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Flacon de Sancti - Liquides imaginaires
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Immaculée confession

par , le 12 mars 2014

Dans la catégorie “parfums de niche ultra haut de gamme”, j’ai nommé Liquides Imaginaires, issu des esprits arty et ésotériques du designer Philippe Di Meo et David Frossard (le créateur du réseau de distribution Différentes Latitudes et de la boutique Liquides, c’est lui).

Lancé au départ en 2011 sous forme de concept artistique vendu en édition limitée (40 flacons), Sancti était accompagné de deux autres "Eaux-Delà" : Fortis, un patchouli safrané au liquide noir (Lady Gaga = copieuse) et Tumultu un boisé lacté, au jus blanc opalescent.
Vendus à leur lancement soit, au choix 200 euros en flacon de 250ml, soit carrément en grosse amphore à 3000 euros, il faut aujourd’hui débourser environ 350 euros pour le même "petit" flacon de 250ml.

Alors, à quoi a-ton droit lorsqu’on plonge son nez dans l’eau bénite à ce prix-là ? On pousse la porte d’une vieille église de campagne, on pénètre dans un air froid et un peu humide, presque moisi, on cherche le bénitier, et la première odeur qui nous vient, c’est celle citronnée, aldéhydée, un peu "pin des landes" d’un produit pour laver le sol. On imagine la bonne du curé passer son balai espagnol sur les grosses pierres grises et poreuses du sol dans l’heure qui précède. Bon, on est dans une église bien entretenue au moins.

En passant devant le confessionnal, nous parvient son odeur boisée et balsamique astiquée à l’encaustique au parfum de lavande et de fougère épicée.

Puis en s’approchant du l’autel, les volutes de l’encens débarquent plus franchement, sèches, minérales, vaporeuses et blanches comme la lumière qui filtre par la porte restée entre-ouverte. L’olibanum, la myrrhe et un patchouli humide et froid accompagnent d’un voile illimité ce lent pèlerinage en terre pieuse.

Alors c’est sûr qu’il est plus facile de faire des parfums barrés lorsqu’on est soi-même son propre distributeur, on a moins besoin d’arrondir les angles pour convaincre qui que ce soit, à part le client.

Reste à persuader ce dernier de débourser une somme rondelette pour s’offrir le luxe de cet encens lumineux, brillant, astiqué, presque immaculé, mais cependant, et heureusement, loin d’être aseptisé.

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par , le 12 juillet 2020 à 11:04

Grâce à la revue Nez, j’ai appris l’existence d’une famille de parfum comme on apprend qu’il y a des films de genre (le film de boxe par exemple) : le parfum d’église/religieux.
Je recherche depuis longtemps la quiétude de la petite chapelle au bord de la mer à Granville, chapelle du château de la crête (maison familialle très populaire rachetée depuis), le souvenir du presbytère et des discussions interminables avec l’Abbé qui supportait patiemment mes questions enfantines sur l’existence de Dieu (il n’est pas arrivé à me convaincre).
J’ai fait mon benchmark, j’attends les échantillons de Cardinal et Eau Sacrée de Heeley et je suis allé sentir L’Eau Trois de Dyptique. Enfin Sancti au Bon Marché.
Sancti impressionne par son explosion lumineuse de citrus au départ et par sa tenue en effet religieuse ensuite. L’église au bord de la mer était bien là et les discussions avec l’Abbé également.
Reste la question du prix que je trouve intéressante pour ces parfums mystiques qui me rappellent la question de l’existence divine. Imagine-t-on que la réponse à cette question n’ait pas de valeur ? Il ne s’agit pas d’un désir de détente Toscane (Orange Sanguine), ni d’une envie de glaces italiennes (Nina)...
J’ai l’impression que Sancti pourrait me convertir simplement en me vendant très cher ses réponses. Comme quoi le prix/l’habit fait parfois le moine.

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par , le 18 mars 2014 à 01:39

Merci Jicky c’est tout à fait ça, c’est ce flacon !
Dommage que la reformulation soit mauvaise j’en avais gardé un bonne image.

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par , le 18 mars 2014 à 00:41

Bonsoir Jicky et merci de cet accueil. Effectivement les parfums nous donnent des émotions, nous font voyager et activent notre imagination. Certains s’en aspergent pour sentir bon d’autres y consacrent un peu plus d’attention car ils y voient d’autres choses qu’un simple déodorant.

Pour en revenir aux grands et vieux Guerlain il y en avait beaucoup autour de moi dans ma famille lorsque j’étais enfant et ado, ils m’écoeuraient : Shalimar, Jardins du Bagatelle, l’ Heure Bleue mais aussi Opium et le N°5 pour les autres marques.
En les redécouvrant grâce à vous ma vision a complètement changé. Je ne sais l’expliquer. Mon odorat était plus développé à cette époque et peut être plus sensible.
Je ne les ai pas tous sentis notamment Vol de nuit et Après l’Ondée.

D’ailleurs je recherche un parfum Guerlain porté par mon père dont je n’arrive pas a retrouvé le nom. La bouteille était magnifique. je l’aurai reconnu mais je ne l’ai pas vu chez Guerlain. Il était très puissant très cuir, très mâle à mon gout. Il ne l’a pas porté beaucoup je ne peux pas en parler plus.

Merci pour votre aide.

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par , le 18 mars 2014 à 01:30

Peut être était-ce Derby ? : http://2.bp.blogspot.com/--TbV9KpjFUE/UheKurBqYFI/AAAAAAAABgc/5undiUkI2UQ/s1600/derby.jpg

Il a disparu puis a été réédité dans la collection Les Parisiennes. Mais il n’est plus que l’ombre de lui même...

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par , le 16 mars 2014 à 14:08

Merci Jeanne pour votre réponse, je suis convaincu que j’apprendrai nombre de choses sur Au parfum. Et c’est déjà le cas depuis plus de deux mois. Les achats ne tarderont pas et je me suis aperçu que mes goûts sont très éclectiques.

Je suis pour le moment bien indécis tant de choses ont grace à mes yeux. Vero Kern, Mona di Orio, Oriza L Legrand, Parfum d’Empire, me parlent beaucoup. Mais également les vieux Guerlain, Caron, et Chanel etc...... Les découvertes sont faciles les choix plus difficiles. D’ailleurs les trois parfums qui m’accompagnent ne sont pas vraiment proches les uns des autres.

A bientôt pour vos conseils et analyses.

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par , le 16 mars 2014 à 01:24

Bonsoir à tous,

Première intervention sur ce site de passionnés et même sur un quelconque blog. Félicitations aux créateurs de celui-ci et aux intervenants pleins de talents qui transportent les lecteurs et les emmènent vers des contrées parfumées.

C’est bien pour cela que j’ai hésité à intervenir car je ne sais pas parler autour du parfum. Les mots et la technique me manquent. Jeanne ne m’a pas laissé le choix en parlant de Sancti. C’est grâce à lui que je me suis retrouvé sur ce site. J’ai toujours adoré les odeurs, les senteurs mais sans m’intéresser plus que ça aux parfums.
C’est en rentrant par curiosité dans la boutique l’éclaireur dans le Marais après Noel que je suis tombé sur les parfums Frédéric Malle et liquides imaginaires entre autres, inconnus pour moi évidemment. Et là j’ai découvert des choses étrangères à ma propre imagination. Tient ça existe ! est-ce possible ! il l’ont fait ! Et je me suis dis que j’avais raté quelque chose pendant de nombreuses années. D’où ma recherche d’un site traitant des parfums dans la foulée.

Le vendeur m’a fait sentir French Lover : bien mais pas trop emballé et a fait sentir à une amie Portrait of a Lady et là j’ai adoré, elle pas du tout. Nous n’avons absolument pas les mêmes goûts. Et en découvrant Liquides Imaginaires Sancti m’a parlé. Certainement le côté église de mon enfance. Certes ce n’ai pas du niveau de Bois d’encens que j’ai découvert grâce à votre site. Je suis loin d’avoir senti tous les encens d’église mais celui-ci est de haut niveau, sombre, profond et reproduisant parfaitement mon souvenir olfactif de l’église. Sancti est beaucoup plus aérien, éthéré, et malheureusement trop poivré ou "piquant les narines" , je ne sais….. Epicé diriez-vous, agressif. Mais à mes yeux je lui aurais fais une critique un peu plus nuancée. Comme disais Ad Rem d’autres blogs sont plus élogieux. Par contre le concept barré autour du parfum et le coté "fumant" n’est que du marketing bien ciblé vers une catégorie d’acheteurs bien définie. Sancti ne passera pas la porte des églises du Larzac. Je suis bien d’accord avec vous sur ce point. En tout cas Jeanne merci pour votre magnifique prose et vos analyses éclairées et perspicaces. Grace à vous j’ai découvert des choses merveilleuses, je collectionne les mouillettes. Merci également à Jicky et OPium pour leurs envolées écrites. Jicky m’a donné l’envie de découvrir les grands Guerlain, ce fut un grand moment. Je suis tombé amoureux de jicky (le parfum) et de Eau de narcisse bleu.

Néanmoins je n’ai encore rien acheté. Je porte Black de Buvlgari depuis presque ces débuts Yohji pour homme, mais introuvable, et Habit rouge.
Merci à l’ensemble des intervenants qui savent si bien communiquer leur passion.

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par , le 16 mars 2014 à 10:14

Merci mille fois, Effluves, au nom de toute la communauté auparfum !
Vous allez voir, vous m’allez pas regretter votre récente découverte, et vous allez, j’en suis convaincue, vite rattraper votre retard :)

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par , le 17 mars 2014 à 17:18

Bonjour Effluves !

Bienvenue sur auparfum :) vous avez déjà été accueilli par ze Big Boss !
Je suis ravi d’apprendre que j’ai lu vous faire découvrir des merveilles que les vieux Guerlain ou encore l’Eau de Narcisse Bleu ! Ah la la, c’est vraiment un plaisir pour moi de voir que les gens ressentent de belles émotions comme ça à travers des parfums.
Et vous en parlez déjà très bien ! N’hésitez pas à intervenir ici et là, j’ai hâte de vous relire.

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Perfume Echoes

par , le 14 mars 2014 à 23:21

J’ai été assez impressionnée par "les eaux sanguines", en plus Philippe di Meo était dans la boutique et m’a personnellement expliqué le concept de la marque, c’était passionnant..
Le sang, le vin, le sacré - rétablir le lien ancestral entre le parfum et le divin, j’ai trouvé ça très mystique et résultat : je suis sortie de Liquides avec Dom Rosa ! Ce parfum...imaginez que vous êtes sur une terrasse ensoleillée, que vous buvez un bon champagne et il pleut des roses, vous me comprenez...

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par , le 17 mars 2014 à 23:47

En essayant de faire abstraction du concept et du prix, j’ai trouvé comme vous le dernier trio alcoolisé plus sympathique que le trio premier avec Santi (proche de La Liturgie des Heures chez Jovoy) : entre Champagne Rosé, Cocktail Vin Blanc/Vin Rouge et Porto Liquoreux mon nez a été intrigué....Je dois y retourner au calme ressentir tout ça ;)

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Ankalogon

par , le 12 mars 2014 à 17:32

Lors d’un tour chez Liquides (un air de Nose ? ), bien accueilli et en dépit de l’entrain de la demoiselle de boutique, Liquides Imaginaires m’ont laissé de béton, ce qui ne fut pas le cas pour d’autres maisons.
Par ailleurs l’article met en lumière des prix débridés.
Enfin dans les chroniques, introduire la notion de rapport qualité-prix comme pour d’autres produits industriels de luxe, aurait elle un sens...

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par , le 12 mars 2014 à 23:03

Bonsoir Ankalogon,
en publiant Sancti, je savais qu’on allait forcément aborder le sujet du rapport qualité-prix :)

Comme je viens de le dire ci dessous à CuirFélidé, je considère que non, le prix n’est pas justifié, mais quand bien même c’est vrai, est-ce que cela implique qu’on se censure et qu’on ne puisse pas parler des parfums ? Ou qu’on les discrédite uniquement à cause de leur prix ?

Je conçois que cela puisse déranger de faire abstraction du prix, mais cette démarche participe selon moi à la vision du parfum comme un art, critiquable pour sa forme artistique, et les émotions qu’il suscite, et non pas forcément ramené à son prix au kilo, comme n’importe quel autre produit de consommation.

Dit-on d’un Picasso : « il est très beau, mais franchement pour le prix...... » ?

Après, évidemment que c’est important le prix, c’est comme aller dans un nouveau resto hyper cher et se faire servir en entrée une "bonne salade verte", même si elle est très bonne, fraîche, croquante, avec des petites herbes et une bonne vinaigrette, on est déçu, on espérait mieux, on est pas venu pour ça, on ne reviendra pas :)

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par , le 13 mars 2014 à 15:18

Les découvrir, en parler, etc, c’est épatant. Les comparer à des œuvres d’art je me demande dans quelle mesures c’est pertinent. Quoique pourquoi pas une nouvelle classification : Le parfum 8e ou 10e art ?

Malheureusement nous somme dans un monde consommatique, même les Hommes sont étiquetés comparés, mesurés et l’œuvre d’art n’échappe pas à ce principe. Du coup un Picasso est préférable à un Koons.

Finalement ces dernières années, un foisonnement parfumé se confond avec l’image du resto branchouille.

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par , le 13 mars 2014 à 16:03

Et c’est , ce qui à mon sens génère le grand intérêt d’un site comme "auparfum" ; guider nos petits naseaux dans cette jungle artistico-business, cher Ankalogon.
Au plaisir de lire un de vos prochains avis, taillé au fil du scalpel.

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par , le 13 mars 2014 à 22:33

D’après le copyright d’Octavian Coifan (entretient ici :http://www.auparfum.com/Octavian-Co..., c’est du 8ème Art qu’il s’ agit en parlant parfumerie....Voir son blog pour explications (blog incroyablement prolifique dont il ne reste que des "traces" aujourd’hui :( ) :http://1000fragrances.blogspot.fr/2...

Pour Sancti, les bloggers italiens ont très tôt parler de lui et avec plaisir (encens/église un cocktail apprécié de l’autre côté des Alpes ?! :) ) ici http://lagardenianellocchiello.blog... ou là http://neroprofumo.blogspot.fr/2014...

Reste le prix comme le dit Jeanne :(
Moi je resterait chez Comme des Garçons pour jouer avec l’encens "frais" ^^ : le dernier de la trilogie Blue est finalement pas si mal que ça en prenant en compte le prix au ml ;)

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par , le 13 mars 2014 à 22:36

D’après le copyright d’Octavian Coifan (entretient ici :http://www.auparfum.com/Octavian-Co... ), c’est du 8ème Art qu’il s’ agit en parlant parfumerie...
Voir son blog pour explications (blog incroyablement prolifique dont il ne reste que des "traces" aujourd’hui :( ) :http://1000fragrances.blogspot.fr/2...

Pour Sancti, les bloggers italiens ont très tôt parler de lui et avec plaisir (encens/église un cocktail apprécié de l’autre côté des Alpes ?! :) ) ici http://lagardenianellocchiello.blog... ou là http://neroprofumo.blogspot.fr/2014...

Reste le prix comme le dit Jeanne :(
Moi je resterait chez Comme des Garçons pour jouer avec l’encens "frais" ^^ : le dernier de la trilogie Blue est finalement pas si mal que ça en prenant en compte le prix au ml ;)

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par , le 13 mars 2014 à 22:37

D’après le copyright d’Octavian Coifan (entretient ici :http://www.auparfum.com/Octavian-Co..., c’est du 8ème Art qu’il s’ agit en parlant parfumerie....Voir son blog pour explications (blog incroyablement prolifique dont il ne reste que des "traces" aujourd’hui :( ) :http://1000fragrances.blogspot.fr/2...

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par , le 13 mars 2014 à 22:39

Pour Sancti, les bloggers italiens ont très tôt parler de lui et avec plaisir (encens/église un cocktail apprécié de l’autre côté des Alpes ?! :) ) ici http://lagardenianellocchiello.blog... ou là http://neroprofumo.blogspot.fr/2014...

Reste le prix (en augmentation) comme le dit Jeanne :(
Moi je resterait chez Comme des Garçons pour jouer avec l’encens "frais" ^^ : le dernier de la trilogie Blue est finalement pas si mal que ça en prenant en compte le prix au ml ;)

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par , le 13 mars 2014 à 22:50

Pour Sancti, les bloggers italiens ont été assez gentil avec lui (probablement que le cocktail encens/église fonctionne bien de l’autre côté des Alpes ?!) : ici http://lagardenianellocchiello.blog... et là http://neroprofumo.blogspot.fr/2014...

Reste le prix (en augmentation) comme le souligne Jeanne :(

Pour un encens "frais", je resterais moi chez Comme des Garçons où finalement le dernier Encens dans la trilogie Blue n’est pas si mal que ça lorsque l’on rapporte le prix au ml : http://musquemoi.blogspot.fr/2013/0...

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par , le 14 mars 2014 à 09:44

Merci AdRem de nous faire découvrir ces deux blogs italiens que je ne connaissais pas encore ! Décidemment, la blogosphère parfumée est toujours remplie de bonnes surprises...

Macis, merci, je suis fière de faire des visites guidées dans la jungle !

Ankalgon, en effet, la parfumerie n’est pas officiellement reconnue comme un art, mais comme un artisanat. Auparfum milite ouvertement comme beaucoup d’autres blogueurs pour sa reconnaissance comme un art (le 8ème, 9ème, 10ème, peu importe ;) afin de préserver son patrimoine, et reconnaître la démarche créative du parfumeur, ce qui n’est pas totalement le cas aujourd’hui.
Mais oui, vous avez cependant tout à fait raison quand vous dites que la parfumerie ressemble parfois en de nombreux points à la "restauration branchouille" : bien souvent beaucoup trop d’argent mis dans le décor, et pas assez dans l’assiette :)

Bonne journée.

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par , le 14 mars 2014 à 21:12

Bonsoir Adrem,
Autre succès pour les liquides imaginaires chez Bergamoto e benzoino, de l’autre côté des Alpes, toujours.
Ils vantent toutefois les mérites de leurs eaux sanguines et non de leur eau bénite... La saga des Borgia continue, à moins que ça ne soit plutôt un clin d’oeil aux arènes romaines.

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Emeline

par , le 12 mars 2014 à 13:18

Bonjour Jeanne,

J’ai déjà eu la possibilité de dire tout ce que je pensais des Liquides Imaginaires et de son concept. Souvenez-vous, j’avais exprimé tout mon désarroi face au degré très m’as-tu-vu que prenait la parfumerie alternative après avoir été confrontée à deux désillusions dans la même soirée : la soirée événement La Fin du Monde à la boutique du 69 rue des Archives ainsi qu’à celle de trois nouveaux Liquides Imaginaires.
Les parfums sont pourtant loin d’être mauvais, j’ai même eu un très bon à priori en découvrant Bello Rabelo mais à ce prix (170 € les 100 ml me semble t-il) je passe mon tour surtout quand le concept ne correspond pas à mes attentes. Face à mes des jus merveilleux, porte-monnaie tranche et fait la différence entre le partage de l’art et la distribution à la tête du client.
En quelque sorte je me fais mon propre délit de sale gueule.
Tant pis, mais je franchi peu à peu un cap où je me tourne vers des circuits plus simples et plus abordables quand les excès de la parfumerie commencent à grignoter ma passion. (Seule la XIII Heure reste un rêve loin de ma portée)
Les Liquides Imaginaires ne seront pas les derniers.

Emeline

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par , le 12 mars 2014 à 14:41

Bonjour CuirFélidé,
Je m’autorise à rebondir sur vos propos concernant ELO. Cette maison m’a déçue. Emballée par le concept " ovni" décrit par Jeanne, enthousiasmée par les avis lus sur le site, j’ai tenté la découverte de la gamme via un coffret d’échantillons. La majorité de leurs fragrances m’a déçue. Je me suis dis, tout d’abord que je n’étais pas prête, que mon nez avait sans doute encore beaucoup à apprendre (ce qui est toujours vrai). J’ai trouvé bien souvent leurs produits bâclés. Sous couvert de prendre le contrepied de la parfumerie mainstream et d’ironiser, ils n’ont pas hésité à sucrer à outrance cette putain des palaces, au point de faire rimer gourgandine et grenadine. Tapageur, provocant, ELO l’est assurément, mais ne serait-il pas plus "jus dicieux", de se recentrer un tantinet sur les jus, justement. Quant aux prix, ils sont dans la lignée : provocants !!! Certaines de leurs créations sont cependant très jolies. Mais cette provoc’ outrancière laisse planer un goût amer sur la qualité des produits.
Les niches se veulent confidentielles, mais la tendance multiplie a fortiori les "niches à gogos".

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par , le 12 mars 2014 à 18:13

Bonjour Macis,

Etat Libre d’Orange est également une maison qui a fini par me laisser de marbre au fur et à mesure que ma gymnastique olfactive se perfectionnait.
J’apprécie toujours quelques unes de leurs créations mais je ne les possède pas et ne compte pas (ou plus) y remédier.
Leur concept pouvait les aider à se démarquer mais quand on annonce ouvertement un esprit vulgaire et déluré et bien, en quelque sorte, les jus étant à l’image de leur maison, donc réussis, finissent par les piéger dans leur propre jeu. L’intérêt de départ devient leur propre caricature et c’est bien dommage car il y a quelques parfums qui en valent le coup mais ne ressemblent plus à ce que je recherche aujourd’hui.

Emeline

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par , le 12 mars 2014 à 22:49

Bonsoir CuirFélidé, je comprends tout à fait votre point de vue : bon parfums, mais prix pas justifiés.
Cela explique tout à fait qu’on puisse s’en détourner en temps qu’acheteur, moi j’avais décidé de m’y attarder car le parfum m’avait procuré une impression positive et surprenante, mais tout cela déconnecté du contexte "marché", je vous l’accorde !

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macis

par , le 12 mars 2014 à 12:32

Bonjour Jeanne,
Quel plaisir de vous lire ! Vous nous manquez.
Je vous rejoins sur le côté "barré" du concept. Grâce à une trame étymologique bien trouvée, la maison liquides imaginaires cultive semble-t’il avec délectation le côté obscur de la force. Pour l’heure, je me suis contentée d’une rapide balade sur le site, entre cryptes et catacombes. J’aurais aimé repartir avec une "amphorette" d’un de leurs funestes liquides, mais je n’ai point trouvé d’indices. Il ne m’a pas paru possible non plus de saisir au beau milieu de cette noirceur, le premier flacon venu sans y laisser des plumes.
Retour en surface donc. Humons l’air frais et printanier. A la lecture de votre joli billet, je pense aller profiter des effluves des chatons de saules et des primevères, tout en savourant les pierres humides d’une chapelle ou celles d’une fontaine de campagne. Merci pour cette belle idée.
Au plaisir de vous lire prochainement pour d’autres contes macabres.

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par , le 12 mars 2014 à 13:06

Merci Macis ! Mais je ne suis jamais bien loin, voyons !
Oui cette marque est obscure et volontairement inaccessible... Une balade dans la campagne avec visite d’une chapelle aux pierres humides sera en effet beaucoup plus simple, nettement moins onéreux et qui sait, peut-être tout aussi délicieux !

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par , le 13 mars 2014 à 00:03

Voilà qui résume ma pensée. Cela dit votre texte est délicieux.

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malamatina

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