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Putain des Palaces

État libre d’Orange

Flacon de Putain des Palaces - État libre d'Orange
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Baisers irisés

par , le 8 mars 2019

« Putain des trottoirs, putain des palaces... » chantait Gainsbourg en poète amer dans Ronsard 58. Ronsard à qui les roses ne sont pas étrangères. De quoi inspirer une odeur de lèvres-pétales et de baisers...

Bien loin d’évoquer le bâton de rouge gras oublié depuis trop longtemps sur la coiffeuse, les lèvres sont ici fraichement rosées, souriantes et espiègles. Des notes de mandarine et de gingembre égayent le traditionnel accord rouge à lèvres rose-violette-iris, tandis qu’une framboise gourmande donne l’envie irrépressible d’y goûter.

Puis, quand le trop-plein de baisers a presque effacé la parure irisée de ces lèvres apprêtées et étalé leur moire jusque dans le cou, monte une odeur de nuque chaude. Les notes cuirées et ambrées corrompent l’accord cosmétique pour révéler ce qui se cache sous le rouge, la poudre de riz et les fards. La peau nue. Toute nue. Avec ses doux relents de cumin.

D’inspiration classique, Putain des palaces parvient à moderniser cet accord rouge à lèvre qui depuis La Rose Jacqueminot de Coty se décline sur tous les tons, et semble fredonner, comme une réponse à Gainsbourg : « Girls just wanna have fun ! »

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Le Nez Insurgé

Bordeaux (33)

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par , le 13 janvier 2020 à 06:16

mACRON DEMISSION !!!

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rose de nuit

par , le 14 mars 2019 à 08:59

Je parlais de trois fleurs de Parfum dEmpire en réponse à Farnesiano !

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Chanel de Lanvin

par , le 9 mars 2019 à 10:00

Bonjour,je ne pense que ce parfum soit pour moi,par contre je porte avec plaisir Rien Intense Incense
il ne faut pas avoir froid aux yeux pour le porter,2 pulvérisations suffisent pour vous transporter dans une aura remplie d’encens,et tant pis si les autres n’aiment pas.
Voilà ce que j’attends d’un parfum et suis heureux de porter cet ovni de cette maison.
Dans un genre différent je compte me lancer à découvrir THE AFTERNOON OF A FAUN très bientôt.

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par , le 9 mars 2019 à 18:04

Bonsoir Beer Luc. Vous citez mes deux ELO préférés, auxquels j’ajouterais Fat Electrician, Fils de Dieu du riz et de... ainsi que la craquante et tonique Amourette Roland Mouret. Rien Intense Incense est à mes yeux le chef-d’œuvre de cette marque qui ne me convainc pas toujours. Le nom des parfums, leurs flacons, les couleurs francophiles, le packaging général quoique assez sympa, ne m’enchantent pas particulièrement, ne me font pas rêver. Affaire de goût. Mais tant de numéros dans la marque décourage leur approfondissement... En revanche, ce Rien Intense Incense est une tuerie adressée aux amateurs de sensations fortes, une belle claque à la Bandit de Robert Piguet, une détonation aussi culottée que sensuelle. Il y a tout dans ce Rien : cuir, rose, encens, iris, aldéhydes, patchouli, poivre... Un parfum renversant et addictif !

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par , le 10 mars 2019 à 14:47

Bonjour Beer Luc (enfin re- ;))
Afternoon of a Faun est un de mes parfums fétiches, et mon préféré de chez ELO. C’est un chypre à l’ancienne qui me fait beaucoup penser à 1000 de Patou.
J’aime bien cette Putain des palaces et curieusement, elle ne m’a jamais évoqué les cosmétiques, odeur avec laquelle j’ai un peu de mal...
Vous éveillez ma curiosité avec Rien Intense Incense. Je n’arrive plus à trouver Bandit et je me demande si je ne vais pas être obligée de lui trouver un successeur..

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par , le 10 mars 2019 à 15:18

J’ai eu l’occasion se sentir Bandit il y a quelques années et je n’y ai pas adhéré du tout.
Je l’ai trouvé trop vert,très piquant,ce qui n’est pas le cas avec Rien Intense Incense,qui malgré son côté vert,l’encens le réchauffe et l’ensemble bien équilibré.
Mais ce n’est que mon impression.

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par , le 10 mars 2019 à 15:43

De toute façon, dès que je vois cuir ou encens, il faut que je trouve le moyen de sentir. Alors les 2 présents dans un même parfum...

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par , le 10 mars 2019 à 15:47

Mon numéro 10 de Bertrand Duchaufour chez L’Artisan Parfumeur ! Je crois bien que je suis sa fan numéro 1 sur ce site, d’ailleurs.

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par , le 10 mars 2019 à 15:54

Bonjour Iridescente
Celui-là, votre commentaire précédent m’a donné envie d’aller le sentir également...

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par , le 10 mars 2019 à 16:18

J’en suis ravie ! et vaguement intimidée...
Vous y trouverez un encens épicé sur un cuir embaumé de vanille et de benjoin, avec une pointe de fenouil et des vapeurs d’héliotrope sur un fond finement poivré et musqué. Je suis follement heureuse que Bertrand Duchaufour ne soit pas allé vendre la recette à MDCI plutôt qu’à l’Artisan.

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par , le 8 mars 2019 à 18:59

J’adore ce parfum... Mais pour moi, il a un fond très animalisé. Le cumin ressort de manière importante, pas vraiment douce. Il me fait penser à ces bouquets de fleurs opulents , dont l’odeur reste plaisante même si on sent derrière les effluves comme un début de corruption. Et pourtant, on ne peut s’empêcher de plonger son visage dedans, un peu comme sur la peau d’un être aimé trempé de sueur. Il appartient cependant bien à l’univers des parfums cosmétiques, mais je le trouve très éloigné d’un parfum girly comme Lipstick rose.

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par , le 9 mars 2019 à 16:19

Je crois bien qu’en matière de rose au cumin il pourrait bénéficier d’une comparaison avec Rose Poivrée de The Different Company qui est... une rose au cumin, justement, c’est-à-dire une rose à la civette, c’est-à-dire une peau nue encore moite après l’effort (et quel effort...) où l’on fleure encore la rose écrasée sous le corps durant les ébats...
Je m’emporte, mais j’ai toujours vu Putain des Palaces comme la trousse à maquillage d’une danseuse des Années Folles. La plus belle poudre de riz pour moi c’est celle d’Habanita mais celle-ci est particulièrement séductrice, c’est vrai.

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par , le 10 mars 2019 à 13:10

Je ne connais pas Rose poivrée, votre post me donne envie d’aller le découvrir. Pour ce qui est d’Habanita, je n’ai pas exactement la même impression. J’adore ce parfum, mais pour moi, il a un net aspect ambré, je ne le classerais pas dans les Poudrés "poudre de riz".

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par , le 10 mars 2019 à 14:06

Il faut dire que pour moi Habanita demeure le parfum de ma mère, qui l’a porté plus de vingt ans (j’ai réussi à viser juste entre deux commandes de recharges 500ml à la fabrique et lui ai mis entre les mains Ambré Lumière pour l’hiver, puis mon cher Rouge Hermès pour le moment, ça nous dépayse tous). Or, ma mère a une peau très particulière, peau de serpent qui avale la plupart des parfums et exalte les poudres ; par ailleurs, elle était grande fumeuse quand elle a découvert Habanita et je présume que cela modifiait la fragrance. D’autre part, Molinard a reformulé à plusieurs reprises, et même s’il s’agit à chaque fois d’une réussite, je suis convaincue qu’on lui aura soufflé de sa poudre au fil du temps, sans doute parce qu’au nez de bien des gens cet aspect boudoir vintage fait « vieillot »...

Rose Poivrée est un fétiche. Il est l’objet d’une espèce d’adorable théorie du complot chez ses adeptes qui affirment qu’il a été reformulé et réduit en civette, au grand dam de Jean-Claude Ellena et de The Different Company qui s’en défendent depuis toujours... Changé ou pas, c’est un jus hypnotique pour moi qui raffole des notes, euh, très corporelles en parfumerie. Une envolée de poivre noir à la limite de l’accident domestique soufflé sur un tranchoir où l’on aurait haché des pétales de rose sur du poivre rose et de la coriandre pilés... C’est un parfum à la fois linéaire et changeant, où rose et civette alternent au gré des mouvements durant des heures. Sensuel en diable !

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par , le 10 mars 2019 à 20:54

J’ai acheté ce parfum il y a quelques jours, la coïncidence m’a fait sourire et m’a poussée à m’inscrire des années après avoir découvert ce site. Comme quoi, il en fallait peu...
Je ne peux qu’être d’accord avec vous Garance :
La première fois que je l’ai senti, je l’ai perçu comme bien innocent, un très beau poudré, agréable, aisé à porter et dont on ne se lasse jamais, bref un parfum qui portait bien mal son nom. Mais après mon achat je lui ai trouvé une sorte de "profondeur" insoupçonnée, cette odeur de bouc qu’il y a si je me souviens bien dans Vierges et Toreros (cela fait plusieurs années que je l’ai senti mais je crois que c’était celui-ci, qui oscillait entre la tubéreuse et le bouc) mais bien mieux mélangée, pas du tout repoussante. Elle rend ce parfum un peu moins "jeune fille en fleur" , il est plus addictif que je ne l’aurais cru... au point que j’ai bien peur de vider mes 50 ml beaucoup trop rapidement !

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par , le 10 mars 2019 à 21:13

Ce n’est peut-être pas à moi, si nouvellement inscrite, de vous faire les honneurs de notre cher site, mais je me permets tout de même de vous y souhaiter la bienvenue, Milady !
C’est drôle... Milady... La Putain cosmétique façon coulisses du Crazy Horse... Ça me fait penser au Milord de Piaf, du coup. Et je me dis comme ça que Putain des Palaces a quelque chose d’une cocotte de chez Maupassant : elle est plus touchante et moins nunuche que Ronsard et Gainsbourg ont tenté de lui (nous) le faire accroire...

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par , le 12 mars 2019 à 14:57

Iridescente, je propose un high five des newbies ! ;)
Une cocotte qui prend le métro aux heures de pointe alors ! Putain des Palaces est assez discret pour le coup, je ne trouve pas qu’il est un très gros sillage. Dans le genre plus affirmé je suis bien tentée d’aller sentir 1889 Moulin Rouge d’Histoire de Parfums qui apparaissait sur ce site dans les parfums rouge à lèvres je crois. Quoique je suis aussi à la recherche d’une tubéreuse...

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par , le 12 mars 2019 à 19:13

Je high-five derechef !
Et je plussoie votre avis sur le sillage de Putain des Palaces qui m’avait un peu déçue, alors que je raffole des parfums cosmétiques. Avec un titre pareil, je m’étais attendue à une espèce de flanker rouge à lèvres de Tabu (« un parfum de puta »), moi... Comparaison à laquelle je soumettrais volontiers Moulin Rouge, au demeurant ! Avant de m’enfuir dissimulée sous une fausse moustache par crainte du lynchage populaire.
Moi, mon lipstick de référence, c’est Incarnata, iris qui fond sur la peau en exhalant une buée de violettes et de roses à peine teintée de framboise, un daim façon gants fins de lady en promenade, et le tout sur un fond d’ambre embaumé de myrrhe particulièrement délicat. Comme tous les parfums d’Anatole Lebreton, il est intime et puissant à la fois, très personnel, et si organique et évocateur qu’il ne peut que troubler les sens.
Pardon pour ce lyrisme débridé, je porte Grimoire aujourd’hui, lequel me met toujours d’humeur littéraire à tendance exubérante en fin de journée après m’avoir rendue contemplative tout le jour. Ça ne rate jamais !

Oh ! quel sorte de tubéreuse ? Opulente-décadente, ou verte ? Je vous préviens, nous sommes presque au printemps et je viens d’entrer en mode total-végétal, ce qui orientera toute recommandation vers Don Son et Un matin d’orage en premier lieu...

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par , le 12 mars 2019 à 21:55

Oh vous me tentez avec cet Incarnata, ça à l’air d’être tout ce que j’aime...Je n’ai jamais rien senti d’Anatole Lebreton, il va falloir que je pallie ce manquement

Do Son a été mon parfum de prépa et celui qui m’a fait aimer les tubéreuses, j’ai un amour fou pour Carnal Flower mais je n’ai tout simplement pas l’argent pour cette beauté donc je cherche un palliatif . J’avais effectivement trouvé Un matin d’orage très joli il y a quelques années et je m’étais dis qu’il fallait que je le re-test. Je suis aussi assez curieuse d’aller sentir Tubéreuse Couture et Tubéreuse Criminelle.
J’aime bien le coté assez vert et piquant des tubéreuses, j’ai un assez mauvais souvenir de Fracas essayé en plein été...

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par , le 12 mars 2019 à 23:01

Je connais bien la sensation parce que j’avais déniché un flacon de White Tubéreuse de Reminiscence pour trois fois rien en plein mois de juillet, et bien cru tourner de l’œil... Je le porte de temps en temps mais seulement par temps frisquet, qui lui coupe un peu les arrondis. J’ai une sainte horreur de la noix de coco en parfumerie et c’est exactement ce que me rappellent la plupart des tubéreuses à vocation exotique. Alors que l’ylang-ylang le plus crémeux ne m’écœurera jamais. Allez comprendre !

J’avoue que je boude un peu les Frédéric-Malle faute de moyens, parce que même si techniquement il existe des flacons de 10ml à 40€ que je pourrais tout à fait m’offrir, j’ai une fâcheuse tendance à calculer le prix au millilitre du parfum et à devenir plus verte que la Fleur de Cassie...
Soit dit en passant, la tubéreuse de Lutens est passé en collection « Gratte-Ciel », à un prix Frédéric-Malle-ready, pas du tout Iridescente-friendly). D’ailleurs, on ne la trouve à Lyon que dans une seule boutique, dans un quartier convenablement huppé. Là, je boude carrément.

En revanche, je crois que je connais une belle tubéreuse à la fois verte et opulente, juteuse, éclatante, et au milieu d’un bouquet qui ne la dépare pas : 3 Fleurs, de Parfum d’Empire. Peut-être que les auparfumistes plus avertis trouveront la brassée de fleurs un peu simple mais c’est une de mes favorites ; les trois divas que sont la rose, la tubéreuse et le jasmin se partagent la scène et réussissent l’unisson avec un naturel confondant. Très romantique, mais d’une chaleur trompeuse qui m’y voit revenir sans cesse avec une espèce de surprise renouvelée chaque fois.

Dans un autre registre : Nuit de Tubéreuse, de L’Artisan Parfumeur. Tubéreuse orientaliste, épicée, boisée, fruitée mais façon mangue très mûre, c’est un de mes fétiches aussi, il me fait l’impression de rentrer dans une boutique d’antiquaire spécialisé dans l’art indien avec Ganesh partout.

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par , le 13 mars 2019 à 11:41

Bonjour Iridescente. Ah 3 Fleurs ! Vous évoquez merveilleusement ce Parfum d’Empire, ce riche et beau bouquet à la fausse simplicité, à l’opulence discrète, car ses tiges demeurent fraîches, bien trempées dans l’eau du vase, grâce à cette note de galbanum, verdeur qui hésite entre jacinthe et narcisse. Mais au fil de l’évolution, cette verdeur se " ramollit ", se fane un peu, pourrit presque, si le terme n’était pas péjoratif, tout en gardant cette eau qui permet au gros bouquet de s’épanouir sans que jamais une fleur n’écrase l’autre. Ce va-et-vient olfactif que je me plais à mener entre la rose, le jasmin, la tubéreuse, l’iris, l’ylang-ylang... m’a permis quand j’ai acheté mon flacon de mieux comprendre, de mieux saisir l’essence même de ces différentes fleurs. D’où la tendresse particulière que j’éprouve pour cette création moderne, aussi souriante que romantique. Un parfum délicieux, vraiment.

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par , le 13 mars 2019 à 11:56

Je suis plutôt de l’avis de ceux qui comme Luca Turin pensent que ce 3 Fleurs c’est un Joy de Patou au rabais.

Quant à Incarnata, là encore c’est franchement bof en ce qui me concerne, je préfère de loin un Lipstick Rose plus fun et coquin ou le magnifique Misia de Chanel.

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par , le 13 mars 2019 à 20:39

Ah, ce cher Luca, le Robert Parker de la parfumerie... Je préfère les bourgognes aux bordeaux et 3 Fleurs à JOY sans aucune hésitation, justement à cause de cette ardeur végétale que Farnesiano décrivait si bien tout à l’heure. En ce qui concerne les grandes bourgeoises au charme un rien clinquant, à JOY je préférerai toujours Rouge Hermès.

En parlant de jus cosmétiques, je vous concède très volontiers qu’Incarnata n’est pas pour tout le monde. J’en aime le caractère presque hiératique, qui pour moi en fait le parfait compagnon de Grimoire en ce qu’il m’évoque la beauté un peu austère d’une femme studieuse et souvent contemplative. Misia est belle mais trop maîtresse d’elle-même... Quant à Lipstick Rose, c’est une petite fille montée en graine qui a chipé le rouge à lèvres de sa mère ; j’aime mieux partager les jeux de Drôle de Rose.

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par , le 13 mars 2019 à 22:05

Ça tombe bien, je suis fan des vins de Bourgogne, le Meursault Premier Cru est un de mes préférés.
Pour le reste, Luca Turin il faut en prendre et en laisser mais j’aime qu’il ne soit pas trop politiquement correcte et qu’il évite d’être pompeux dans ses descriptions. C’est toujours succinct et ça va droit au but sans chi-chi.

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par , le 13 mars 2019 à 22:33

Je ne suis pas certaine d’avoir un favori, mais suivant les circonstances, je pense qu’un Volnay... Très fleuris, les bourgognes. Je suis inséparable des fleurs en parfumerie, peut-être ne suis-je point si versatile en amour, après tout.
Je n’aime pas beaucoup Luca Turin mais ce n’est pas personnel : simplement, j’entrevois mal l’intérêt d’un avis unique, émis par une sorte d’expert autoproclamé, quand je peux constater depuis tant d’années la richesse des conversations, à l’occasion des disputes même, autour du parfum !
D’autant que si je ne m’abuse, notre vaillant aromagourou est connu pour des revirements mémorables. Cela ne m’encourage guère à lui accorder ma confiance.
Quant au caractère lapidaire de ses critiques, à mon tour de dire « bof », parce que j’ai besoin d’un minimum de passion et que je ne crois pas au coup de cuiller à pot en la matière. Le chichi, c’est la vie !

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par , le 13 mars 2019 à 23:38

On m’a servi un Puligny- Montrachet chez Joël Robuchon en février c’était le plus grand vin blanc que j’ai jamais bu. Le dîner là par contre j’ai trouvé que c’était bof, faut être branché foie gras caviar dans une sauce pistache qui fume à moins 180 degrés ! Hi hi !

Luca Turin is a fraud ! LOL

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par , le 14 mars 2019 à 08:30

Les Montrachet sont simplement merveilleux ! Le foie gras sauce pistache me fait moins vibrer. Mais il faut dire que je suis lyonnaise, enracinée en terroirs du Bugey et du Vivarais, et plus orientée Bocuse et côte-du-rhône. Je souscris rarement aux chichis culinaires, pour le coup.

À ce sujet, je me pose souvent des questions existentielles sur l’utilisation de parfum par les convives d’un souper fin : le parfum à sillage doit-il proscrit, comme il était interdit à la grande époque de porter Poison dans certains restaurants... ? Porter un Lutens aussi assaisonné qu’Arabie par exemple, c’est risquer de parasiter l’arôme des plats qui vous sont servis. Moi qui me roule dans Aziyadé vers Noël en me faisant pourtant à chaque fois l’effet d’être un canard à l’orange (« dessert persan » pour Luca Turin), je suis bien placée pour le savoir. Impossible cependant de ne pas chercher à m’assortir au thème d’un dîner. Fashion faux-pas, in French in the text ?

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par , le 14 mars 2019 à 17:56

Je m’incline, vous évoquez avec passion votre région, j’apprécie.
Ce dîner chez Joël Robuchon c’était plus par curiosité dans la mesure qu’il a disparu. Cétait bondé d’américains et de japonais !
À ma grande surprise service rapide, les étrangers sortaient tous de table après un peu plus d’une heure, mais bien sûr les français avaient l’air de rester plus longtemps à table.
Je ne me souviens plus quel parfum je portais, franchement je ne sais plus mais effectivement peu importe le parfum, c’est mieux d’éviter de s’asperger dans tous les sens quand on part dîner dans un resto étoilé.
Je n’ai jamais dîné chez Bocuse, le maître des grands chefs cuisinier, mais je suis allée plusieurs fois chez Daniel Boulud à New York, son protégé, son fils spirituel. Le pauvre a perdu une étoile il y a deux ans et ne l’a toujours pas regagnée ! Haha !

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par , le 13 mars 2019 à 20:53

Bonsoir, Farnesiano – et grand merci ! Double merci, d’ailleurs, pour le gentil compliment d’abord mais aussi pour m’avoir aidée à me rendre compte de la comparaison que je faisais malgré moi depuis le début de cette discussion entre 3 Fleurs et... Grand Amour. Deux bouquets opulents qui s’épanouissent sur la peau, mais là où Grand Amour peut en effrayer certain(e)s par sa maturité, prélude objectif à la mort (un « Mignonne allons voir si la rose... » mais féministe, en quelque sorte, celui de la mignonne devenue femme qui sourit doucement à l’évocation du passé), 3 Fleurs est d’une insolente exubérance qui n’a rien de juvénile. C’est un point d’orgue.

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par , le 14 mars 2019 à 09:38

J’aime le rapprochement que vous faites avec Grand Amour (et sa belle jacinthe, et sa rose dissimulée.) Relire à ce sujet l’excellente critique de Phoebus sur notre site, intitulée judicieusement " Opulent déclin"
https://www.auparfum.com/grand-amour
PS : Je m’amuse en ce moment à comparer 3 Fleurs et Joy (version 2015).
Je laisse aux rabais-joy le soin de conclure ;)

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par , le 14 mars 2019 à 10:21

Qui aime Rouge d’Hermès ne peut qu’apprécier Grand Amour ou encore Chamade...

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par , le 14 mars 2019 à 10:49

Moi qui vénère Rouge Hermès et voue à Grand Amour une affection profonde, je n’aime pas (beaucoup) Chamade ! Il est possible que ce soit dû à la présence insistance des aldéhydes, qui m’empêchent d’aimer tant L’Air du temps qu’Arpège, par exemple. Ne parlons pas de N°5 qui me passe les sinus à la sulfateuse.
Il faudrait peut-être que je juge Chamade porté, une fois l’effet décapant à peinture estompé à mes narines.. . À vrai dire, c’est ma seule façon de porter Arpège, dont la personnalité franche survit sans problème au traitement ; cela dit, je ne peux le sentir que par bouffées. Je soupçonne que ce serait pareil pour Chamade.
Autre confession gênante : je crois bien que j’aime Jardins de Bagatelle. Oups.

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par , le 14 mars 2019 à 12:20

Bonjour Iridescente !
Vous n’êtes pas seule à aimer Jardins de Bagatelle. D’ailleurs, mon amour pour ce parfum est assez récent. J’étais adolescente quand il est sorti et bizarrement, à l’époque, je ne le trouvais pas assez riche. Un comble ! Mais à l’époque, au milieu des Diva, Coco, Poison et autre Ysatis, il faisait en effet bien sage.
Là où je ne vous suis pas, c’est pour Chamade, un de mes parfums pour l’île déserte. Je le trouve infiniment plus séduisant que Rouge Hermès grâce à cette belle note verte (la jacinthe et le bourgeon de cassis je crois) qui lui donne un reflet assez étrange, très lumineux. Cela dit, vous mettez l’accent sur les aldéhydes que j’adore en général mais qui ne me sautaient pas au nez dans Chamade. Ceci explique sans doute cela. À noter que Chamade est tantôt considéré comme un oriental boisé, tantôt un floral ambré aldéhydé. En tout cas un merveilleux parfum riche, complexe, très magnétique. En comparaison, Rouge est "seulement" ambré, somptueux certes, mais la note verte de Chamade lui donne un charme fou et le rend - du moins à mon nez - plus original et attachant. D’ailleurs, c’est Chamade créé en 1969 qui a inspiré quelque 20 ans plus tôt Parfum d’Hermès, la mouture initiale de Rouge. Je vous souhaite de réussir à l’aimer un jour ... souhait hélas superflu, car la version actuelle de Chamade est d’une pauvreté à pleurer ... un véritable sacrilège !

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par , le 14 mars 2019 à 12:54

Bonjour, Adina. J’aimerais tant aimer Chamade... Je tente de m’accoutumer aux aldéhydes progressivement et il me semble avoir fait de petits progrès dernièrement... mais ils me sont vraiment âpres au nez, et me rendent quasiment anosmique à dose conséquente.
Cela dit, vous avez entièrement raison : le Chamade actuel relève de la flotte parfumée. En prime, le tiroir d’où je l’extrais quand je vais humer les Guerlain au Printemps lyonnais est surchauffé au néon, ce qui gâche à peu près tout ce qui s’y trouve. Nahema et Bagatelle paraissent survivre à la torture, aussi les ai-je promus parfums d’anniversaire putatifs. Ce sera en mai, et il me faudra des fleurs.

Je vais vous faire un (autre) aveu affreux : Rouge m’évoque inexorablement les fesses de bébé. Je pense que sa poudre fait ressurgir un vieux souvenir à base de talc parfumé... En tout cas, ça ne fait qu’ajouter à une impression de moiteur assez troublante de dessous de pull qui me rend incapable de le porter en été.
Finalement, l’été venu je porte peu de fleurs, qui me paraissent toujours ou trop capiteuses ou trop froides. Et les exotiques sont si souvent synthétiques ! Euh, synthétique raté, je veux dire. J’ai commis l’impensable l’année dernière et acheté en solde un flanker de L’Air du temps, j’ai été bien punie.
P.S. : je compte sur Diva pour m’habituer aux chypres, à vrai dire. Ses aldéhydes ne me défrisent pas trop, c’est déjà un bon point.

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par , le 14 mars 2019 à 14:22

Vos aveux n’ont rien d’affreux. Tous les parfumistas de la terre peuvent vous dire qu’il n’y a pas de saison pour porter les parfums de son coeur. En ce qui me concerne, dès que la température monte, je restreins mon choix aux hespéridés et aux floraux. Les chyprés touffus que j’adore en temps ordinaire (c’est à dire quand il fait froid) et les ambrés orientaux me donnent alors la nausée et m’importunent au plus haut point. À m’en dégoûter ... ce qui serait bien dommage !

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par , le 14 mars 2019 à 18:52

Me voici donc tout apaisée. Et plussoyante. Mon parfum le plus capiteux l’été doit être Ninfeo Mio, que je pousse le vice jusqu’à porter à l’ombre de ma figuière, mais s’il fait trop chaud je ne le supporte plus, surtout parce que je me mets à lui trouver des faux airs de noix de coco, que je déteste en parfum.

Poudrés interdits de valise l’été, comme les orientaux, mais à petite dose je caramélise quelques soirées d’Ambre Gris que je trouve solaire et salin, très bord-de-piscine. Dans un tout autre registre, le foin de L’Eau de Merzhin m’accompagne nombre d’après-midis d’août. Il m’évoque irrésistiblement le crottin de brebis, à vrai dire, ce qui est très raccord avec mon lieu de villégiature et les souvenirs d’enfance qui lui sont associés, mais quand même.

(Je manque de beaux hespéridés, alors que je les adore.)

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par , le 14 mars 2019 à 08:59

Délicieux parfum ! Une belle découverte que j’ai mis du temps à apprivoiser car je ne le supportais pas au début. J’ai failli le donner dailleur tellement il me semblait lourd, sentant un peu la vieille ! Il est très complexe. J’ai toujours eu des compliments en le portant

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par , le 14 mars 2019 à 09:23

C’est drôle, il y a très peu de parfums que j’associerais spontanément au grand âge, même des choses qui m’évoquent l’ancien et le renfermé type Or des Indes ou Grimoire... Deux ou trois choses légères chez Yves Rocher peut-être, et Coco que j’ai souvent senti sur des bourgeoises un peu confites. Il faudrait faire tout un article sur AuParfum consacré à ces jus et à ces notes particulières que l’on trouve « sentir la vieille », parce que ça m’intrigue diablement !

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par , le 18 mars 2019 à 15:34

Bonjour Iridescente,
Il y a déjà un dossier - j’ai oublié son titre - où l’on traite des parfums injustement décriés. Personnellement, je ne trouve pas que ce soit une bonne idée de s’attarder sur ce genre de commentaires pour la simple raison que ça n’apporte strictement rien, si ce n’est donner aux idées reçues du moment un intérêt qu’elles n’ont pas et enfermer les esprits - et les nez - au lieu de les ouvrir. Les plus grands parfums se sont fait à un moment ou un autre taxer de "pue la vieille". Ce genre de commentaire, très souvent émis par des nez "élevés" au glucose, et ne connaissant pas grand chose d’autre, vous découragera d’aller les découvrir ... et vous fera passer souvent à côté de merveilles. Open your mind, open your nose ... forget the so called "old ladies’ perfumes".

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par , le 18 mars 2019 à 17:44

Bonsoir, chère Adina.
Vous faites une bien judicieuse remarque, mais je vous assure que ma curiosité n’était motivée que par un intérêt pourrait-on dire sociologique, lié à l’histoire du parfum et des odeurs en général. Je songeais davantage aux impressions des forumistes, amateurs éclairés, qu’aux préjugés glucidiques du tout-venant.
J’ai déjà interrogé mon auguste génitrice à ce sujet et obtenu une première hypothèse à base de poudre de riz. Cela dit, l’autrice vénérée de mes jours porte à l’occasion Or des Indes sans aucune ironie (chipé à moi qui lui avais prêté très ironiquement) donc je ne suis pas très sûre qu’elle constitue mon meilleur échantillon.

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