Auparfum

Les mal nommés

par , le 12 décembre 2013

Qui n’a pas connu une Bérangère très dévergondée et un Marcel branché tendance hipster ? Pas vous, moi non plus. Pourtant, nous avons tous déjà côtoyé des personnes qui ne correspondaient pas du tout à l’image que nous nous faisions de leur prénom. Il en est de même avec les parfums. Si certains, aux intitulés abstraits, comme les numéros de Chanel ou de L’Artisan Parfumeur, ne peuvent rater leur cible puisqu’ils n’en n’ont pas, l’absence d’un nom concret éliminant le pouvoir d’évocation qu’aurait une référence plus tangible, d’autres parfums aux noms plus évocateurs courent le risque de tomber à côté de ce qu’ils sont censés suggérer....

Il y a surtout deux manières d’échouer au baptême d’un parfum.

La première, plus subjective, est de ne pas parvenir à évoquer l’association liée au concept plus ou moins abstrait auquel il est renvoyé. Ainsi, on peut adorer ou pas J’adore. Personnellement, je n’adore pas du tout J’adore. (Il ne faut surtout pas entendre la phrase comme suit, "Je n’adore pas du tout, j’adooOore !" ; voilà comment une simple virgule peut faire basculer du désamour à la passion. #comiquedel’absurde) Personnellement, selon moi, si la vie est bel et bien belle (souvent), La Vie est Belle est laide. Ce qui devrait évoquer la joie ne m’évoque que nausées et écœurement. Si j’aime Angel, il n’a d’angélique que le nom tant son sillage dévastateur a pu sembler sortir tout droit de l’enfer pour certain(e)s. Voilà pour les parfums nommés selon un concept : auquel on peut adhérer ou non.

La seconde erreur qui peut être commise, plus objective, est d’évoquer autre chose que l’élément concret signifié dans le titre du parfum. Dès lors que l’on intitule un parfum du nom d’un objet matériel concret, il ne reste plus qu’à tenter de le reproduire au mieux ou de jouer avec. Si Brin de Réglisse, Vanille Galante et Fille en Aiguilles peuvent sembler plus ou moins concrets, ils renferment des abstractions qui peuvent permettre de jouer avec. En revanche, nommer un parfum Une Rose, Rose Absolue, Le Jasmin, Tubéreuse etc, implique normalement de leur rendre honnêtement justice de la manière la plus fiable possible dans un intervalle ou un spectre créatif dont la largeur est plus ou moins importante selon la créativité de son auteur. Tonka doit rendre hommage à la fève tonka, mais selon l’angle souhaité en fonction des différentes facettes exploitées (plutôt amandée ou plutôt miel et tabac). Honey, lui, est un parfum totalement à côté de la plaque tant il évoque autre chose que le miel (une salade de fruits pas de toute première fraîcheur en l’occurrence).

Et vous, quels sont les parfums que vous trouvez mal nommés, dont le nom vous tape sur les nerfs en comparaison de ce que vous avez senti ? Et, si vous avez des exemples positifs, de noms étranges pour des choses plus intéressantes qu’on pourrait le croire à la seule lecture de leur intitulé, n’hésitez pas. Montrez-nous que, parfois, la parfumerie, ce n’est pas juste un attrape-nigauds...

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Petrichor

par , le 5 septembre 2019 à 14:17

Super post. Je suis content qu’Iridescente le ressuscite, et me le fasse découvrir par la même occasion.

Ma réponse à la question est : "Euh... qu’importe le flacon pourvu qu’on ai l’ivresse ?"
Si le parfum est beau, qu’importe le nom. Mais comme 95% des parfums ne sont pas très intéressants (euphémisme), je préfère ne pas alimenter la morosité ambiante.

Je suis gêné quand un joli nom est gâché par un parfum décevant. Je rejoins Iridescente : L’eau de Circé et Vent de folie étaient des noms très prometteurs.

Les jolis noms sont rares, parce que la quasi-totalité des mots sont déjà déposés.
(Dans la bédé Dilbert, le service marketing raconte que seuls les noms de maladie sont encore libres de droit. :D)

Quand je vois un joli nom, quand le flacon innove, quand le concept est joli, quand le nez est un des meilleurs, mais que le parfum est trop subtil, je trouve qu’il y a une opportunité manquée.
Et je pense à "L’envol" et "Carat".

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par , le 5 septembre 2019 à 20:33

Vous me flattez, Petrichor (je ne me lasse pas de ce pseudonyme, à propos, voilà une de mes odeurs naturelles préférées) mais rendons à César... en l’occurrence, à Anece, ce qui lui revient, car c’est à elle, ou lui, que nous devons l’heureuse initiative d’une réponse, hier, à un ancien message au sujet de Portrait of a Lady. Dont moi, j’aime assez le nom, du reste, plus sans doute que le parfum.

À ce propos, je ne sais vraiment pas quel parfum me paraîtrait mériter le nom d’Envol, pour être franche. Fragrantica m’apprend que celui de Cartier a eu quelques homonymes : un Lancôme de 1957 (un chypre « caressant comme un aile » d’après la réclame...), un Ted Lapidus de 1981 qui était en fait la réplique du précédent (« un nom léger, aérien, car c’est le parfum de l’espace, de la nuit et du temps », dixit Ted dans un court accès de lutensisme) et un Tiens (groupe chinois fondé en 1995) plein de courge marine, réservé aux hommes. Ah, et un Lalique de 1991, flanker de Lalique si j’ai bien compris, fruité musqué propre avec un très joli bouchon. Je vous laisse juge de la pertinence sémantique des jus ci-dessus listés.

Sinon, je puis rajouter à la liste initiale, celle des « mal-nommés » (de peur que quelque modérateur en maraude ne me jette hors de cette page pour excès de digressions), le nom de Cacao Aztèque, que je porterai demain (j’ai besoin de réconfort, et aujourd’hui était dévolu à Santal Majuscule) de Perris, lequel parfum est souvent incompris des foules s’attendant en général à une aventure torride au lieu d’un floral discrètement épicé. Sinon, je propose Insolence de Guerlain, et toute la série des calembours pathétiques de Lancôme à base de circonflexions opportunistes.

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par , le 5 septembre 2019 à 23:36

Les noms de maladie, ça donnerait des résultats sympas : Rougeole d’Hermès, Angine de Mugler, Joyeuse tuberculose de Guerlain, Chancre de Chanel, Balafre de Glaucôme, Rosa di filariosa de Bois 1920, Charbon de Balmain, Bucoliques de Provence de l’Artisan (pas besoin de le changer, celui-là)... Peut-on se faire virer de ce site pour jeux de mots débiles ?

En ce qui concerne Vent de folie, je n’ai pas de compassion pour celui qui en attendait quoi que ce soit d’autre qu’un coulis pour filles de 14 ans. Ce nom annonçait clairement la couleur.

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par , le 5 septembre 2019 à 23:46

Mais justement ! Je suis visiblement anosmique à certaines de ses molécules, et pour moi Vent de Folie n’est qu’un petit nuage de poussière grise un peu grasse avec un peu d’orange synthétique. Si seulement j’avais droit au coulis ! Je rêvais de coulis, moi !

(Si je fais un méchant parallèle entre la champignonnière de Voleur de Roses et le candida albicans, vous croyez que Jicky débarque dans ces colonnes pour me faire la peau ?)

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par , le 5 septembre 2019 à 23:52

Errata : et merdre (comme disait Ubu – ce n’est point un juron, aimables modérateurs, mais une Citation Littéraire), j’ai confondu Vent de Folie avec Quel amour !. Enfin, les titres. Je compte me livrer à un tour de passe-passe imprégné de mauvaise foi sous vos yeux ébahis, en m’exclamant bien fort que Quel amour ! est un nom parfaitement ridicule, quoique pas autant que Petite Chérie.

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Iridescente

par , le 4 septembre 2019 à 22:11

L’Eau de Circé, par Pierre Guillaume. Un machin faiblard sans grand intérêt qui me fait une impression de gel-douche heureusement fugace. J’ai été profondément déçue.
Vent de Folie, aussi. C’est du sous-Goutal, et de loin. Je cherche encore et la bourrasque, et le fantasque.

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S9

par , le 23 octobre 2018 à 05:11

Charogne d’Etat Libre d’Orange ; une belle création qui semble desservie par l’image du vautour se ruant sur une bête morte ! Ou par des comportements humains pas jolis jolis : "espèce de charogne, va !" voilà à quoi je pense quand je lis ce nom...
Etat Libre d’Orange se moque des conventions et ne cherche pas à faire rêver.
Mais je crois que zapakh sera ravie de ce "déterrage de topic" pour citer d’autres créations de cette marque aux noms farfelus ;-)

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par , le 23 octobre 2018 à 08:38

Merci Caroline !
Je suis d’accord avec Charogne qui m’évoque donc Parfum Sacré de Caron plutôt que la décomposition. J’adhère au concept de la marque Etat Libre d’Orange (not just a fragrance_a state of mind) et la plupart des noms sont réussis à l’exception de celui de la toute dernière création I am Trash - Les Fleurs du Déchet. Trop plat ? Trop littéral ? Trop de mots ? Je ne saurais vous dire, mais je trouve qu’il ne fonctionne pas du tout. Il claque moins que les autres.

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Aberystwyth

par , le 7 juillet 2017 à 09:03

Un parfum mal nommé, comme cela a été soulevé par nombre de ceux qui l’ont essayé : "Comme une Fleur", de Dear Rose. Même si certains ont senti une rose dissimulée, ou une fleur d’oranger dérobée, je me suis fait engloutir par son patchouli... Et même si je peux comprendre l’ironie de certains noms comme "Angel", qui a été soulevé à plusieurs reprises, j’ai de la peine à saisir comment je suis censé ressentir une fleur en sentant ce parfum. En tout cas, cela contribue à une expérience déstabilisante, donc encore plus intéressante ! Mais je pense que le parfum mériterait un nom plus en accord avec son accord (-_-), comme peut-être Patchouli Originel ? (Oui, je sais, ce n’est pas très original, mais c’est déjà plus fidèle que Comme une fleur...

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par , le 7 juillet 2017 à 13:32

Bonjour Aberystwyth,

Tellement d’accord, ce "Comme une fleur" ne mérite pas son nom, et c’est dommage car le jus est pourtant si intéressant ! Alors que "Mentha religiosa" de la même marque est un nom de parfum tellement parfait !

Aucun rapport, mais j’avais envie de rajouter "Le mimosa" d’Annick Goutal, qui n’a de mimosa que le nom, hélas, et qui, le pire à mon sens, n’a aucune odeur de fleurs, et se perd dans un jus au contraire très fruité.

En règle générale, je n’aime pas les noms de parfums banals ou trop simples, avec par exemple le mot "amour" dedans (et il y en a pléthores !).

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par , le 8 juillet 2017 à 09:57

Tout à fait d’accord, Aberyswyth, Comme une Fleur porte mal son nom. Ce beau parfum, à apprivoiser, méritait mieux. Comment le nommer ? Avez-vous une suggestion à nous faire ? Il m’arrive souvent d’imaginer de nommer différemment des parfums aux noms banals. La liste s’allonge de ceux qui me viennent à l’esprit au hasard de lectures, promenades ou visites d’expositions.
Dans vos parfums portés, je vois l’Eau de Gaga : encore un nom triste à pleurer pour un bien joli parfum, n’est-ce pas ? qui risque de disparaître, je le vois soldé partout.

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par , le 8 juillet 2017 à 17:07

Bonjour, Fille d’Avril, bonjour Farnesiano, ça fait plaisir de voir que mon post vous fait réagir ! Et je pense que nous ne sommes pas les seuls à pense que Comme une fleur mérite un meilleur nom. Malheureusement, ce parfum raconte une histoire que je n’arrive pas à lire, contrairement à d’autres, ce qui fait que je n’arrive pas à lui trouver un nom qui puisse être le titre de son histoire... Je risquerait de tomber dans les noms mièvres que vous n’aimez pas, Fille d’Avril. Farnesiano, vous devriez y arriver bien plus facilement ! Peut-être effectivement dans la veine de Mentha Religiosa ? C’est vrai que c’est un beau nom...

Fille d’Avril, je n’ai encore jamais senti Le Mimosa, pensez-vous qu’il en vaille le coup de nez ? Apparemment non, au vu de votre post, mais je ne sais pas si vous parlez seulement du nom qui vous déçoit, ou si c’est le parfum dans son ensemble qui trompe sur la marchandise.

Farnesiano, je ne sais pas trop quoi penser sur l’Eau de Gaga... Même si en y réfléchissant, le nom est banal et ennuyeux, je le trouve assez drôle à prononcer, surtout pour un français... C’est vrai que Gaga Juice aurait été moins consensuel... Mais peut-être aurait-ce été l’étincelle qui aurait permis à ce parfum de trouver son public ? Même si au final ce n’est pas tellement un parfum clivant.
Personnellement, j’ai été un peu déçu, j’avais lu que c’était une sorte d’à cheval entre CK One et les Jardins d’Hermès, mais je n’ai pas réussi à lui trouver une ressemblance qui m’attire. Il est vrai que je l’ai essayé à la va-vite, peut-être devrais-je lui donner une deuxième chance ? Je l’ai fait pour Lady Gaga, et je ne le regrette pas...

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ChrisB

par , le 14 décembre 2016 à 12:23

Au-delà des mal nommés, ce qui me sidère parfois est le manque d’imagination sur le nom choisi. Je trouve cela aussi frustrant qu’un chanteur sortant un album "éponyme". Cette faute de goût est je trouve l’apanage des parfums masculins, et aucune maison n’y échappe : Dior Homme, YSL pour homme, Pour Monsieur de Chanel, L’Homme d’YSL, Guerlain Homme, Azzaro pour homme, Pour un homme de Caron, Bottega Vendeta pour homme, Bilgari pour homme, les innombrables Man ou Men (CK, Paul Smith, Bulgari, Thierry Mugler, Rochas, Prada, Marc Jacobs, Comme des garçons...), les sports (Burberry, Porsh, Polo Sport.... - pour un flanker, passe encore...-), les coloristes (Blu, Bleu, Black, Noir, Rouge...). Le genre de nom qui ne me fait vraiment pas rêver.

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Adina76

par , le 18 octobre 2016 à 18:43

Selon moi, l’un des plus mal nommés qui soit est "Mon parfum chéri". Comment la maison Goutal a-t-elle pu affubler d’un nom pareil ce bel aristocrate, si chic et hautain, plutôt évocateur de l’élégance très années 40 et 50 ? Certes ce parfum se veut un hommage de Camille à sa mère, mais un tel nom doit beaucoup nuire aux ventes de ce parfum rare et complètement à part dans la collection Goutal. Il doit en effet probablement plutôt attirer les Lolitas en quête de sent-bon "doudou" alors qu’il s’adresse en fait à une toute autre clientèle : celle de femmes plus mûres, adeptes de "Parure" et autre "Jolie Madame " irremplacées. Bref, Annick Goutal tient là un parfum magique susceptible de capter une autre clientèle un peu "orpheline" suite à la disparition des vrais grands chypres et se fourvoie avec un nom bien dans la lignée de bon nombre de ses produits et sans aucun rapport. Il y a fort à craindre que cette erreur marketing ne coûte la "vie" à cette superbe création. Quel dommage !

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Pénélope

par , le 22 juillet 2016 à 14:23

Je ne comprends pas le nom du parfum "l’Ombre dans l’eau". Ce nom m’évoque quelque chose de triste et d’effrayant, alors que le parfum me renvoie à une rose toute douce, un peu humide certe, avec une pointe de mousse. Quelqu’un pourrait m’expliquer ?

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par , le 23 juillet 2016 à 06:25

Bonjour Pénélope,

c’est amusant les ressentis personnels ! Pour moi "l’Ombre dans l’eau" est un de plus beaux noms de parfum que la profession ait utilisé !
Sans connaitre l’idée initiale Diptyque, pour pour moi il évoque des tableaux de la série des Nymphéas de Monet, l’ombre d’un saule qui flotte dans le courant d’une eau ruisselante.

Il existe un article ici même, par Jeanne : http://www.auparfum.com/l-ombre-dans-l-eau,144

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par , le 23 juillet 2016 à 09:34

Comme vous, Passacaille, ce nom de parfum est un de mes préférés, et il ne m’évoque pas une atmosphère angoissante, bien au contraire... Je ne pensais pas aux tableaux de Monet, mais je trouve votre évocation très juste.
Pour ma part, ce qui m’a toujours fait rêver ; ce sont les sonorités, l’allitération en "l", la répétition de la liquide en parfaite adéquation avec la vision que le titre suscite chez moi : des branches dont le reflet "l’ombre" tremble dans "l’eau" sous l’effet de la brise, et je sens une douce fraîcheur qui baigne cette scène, comme lorsque par une chaude journée d’été on recherche les bienfaits du sous-bois sur les berges d’une rivière ombragée.

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par , le 25 juillet 2016 à 16:23

Merci Passacaille et Garance2 pour votre reponse.
Je comprends que ce nom vous évoque une ombre sur l’eau et non pas "dans" l’eau. C’est bien plus poétique comme cela !
Les échanges sur ce parfums dans la page de sa critique sont très intéressants. J’aime notamment les images évoquées par Michel, vieux jardin, roses dans un panier d’osier, thes dans des tasses en porcelaine... Je l’ai porté l’autre jour, j’ai effectivement eu l’impression de passer l’après-midi dans un jardin de cottage. C’était génial ! J’aurai aime un nom qui reflète davantage cela.
Mais tant mieux si le nom "l’Ombre dans l’eau" a ses adeptes !!

a bientot !

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par , le 28 mai 2015 à 00:25

Pour moi ,le parfum qui incarne le moins bien son nom c’est Angel
comment avoir choisi une symbole de douceur pour un parfum aussi agressif et puissant, à moins d’être de ceux qui pensent que dans chaque ange se cache un démon ???
peut-être a-t-il été crée pour ce genre de femmes qui ont l’air ... mais qui ne le sont pas ?
quoiqu’il en soit, c’est un parfum qui me dérange !

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Clara Muller

par , le 5 mai 2015 à 15:35

Pour moi Ambre Narguilé des Hermessences devrait s’appeler Pain d’Epice ou Noël !

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par , le 27 décembre 2018 à 15:31

Tout à fait Clara Muller, En entendant Ambre Narguilé , on attend à quelque chose de fumé, oriental, traditionnel , alors que c’est un parfum à base de cannelle et beaucoup de canelle

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PARFAN

par , le 14 mars 2015 à 21:06

FELINE FRAGRANCE : comme son auteur, un joyau !

Si, dans l’histoire des maisons, certaines reprises de noms pour de nouveaux jus sont plus ou moins des idées qu’il aurait été souhaitable de laisser dans les cartons (je pense à ivoire de Balmain ou bien encore plus ancien Lumière de Rochas), il est à souligner la nouvelle tentative de Cartier... Certes pour le néophyte le flacon peut être placé immédiatement parmi les plus belles réussites du moment, même s’il est largement inspiré des autres créations de la maison (je pense notamment à baisé volé).

Pour les plus puristes, voir un parfum reprendre, au sein de la même maison, un nom d’une fragrance sortie des années 80 peut laisser poindre une reprise marketing sans effet réel sur la création olfactive... Il n’en est rien ! Car si l’on s’attarde sur le nom, on observe en tout premier lieu que le "Panthère" des années 80 est devenu "La" panthère en 2014... Je me suis rendu en parfumerie, le jour de son lancement le 15 mars, pour découvrir cette nouvelle création du joaillier... Un seul mot pris à notre ami jean de la fontaine : le ramage vaut le plumage : flacon exceptionnel (même si à mon sens il est à regretter que le traitement du verre profilant la tête du félin ne soit pas assez prononcée), jus extraordinaire (pêche, poire, gardénia, rose...)... En quelques mots et en guise de conclusion, un "jus" dans la grande lignée de la parfumerie française, pensé, réfléchi pour faire naître une émotion et non pour répondre à un diktat marketing de tendance...

Félicitations pour cette belle création, héritière de feu "Jolie Madame" dans la famille olfactive qui, à ce que j’ai pu apprendre, ne sera plus jamais proposé... C’est ainsi dans la parfumerie, on ne connaît pas le phœnix qui renait de ses cendres : on assassine en double sens... En supprimant tout simplement ou en revisitant sans se soucier qu’en adoptant une telle attitude on encourage très vite la désaffection pour une marque. Des aléas pour les maisons mais parfois et pour le plus grand désespoir des utilisatrices (mais aussi des utilisateurs, souvenez vous du sublime Sagamore de Lancôme) une histoire qui se résume in fine par des "alea jacta est...".

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