour cette évocation pleine de sensibilité de votre manque de ceux et celles qui vous sont chers et que les odeurs vous permettent de retrouver, de sentir, presque de toucher. Odeurs singulières et propres à chacun que vous entretenez visiblement et qui vous sont rendues. Pouvoir émotionnel sans pareil des Parfums de pallier l’absence. Vive l’odorat ! Prenez soin de vous.

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par , le 12 avril 2020 à 14:59

Milan et son odeur mâle, âcre, une odeur de sauvignon à son apogée.

Attention, certains risquent de vous tomber dessus en jurant que les odeurs n’ont pas de sexe ou ne sont pas genrées ! HIHI

Les chevaux exigent un tel soin ! Je n’ose pas imaginer à quel point cette séparation doit être angoissante et difficile. La rupture avec les animaux que j’aime et que je considère comme mes bébés m’est plus douloureuse que toute autre chose...

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par , le 12 avril 2020 à 16:12

Les odeurs n’ont pas de sexe en elles-mêmes, non, sauf à mettre en bouteille chez l’Artisan Parfumeur une Tonique Testostérone ou Œstropithèque chez État Libre d’Orange, mettons. Encore que techniquement les deux sexes produisent ces hormones, quoiqu’en quantités variables.

Quant à leur genre putatif — le genre étant un terme bien galvaudé ces temps-ci mais admettons que tout le monde sache le définir comme le veut la sociologie — j’imagine qu’il y a davantage matière à débattre, puisqu’à l’heure actuelle l’industrie chargée de vendre le parfum au plus grand nombre le fait en segmentant le marché, grosso modo, entre ce qui sent le mauvais déodorant et ce qui sent le bonbec. Soit.

Personne ne devrait s’interdire d’associer les fleufleurs aux fifilles et l’odeur de vieux bouc aux-zhommes-aux-vrais, ça relève de la grande part de subjectivité nécessaire à l’appréciation du parfum pour chacun d’entre nous, je crois. C’est juste qu’aucun parfum ne sera capable de présenter au public une odeur universellement perçue comme absolument féminine ou absolument masculine. Si l’on en vient à se convaincre que les bois qui piquent ont un pénis au bout ou que le caramel est un truc de gonzesse, on en dit sûrement plus sur soi que sur une odeur, mais de toutes les façons on aura rarement eu cette idée tout seul.

Maintenant, je serais plutôt intéressée par un parfum évoquant des odeurs chevalines. MKK peut-être ? Pour le côté sous-la-selle ? Je ne sais pas si Equistrius compte réellement.

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par , le 12 avril 2020 à 16:40

Certains parfums tendent vers un idéal féminin ou masculin, et alors ! Ce dédain pour cette parfumerie que vous présentez comme cynisme mercantile, franchement c’est exagéré. Tout est sexualisé et stéréotypé autour de nous, ne vous en déplaise ! Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, les hommes ont le droit de s’approprier des parfums féminins, il n’y a aucun problème là-dessus. Par contre, que l’on nous dise pas que les odeurs n’ont pas de sexe, parce tel inscrit n’assume pas le fait qu’il porte des parfums pour femme. C’est juste une histoire d’assumer sa part de féminité, rien d’autre.

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par , le 12 avril 2020 à 17:03

L’Heure Fougueuse évoque magnifiquement l’odeur chevaline et des écuries. Et voilà véritablement un parfum qui ne prétend pas tendre vers un idéal féminin ou masculin ! Quoique celles qui s’adonnent aux sucrés rose pâle et rose bonbon de la parfumerie grand public actuelle, risquent à mon avis d’avoir du mal à dompter la bête ! HIHI

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par , le 13 avril 2020 à 05:41

Je relance d’un ho-ho, surtout que c’est assez amusant aussi de voir tant de personnes en ces lieux (et d’autres) souligner à la hâte qu’il n’y a « rien de sale » dans cette Heure-ci. Je suis à peu près convaincue qu’il y a une pointe de regret là-dessous.

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par , le 18 avril 2020 à 05:15

C’est effectivement un parfum crado, un des rares que je ne porte pas au turbin. Pour moi il sent l’écurie mais pour mon aréopage il pourrait facilement sentir l’urine.

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par , le 18 avril 2020 à 07:56

l’odeur de l’écurie peut avoir un certain charme !

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par , le 18 avril 2020 à 17:18

Cela paraît être le consensus.

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par , le 12 avril 2020 à 17:06

IV, L’heure fougueuse de Cartier. Voyez l’article à son sujet sur ce site. Je n’ai pas, toutefois, senti la nouvelle version.

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par , le 12 avril 2020 à 18:41

En fait je m’en fous de ces digressions insipides et pseudo-intellectuelles et qui s’écoutent parler autour du genre des parfums. Merci Helianthe de m’avoir prévenue (sourire)
Ce que je dis c’est qu’enfouir mon nez dans l’encolure de Milan qui sent le mec, et de nicher mes naseaux derrière les oreilles d’Alise qui sent le foin me manque. Le reste je m’en bats.
Odeurs équestres : j’aime beaucoup DZONGKHA de l’Artisan parfumeur. C’est ce que j’ai trouvé de plus proche dans la retranscription d’une écurie le soir quand on rentre d’une chevauchée sous la pluie, que le foin est distribué, que les encolures fument et que les cuirs sèchent.

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par , le 13 avril 2020 à 05:27

« Insipide », « pseudo-intellectuelle » et « qui s’écoute parler » ?! Vous me gâtez, ma chère Jane ! J’éprouve soudain quelque scrupule à ne pas donner habituellement dans le sado-masochisme, constatant que votre aimable personne n’aime que manier la cravache. Au lieu de cela, je vais devoir regretter que votre puissance conceptuelle se fige au seuil de l’écurie.

Je n’avais jamais songé de cette manière à Dzongkha auparavant et vous remercie de m’ouvrir la perspective, j’ai toujours abordé l’équidé par le mauvais bout semble-t-il. Étant moins cavalière que vous, à double titre, je n’aurais pas fait spontanément le rapprochement. C’est drôle, je crois qu’il s’agit d’un des parfums les plus intellectuels que je connaisse ! Mais à sa manière, très apaisant, c’est sans doute l’odeur rêvée pour une mélancolie contemplative, et l’attente du retour auprès des siens...

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par , le 12 avril 2020 à 18:47

nez inexpert : je suis allée lire.
Rien que pour ça : "L’Heure fougueuse nous amène dans un territoire nouveau, celui du parfum amour-dans-une-botte-de-foin" je vais aller le sentir dès que déconfinée.
ça me rappellera des souvenirs ...

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par , le 18 avril 2020 à 01:19

Pour quelqu’un qui vit parmi les bourrins, cela pourrait s’avérer une déception. Moi, cela fait des lustres que je n’ai pas chevauché (j’ai tout gagné, je me suis lassé), alors c’est une bonne madeleine de Proust. Quoi qu’il en soit, pendant que vous y êtes, faites le tour de la collection des heures, je la trouve hors du commun. J’espère que les nouvelles versions sont à la hauteur.

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par , le 11 avril 2020 à 14:21

Du citron ! Le matin l’eau d’Hadrien dans le cou et en après-midi Limone di Sicilia d’Aerin, un merveilleux muguet citronné qui sent bon le printemps.

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neovand

par , le 10 avril 2020 à 17:26

Je salue à nouveau l’initiative de cette discussion (et aussi la multiplication d’articles récents) qui permet de voir un panel de réactions variées (même si beaucoup parlent de parfums doudous) ainsi que des témoignages.

Parallèlement au quotidien parfumé que j’ai déjà évoqué, je réfléchis à l’après. En effet, j’ai mis comme certains d’entre vous la partie « ravitaillement » entre parenthèse durant le confinement. A vrai dire, cela ne change pas grand-chose vu que je n’effectue qu’un ou deux achats par an pour garder une collection de taille raisonnable. Mais l’échéance se rapproche (mon dernier achat date de juin 2019 quand même !) et je me pose des questions sur l’après. Par exemple où acheter, et quelle marque ? J’ai bien envie de soutenir les indépendants, me rendre à la parfumerie « sous le parasol » me parait être une piste par exemple. Même si ce n’est pas là-bas que je trouverai La Panthère. Ce sera donc peut-être une année à deux achats… Tout comme Adina76, les parfums et ce type de pensées m’aident à m’évader du quotidien.

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par , le 11 avril 2020 à 15:38

bonjour si vous souhaitez faire travailler un parfumeur indépendant que j’apprécie beaucoup c’est Olivier Durbano qui est à grasse pas loin de chez moi que j’ai pu rencontrer et qui est vraiment super,je vous conseillerez tourmaline noire et heliotrope,deux merveilles de la parfumerie de niche encore trop méconnu à mon gout.

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