Auparfum

Ubar

Amouage

Flacon de Ubar - Amouage
Coup de cœur - Les Classiques
Note des visiteurs : (8 votes)
Connectez-vous pour noter ce parfum
Connectez-vous pour indiquer si vous portez ce parfum

C’est Byzance !

par , le 19 octobre 2014

La rencontre d’un bouquet floral d’une épaisseur inégalée et d’un gigantesque matelas de santal, de civette et de baumes vous donnera la sensation de vous envelopper comme dans un édredon américain king size. Ou vous filera une migraine carabinée, comme seuls les parfums de divas extravagantes peuvent le faire. L’accord floral entre une rose plutôt bien présente et des fleurs blanches tout sauf mièvres fait en effet des étincelles ; tubéreuse, ylang et jasmin métamorphosés en lys par de la vanille fusionnent avec la rose. La tubéreuse qui se fait sulfureuse et animale, amazone survivante de ce maëlstrom de notes engoncées, ne doit pas vraiment aider. Le bouquet est réjouissant. Ou suffocant.

En sentant Ubar, les parfums gigantesques des années 80 Diva, Ysatis et surtout feu Byzance et leurs bouquets floraux démesurés de mariées impériales se rappelleront inéluctablement à votre mémoire si vous les avez connus.
Avec une certaine impression de décalage, une sensation d’être transportés ailleurs et hors du temps.

Certains, dont moi auparavant, en sentant Ubar, déclarent avoir eu l’impression de se trouver face à ces vieilles gloires de la parfumerie, mais ajoutent qu’elles ont été boostées aux lingots nourris du pétrole moyen-oriental. Des résines et baumes en overdose y font en effet inéluctablement référence aujourd’hui. C’est oublier l’épaisseur et la densité des parfums des années 80, assez "étouffe-chrétiens", il faut bien l’admettre... Ainsi, en comparant La Panthère et Diva avec qui elle partage plus que quelques similitudes, la création d’Ungaro m’a tant paru être dans l’exagération, que si elle sortait actuellement, on la qualifierait (pour ne pas dire "taxerait") probablement d’un certain opportunisme visant le Moyen-Orient. Mais, ce serait trop vite oublier qu’aux côtés des nouveaux orientaux gavés de rose, d’encens et de oud, existent depuis 30 ans des florientaux extravagants dont la sonorité puissante plaît dans les émirats alors qu’ils se démodent en Occident au fur et à mesure que la lessive et le sucre se déversent dans les flacons.

Ubar, c’est la rencontre entre un tailleur à épaulettes et un étui Swarowski qui vaut huit RSA. Cela frôle l’indécence et le mauvais goût. Pourtant, si tout déborde, miraculeusement, rien ne dépasse (trop). Probablement car, chez Amouage, une vraie direction artistique sait exactement à quelles références les clins d’œil sous forme de lancements sont réalisés depuis près de 30 ans.
Amouage, c’est un peu la marque pacemaker : celle qui ressuscite toutes les gloires passées d’un mainstream moribond en berne, en décuplant leurs effets en même temps qu’elle en triple les prix.

Après Gold, le seul aldéhydé capable de faire concurrence en termes de rayonnement des bouquets floraux cinglants au No.5, comme nous nous le sommes souvent répété avec Poivre Bleu, et avant Jubilation 25 qui démontre que le scintillement chypré est toujours réalisable malgré les contraintes réglementaires, Ubar, un peu comme 24 Faubourg, est un parfum des années 90 qui devait déjà faire affreusement daté lorsqu’il est sorti, avec son trop plein d’à peu près tout durant la décennie du yoga et du zen épuré.

Pour autant, aujourd’hui, époque où seule la glycémie paraît vouloir s’exprimer lors de la vaporisation de n’importe quel flacon, Ubar est un parfum qui rappelle ce que le terme grandiose signifie.

En découvrant ce type de parfums, je ne peux m’empêcher de penser à la gastronomie française et plus particulièrement à sa pâtisserie et à ses artisans. Certains, poussés dans des actes créatifs qui allaient bien au-delà de la seule réalisation de nourriture, eurent l’idée de concevoir ce qui s’apparente à des chefs-d’œuvre.
Ainsi, Ubar serait proche d’un fraisier ou, mieux, d’un opéra, cet entremets qui multiplie les couches en les variant, mêlant tout à la fois, les textures, les saveurs, la finesse et le gras.

On peut ne pas apprécier cette pâtisserie. Mais, il faut lui reconnaître une telle ingéniosité et tant de grandeur qui en font, plus qu’un simple dessert, une création si géniale que deux célèbres pâtissiers s’arrachent sa paternité. De la même manière, Ubar, ce parfum charpenté si haut et de telle sorte qu’aucun superlatif ne paraît taillé à sa démesure, est à savourer... modérément.

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Petrichor

par , le 12 août 2020 à 22:08

"Ubar", d’Amouage
Je retrouve enfin sur la peau ce que j’aimais sur papier, en boutique. Jusque-là j’étais toujours déçu.

En boutique, Ubar est comme un mini-nuage jaune, rose, gris, et qui lance des mini-éclair. C’est un jamin - gazoil - muguet (presque mentholé), scintillant, l’éclair. C’est une rose ancienne poivrée par un boisé-ambré (karanal ?), et porté par les lactones (aldéhyde pêche ?), comme un grondement. Et on sent déjà un fond ambré et du "jamais senti", comme une masse qui avance en se complexifiant, le nuage.

C’était mon rituel de finir une virée parfum par Ubar, ou l’extrait de gold, parce que la qualité de jasmin et de rose rattrape tout ce que vous avez pu sentir de décevant avant. De quoi finir en apothéose, et le nez aveuglé. Un feu d’artifice.

Le coeur est une odeur de date, de karanal, et de sirop de canne à sucre. (En gros, visualiser "arabie" de lutens, avec le reste de jasmin et de rose de la tête)

Le fond a été comparé à jicky, un jicky à la datte, parce que c’est une odeur de citron confit qui encapsule la vanille, l’ambre est transparent (baume copahu) plutôt qu’opaque (pas la sempiternelle surdose de vanille et de labdanum), et il y a une composante animale fécale comme jicky en extrait (civette ?, hyraceum ?, scatole ?)

D’habitude je mets mes floraux sur le tissus, pour prolonger la durée de notes de tête.
Ici c’est l’inverse qu’il faut faire : la peau des bras nus, et rien que la peau, permet de lester le boisé-ambré et le fond à la jicky, et de bien profiter des exhalaisons florales.
Et il semble mieux marcher quand il fait chaud et humide.
Sans quoi, le tissu libèrera d’emblée la date, le boisé-ambré, et le jicky, dans une cacophonie pénible qui file la migraine.

P.S. : Il y a aussi de la feuille de violette, dans un effet que je ne connais qu’au J’adore EDT original. C’est à dire une lueur mauve, qui se mêle à la prune au goût de tarte des lactones, pour conférer une sensation de lueur de fin d’après-midi. (humidité de fin de journée, bleu-mauve de soleil couchant, respiration de la nature, dilatation de l’esprit des gens qui respire enfin)

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 13 août 2020 à 07:32

Ubar est un chef-d’œuvre, comme la plupart des premiers Amouage, Gold Homme et Femme, Dia, puis Jubilation 25. Depuis des années, plus d’une décennie, je me contente d’échantillons généreusement offerts par la Boutique Kroonen & Brown de la rue Lebeau à Bruxelles. Vu son prix, je reportais l’achat d’Ubar aux calendes grecques. Et voilà que le site néerlandais Superwinkel a récemment proposé une partie de la gamme à des prix fantastiques, du coup j’ai craqué. Mais l’Ubar d’aujourd’hui n’a plus la force détonnante et envahissante de celui d’autrefois. Il demeure cependant un parfum incroyablement puissant, complexe mais facilement addictif, à l’image de Gold. Je n’ai pas vos mots, Pétrichor, pour le décrire, il me semble cependant que tout amateur de parfums se doit d’aborder un jour ou l’autre ces premiers Amouage. Ubar, c’est un monde !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 13 août 2020 à 11:34

Superwinkel ?
Je le mets à ma liste de sites intéressants. (Ils livrent aussi en France ?)

Moi c’est Notino que je surveillais,
C’était intéressant il y a 1-2 ans. Ca l’est moins maintenant.
Néanmoins ils bougent leur prix de façon absurde, certains flacons montent à un prix plus cher qu’en magasin, et parfois un 100ml comme Ubar est à 150€ ou un extrait de 50ml est à 190€. Sur ce prix, comme ils font du -15% (dernier jour de soldes il y a quelque jour) -11% (11 novembre, "single day") -8% (au hasard) plusieurs fois par an, c’est toujours intéressant de faire du repérage.

Echantillons.
Justement, j’ai commencé hier par un échantillon. Je l’avais demandé en boutique, car je trouvais leur testeur "meilleur". Je voulais comparer avec mon flacon, sur lequel j’avais des doutes. Il était un peu plus jasmin.
Certains parfums ont l’intensité d’un extrait, et avoir un échantillon de 1,5ml est un super cadeau. (Je repense encore à Hermès et son échantillon de 4ml de Galop)

2h après, j’étais content, donc j’ai été testé mon flacon sur l’autre bras. Je me suis rendu compte que c’était presque une bonne astuce, que de porter deux applications de Ubar à 2-3 heures d’interval à deux endroit différent, ça semblait lisser les défaut tout en confortant le sillage et ses détails, en plus de sentir le parfum à deux stades d’évolution.

J’ai trouvé que le jus condensé de l’échantillon était mieux, car on sentait mieux les notes de tête jasminé. (l’alcool et l’eau s’échappe de ces échantillons artisanaux) Le jus de mon flacon était plus fluide, en coulait d’avantage, il libérait directement le stade avec la rose au boisé-ambré, et la date et le fond animal était moins contenus. J’ai envisager de transvaser 2ml de mon flacon dans un échantillon spray, pour obtenir cette maturation-là.

L’ubar d’autrefois ?
On parle de l’ubar du début de quand il est réapparu ? Ubar avait existé avant, et on raconte qu’il était plus doux, plus santal et moins boosté par les notes de synthèse.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 13 août 2020 à 19:32

Livraison en France ? Je pense que oui. À vérifier.
Je testerai Ubar par beau temps dès demain ;-) Gold Man lui fait merveille en toutes saisons. Étrange en hiver, bluffant et très animalisé par temps chaud.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 14 août 2020 à 09:25

Bonjour à tous ! Oui, Superwinckle livre en France. Les frais de port sont un peu plus élevés que dans les sites français. Seul défaut : la fermeture de leur emballage est assez légère et il peut y avoir vol. A part ça, livraison rapide et produits parfaits !

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 14 août 2020 à 14:46

En l’espace de six mois, aucune de mes trois commandes ne m’est parvenue ouverte, abîmée ou incomplète.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 14 août 2020 à 14:48

Bonjour
Je trouve les boîtes parfaitement scellées et je n’ai jamais eu de souci alors que je leur ai passé de nombreuses commandes.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Doblis

par , le 19 avril 2015 à 23:59

Hier, dans ma quête de trouver un "clone" de Djedi de Guerlain, on m’a proposé Ubar d’Amouage.
Bon, loupé pour le "clone" surtout avec ces notes de cires, d’encaustique, de miel qui peuvent en effet faire penser aux parfums tels que Diva ou Panthère (et non La Panthère qui est l’actuelle version chez Cartier et qui n’a rien à voir).
Bref, déception dans la quête de mon graal, mais intéressant néanmoins même si je n’aime pas trop ces notes...
Mais pour voir son évolution, j’ai mis ma mouillette dans la poche intérieure de ma veste le temps de ma longue ballade à Paris.
"Opulent" est bien un mot créé pour ce parfum. Ca, il embaume.
Mais cette opulence qui pourrait vite filer le plus beau mal de crane de votre vie m’a au contraire séduit.
Sur les notes de fonds, il me fait plutôt penser à Miss Dior dans sa version originelle. Les notes vertes en moins.
Je n’ai plus Ysatis ou Byzance en tête mais de mémoire ils étaient plus "fleurs blanches", moins orientaux. Plus proche peut-être dans l’esprit de certains parfums de Montana également (Parfum de Peau ou Just Me).
Ubar me fait bien plus penser à un cocktail "Diva-Miss Dior"
C’est vraiment un magnifique parfum que je trouve addictif. Mais son prix évitera l’overdose en effet.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 25 mars 2015 à 19:07

Je partage pas du tout l’avis de Thomas, déjà le rapprochement avec 24, Faubourg et le style grande pâtisserie, je vois absolument pas et puis ce que vous ignorez, la version originale d’Ubar des années 90 était nettement plus orientale, la réédition de 2009 a justement été reformulée pour mettre l’accent sur les notes florales pour un rendu plus féminin. Alors effectivement, c’est pas forcément un parfum qui plaira aux jeunes filles de 25 ans qui portent La Vie Est Belle, mais pour une femme qui a un penchant pour les grands parfums sophistiqués à sillage, il sera superbe pour une sortie et vraiment intemporel. Ce n’est pas parce qu’il s’adresse pas aux plus jeunes que ça en fait un parfum daté. Ce n’est pas la première fois que je tombe sur votre obsession de « parfums affreusement daté pour femmes mûres », selon vos l’éventail de vos expressions concernant les femmes et leur âge. C’est difficile d’accepter ce genre de remarques récurrentes vraiment sexistes de la part d’un homme.

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Farnesiano

par , le 21 novembre 2014 à 11:50

Dingue, ce parfum ! Je partage avec ma collègue l’échantillon reçu hier : notre bureau devient l’écrin de ce somptueux bouquet. Vertige assuré et volupté sans limites...

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

par , le 23 novembre 2014 à 21:39

Re-Bonsoir Farnesiano.

Votre fin de semaine et votre bureau sentaient bon !
Ah, Ubar, un parfum pas du tout discret, et c’est pour cela qu’il est génial ! ;-)

Merci pour votre premier commentaire à propos de ce parfum qui mérite qu’on s’intéresse à lui. ;-)
Bonne fin de week-end.
Opium

Répondre à ce commentaire | Signaler un abus

Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 11 mars 2020

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 11 décembre 2019

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 22 décembre 2015

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 17 septembre 2015

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 28 juin 2015

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :

personne

a porté Ubar le 25 mars 2015

Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 3 décembre 2014

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :
Farnesiano

Farnesiano

a porté Ubar le 21 novembre 2014

Passionné par le monde des odeurs, je sens mon amour du parfum grandir de jour en jour. Des grands classiques aux parfums de niche ou plus exactement parfums d’auteurs, sans négliger certains (...)
Sa note :

à la une

Quando_rapita_in_estasi

Quando_rapita_in_estasi - Filippo Sorcinelli

Superbe extrait de parfum mêlant le spectre d'un chypre floral à des émanations d'encensoir, inspiré par l'héroïne d'un opéra de Gaetano Donizetti.

en ce moment

il y a 9 heures

Il y a du vrai dans vos observations. Le cynisme peut être une affectation pour attirer(…)

il y a 15 heures

C’est dur d’acheter des cadeaux de Noël sans donner son argent aux milliardaires ;) Audrey Vernon(…)

hier

Pour avoir été le premier à dépasser ce cap, dans le sens inverse (j’ai porté des parfums "pour(…)

Dernières critiques

Thé basilic - Molinard

Mentha fresca

Byzance - Rochas

Néobaroque

Summer 69 - Gas

Sous le soleil exactement

en quête de parfum

Vous recherchez un parfum pour vous ou pour un proche... Les Auparfumistas vous conseillent pour que vous trouviez la perle rare.

Je cherche un parfum

Trouver Nez

Paris Parfums

Paris Parfums

Toulon (83)

Jovoy Paris

Jovoy Paris

Paris (75)

Jovoy - Le Mans

Jovoy - Le Mans

Le Mans (72)

lectures

Odeurs

Odeurs

le 29 juillet 2019