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Vanderbilt

Vanderbilt

Flacon de Vanderbilt - Vanderbilt
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Gloria la magnifique

par Aurélien Caillault (PoisonFlower), le 13 janvier 2016

Oubliez les préjugés qui entourent Vanderbilt : parfum bas de gamme, parfum de mémé...

Et donnez-lui plutôt sa chance en le considérant comme un fleuron déchu de la parfumerie américaine, passé pour on ne sait trop quelle raison des étagères des parfumeries aux linéaires des grandes surfaces au milieu des années 90.
Sans oublier qu’il est signé Sophia Grojsman, à qui l’on doit plusieurs succès des années 80 et pas des moindres : Paris, Beautiful, Eternity, sans compter Trésor qui ouvrait la décennie suivante.

Le départ donne le ton : c’est à une fleur d’oranger poudrée, talquée, musquée que nous aurons affaire. D’abord citronnée grâce à la bergamote et au néroli, elle revêt ensuite ses atours de fleur blanche sensuelle au contact de la tubéreuse, dont on devine la facette médicamenteuse.
Ce bouquet se fait savonneux et piquant grâce à l’œillet, puis intensément poudré avec l’iris et l’héliotrope. Cette dernière annonce le fond douillet et moelleux, qui n’est qu’un amas de vanille, ambre et musc, tout juste asséché par une pointe de vétiver.

Alors évidemment, Vanderbilt n’est pas un monument de subtilité, on frôle même l’indigestion avec le fond oriental un peu lourd et synthétique.
Et pourtant, le charme opère, car il se dégage de l’ensemble une forme de générosité, de douceur et d’opulence vraiment désarmante et attachante. Une générosité que l’on retrouve dans les créations les plus emblématiques de Sophia Grojsman, je pense à Paris ou Trésor.

A l’image de la personnalité qui lui donne son nom, Gloria Vanderbilt, héritière richissime et figure de la haute société new-yorkaise, dont la vie professionnelle fut aussi riche (mannequin, actrice, créatrice de mode, artiste...) que sa vie sentimentale agitée (traversée notamment par le réalisateur Sidney Lumet, Marlon Brando ou Frank Sinatra), Vanderbilt est plus complexe qu’il n’y paraît et sa douceur poudrée très sage et classique, qui n’est pas sans évoquer L’Heure Bleue et Oscar de la Renta, n’en est pas moins riche, intense et puissante, comme dans tout bon parfum américain qui se respecte.

Vanderbilt me fait penser à un mélo romantique, somptueux et flamboyant bien connu des cinéphiles grâce à ses deux dernières adaptations en date sur grand écran, celle de Jack Clayton avec Robert Redford et Mia Farrow sortie en 1974 et celle de Baz Luhrmann avec Leonardo DiCaprio et Carey Mulligan sortie en 2013. Je parle bien sûr de Gatsby le magnifique. La version de 1974 me semble mieux traduire le charme un peu désuet de Vanderbilt avec sa photographie aux tons pastel et éthérés, parfois surexposés, toujours délicats, que celle de 2013, plus tape-à-l’oeil.

Dans tous les cas, je retrouve un peu de Daisy Buchanan, épouse sage et délaissée qui connaîtra la passion dans les bras du mystérieux Jay Gatsby, dans Vanderbilt...

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ana

par ana, le 17 janvier 2016 à 23:16

Quand j’étais pré-ado, cette affaire se vendait en parfumerie. Je pense que s’est ma grande sœur qui m’en a refile un flacon de deo. Pas une de ces canettes maigrichonnes, non, c’était un flacon de 100-150 ml vapo naturel en plastique qui n’avait pas l’air cheapissime pour une fois. Rose pastel avec des images flous de cygnes&co, vraiment agréable à tenir en main. Mon souvenir de l’odeur peut-être légèrement à coté la plaque, mais pas tant que ça, c’est un mélange de Vanderbilt d’aujourd’hui et un parfum comme l’Instant de Guerlain. C’était super poudré, très fleurs blanches avec une pointe de jacinthe sur un fond boisé et vanillé très cosmétique et interminable. C’était sympa.
Si en a en tète que ma grande sœur soignait l’image d’une amazone rock’n’roll brune de 1m80 dans un nouage de Paloma Picasso (une beauté des années 80, quoi), on comprend comment une petite chose blonde et boudeuse a eu le flacon en question. Je ne pense pas que j’ai réussi le vider, le parfum était persistent et sur les vêtements résistait même au lavage, mais j’ai vidé au moins un Giorgio et sans l’aide de l’Amazone.
Des années après, en allant travailler, j’aimais somnoler dans le train. Tout allait bien jusqu’au moment ou une femme entrait dans la même voiture en me réveillent, moi et ma migraine. C’était extrêmement difficile de retenir son café/thé matinal aussi. Je l’ai reconnu, le fameux cygne, mais il n’avait plus rien de cosmétique au réconfortent chez celui-la. Une fois, j’ai fait mes devoirs dans la même pièce que plusieurs bulbes de jacinthe en pleine fleur...plus jamais. J’associe Vanderbilt à cette après-midi aux jacinthes et cette femme cruelle. Je parie qu’elle porte La Vie est Moche aujourd’hui... Jacinthe est une fleur que apprécie dans la parfumerie, mais elle doit être dosée et enveloppée correctement. Comme le lys, la tubéreuse, le mimosa et j’en passe. Des fleurs sont beaucoup moins innocentes qu’elles ont l’air.
Franchement, j’ai trop peur m’approcher d’un flacon de Vanderbilt . Quand je déciderais de vivre dangereusement, vous serez les premiers au courant.

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zab63

par zab63, le 17 janvier 2016 à 16:20

Merci d’avoir enfin tenu compte de ce parfum et d’en avoir rédigé la critique .
Je l’ai moi-aussi découvert dans les années 80, du temps où il était vendu en parfumeries.
"Fleuri-sucré" m’annonça la vendeuse ; l’aspect "sucré" était donc déjà là, et je trouve, comme il a été dit plus haut, que rien n’a fondamentalement changé olfactivement. Vieillot ? Peut-être ; comme tous les poudrés, alors ! Ecoeurant ? Comme beaucoup de parfums qui sortent en ce moment, non ? En fait , c’est l’accord rose-fleur d’oranger-oeillet-muscs qui rebute pas mal de monde et je le comprends tout-à-fait . Salle de bain de grand-mère ? Très certainement, et cela me plaît. "Tu sens bon !" me dit-on souvent , et cette réflexion ne vient pas uniquement de personnes "d’un certain âge". Bref, j’en ai un stock que je renouvelle régulièrement. A noter :
- Vanderbilt a suivi le chemin inverse d’Anaïs, Anaïs de Cacharel qui lui, était vendu en grandes surfaces dans les années 70, avant de rejoindre les étagères prestigieuses, fort de son succès.
- Il n’est pas si bon marché que cela, du moins en France, surtout si on le compare à certains, répertoriés sur ce site dans la rubrique dédiée aux "petits prix".

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Beer luc

par Beer luc, le 14 janvier 2016 à 12:25

Pour ma part je pense que les préjugés viennent du parfum lui-même,de ses premières émanations.
Certaines notes inspirent un voyage,d’autres un envoûtement,etc......la liste peut-être longue,et enfin certains dégagent un recul,un air de salle de bain ambulante avec son cortège de désodorisants.
Pour employer une expression populaire : on ne mélange pas les torchons et les serviettes.
Concernant cette senteur mise en bouteille chacuns et chacunes trouvera son endroit qu’il lui convient.

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Chypre noir

par Chypre noir, le 14 janvier 2016 à 08:41

Bonjour Aurélien, et merci pour cette critique d’un parfum pas tant "de la honte" que ça. Je le trouve ultra confortable, même s’il est à éviter en été, sous peine d’asphyxie. En le portant, j’ai souvent l’impression de m’être parfumé avec Œillet Sauvage de L’Artisan, ce qui n’est franchement pas déplaisant. À réserver aux amateurs de floraux (ultra) poudrés uniquement, évidemment.
Belle journée !

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Farnesiano

par Farnesiano, le 13 janvier 2016 à 23:06

Merci, Aurélien, de nous offrir ce Vanderbilt sur un plateau d’argent. Avec Maroussia et Soir de Paris (ah ! Soir de Paris, même reformulé...), ce parfum fait partie de la petite série de ceux que je ne peux m’empêcher d’aller renifler à chacun de mes passages en grande surface, quand il y a testeur bien entendu, ce qui est rarement le cas.
Et quelle joie de retrouver ces cygnes au si long col, qui tendrement nous font signe... Bravo pour le texte, et son illustration en forme de poétique clin d’oeil.

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par PoisonFlower, le 14 janvier 2016 à 01:57

Avec plaisir ! Et merci pour le compliment. ;-)

Outre les trois parfums que vous citez, j’aime également beaucoup Choc de Cardin dans la catégorie "plaisir (coupable ?) à petit prix", un joli chypre fruité et exotique (mangue, papaye). Une idée de futur article, qui sait ? ^^

Pour revenir à Vanderbilt et pour l’anecdote, j’ai appris en me documentant sur Gloria Vanderbilt que le cygne, qui est l’emblème de la marque (on le retrouve sur le flacon, l’emballage et avant ça, il ornait les jeans griffés Vanderbilt) doit son origine au fait que l’écrivain Truman Capote avait comparé Gloria à un cygne...

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Enyleve

par Enyleve, le 13 janvier 2016 à 23:02

Bonsoir PoisonFlower,

Votre critique m’interpelle... Vous avez vraiment trouvé les bons mots pour décrire cette douce fragrance.

J’ai beaucoup porté ce parfum durant les années 80 et 90.
La première fois que ma maman me l’a offert cela doit dater de 1987... J’ai encore la jolie boîte cartonnée ou je conserve de vieilles lettres. Il y avait une petite trousse de toilette en satin blanc avec des rubans mauves en bordure et de jolis boutons qui ressemblaient à des Pierres de Lune joliment polies. Un beau savon avec le cygne moulé accompagnait le tout... C’était très luxueux à l’époque. Un vrai trésor !

Par la suite, vers 1991, je l’ai acheté et racheté à maintes reprises, il était encore vendu en parfumerie et j’en consommais beaucoup ! La vendeuse m’avait même demandé si je le buvais !
Je crois qu’il a perdu de son prestige à partir du moment où on a commencé à le vendre en grandes surfaces.
Au départ j’étais ravie ! Un de mes parfums préféré de l’époque était enfin à un prix plus qu’abordable pour une jeune fille aux très modestes revenus.
Mais à la longue cela a du lui porter préjudice, puisqu’on ne le mentionne plus que comme parfum de "supermarché", un peu lassant, et c’est fort dommage.

J’avoue que je ne l’ai plus porté pendant des lustres, lui préférant d’autres senteurs...

Pour ce dernier Noël, maman m’a à nouveau offert un coffret Vanderbildt, comprenant l’eau de toilette, le vapo de sac et le déodorant. Elle se rappelait que j’avais beaucoup aimé ce parfum, à l’époque.

En fait, il me rappelle mes jeunes années, et je trouve qu’il n’a pas pris une ride ! La formule me semble identique à mon souvenir, je le porte avec beaucoup de plaisir.

Je pense qu’il serait bon de laisser ces préjugés de côté pour le découvrir ou le redécouvrir...

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par PoisonFlower, le 14 janvier 2016 à 00:51

Merci pour votre commentaire !

Vous qui avez bien connu Vanderbilt à ses "débuts", je me pose la question suivante : du temps où il était vendu en parfumeries, était-il aussi cher que les parfums des marques classiques (Chanel, Dior, YSL...) ou bien avait-il déjà un positionnement prix un peu à part ?

Le passage de Vanderbilt et Maroussia des parfumeries aux grandes surfaces fait partie de ces énigmes du marketing que j’aimerais pouvoir un jour résoudre ! ^^

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par Enyleve, le 14 janvier 2016 à 22:32

Il me semble que le prix de Vanderbildt égalait celui de la plupart des parfums vendus en parfumerie, à l’époque.
Ils étaient surement moins cher que maintenant, mais les prix étaient déjà élevés.

J’aimerais aussi comprendre pourquoi il est arrivé en grandes surfaces. Mais à mon avis, il n’a pas été trop reformulé car il possède toujours la même qualité que dans mon souvenir...

Juste la présentation qui est légèrement différente car le cygne sur le flacon était poli et paraissait givré, quant au bouchon du flacon il était argenté à la place de la dorure actuelle. A part ça rien n’a changé ! :)

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Demian

par Demian, le 13 janvier 2016 à 22:05

Euh... Je ne sens absolument pas la même chose que vous... Ou alors on ne parle pas du même parfum ? Ma belle-soeur a refourgué à ma fille le coffret que son parrain lui avait offert. Déjà, rien que cela m’a mis la puce à l’oreille. Avant de le lui donner, j’ai voulu tester (je précise que ma fille avait 10 ans à l’époque), bien m’en a pris. Le verdict a été implacable : c’est abominable, ce n’est tout simplement pas possible. Le coffret a atterri à la poubelle, il n’y a personne dans mon entourage que je hais assez pour le lui donner. J’ai même eu honte de le revendre sur E-bay. Je suis vraiment ébahie devant le ressenti que vous inspire cette "chose"...

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par PoisonFlower, le 13 janvier 2016 à 22:55

C’est vrai qu’avec Vanderbilt on flirte avec un parfum de la honte, pour reprendre le titre d’un sujet de discussion sur auparfum !

Au cas où mes propos seraient ambigus, je ne le considère absolument pas comme un chef d’oeuvre. Mais je persiste et signe : je lui trouve beaucoup de charme, un côté opulent et rassurant à la fois, absolument pas raffiné ou délicat, c’est certain, mais qui rend, à mon sens, vraiment attachantes les créations de Sophia Grojsman.

J’imagine que le parfum a souffert de plusieurs reformulations, mais je retrouve en tout cas ce que j’avais apprécié lorsque je l’avais découvert il y a de cela une petite vingtaine d’années : cette note à la fois savonneuse et piquante, fraîche et poudrée, peut-être pas exactement glamour, mais tellement douce et enveloppante...

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par billieH, le 14 janvier 2016 à 22:45

Merci pour cette critique. J’avais un beau souvenir de ce parfum que j’ai porté adolescente moi aussi. Je l’ai racheté il y a quelques mois mais quelle déception. Avais je oublié ce fond sucré ? La reformulation me semble catastrophique. Je dois aussi me méfier de ma mémoire bien que je me rappelle avoir aimé ce parfum...

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