Auparfum

Parfumeurs de demain

par , le 9 octobre 2013

Et me voilà en route vers une école de parfumerie. A 19 ans, cela fait maintenant près de quatre ans que je navigue sur la blogosphère parfum, presque sept ans que je sens tout le temps, tout le temps, tout le temps et enfin, je commence petit à petit à me diriger vers cet obscur milieu qu’est la parfumerie.

Conscient de l’état du marché et des rouages de l’industrie, comment envisager de travailler, de créer devrais-je dire, alors que le métier de parfumeur et de plus en plus contrarié ? Comment, à l’ère des tests consommateurs, laisser libre cours à sa créativité ? Comment composer pleinement alors que la palette des notes se réduit et que de plus en plus de restrictions viennent ronger les lignes des formules de nos parfums préférés ?

A l’heure où les sentiers bifurquent et où un gouffre se creuse, comment verriez-vous le métier du parfumeur de demain ? Quel statut pouvoir donner aux métiers de la parfumerie pour que la situation aille de nouveau de l’avant ?

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par , le 9 février 2016 à 11:24

Bonjour,
Dans le cadre d’un projet pour un nouveau concept magasin alliant la parfumerie et l’optique, est-il possible de répondre au questionnaire ci dessous, cela ne vous prendra que 2minutes
Merci d’avance

https://docs.google.com/forms/d/1AzttUMxP4SiN4-vR1CknVRJEh6mBZyHXEH3KiRPLGyU/viewform?c=0&w=1

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euskalpyth

par , le 22 mai 2015 à 16:48

Bon, ben voilà, on s’en approche, du parfumeur du futur : bravo Jicky !

Je viens de voir le message de Solance te félicitant pour ton admission à l’ISIPCA, et je n’ai pas vu passer l’info ailleurs (j’ai peut-être raté des échanges), mais en tous cas, je te félicite également chaleureusement d’avoir réussi à intégrer cette prestigieuse école !!!!

C’est un peu hors-sujet, je ne savais pas où le marquer, mais je suis sincèrement content pour toi, et je suppose que je ne suis pas le seul...
Alors encore bravo !

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par , le 19 février 2015 à 16:52

Selon moi, les parfumeurs de demain s’associeront au créateurs de mode, il y a tellement d’enjeux ! Ce sujet tombe à pique, j’aurais besoin de votre avis !
Je suis créatrice de maillots de bain et j’envisage de creer un modèle innovant : le maillot parfumé ! Qu’en pensez-vous et quelle serait l’odeur que vous aimeriez porter à la plage ??

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par , le 12 février 2015 à 14:44

Comment se passe cette école de parfumerie ? Cela m’interesse car je ne connais pas ce milieu.

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Koimynose

par , le 3 novembre 2013 à 15:18

Bonjour !
Jicky, avec des siècles de retard, je t’adresse mes plus sincères félicitations. Je suis super content pour toi.
Pour donner un tout petit bout de réponse à ta question, je suis sûr d’une chose, ce n’est pas l’imagination et la curiosité qui te font défaut. Et je crois naïvement que dans l’univers infini des odeurs, les possibilités sont aussi illimitées, et avoir de l’imagination est déjà un atout considérable face aux contraintes industrielles actuelles.
Cela dit, il est une composante qui restera toujours impondérable, à savoir le seuil de prise de risque. Jusqu’où placer le curseur... Car en face il y a quand même la réalité économique (satané Karl Marx). Ce qui relèvera de ton "éthique" propre, si je puis dire ;) Mais sur ce point j’aurais tendance à te faire confiance, question de feeling quoi.
Que la bénédiction d’Iris Silver Mist t’accompagne :D

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par , le 2 novembre 2013 à 12:47

BJR A tous
chefs ami(e)s jbsoin de votre aide
Cherche extrait parfum ambré (qui tient longtemps)

Pouvez vous me donner des noms EXTRAiTS DE parfums ambrés(pour HOMME) ?
Merci

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par , le 2 novembre 2013 à 12:57

Bonjour, ExtraitParfum. Des ambres par centaines... Mais avec Ambre Sultan de Serge Lutens et Ambre fétiche d’Annick Goutal plus cuiré, vous serez comblé. Sillage égal aux extraits les plus concentrés. Beaucoup moins cher et facilement trouvable, L’Eau de Baux de l’Occitane pourra peut-être vous plaire, si vous acceptez son côté cyprès résineux : un excellent rapport qualité-prix. Les femmes vont vous suivre partout ;-)

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Sun Jae

par , le 29 octobre 2013 à 11:54

Cher Jicky,
.
J’arrive comme la cavalerie, après tout le monde, pour te féliciter pour ce choix de carrière qui n’a pas l’air facile. J’ai lu le livre de J-C Ellena pour la collection Que sais-je il n’y a pas longtemps, et le moins que l’on puisse dire est que devenir nez est un chemin semé d’embuches mais aussi riche en aventure. Je te souhaite donc tout le courage nécessaire et une bonne petite dose de civette bien pure et odorante pour ton choix de carrière.
.
Pour répondre à ta question "comment verriez-vous le métier du parfumeur de demain" (qui est une question piège vu qu’elle renferme en elle une foultitude d’autres questions), je dirai les choses suivantes :
.
Connaissances en chimie
J’aimerai, comme déjà dit précédemment, que le parfumeur de demain maîtrise la chimie aussi facilement qu’il enfile son slip le matin. De cette manière, il sera peut-être en mesure de décortiquer encore mieux les divers composants des matières premières devenues interdites afin de les restituer le plus fidèlement possible. De là, en découlera :
.
Respect des formules anciennes
Que les parfums subissent des remaniements ou des reformulations semble être devenu la norme. A tort ou à raison, je ne sais pas. Cependant, je pense que si ma Mamy était encore ce monde, elle aurait du mal à reconnaître son Arpège (ma mère ne l’a pas reconnu). Pour moi, le parfumeur de demain devra être capable de reproduire un parfum disparu (ou reformulé) en collant au plus près au modèle original. Si il veut en faire une variante, très bien, mais qu’on arrête de prendre le consommateur pour un branquignol et que l’on renomme aussi le produit dans ce cas (Revenge of Arpège, genre)
.
Création et innovation
En tant que chimiste chevronné, j’aimerai que le parfumeur de demain découvre de nouvelles molécules afin de créer des parfums encore jamais senti. Qu’il innove et ose se lancer dans un produit qui peut-être ne sera jamais un best of, mais qui restera portable tout en étant hors norme. Ce qui nous amène au :
.
Marketing
Ne nous leurrons pas, le parfumeur de demain (et même d’aujourd’hui) ne peut plus rien faire sans un département marketing. Cependant, le marketing devrait travailler plus en symbiose avec le parfumeur, et non pas lui dicter ses actes. Que des jus comme LVEB, Invictus ou Si sortent, très bien. Ils cartonnent, ils atteignent leur cible (le nombre de mes amies qui trouvent Si ou LVEB sont « vraiment joli et élégant »), ça fait katching dans les comptes en banque. Mais n’oublions nous pas, nous en tant que G.I. ou Navy Seals des parfums, que le nez s’éduque, et que pour la moyenne des civils au pif aussi fin qu’un sein de Nabila, Si ou LVEB sont de beaux parfums qui plaisent vite et bien. Ce que la société veut de nous en tant que consommateurs en fait. Le parfumeur de demain devrait pour moi, être capable de créer un parfum « de masse » qui plaira à tous : le département marketing et financier qui se frottera les mains, les civils qui ouvriront un cadeau de Noël parfumé avec le sourire, et les membres du SWAT Parfum qui y trouveront un parfum accessible et en même temps fin et racé (cela dit, je trouve que ce tour de force a été réussi par Mathilde Laurent et sa splendide gamme Baiser Volé, mais je ne sais pas où se situe ce parfum sur l’échelle des best of/rentabilité).
.
En ce qui concerne la question « Quel statut pouvoir donner aux métiers de la parfumerie pour que la situation aille de nouveau de l’avant ? », je dirai qu’il faut reconnaître la parfumerie comme un art à part entière. Je pense cependant que les parfums étant considérés pour beaucoup comme produits de luxe (ce qui est vrai, quand on a pas beaucoup de sous, le commun des mortels va plutôt s’acheter de quoi se sustenter ou de quoi se vêtir plutôt qu’un parfum), beaucoup de personne s’en détourne. Et comme beaucoup de choses, la passion ou l’intérêt pour les parfums est très subjectif, tout comme l’art. Du coup, le parfum est fort lié à l’argent (cf marketing), ou rn tout cas c’est comme ça que je le vois. Le parfumeur de demain devrait être en mesure de pouvoir concilier cet aspect peu reluisant qu’est la finance, avec le côté artistique du parfum (bonne chance gars !). Bien sûr les parfums de niche n’obéissent pas tout à fait aux mêmes règles que les grandes marques (mainstream ou pas), mais on ne doit pas non plus se leurrer : si le parfum ne plait pas, on ne l’achète pas, et donc pas de rentrées d’argent pour continuer.
.
Voilà mes 2 cent résumés en vrac parce que ça se bouscule un peu dans ma tête en ce moment :p

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Caitlin

par , le 23 octobre 2013 à 12:02

Wow, good for you Jicky !!
Bonne chance dans vos aventures, je vous envie...

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Jicky

par , le 10 octobre 2013 à 22:04

Bonjour à tous,

 

alors je n’ai pas le temps ce soir de répondre en détail à certaines réflexions, mais je tenais tout d’abord à vous remercier pour vos messages d’encouragements mais je dis bien que je suis en route vers une école de parfumerie, pas dedans ^^.

Je croupis encore et toujours dans ma fac de sciences à Versailles, en train de disserter parfum en cours de maths et d’écrire des scénarios farfelus pour auparfum en TD de spectro... Mais je réfléchis à des plans ;)

 

Ce scénario a été fait suite aux interventions de Tubéreuse sur le dossier de Jeanne sur les parfums masculins, avec un débat qui dérivait de manière très intéressante avec des interventions de Poivre Bleu, d’Opium ou encore de Patrice. Et on est revenu sur beaucoup de questions que l’on s’est posé avec ces trois compères en début du mois de septembre (d’où une certaine harmonie du discours).

Avec Jeanne, on s’est dit que l’expression de doutes, les miens mais à travers eux, ceux de cette nouvelle génération de passionnés que vous représentez pertinemment, serait idéale pour partir sur une nouvelle discussion !

 

Je reviendrai plus en détail sur des points qui ont été posés ce week end ou après (emploi du temps un peu chargé en cette fin de semaine). Et je ne pense qu’on ne fait que débuter cette conversation ;)

 

Bien évidemment, vive l’odorat ;)

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Farnesiano

par , le 10 octobre 2013 à 13:58

- La merveilleuse nouvelle que voilà ! Tout d’abord, mille bravos, Jicky. C’était la suite logique de votre parcours, tout sur ce site et le vôtre prouve qu’on a affaire à un parfumeur né ! Qu’en attendre ? Pas assez au fait des enjeux économiques de la parfumerie dite de niche, où le pire peut côtoyer le meilleur, et redoutant l’appauvrissement de la parfumerie grand public (chez nous en Belgique, les rayons parfums diminuent sauvagement au profit des cosmétiques) je ne peux que souhaiter aux futurs parfumeurs un long et riche apprentissage, avec tout le sérieux, toute la patience et la bonne dose d’humilité nécessaire pour que cette formation porte ses fruits à long terme. J’ai bien du mal à imaginer ce que sera la parfumerie dans dix ans : aujourd’hui, ça fuse de tous les côtés. Et nous en Europe, nous sommes pas au fait de tout ce qui sort ; la parfumerie explose, se démocratise et s’élistise tout à la fois. Quelle complexité ! Comment créer l’inédit, comment le vendre, et dans quelle jungle ?(cfr La Note bleue de JC Ellena)
- Très égoïstement, j’aimerais que les parfumeurs parviennent aussi à recréer aussi fidèlement que possible, toutes ces matières aujourd’hui interdites, qui autrefois caractérisaient tant de merveilleux parfums ! Sans être un nostalgique rétrograde, je rêve qu’un jour qu’on ressorte Parure, que Miss Dior soit le vrai Miss Dior, etc., la liste est interminable. Serez-vous aussi ce grand reformulateur à l’ancienne ? Bon vent, Jicky, envers et contre tous les obstacles à venir ! Sincèrement et encore bravo. Farnesiano

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